Pour le trentenaire de la revue





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Pour le trentenaire de la revue Mots

Les discours de la Révolution française : aperçu d’ensemble d’un trajet de recherche (1980-2009)

Par Jacques Guilhaumou

UMR « Triangle », ENS-LSH/Université de Lyon
Résumé.
Le chantier d’études sur les langages de la Révolution française, mis en place dans les années 1970 au sein du Laboratoire de lexicologie politique de l’ENS de Saint-Cloud, a pris son essor dans les années 1980, comme en témoigne la revue Mots. Il s’est amplifié sur une base méthodologique précise, l’analyse de discours et la lexicométrie en corpus. Mais il a pris aussi des directions nouvelles telles que l’histoire de la mémoire discursive et l’histoire des révolutions françaises. Enfin, récemment, de nouvelles ouvertures en histoire conceptuelle du discours d’une part, et en histoire du changement linguistique d’autre part, se sont concrétisées sur la base d’un corpus de textes d’écrivains et journalistes révolutionnaires remarqueurs de la nouvelle langue politique, alors que l’édition de corpus numériques reprend de l’ampleur à l’initiative de chercheurs étrangers.
*
Dès les années 1970, c’est autour des chercheurs du Laboratoire de lexicologie politique de l’Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud qui forment l’équipe « 18ème-Révolution », et en liaison avec des dixhuitiémistes français et allemands, mais aussi italiens, sensibles à la question de la langue et du langage que se constituent une somme de travaux sur les langages de la Révolution française. Ainsi la revue Mots publie en ses débuts une chronique bibliographique et une note critique1 relatives aux travaux sur les discours de la Révolution française. Dans le même temps, autour de la chercheure allemande Brigitte Schlieben-Lange2, et de la revue Lili, se précise un chantier de même envergure. D’autres articles et chroniques3 suivent au cours des années 1980 : ils s’inscrivent dans un réseau de publications en France et en Allemagne qui accordent une place particulière aux études de lexicologie politique et d’histoire langagière des concepts dans le domaine de la Révolution française, inclus les transferts culturels en Europe.
Au-delà des approches lexicales, l’histoire de la langue et l’étude de la rhétorique révolutionnaire y occupent une position importante, ce qui permet d’amplifier de façon continue le chantier de recherche sur les initiatives politico-linguistiques des grammairiens patriotes et autres écrivains révolutionnaires soucieux de lutter contre l’abus des mots, thème récurrent des Lumières. Ainsi se construit une histoire linguistique des usages socio-politiques en révolution qui s’enrichit par la suite au contact des études spécifiques aux historiens de la linguistique, bientôt réunis au sein du laboratoire « Histoire des théories linguistiques » de l’Université de Paris VII sous la direction de Sylvain Auroux, avec une ouverture vers la philosophie du langage, en particulier chez les Idéologues de la période révolutionnaire.

Contexte scientifique d’autant plus remarquable qu’il instaure, de part et d’autre du Rhin, un dialogue fécond entre Allemands4 et Français5, et sur la longue durée. Alors que notre collègue allemande Brigitte Schlieben-Lange entame sa grande enquête sur le discours des Idéologues6, le numéro de Mots sur Langages, langue de la Révolution française7 constitue un temps fort, à la veille de la commémoration du bicentenaire de la Révolution française, de ce champ de recherche associant ainsi chercheurs français et chercheurs allemands.
Cependant, l’élargissement des perspectives de recherche par l’articulation à l’histoire mémorielle, avec l’étude des gestes et des langages de la commémoration8 d’une part, et à l’histoire des révolutions9 d’autre part montre qu’une nouvelle génération de chercheurs s’intéresse à l’historicité des langages politiques issus de la Révolution française : ils assurent, depuis les années 1990, la publication d’une part grandissante des ouvrages sur les pratiques discursives pendant la Révolution française et leur postérité historique10.
La complémentarité de leurs analyses avec les premières études est souvent perceptible, ainsi de l’exemple des recherches récentes sur la dynamique langagière en 1792, moment où la demande de droits, expression de la souveraineté du peuple, est omniprésente. En effet, dès les premières analyses, l’accent est mis sur la lutte contre toute forme de déni du droit, en particulier le droit à l’existence, combat structurant le savoir politique jacobin en l’instituant comme langue du peuple (Robespierre). Avec les nouvelles recherches des années 1990, un tel déploiement de la langue du droit se précise d’autant dans l’approche conceptuelle des antonymes politiques tels que l’étranger (Wahnich, 1997), ou l’anarchiste (Deleplace, 2000). Plus avant peuvent alors se combiner une analyse esthétique des formes émotives du peuple qui conquiert une voix légitime par la déploiement de sa souveraineté, tout en exprimant un cri de souffrance (Wahnich, 2008) d’une part et une analyse représentationnelle des formes particulières, identifiables au sein même de la parole du peuple, du discours positif de la haine contre toute forme de tyrannie (Deleplace, 2009) d’autre part. Ainsi l’étude des discours de la Révolution française s’est élargie à la question de l’articulation des passions aux croyances, et de leur traduction dans l’espace public.

Il convient aussi de noter les liens de ces recherches avec un champ de l’analyse de discours où la question des matérialités discursives, autour de la figure de Michel Pêcheux et de ses réflexions, proches de Michel Foucault, sur la lecture d’archives, est centrale11 Dans le même ordre du discours commencent à se préciser, d’une étude à l’autre12, les critères méthodologiques de l’analyse de discours du côté de l’histoire, principalement ceux de configuration/archive, trajet thématique et événement discursif. Ici s’amplifie également un débat crucial sur la nature même de la catégorie interprétative mise en œuvre par l’historien du discours dans chaque étude de configuration discursive. S’agit-il, d’un point de vue « minimaliste », donc d’une catégorisation discursive issue de la réflexivité des acteurs eux-mêmes, et au plus proche des fonctionnements linguistiques, ici le peuple à partir de la voix de ses porte-parole et des arguments qu’ils déploient ? Ou faut-il, par une montée en généralité, introduire une catégorie analytique de l’historien qui s’autorise ainsi de l’ajout d’un regard esthétisant sur le cri du peuple ou, de l’apport d’un contexte « extérieur » à valeur de jugement, ce qui induit une relative prise de distance avec les méthodes linguistiques ?
A vouloir rester au plus près de l’approche discursive, il convient alors de reprendre les trois principales partitions, - discours et lexique, discours et archive, discours et concept -, du trajet de recherche que nous parcourons présentement
Discours et lexique nous situe d’abord sur le terrain des entreprises dictionnairiques conjointes, là encore en Allemagne et en France, du Hanbuch politisch-sozialer Grundbegriffe in Frankreich (1680-1820) en 20 cahiers déjà publiés, sous la direction de Rolf Reichardt et Eberhard Schmitt, et du Dictionnaire des usages socio-politiques du français (1770-1815) à l’initiative de l’équipe « 18ème-Révolution » en huit volumes publiés. Ainsi se sont multipliées les monographies discursives, soit sur le long terme, Révolution française incluse, soit au plus des événements révolutionnaires, et avec des thématiques ciblées autour des désignants socio-politiques et des notions-concepts, ce qui constitue une ensemble particulièrement apte à nous donner un vaste panorama lexical des discours de la Révolution française.
Discours et lexique, c’est aussi l’univers de la lexicométrie dont le corpus « Révolution française » (Marat, Hébert, Robespierre, Jacques Roux, les Déclarations des droits, les discours à l’Assemblée, les Archives parlementaires, etc.) a été l’un des espaces privilégiés d’expérimentation au sein du Laboratoire de lexicologie politique13. Avec les chercheurs sur la Révolution Française réunis autour d’André Salem et la lexicométrie, grâce aux outils statistiques, - des segments répétés aux séries chronologiques en passant par l’analyse factorielle des correspondances -, le vocabulaire des révolutionnaires se déploie dans toute sa richesse lexicale.
Discours et archive se situe, nous l’avons vu, au plus près des débats en analyse de discours sur l’archive socio-historique. Discours et concept s’inscrit enfin dans l’élargissement de l’horizon de l’histoire du discours vers la généalogie discursive des concepts. Ces études associent la perspective sur les mots à l’abord des notions-concepts au sein de l’ouvrage co-dirigé par Jacques Guilhaumou et Raymonde Monnier (2003) et de leurs études respectives sur les porte-parole républicains (Guilhaumou, 1998), - législateurs inclus -, et sur les concepts de démocratie, de république et de patriotisme (Monnier, 1999, 2005).
A vrai dire, nous assistons actuellement à une internationalisation de l’histoire langagière des concepts, en particulier grâce aux ouvertures du réseau « History of Political ans Social Concept Group », à partir des perspectives développés initialement autour de Reinhart Koselleck en Allemagne et de Quentin Skinner dans le monde anglo-saxon, certes de façon moindre dans le champ de l’analyse du discours en France. De fait, ce sont essentiellement des revues étrangères telles que Revista de Estudios Politicos, Contributions to the History of concepts, Finnish Yearbook of Political Thought, associés à des sites Web d’accès aisé, qui en rendent compte.
Cependant « l’école française » garde sa spécificité par son abord original de l’histoire de la langue politique sur la longue durée, dont a rendu compte le numéro 113 de septembre 2005 de Langage & Société sur La politique en usages (XIVème-XIXème siècle), tout en marquant son souci de rester au plus près des préoccupations des linguistes. C’est dans cette voie du changement linguistique que se présente actuellement de nouvelles recherches discursives sur la néologie, l’emprunt, la glose14. Ainsi se diversifient, à l’initiative d’Agnès Steuckardt, les interrogations linguistiques, d’abord par des études sur l’emprunt, par exemple l’anglicisme politique, et la glose, puis par la reprise du chantier, ouvert très tôt par Annie Geffroy, sur les dictionnaires socio-politiques de la Révolution française dans le volume 3 (Dictionnaires, normes, usages) du Dictionnaire des usages socio-politiques avec l’édition en 2008 du Dictionnaire national et anecdotique (1790) de Chantreau. L’étude des initiatives politico-linguistiques des révolutionnaires français s’avère donc toujours aussi prometteuse du fait même d’un marquage discursif de plus en plus précis de l’univers des écrivains et journalistes patriotes dans leur rôle de remarqueurs de la langue : ces révolutionnaires norment, donc modèrent la nouvelle langue politique sur la base de la force des principes et par le jeu de la réduction des extrêmes (Guilhaumou, 2008, 2009).
Une autre des préoccupations majeures actuelles du chantier sur les discours de la Révolution française concerne le renouvellement des approches lexicométriques. Au cours des années 1970 et 1980, nous l’avons dit, le Laboratoire de lexicologie politique a constitué un corpus numérisé « Révolution française » qui n’avait rien d’exhaustif, mais qui fournissait de nombreux éléments lexicaux pour des études quantitatives et qualitatives : ils ont nourri la publication de monographies lexicales dans les huit volumes du Dictionnaire des usages socio-politiques (1770-1815). Cette textothèque révolutionnaire est désormais constituée d’enregistrements numériques nécessitant des mises à jour, mais demeure encore pour un part active, par exemple avec les corpus Marat (L’Ami du peuple) et Hébert (Le Père Duchesne) à l’initiative d’André Salem, Agnès Steuckardt et nous-même.
Venue d’Italie, et plus précisément de l’Université de Trieste, l’initiative en ce domaine de Cesare Vetter, et des jeunes chercheurs qui l’entourent, en premier lieu Marco Marin, s’avère alors particulièrement importante pour une relance de la dynamique des recherches lexico-sémantiques sur les langages de la Révolution française à partir de vastes corpus. De fait Cesare Vetter (2005) et son équipe ont entamé une nouvelle entreprise de numérisation de textes révolutionnaires, d’abord l’ensemble du journal de Marat, des discours de Robespierre, du journal d’Hébert, des œuvres de Saint-Just, et d’autres textes d’auteurs (L’ouvrage de Lequinio sur le bonheur par exemple).
Par ailleurs, le laboratoire ATILF de Chicago, sous la direction de Robert Morrissey et Mark Olsen, en liaison avec Pierre Serna, le directeur de l’Institut d’histoire de la Révolution française de l’Université de Paris I, qui possède une bibliothèque numérique de grande envergure (voir son site Web), Trésor de la langue française inclus, s’apprête à numériser le Moniteur Universel pour la période révolutionnaire. Ainsi est remis à l’ordre du jour le renouvellement des apports de la linguistique computationnelle et de ses outils lexicométriques.
Les travaux sur les langages de la Révolution française, avec leurs quarante ans d’âge, demeurent ainsi un secteur important d’analyse des langages politiques. Un regret cependant : ils s’articulent de plus en plus en aval sur les études des discours contemporains, donc beaucoup moins en amont sur les grammaires discursives de la modernité.
Bibliographie.
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1 Jacques Guilhaumou, « Les discours jacobins (1792-1794) », Mots, N°1, 1980 ; Jacques Guilhaumou, Hans-Jürgen Lüsebrink, « La pragmatique textuelle et les langages de la Révolution française », Mots, N°2, mars 1981.


2 Voir en particulier son article, "Die Französische Revolution und die Sprache". In: LiLi (Zeitschrift für Literaturwissenschaft und Linguistik) 41: Sprache und Literatur in der Französischen Revolution: 90-123, 1981.


3 Par exemple Rolf Reichardt, « Pour une histoire des mots-thèmes socio-politiques en France (1680-1820) », Mots, N°5, octobre 1982.


4 Principalement Hans-Jürgen Lüsebrink, Rolf Reichardt, Ulrich Ricken, Brigitte Schlieben-Lange, Jürgen Trabant.


5 Anne-Marie Chouillet, Françoise Dougnac, Annie Geffroy, Jacques Guilhaumou, Denise Maldidier, Raymonde Monnier, Marie-France Piguet, Régine Robin, André Salem, Daniel Teysseire, Anne Viguier.


6 Voir en particulier son étude, "Überlegungen zur Sprachwissenschaftsgeschichtsschreibung"., dans Brigitte Schlieben-Lange u.a. (Hg.) Europäische Sprachwissenschaft um 1800. Methodologische und historiographische Beiträge zum Umkreis der "idéologie", Bd. 1. Münster: 11-23.


7 N°16, mars 1988, sous la direction de Jacques Guilhaumou.


8 Mots N°31, juin 1992, 1789-1989. Gestes d’une commémoration, sous la direction de Simone Bonnafous, Patrick Garcia et Jacques Guilhaumou.


9 Voir le N°69, juillet 2003, de Mots, au titre significatif, Révolutions Sous la direction de Jacques Guilhaumou et Marie-France Piguet.


10 Voir les travaux de Yannick Bosc Marc Deleplace, Didier Le Gall, Patrick Garcia, Damon Mayaffre,  Agnès Steuckardt et Sophie Wahnich cités dans la bibliographie.


11 Voir sur ce point l’ouvrage de Jacques Guilhaumou, Denise Maldidier, Régine Robin, Discours et archive,Liège, Mardaga, 1994.


12 Voir notre contribution au Dictionnaire d’analyse du discours, sous la direction de Patrick Charaudeau et Dominique Maingueneau, Paris, Seuil, 2002.


13 Voir au départ l’article méthodologique d’ Annie Geffroy, Jacques Guilhaumou et André Salem, "L'Histoire sur mesures ou pour une statistique du discours", in Bulletin du Centre d'analyse du discours de l'université de Lille 3, n°2 , 1975, p. 15-60. .


14 Voir le N°82 de Mots, novembre 2006, sous la direction d’Agnès Steuckardt et Jean-Paul Honoré.

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