Du «faire entendre une voix» au «faire connaissance»





télécharger 35.31 Kb.
titreDu «faire entendre une voix» au «faire connaissance»
date de publication01.11.2017
taille35.31 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > documents > Documentos
Devenir réfugié : expérience de parcours, épreuve identitaire et récit biographique
Dominique BELKIS

Université Jean Monnet - Saint-Etienne / Modys-CNRS
Spyros FRANGUIADAKIS

Université Lumière - Lyon2 / Modys-CNRS


Une précaution s’impose avant de commencer car ce que nous vous soumettons aujourd’hui est une réflexion sur un travail en cours et non pas le résultat d’une recherche aboutie. Il s’agit d’une proposition de discussion qui fait suite à notre participation à un projet d’exposition sur l’asile et il faut donc la prendre comme telle.

Précisons que ce projet s’inscrit a contrario de nos précédents travaux qui portaient sur les activités d’aide et d’accompagnement social et juridique des demandeurs d’asile par des acteurs associatifs. Il y a plusieurs mois, nous avons été sollicités par le Muséum de Lyon dans le cadre de l’élaboration de l’exposition « Frontières. Images de vies entre les lignes »1 pour recueillir des paroles de personnes réfugiées en France afin de proposer au public des bandes-son reprenant des morceaux de récits de réfugiés.

Nous avions l’ambition de tenir une double perspective : chercher à rendre possible un espace d’expression et de narration qui ne se réduit pas aux contraintes liées à la procédure administrative de la demande de l’asile et faire de la bande sonore un mode sensibilisation, de publicisation et de mise en valeur de la parole des personnes réfugiées.

La prise en compte de la manière dont l’expérience de la demande d’asile auprès de l’OFPRA et de la Commission des Recours des Réfugiés marque les discours des personnes qui racontent leur histoire (puisque le récit est organisé par un important travail de justification le plus souvent confronté à la suspicion), nous a conduit à laisser les personnes se raconter librement, et surtout à être attentifs à l’expression de ce qu’elles jugent elles-mêmes racontable, partageable, publicisable de leur parcours et de leur histoire2. Ce qui nous intéressait était les mises en forme publiques des histoires racontées, notre travail étant de rendre « sonores » les histoires sans avoir à se soucier de leur portée normative et évaluative. L’enjeu était aussi d’opérer un changement de notre point de vue sur eux à partir de leur point de vue sur nous : comment les réfugiés nous rendent-ils capables de leur poser les « bonnes questions » ?

Du « faire entendre une voix » au « faire connaissance »



Que veut dire « faire entendre ces paroles » ?

Ce qui nous semble remarquable dans les récits des réfugiés « enrôlés » ou « engagés » dans le dispositif proposé, c’est qu’ils en ont fait l’occasion de chercher dans l’intimité de leurs expériences, de leur vécu et les manières de les décrire, les conditions de possibilité pour les rendre partageable avec le public. On n’était pas là dans le registre de la discordance qui consiste à rendre problématiques les versions de ce qui s’est (réellement) passé (cf. Melvin Pollner), la véracité du récit, les attentes en matière de justification par rapport à la demande de statut. Les réfugiés regardant dans le rétroviseur leurs parcours nous ont raconté une histoire et cette démarche, dans le cadre de l’exposition, se suffisait à elle-même.

Ces différents aspects nous ont amenés à interroger le rapport qui peut s’établir entre confiance et connaissance.

Il s’agit de personnes avec qui nous n’avions aucune pré-connaissance et pourtant ils ont accepté de nous confier leur histoire. La confiance qu’ils nous ont accordée alors ne renvoie pas seulement au présupposé de l’usage qui va en être fait dans le cadre de l’exposition ou aux qualités, aux motivations explicitées par les chercheurs. A côté de ce moment cognitif, il existe un autre moment qui ne se situe pas dans la direction du savoir, mais qui est posé en termes de « foi », dans le fait de croire en la personne, sans que cette foi soit justifiée par les preuves que cette personne soit digne (C’est la figure du gentleman chez Georg Simmel).

Bien sûr, La confiance dont ont fait preuve les personnes réfugiées pour donner/prêter leur voix au projet de l’exposition repose sur les médiations (les acteurs intermédiaires qui se sont mobilisés pour que l’on puisse prendre contact avec eux) et sur les modalités de la mise en confidence proposée par les chercheurs (sur l’usage, sur la manière de préserver la confidentialité), mais notre hypothèse est que cette confiance est marquée par son caractère de publicité, d’exposition, d’écoute publique et que c’est vis-à-vis d’un autrui généralisé que la confiance s’est accordée. Dit autrement, la question du recueil des récits ne tient pas tellement à une technique d’enregistrement ou à un « art de l’hospitalité » pour recevoir des paroles de réfugiés inconnus dans un régime d’attention conjointe, mais tient sur le caractère et la carrière « publics » de ces matériaux : la proposition de « faire connaissance en confiant son histoire » engage ainsi et dès le début, d’autres que ceux qui sont directement présents au moment de l’interaction.

Cela renforce le fait que l’on est aussi dans un registre de la sensibilité, d’une confiance enracinée dans une sensibilité bien plus que dans un raisonnement ou une justification. Quelque chose que l’on peut nommer avec Laurence Cornu comme une « sensibilité en présence »3. Il y a du « en présence » dans cette proposition d’exposition acoustique4. Il s’agit d’un matériau dont les caractéristiques repose sur un parti pris méthodologique (donner la parole aux réfugiés) et sur la mise en valeur d’une « intensité sonore ». Les intonations phoniques, les chromatiques des voix nous déplacent dans un autre registre que celui de la raison ou de celui du dualisme ou de la dialectique de l’être parlant pour inscrire la reconnaissance mutuelle comme le produit de la parole sensible, une « subjectivation en acte » écrit encore Laurence Cornu5.

Cette conception de la dimension sonore suppose de prendre en compte tous ceux qui sont impliqués dans cette opération : du dictaphone au studio du traitement de voix avec ses professionnels du son…, tout le travail qui a été fait au niveau sonore, les changements, les séquences sélectionnées qui visaient à faire exister « cette sensibilité en présence ». Alors à quoi nous invite ce dispositif du « faire connaissance » avec les réfugiés dans la publicisation ? Quel est cet engagement entre des êtres sensibles dont les paroles ne se réduisent ni à un remerciement face à l’hospitalité accordée, ni à un appel à la compassion, ni à une valeur présupposée politique ?

Ce sont ces paroles non assignées d’avance et inscrites dans ce régime de confiance élargie que nous proposons maintenant d’interroger à partir de ce que les personnes ont choisi de raconter.

Dire l’expérience et partager le sens



Précisons tout d’abord qu’il ne s’agit pas ici de reprendre la main sur les récits recueilli, même si ce travail s’inscrit dans une autre temporalité que celle de l’exposition puisqu’il est venu beaucoup plus tard et est toujours en cours, mais d’approfondir cette dimension de la parole à la fois confiée et publique pour être en mesure d’entendre ce que nos interlocuteurs ont mis en pratique en participant au projet.

Nous l’avons déjà dit, ce qui nous intéresse est de comprendre comment ils cherchent à socialiser, partager leurs expériences. Il ne s’agit pas seulement de livrer ce qui est considéré comme entendable (voire entendu/attendu) par les autres mais surtout de considérer que le cadre de notre interaction fut une occasion pour actualiser le passé et le mettre en discussion. Cela passe par un exercice de reformulation capable de porter du sens et des valeurs. Il s’agit en fait d’un processus de désingularisation du discours sur soi pour le socialiser et le publiciser (d’où l’importance dans le protocole d’enquête d’avoir affaire à des personnes qui peuvent se raconter en français et qui ont un recul temporel par rapport aux épreuves de l’asile). L’enjeu est bien, comme nous l’avons souligné, de rendre non seulement audible mais discutable et partageable l’expérience vécue et ses implications morales. Comment ?

- d’abord en insistant sur le caractère justement indiscutable des expériences : celui de la perte de sa vie d’avant, celui de l’épreuve que représente le voyage, celui des effets psychologiques et physiques des épreuves ;

- ensuite, en renvoyant à des propos largement partagés connus et objectivés sur la situation locale dans laquelle ils vivaient : le fondamentalisme religieux en Irak ou en Afghanistan, la mafia et la corruption en Albanie, la pauvreté et la guerre civile en Angola… ;

- enfin, en en appelant à des valeurs consensuelles qui participent à la dramaturgie du récit et qui sont facilement partageable avec l’auditoire. C’est le cas de la référence à la famille, exprimée en termes de perte, de séparation, de sacrifice pour ses enfants, ou encore de l’atteinte aux droits de l’Homme de manière générale mais aussi de la perte d’autonomie et d’intégrité de la personne humaine, expérience qu’ils ont vécue personnellement.

On repère donc un exercice de généralisation du propos qui consiste à inscrire son expérience propre dans un contexte partagé avec d’autres par la mobilisation de considérations générales, du sens commun, d’évidences, c’est-à-dire par une reprise de connaissances déjà publiques sur des situations géopolitiques et des considérations morales consensuelles. La reformulation de son histoire consiste alors à faire appel à un répertoire capable de faire tenir ensemble ce qui leur appartient en propre et ce qui est partagé collectivement. Par exemple, les réfugiés formulent ce qu’ils pensent être compréhensible par un auditoire non-spécialistes, d’où l’utilisation de catégories génériques comme « vous savez, dans mon pays… », façon de donner prise à ses interlocuteurs et au public en convoquant les représentations les plus communes et les plus fortes pour engager l’interaction.
La deuxième occurrence repérée après la montée en généralité est la mobilisation par les personnes elles-mêmes du répertoire de la sensibilité (à la fois sensation et affectivité) qui montre que la production conceptuelle découle de l’expérience sensible et que cette dimension est conçue par eux comme un opérateur privilégié du partage et du dialogue.

« C’est très dur », « c’est très difficile », « c’est terrible » sont des formulations que l’on retrouve dans chaque entretien. La thématique de l’épreuve physique et psychologique se conjugue avec celle de la temporalité car ils opposent la difficulté, la dureté de l’épreuve de l’asile (dans le passé) à leur situation actuelle dont les principales qualités sont exprimées systématiquement en termes de « sécurité » et de « tranquillité ». Voilà ce qu’ils ont gagné avant tout dans l’épreuve. Ce qui les amènent à relativiser les difficultés de leur situation actuelle (trouver un logement, un travail, dépasser la dépression…) qu’ils considèrent sans commune mesure avec les difficultés traversées en amont. Mais si leur récit rend compte d’une expérience personnelle, il n’épuise pas son sens et sa valeur dans sa singularité. Nous avons dit que le vocabulaire utilisé nous déplace du registre de la compréhension logique, intellectuelle à celui du sensible, du ressenti. Si la sensibilité, en tant que sensation, est à considérer comme la condition première de la relation des êtres au monde, son expression conceptuelle constitue alors la condition de la relation aux autres. L’exemple du récit du voyage est très parlant de ce point de vue car il est considéré par tous comme le moment « le plus terrible », « que je n’oublierai jamais » parce qu’il est le moment où ils se sont sentis totalement exclus du monde, dépossédés d’eux-mêmes. C’est l’épreuve par excellence dans le sens où c’est un moment caractérisé en totalité par l’incertitude et l’indétermination. Mais si la sociologie pragmatique de l’économie des grandeurs fait de l’épreuve la condition de la liberté de l’acteur qui est « capable d’ajuster son action aux situations et par conséquent, d’avoir prise sur le monde », l’épreuve dont il est question ici est a contrario caractérisée par la perte presque totale de la maîtrise de son destin (livré aux passeurs) et c’est cette position qui rend l’expérience extrême et très difficile à supporter :

« c’était très très dur et c’est vrai que moi j’avais tellement peur que je disais rien en fait, je savais même pas où on va et si on arrive vivant dans un endroit où on espère (…) Quand je suis parti j’avais ni contact avec mes parents, ni avec personne, j’étais comme ça dans les airs et du coup j’étais obligé de les suivre » (N., réfugié afghan).

Ce n’est pas seulement la situation et sa résolution qui sont incertaines, c’est l’individu lui-même qui est marqué par l’indétermination. Isolé de toute ressource relationnelle, le migrant perd du même coup toute autonomie au profit de sa dépendance à la volonté du passeur (les récits s’élaborent d’ailleurs très couramment sous des formes négatives : « on ne savait pas où on était, on ne devait pas bouger, pas faire de bruit, … »). Il faut souligner cependant que malgré l’insistance sur le sentiment de ne pas avoir prise sur son propre destin et de forte dépendance, aucun de nos interlocuteurs n’a remis en cause ce pouvoir des passeurs qui apparaissent comme la figure de la ressource ultime. Ils insistent plutôt sur leur condition dans cette situation, le sentiment d’être des êtres en suspend, potentiellement et facilement effaçables du monde, l’inhumanité de cette condition tenant dans le fait, où le sentiment, de pouvoir disparaître sans laisser de traces.

Sans doute voyons-nous poindre ici l’une des raisons fortes de leur participation au projet d’exposition. Témoigner du vécu et du passé, donner une valeur à ces expériences, mais aussi s’assurer de la présence d’une trace d’eux-mêmes et de leur histoire. Souvent ces traces sont endosomatiques (séquelles physiques et/ou psychologiques, pathologies fréquentes), mais ils ont ici l’occasion de les mettre en signes afin de les partager et par là, affirmer leur présence au monde et aux autres. Nous sommes loin d’une logique de patrimonialisation du passé ou d’une politique de la mémoire mais plutôt dans l’attestation d’une vie encore là et l’obligation qui nous est faite, à nous, de faire avec : un « je persiste et je signe », en quelque sorte, « d’autant plus que j’ai failli disparaître corps et bien. »

La morale de l’histoire…



Il y a des motifs moraux à ces récits, une morale de l’histoire pourrait-on dire. Le témoignage constitue bien une activité pratique de participation dans le sens où ce qui est enjeu c’est d’attirer l’attention publique sur la condition de réfugié (qui ne se réduit pas à un statut juridique) et sur l’importance d’assurer un accueil et une place à ces exilés. Pour autant, nos interlocuteurs ne sont pas des militants de la cause, ils ne se sont pas exprimés directement sur la politique de l’asile en France, et pourtant ils nous ont confiés leur histoire. Cette posture nous a amené à interroger leur participation au projet d’exposition sous un autre angle : quel est le régime d’attention auquel nous avons affaire ici si nous nous accordons sur le fait qu’il ne s’agit ni d’une activité militante, ni du seul témoignage de soi-même ?

La question de l’asile et des réfugiés est par nature hautement politique ou tout du moins, elle est toujours traitée et construite comme telle tant la lumière de sa dimension politique est aveuglante. Or nos interlocuteurs nous ont conviés à un déplacement par rapport à ce « tout politique », en laissant entendre (la formule est choisie!) qu’il sont moins là pour figurer ou illustrer la question de l’asile que pour affirmer qu’être réfugié c’est se tenir dans un entre-deux, tel le dieu Janus (gardien des portes et des passages, divinité du changement) doté de deux visages qui rendait le passé et l'avenir toujours présents à ses yeux, ce qui le douait d’une rare prudence. En témoignant, ils nous disent attention, prudence donc, la cause des réfugiés est digne et mérite d’être soutenue et donc d’être visible dans le débat public, notre engagement inclut l’acceptation du sacrifice d’une partie de notre vie et de sa publicisation. Mais la montée en généralité à laquelle ils se sont livrés dans leur témoignage n’enlève rien à la singularité de leur parcours et à l’affirmation que cette histoire leur appartient en propre : sa publicisation n’est pas sa « collectivisation »…! Le régime d’attention élaboré ici contient en lui-même son contraire, le droit à l’inattention (là encore, on retrouve la double face de Janus). Voilà ce que nous disent les personnes avec qui nous avons travaillé : l’attention que vous nous portez est importante mais sa valeur ne s’épuise pas dans la question politique de l’accueil, le devenir réfugié c’est aussi la possibilité de nous déprendre de ces liens forts pour prendre place dans un monde en commun, dans des relations ordinaires.
Ajustant l’expression les « plis du secret » employée par Vinciane Despret6, nous parlerons des « plis du politique » pour souligner la surpolitisation de la question de l’asile. Or, nos interlocuteurs nous ont amenés à nous déplacer par rapport à ce postulat, à délocaliser la question. La manière dont ils ont socialisé leur histoire et leur mode de participation au projet d’exposition, ont fait apparaître une posture commune à tous qui met en avant un régime d’attention relatif et circonstancié là où nous avions tendance à présupposer et à imposer un caractère éminemment politique. Par conséquent, la force de la proposition qu’ils nous ont faite est que le principe du tout politique obscurcit le réel et qu’il faut s’en distancier comme de l’idée d’un monde commun donné. Devenir le « protégé du monde » ne suffit pas ou ne dit rien du devenir réfugié et de la rencontre entre homme libres c’est-à-dire de son émergence dans un rapport social où le monde commun n’est pas donné mais sans cesse à construire.
- Donner la parole aux réfugiés non pas pour faire entendre la « misère du monde » ou « la raison des plus faibles », mais pour rendre compte des compétences cognitives et pratiques qui sont les leurs à honorer l’espace de protection qui leur est proposé tout en revendiquant le droit à redevenir un quidam anonyme, à se déprendre de cette assignation catégorielle et à évoluer dans un monde de liens faibles ;

- Prendre la parole en tant que réfugié non seulement pour incarner l’épreuve humaine de l’asile mais surtout parce que mettre en public son expérience constitue une modalité de participation pratique à l’élaboration d’un monde en commun. Revenons à John Dewey7 et affirmons que le politique n’est pas donné mais expérimentation, que le monde commun ne préexiste pas à l’exercice de la publicisation. Du coup, si l’on veut convoquer le politique cela ne peut se faire que dans la prise en considération de ses accomplissements pratiques, aux limites et dans la mésentente, dans la dissonance et en résistant à la - très à la mode - montée en humanité…

1 Frontières. Images de vies entre les lignes, sous la dir. scientifique de Michel Foucher et Henri Dorion, Museum de Lyon, 2006.

2 La plupart de recherches portant sur le récit du demandeur d’asile insistent sur les conditions de son élaboration, sa validité par rapport à une procédure, les activités de cadrage et de conformisation menées par les acteurs, le demandeur d’asile étant alors un « donneur d’histoire », laquelle viendrait appuyer sa demande.

3 Laurence Cornu, « Pratiques et discours sur la confiance », in L. Quéré et A. Ogien, Les moments de la confiance. Connaissance, affects et engagements, Economica, coll. Etudes sociologiques, 2006, p.88.

4 Dans notre projet de participation à l’exposition, nous proposions de porter également l’attention aux « … formes du récit au-delà du récit lui-même c’est-à-dire les silences, les langues étrangères, les confusions, les rires ou les gênes ».

5 L’auteure écrit : « la confiance est alors l’acte et la marque d’une subjectivité en relation, et en naissance, ni isolée, ni privée, ni sentimentale : l’acte de reconnaissance réciproque en quoi consiste cette confiance est subjectivation en acte, devenir et même advenir sujet en relation avec un autre sujet. Sujets non pas pris en sens d’individus, atomes isolés, mais justement comme capables de s’adresser, de s’inventer, et nouant des relations singulières. » (L.Cornu, idem, p.88)

6 Vinciane Despret, « Les plis du secret », conférence donnée au colloque La psychothérapie à l’épreuve de ses usagers, 12 octobre 2006, www.ethnopsychiatrie.net

7 John Dewey, Oeuvres philosophiques II : le public et ses problèmes, Université de Pau.




similaire:

Du «faire entendre une voix» au «faire connaissance» iconComment s’organise le système économique mondial et comment les grands...
«société civile» (Organisations Non Gouvernementales, ong, penseurs, groupes de pression…) s’imposent de plus en plus pour faire...

Du «faire entendre une voix» au «faire connaissance» iconCalendrier des manifestations de reims
«Faire connaissance avec les métiers d’art liés à la construction d’une cathédrale»

Du «faire entendre une voix» au «faire connaissance» iconPourquoi défendre les humanités ?
«faire entendre un cortège de pleureurs et pleureuses». Ce ne sera effectivement pas le cas ici

Du «faire entendre une voix» au «faire connaissance» iconSommaire
«L’accompagnement d’une femme tout au long de sa grossesse et de son accouchement ne peut se faire que s’il existe un partenariat...

Du «faire entendre une voix» au «faire connaissance» iconCode noir : pour en finir avec la dictature du «sala-molinsisme»
«s’en aller». Faute de pouvoir faire entendre raison à cet obscurantisme haineux, IL s’est adressé au mir-france (Mouvement international...

Du «faire entendre une voix» au «faire connaissance» iconLittérature Niveau
«visages» de Merlin, sur sa légende à travers les âges pour en faire un portrait lu à voix haute

Du «faire entendre une voix» au «faire connaissance» iconJean-Marc Hovasse : Heredia Hugo
«révélation» d’une étoile relativement nouvelle, lui avait donné, confiera-t-il plus tard, un désir «ardent, à la façon d’une obsession»,...

Du «faire entendre une voix» au «faire connaissance» iconLinguistiques et sociales
«élève» lorsqu’il s’agit de désigner l’enfant qui la fréquente ! A trop vouloir faire de l’école maternelle une école «autre», on...

Du «faire entendre une voix» au «faire connaissance» iconQue faire des animaux qui n’ont pas de porte de sortie ?
...

Du «faire entendre une voix» au «faire connaissance» iconTexte école élémentaire Georges Brassens
«Les morts commandent aux vivants» avez dit Louis barthou, Ministre de la Guerre d’alors, «Obéissons à leurs voix pour faire de la...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com