La leçon de géographie, un tableau peint par Girodet en 1803





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La leçon de géographie, un tableau peint par Girodet en 1803



Jean-Pierre Chevalier

IUFM de l’académie de Versailles

E.H. GO., UMR 8504, Géographie-cités.
La leçon de géographie, tel est le titre d’un tableau peint en 1803 par Anne-Louis Girodet1 et récemment acquis par le musée de sa ville natale, Montargis. Le spectateur est immédiatement touché par les sentiments qui s’expriment à travers ce tableau, en particulier la relation entre le docteur Trioson2 et son fils Benoît-Agnès3. Il est sensible à la qualité du trait du peintre et à son habile composition. Les historiens de l’art savent l’exprimer et l’expliquer (Lemeux-Fraitot et Dagorne, 2005). Pour un géographe, il s’agit, à l’occasion de l’exposition de cette œuvre, d’interroger le thème de la leçon de géographie en peinture à la charnière du XVIIIe et du XIXe siècle.

Le globe terrestre objet des peintres


Le globe terrestre est au centre du tableau de Girodet, le docteur Trioson le tient entre ses bras, un doigt pointé vers le bassin méditerranéen. Son fils Benoît-Agnès regarde attentivement dans cette direction, il pose son doigt sur le globe pour localiser les derniers combats entre César et Pompée, évènements décrits dans le livre des Commentaires sur la guerre civile de César qu’il tient sous sa main gauche.

Ce n’est pas la première fois que des globes terrestres sont représentés dans des tableaux. Au musée Girodet de Montargis, dans la salle voisine de celle où trône la nouvelle acquisition, deux tableaux jumeaux de Hieronymus Janssens, intitulés tous deux Galerie de tableaux visitée par des amateurs, nous montrent l’un un globe terrestre, l’autre une sphère armillaire. On retrouve ici, mais avec un globe et une sphère en position moins centrale, deux tableaux formant un couple, comme les Vermeer intitulés L’astronome et Le géographe peints en 1669. Le géographe de Vermeer, carte nautique au mur et compas à la main, met en œuvre une science aux applications pratiques. Son astronome, Bible ouverte devant lui, regarde les constellations du zodiac et semble plus tourné vers les réflexions métaphysiques. (Schneider, 2005). D’autres tableaux de Vermeer nous montrent des intérieurs avec des cartes affichées sur les murs : cartes des Pays-Bas et cartes d’Europe. Plus généralement, la peinture flamande du XVIIe siècle est riche en cartes et en globes. Peindre le monde en carte et en globe, c’est incontestablement exprimer ainsi un pouvoir politique, économique ou intellectuel.

Le globe de La leçon de géographie de Girodet présente plusieurs originalités. Tout d’abord il n’est pas posé droit sur son axe, comme le sont la plupart des globes de l’époque, comme l’est celui de La leçon de géographie de Louis XVI au Dauphin dans la cour du Temple dessiné par le comte de Paroy. Cette position oblique, couchée, s’explique par le fait que le docteur Trioson l’enserre dans ses bras, ce qui permet aussi à son fils Benoît-Agnès de s’y pencher comme sur une carte. Ici, une telle disposition n’exprime pas vraiment la maîtrise symbolique du monde. Il s’en dégage surtout un sentiment de forte intimité. Les regards circulent d’abord du père au fils, puis de l’enfant au globe sur lequel, enfin, leurs doigts convergent. La mise en scène du globe exprime plus que la diffusion de la connaissance, elle montre que l’échange de connaissances est une affaire intime.

Girodet a de plus placé sur ce globe une mouche, rendue avec une grande dextérité technique, prête à s’envoler, juste face au spectateur. Déjà, dans les précédents portraits de Benoît-Agnès peints par Girodet, l’artiste avait glissé quelques détails pittoresques : hanneton, papillon. Ici la mouche, évoque tout ce qui peut distraire l’enfant de sa leçon, tout ce qui est fugace. (Lemeux-Fraitot, Dagorne, 2005). Elle nous signifie aussi, comme sur un tableau de Magritte, « Ceci n’est pas la terre. Ceci est un globe de carton. »

Polysémiques, les cartes et les globes des peintres renvoient au monde et aux hommes. Au monde, car signes de territorialité, la carte et le globe signifient le territoire qu’ils figurent. Aux hommes, car ils en montrent l’activité dans l’atelier du géographe ou en signalent la connaissance ou la fortune. En effet les cartes, et les globes plus encore, sont un signe extérieur de richesse dans un temps où ce sont des objets rares et précieux (Pelletier, 1999).

Deux regards sur la carte politique du monde


Ce globe nous donne à voir une géométrie astronomique, ensuite il désigne les territoires en les nommant. En latitude, l’équateur, le tropique nord et le cercle polaire arctique sont nettement tracés sur le globe de la famille Trioson. À partir du pôle Nord un seul méridien est figuré, celui de l’Ile de Fer la plus occidentale des îles Canaries. Depuis une ordonnance de Louis XIII c’est le méridien d’origine des géographes français, avant qu’ils se réfèrent aux méridiens de Paris et de Greenwich. Sur la face du globe qui est présentée au spectateur les contours des continents sont nettement tracés. Les noms de mers et d’océans sont indiqués : Océan Glacial au pôle, Mer du Nord, à l’emplacement de l’Atlantique nord et Mer du Sud, terme qui désigne curieusement le Pacifique nord et central.

Le globe ayant servi de modèle au peintre pour La leçon de géographie serait postérieur à 1730 puisqu’il y est écrit que la côte de l’actuel Alaska a été découverte cette année là. Il serait antérieur à 1763, date de la perte des territoires français du Canada.

Le tableau de Girodet donne à voir une forte présence française en Amérique du nord. Ainsi le spectateur peut voir sur la face du globe tournée vers lui que des Rocheuses au St-Laurent s’étend le Canada ou Nouvelle France et que le Missisipi (sic) coule en Louisiane. Sur la façade orientale de l’Amérique septentrionale, entre les Isles des Antilles et le Grand Banc au large de Terre Neuve se situe la Mer de la Nouvelle France. Cette présentation des colonies françaises d’Amérique est peut-être un clin d’œil antinapoléonien de Girodet. En effet, c’est en cette année 1803 que, dans le cadre du traité de Paris, Bonaparte cède la Louisiane pour 80 millions de francs aux États-Unis. Il abandonne alors ce que le globe peint par Girodet présente au spectateur. Hasard des choses ou clin d’œil irrévérencieux contre le 1er Consul ?

Pourtant, les deux personnages du tableau sont censés s’intéresser à l’Espagne et non à l’Amérique. Les frontières de ce pays sont les seules à être surlignées en orangé. Le mot Espagne est précisément écrit de façon à ce que le spectateur le lise aisément. À l’inverse des autres écritures, le pied des lettres du toponyme Espagne n’est pas orienté comme habituellement sur un globe vers le sud, mais en fonction du bas du tableau, c’est-à-dire ici vers le nord-ouest. Ainsi le spectateur du tableau repère plus aisément le pays où César affronta à Munda les dernières troupes de Pompée.

Ceci confirme l’idée que le globe dessiné sur le tableau n’est pas la copie parfaite d’un globe existant et que le peintre a dessiné délibérément ce qu’il veut donner à voir sur le globe. Cet habile dispositif permet ainsi à Girodet de donner simultanément à voir l’Espagne, pointée pour la leçon d’histoire ancienne et la Louisiane, au premier plan du tableau et de l’actualité politique. Ubiquité géographique du regard qui laisse un espace pour l’ambiguïté politique de Girodet au temps où Bonaparte impose sa férule à la société française.

Localiser l’histoire sur le globe


Le regard de Benoît-Agnès et son index convergent vers l’Espagne, pays pointé du doigt par le docteur Trioson sur la sphère. Les gestes et les regards des personnages du tableau font entrevoir en quoi la localisation participe à l’intelligence d’un lieu.

Localiser sur le globe est une pratique liée depuis longtemps à l’enseignement de la géographie. Dès le XVIIe siècle, elle est analysée par les pédagogues éclairés comme une activité complexe ne se limitant pas au repérage des coordonnées d’un lieu. Jean François, pédagogue jésuite4, distinguait quatre degrés dans les apprentissages géographiques : l’intelligence des termes, l’usage des cartes, la représentation des réalités géographiques « sur le Globe naturel, en leur lieu propre, et en leur assiette naturelle », et le raisonnement explicatif proprement dit (Besse, 2004).
De ces quatre degrés, qui correspondent en même temps à une topographie des facultés psychologiques le troisième qui concerne l’imagination est le plus difficile à acquérir [...]. L’imagination dont Jean François souligne ici le caractère incontournable se caractérise essentiellement par deux propriétés, corrélatives et symétriques. Elle est d’une part, un mouvement intentionnel de l’esprit qui porte celui-ci depuis la représentation vers la réalité [...] du « globe artificiel » vers le « globe naturel ». [...] Mais d’autre part, l’imagination est aussi une puissance figurative elle correspond au pouvoir que possède l’esprit de mettre la réalité en image et de raisonner à partir de ces supports visuels.

(Besse, 2004)
Localiser sur le globe est une des activités canoniques de l’enseignement de la géographie ; ce n’est plus en 1803 une pratique innovante. L’année où Girodet peint La leçon de géographie, le Rapport de la commission nommée pour le choix des livres classiques des lycées, dans les classes de latin et de belles-lettres rappelle que cette localisation géographique sert à la compréhension. Les auteurs de ce rapport daté du 8 ventôse de l’an XI (27 février 1803)5, Fontanes, Champagne et Domairon, recommandent l’usage des géographies de Crozat par demandes et par réponses6 pour la quatrième classe « là où doit commencer les cours de géographie ». De nombreuses éditions ont repris et adapté l’ouvrage original de l’abbé Le François. Elles commencent par une géométrie astronomique, « de la Sphère », suivie de longs inventaires des territoires composant le monde, découpés en partie et sous-parties. Le livre est complété par des cartes dont les longitudes sont calculées par rapport au méridien de l’Île de Fer.
Les commissionnaires ont donc fixé leur choix sur l’ancien abrégé de la sphère et de la géographie de Crozat. Les derniers éditeurs ont eu soin d’y faire entrer de nouvelles divisions de l’Europe et de la France. Il faut y joindre quelques-unes des cartes faites pour la ci-devant école militaire : elles sont bien exécutées, et dans tout ce qui regarde le monde ancien, on y suit les indications du savant et judicieux d’Anville qu’on peut appeler notre Strabon moderne.

L’enfant qui étudie les auteurs latins, verra sur la carte le théâtre des évènements passés, et la place qu’occupèrent les empires et les peuples qui ne sont plus. Ces notions géographiques seront d’autant plus nécessaires, que dans cette quatrième classe ont doit lire Justin, qui abrégea, comme on sait, l’histoire universelle de Trogue Pompée. […]

Fait et arrêté le 8 ventôse an XI (Fontanes, Champagne, Domairon).
Cette géographie est d’abord une géométrie avec ses lignes astronomiques, elle est ensuite une propédeutique à l’histoire. Les savoirs géographiques balancent entre les enseignements scientifiques et les enseignements littéraires.

Sur le tableau de Girodet le globe, objet de la géographie, est placé sous deux regards scientifiques, celui du docteur Trioson et celui de son double le buste d’Hippocrate. Girodet place-t-il ainsi symboliquement La leçon de géographie entre la science et l’histoire ? Ce serait trop solliciter le tableau que d’y voir un écho des critiques contre un enseignement trop littéraire et pas assez scientifique (Diderot 1775). La composition du tableau ne rapproche pas la géographie de l’histoire naturelle comme le fait Diderot. Le décor, celui d’une bibliothèque de médecin érudit, le livre des Commentaires de César sur la guerre civile tenue par Benoît-Agnès associe la géographie à l’histoire ancienne.

La sphère figurant le monde connu des contemporains permet au docteur Trioson de situer les évènements de l’histoire romaine. Le jeune Benoît-Agnès y localise les affrontements entre César et Pompée. La géographie a ici, et pour près d’un siècle encore, comme fonction première de présenter le cadre de l’histoire ; car les programmes éducatifs sont déterminés par les humanités littéraires. Dans l’enseignement secondaire, il faut attendre 1902 pour que le principe organisateur du déroulé des programmes d’étude de la géographie de la Sixième à la classe de Rhétorique cesse d’être déterminé par la présentation successive des espaces au programme du curriculum de l’histoire.

Rousseau et l’apprentissage de la géographie


La leçon de géographie de Girodet est probablement un écho de La leçon de géographie de Louis XVI au Dauphin dans la tour du Temple par le comte de Paroy7. Sidonie Lemeux-Fraitot et Richard Dagorne (2005) signalent aussi que les portraits représentant un enfant étudiant sous la houlette de son père ou de sa mère sont un genre assez fréquent au temps de la Révolution et de l’Empire. Les mères apprennent la harpe ou la broderie à leur fille, les pères donnent des leçons de géographie à leur fils, mais aussi parfois à leur fille.

La tendresse paternelle se lit dans le regard du docteur Trioson donnant une leçon de géographie à son fils. Girodet reprend de la gravure de Paroy le thème du livre tenu entre les mains de l’enfant et l’image du doigt du père pointé sur le globe. Chez Girodet, la composition du tableau, la mise en scène du rapport entre le père et le fils donnent une atmosphère qui rappelle la pédagogie rousseauiste. « Quoique d’un milieu aisé, le père concourt lui-même à la formation de son enfant et ne délègue plus cette responsabilité à un précepteur. » (Lemeux-Fraitot, Dagorne, 2005). Certains de nos contemporains ressentent l’affection paternelle et le sentiment de l’enfance qui s’expriment dans les portraits de Benoît-Agnès comme relevant d’une influence rousseauiste8.

En fait, dans L’Emile Rousseau préconise une éducation dans le cadre familial jusqu’à douze ans, ce n’est qu’ensuite que l’étude des phénomènes naturels commence d’une manière tout à la fois spontanée, utilitaire et concrète, sous la conduite d’un précepteur. Pourtant la pédagogie rousseauiste des apprentissages géographiques n’est pas celle de La leçon de géographie de Girodet. Bien au contraire, ainsi dans le livre II de L’Emile où il traite de l’éducation jusqu’à douze ans, Rousseau réclame fortement que l’on enseigne « Les choses avant les signes ».
En pensant à lui apprendre la description de la terre, on ne lui apprend qu’à connaître des cartes : on lui apprend le nom de villes, de pays de rivières, qu’il ne conçoit pas exister ailleurs que sur le papier où l’on les lui montre. Je me souviens d’avoir vu quelque part une géographie qui commençait ainsi : Qu’est-ce que le monde ? C’est un globe de carton. Telle est précisément la géographie des enfants. Je pose en fait qu’après deux ans de sphère et de cosmographie, il n’y a pas un seul enfant de dix ans qui, sur les règles qu’on lui a données, sût se conduire de Paris à Saint-Denis. Je pose en fait qu’il n’y en a pas un qui, sur un plan du jardin de son père, fût en état d’en suivre les détours sans s’en égarer. Voilà ces docteurs qui savent à point nommé où sont Pékin, Ispahan, le Mexique et tous les pays de la terre.

(Rousseau, L’Emile Livre II, 1762)
Pour les enfants de dix à quinze ans, c’est-à-dire de l’âge de Benoît-Agnés en 1803, Rousseau ne semble pas exclure totalement le recours à des globes, mais ce ne pourrait être qu’après avoir eu l’expérience du monde.
Vous voulez apprendre la géographie à cet enfant, et vous lui allez chercher des globes, des sphères, des cartes : que de machines ! Pourquoi toutes ces représentations ? Que ne commencez-vous par lui montrer l’objet même, afin qu’il sache au moins de quoi vous lui parlez !

(Rousseau, L’Emile Livre III, 1762)
La leçon de géographie du tableau de Girodet ne peut donc être qualifiée de rousseauiste, la localisation d’évènements de l’histoire ancienne ne relève pas du projet pédagogique de Rousseau. Le tableau de Girodet ne peut être qualifié de rousseauiste qu’au sens où s’y exprime une sensibilité pré-romantique du sentiment de l’enfance au travers d’un enseignement de type préceptoral pour les enfants de la bourgeoisie et de l’aristocratie.

La géographie scolaire : vers artificiels et méthode catéchitique.


Le programme éducatif de l’Émile ne se situe pas dans une logique scolaire. D’ailleurs pour Rousseau, l’enseignement ne concerne guère les enfants des classes populaires : « N’instruisez pas l’enfant du villageois, car il ne lui convient pas d’être instruit. » (La Nouvelle Héloïse). D’ailleurs, dans les collèges et lycées, dans ce qui est qualifié à partir de 1803 d’enseignement secondaire, les influences rousseauistes centrées sur la perception de la nature restent marginales. Par contre, la question de la diffusion des savoirs et donc de l’enseignement, est posée comme question politique à l’époque des Lumières et la géographie pointe alors le bout de son nez dans les savoirs scolaires à cette époque.

Avant la Révolution, la géographie enseignée dans les collèges de Jésuites visait avant tout à donner une vision cosmographique et encyclopédique du monde (Dainville, 1939). Une présentation historique de la découverte et de la cartographie du monde présentait la terre dans l’univers. Les connaissances encyclopédiques et morales des Lettres édifiantes des pères jésuites se concrétisaient par l’apprentissage de listes nomenclatures principalement politiques. Dans ce contexte, les pédagogues cherchaient des moyens pour soutenir la mémoire. La méthode catéchitique procédait par demandes et réponses selon les techniques du catéchisme.
Département de Seine et Marne

Demande : ce département est-il fertile ?

Réponse : Oui, il est fertile en grains, vins et fourrages.

D. : Quel est le chef lieu de préfecture ?

R. : Melun sur la Seine. C’est la patrie de Jacques Amyot.

D. : Quels sont les chefs-lieux de sous-préfecture ?

R. : Coulommiers, ville connue pour ses fromages ;

Meaux sur la Marne. Le chœur de l’église Cathédrale

Passe pour un chef d’œuvre.

Fontainebleau avec un beau château et une vaste forêt ;

Et Provins qui fabrique des conserves de roses et de violettes.

D. : Quelles sont les autres villes ?

R. : Nemours, patrie du mathématicien Bézout,

Lagny, Nangis La Ferté-gaucher, et la Ferté-sous-Jouarre.

(Le Tellier, 1812)
Les vers artificiels étaient un autre procédé, les rimes étant censées favoriser la mémorisation. Les plus connus sont ceux de Claude Buffier (1661-1737), père jésuite, longtemps professeur au lycée Louis-le-Grand.
Les quatre gouvernements de l’intérieur du royaume :

Limoges en Limousin ; la Marche peu fertile

Vers Guéret entretient une fabrique utile ;

Bourges dans le Berri, qui fait valoir sa laine ;

Le jardin de la France a Tours dans la Touraine. […]

(Géographie universelle en vers artificiels du père Buffier, 1ère édition, 1705)
Cette technique mise au point au début du XVIIIe s’est diffusée des deux côtés de la Manche (Graves, 1975).
Again taking ship, South by East if you steer,

Both Chichester Shoals and the Selsey you’ll clear

Here keep off the coast, lest by chance you get shocks,

And steering for Shoreham avoid Bognor Rocks.

(Bisset, 1805)
Dans les collèges tenus par les Oratoriens, plus ouverts à l’enseignement des sciences que les Jésuites, une heure était consacrée à l’étude de l’histoire et de la géographie (Palméro, 1952). Elie Reynier, historien du Vivarais relate une de ces « récréations universitaires » organisée à Aubenas en 1782. Les savoirs géographiques y sont mobilisés pour comprendre le monde contemporain.
Les organisateurs avaient mêlé avec art le grave au doux, le plaisant au sévère. Voici l’ « exercice littéraire, essai de géographie sur l’Amérique septentrionale, les causes, les progrès et les suites de la guerre présente dans cette partie du Nouveau Monde. » Les élèves étaient désignés d’avance pour répondre à une série de questions. M. Charles Durand, de Vals, dut ouvrir le feu : « Donnez-nous une idée générale de l’Amérique. D’où tire-t-elle son nom ? (Le climat, le terroir, golfes, caps…) Combien distingue-t-on de langues et de sortes d’habitants ? » […]

D’autres ont à exposer ce qu’ils savent de la Floride, du Mexique ou Nouvelle Espagne, de Terre-Neuve (« La France n’a-t-elle pas cédé la propriété de cette île, en se réservant la faculté de pêcher et de sécher le poisson ?

(Reynier, 1936)
Ici les savoirs appris par listes de nomenclatures sont mobilisés pour répondre à une question d’actualité. Les savoirs historiques récents sont mobilisés pour réfléchir sur le monde contemporain. Le tableau de Girodet peut aussi être vu comme un écho de ces pratiques quand nous utilisons la carte de la géographie politique de l’Amérique du Nord d’avant 1763, pour interpeller le spectateur à propos de la vente de la Louisiane par Bonaparte en 1803. Cette dimension politique de la géographie n’avait pas échappé aux Conventionnels comme le montre le libellé du décret sur l’organisation des écoles primaires de 1794 qui exige l’enseignement des « éléments de la géographie et de l’histoire des peuples libres »9.

Mais, quels que soient les objectifs et les finalités de l’enseignement de la géographie, la pratique des listes d’inventaires lui donnait un aspect fortement rébarbatif. Le père Buffier, lui-même était probablement conscient des limites de la mnémotechnie rimée, puisqu’il laisse s’échapper en passant ce souhait : « Si l’usage de faire coller des cartes de géographie sur les murailles d’une classe venait à s’introduire, on en tirerait de merveilleux avantages. »10

Apprendre la géographie, cartes à l’appui


Au temps de la Révolution et de l’Empire, les usages métaphoriques de la carte, de type Carte du tendre, sont aussi le signe que la représentation cartographique est devenue relativement familière, du moins pour les classes instruites (Grison, 1997). C’est à cette époque que l’on commence à mettre en place, à l’instar du tableau de Girodet, des leçons de géographie avec le globe ou avec la carte.

Le plus célèbre des livres de géographie en usage vers 1803 dans les écoles élémentaires est certainement Les leçons de géographie par le moyen du jeu de l’abbé Gaultier11. La méthode de l’abbé Gaultier propose, ce que l’on ne sait guère, des exercices avec des cartes. Le livre a été publié pour la première fois par l’auteur en 1788. Aloïsius Gaultier, se fonde sur la méthode catéchitique par questions et réponses. Il appuie cette routine par l’organisation de compétitions entre ses élèves afin de désigner celui qui répond le plus souvent aux questions que le maître formule à l’identique du livre.
Les leçons de géographie de l’abbé Gaultier sont écrites par demandes et par réponses, ainsi que tous ses ouvrages d’éducation. Comme les questions sont plus ou moins difficiles, et que les réponses sont plus ou moins longues, l’auteur a indiqué à la fin de chacune le nombre de jetons que le maître doit donner à l’élève qui répondra exactement. L’instituteur a un sac rempli d’étiquettes, qui correspondent aux questions du livre, et portent chacune un numéro. Après avoir mis dans le sac toutes les étiquettes relatives à la leçon sur laquelle les élèves doivent être exercés, et qui leur a été expliquée d’avance, le maître prend place en haut de la table autour de laquelle les enfants sont assis. Il déploie sur cette table la carte de la partie de la terre qui est le sujet de la leçon, donne à chaque enfant un certain nombre de jetons comme enjeu, et la partie commence.[…]

Lorsque de nouvelles leçons ont été expliquées12 aux enfants, on ajoute dans le sac, pour les parties suivantes, de nouvelles étiquettes qui y sont relatives, mais en y laissant toujours les anciennes ; et, lorsqu’elles deviennent trop nombreuses, le maître peut en faire le sujet de plusieurs parties, en mettant dans un sac à part toutes celles qui sont tirées par les enfants, après qu’ils en ont fait l’explication. On passera ainsi successivement en revue, et à plusieurs reprises, les trois cents étiquettes qui correspondent aux trois cents paragraphes des leçons de géographie.

(Ferdinand Buisson.) 13
En 1833, le livre Les leçons de géographie par le moyen du jeu de l’abbé Gaultier est encore le plus présent des livres de géographie dans les écoles si l’on se fonde sur les relevés effectués lors des inspections commandées par Guizot14 Parmi les cinq autres livres de géographie les plus fréquemment observés, les inspecteurs citent d’autres titres anciens : les géographies dites de Crozat et les ouvrages de Le Tellier, à côté de titres un peu plus récents la géographie de Lamp celle de Meissas et Michelot (Chevalier, 2003). Savoir sa géographie serait alors réciter 300 paragraphes de savoirs factuels, mais ce serait aussi localiser ces objets sur une carte ou un globe.

Une géographie qui est d’abord cosmographique et historique


La leçon de géographie de Girodet se situe tout à fait dans la lignée des humanités des collèges du XVIIIe siècle (Bruter, 1997). Elle annonce aussi la géographie qui va être enseignée pendant la première moitié du XIXe siècle dans ce qui est en train de devenir l’enseignement secondaire français : une géographie cosmographique appuyée sur le globe, suivie d’une géographie historique dressant le tableau où se déroulent les évènements historiques ou les histoires bibliques.

Le tableau de Girodet se distingue de ces apprentissages scolaires, non pas parce qu’il y a un tête-à-tête entre l’adulte et l’élève, c’est alors encore souvent le cas dans les nombreuses écoles qui utilisent la méthode dite individuelle d’enseignement, par opposition à ce que sera la méthode simultanée, mais parce que l’on est ici dans une géographie qui s’apprend sans livre de géographie. Pourtant le sujet de ce tableau ne doit pas être considéré comme une curiosité, nous avons vu que ce n’était pas le seul tableau ayant pour thème la leçon de géographie. Ces Leçons de géographie nous signifient qu’en 1803 la géographie commence à être considérée comme une matière à enseigner.

Ainsi nous pouvons aujourd’hui admirer les multiples facettes de La leçon de géographie peinte par Girodet. Félicitons-nous de pouvoir observer une peinture aussi sensible. Profitons-en aussi pour rappeler que l’enseignement de la géographie, que ce soit par des précepteurs ou dans le cadre des écoles, ne date pas en France de 1871, comme certaines vulgates essayent parfois de le faire croire. Au long du XIXe siècle, en même temps que la scolarisation s’étendait spatialement et sociologiquement, un long mouvement d’institutionnalisation de la géographie scolaire a parcouru l’Europe et l’Amérique du Nord (Capel, 1982). Si l’image du docteur Trioson et de son fils n’est qu’une figure emblématique de ses débuts, puisque nous sommes hors situation scolaire, elle illustre néanmoins ses prémices.
Après son exposition à Montargis, ce tableau sera présenté au musée du Louvre du 22 septembre 2005 au 2 janvier 2006 dans le cadre d’une exposition rétrospective sur Girodet. L’exposition ira ensuite à l’Art Institute of Chicago, au Metropolitan Museum of Art de New-York et au Musée des Beaux-Arts de Montréal. La leçon de géographie retournera ensuite au Musée Girodet de Montargis. Une autre étude de géographie est à faire, celle de la circulation des expositions et de leur influence. Mais sans attendre, allons voir La leçon de géographie de Girodet.
Sources :

FRANÇOIS, J., 1652, La science de la géographie. Rennes : J. Hardy.

BISSET, J., 1805, Geographical Guide : a Poetical, Nautical Trip round the Island of Great Britain. Londres: J. Harris.

BUFFIER, C.,1781, Géographie, 11eme édition.

DIDEROT, D.,1775, Plan d’une Université russe.

GAULTIER, A., (abbé), 1788, Les leçons de géographie par le moyen du jeu., 1ère édition à compte d’auteur. 153p.

LAMP, J.-F., 1818, Précis de géographie moderne. Strasbourg : J.-H. Heitz. 2 vol. in-12.

LAMP, J.-F., entre 1810 et 1830, Herrn Pfeffel’s fünfzigjaehrige Dichter – Periode gefeiert von einer Gesellschaft vaterlaenderdischer Freunde Strasbourg : J.-H. Heitz. 5ff.

LE FRANCOIS, A., (abbé), An VII, Abrégé de la géographie de Crozat, par demandes et par réponses… précédé d’un traité de la sphère. Paris : Veuve Fournier, VIII-231p.

LE FRANCOIS, A., (abbé), 1804, Méthode abrégée et facile pour apprendre la géographie, où l’on décrit la forme de gouvernement de chaque pays, ses qualités, les mœurs de ses habitants… Lyon : A. Leroy. 383-22p., cartes.

LE TELLIER, C.-C., 1810, Nouvelle géographie élémentaire divisée par leçons contenant la nouvelle division de la France par départements et l’ancienne division par gouvernements ou provinces, avec les changements faits en Europe et dans les autres parties du monde par suite de tous les traités qui ont eu lieu depuis dix ans, jusqu’à celui de Vienne, en 1809 ; précédée d’un Traité de la sphère, contenant les nouvelles découvertes faites dans le ciel depuis 1801, ornée d’une mappemonde et d’une carte de l’Empire françois. Paris : Le Prieur. 576p : carte dépl. . 1828, 12e édit., 604p.

LE TELLIER, C. C., 1812, Géographie des Commençants, par Demandes et par Résponses ; à l’usage des Pensions. Le Prieur, 6e édition.

MEISSAS, A., MICHELOT A., 1827, Nouvelle Géographie méthodique, destinée à l’enseignement de M. Achille Meissas et M. Auguste Michelot, suivie d’un petit traité sur la construction des cartes, par M. Charles, accompagnée d’un atlas universel, in-folio dressé par le même. Paris : Beaudouin. 16 cartes

ROUSSEAU, J.-J., 1762, L’Emile, Livre II et Livre III.

Références postérieures


anonyme., 2005, « La Gâtinais a sa Joconde », L’Éclaireur du Gâtinais et du Centre, 12 mai 2005.

BESSE, J.-M., 2004, « De la représentation de la terre à sa reproduction : l’invention des géoramas au dix-neuvième siècle », Combler les blancs de la carte. Modalités et enjeux de la construction des savoirs géographiques (XVIIe-XXe siècle). Laboulais-Lesage, I., (dir), Strasbourg : Presses universitaires de Strasbourg. 314p., p. 34-59.

BRUTER, A., 1997, « Entre rhétorique et politique, l’histoire dans les collèges de Jésuites au XVIIIème. », Histoire de l’éducation, n°74. Paris : INRP, p. 59-88.

BUISSON, F., 1880-1887, Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire, (publié en fascicules à partir de 1878). Paris : Hachette, t. I (2 vol), 3092p., t. II (2 vol.), 2491p.

CAPEL, H., 1982, « Institutionalization of Geography and Strategies of Change » Geography, ideology and social concern. STODDART (ed.). p. 37-69.

CHEVALIER, J.-P., 2003, Du côté de la géographie scolaire. Matériaux pour une épistémologie et une histoire de l’enseignement de la géographie à l’école primaire en France. Dossier de synthèse pour une habilitation à diriger des recherches. Université de Paris 1 – Panthéon – Sorbonne. 402p.

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1 Anne-Louis Girodet, 1767-1824.

2 Benoît François Trioson (1735-1815), médecin et notable de Montargis, de sensibilité royaliste, tuteur puis père adoptif de Girodet après le décès de son fils Benoît-Agnés.

3 Benoît-Agnès Trioson (1790-1804). Girodet a fait antérieurement deux autres portraits du jeune Benoît-Agnès : Un jeune enfant regardant des figures dans un livre en 1797, puis Un jeune enfant étudiant son rudement en 1800. À chaque fois il est donc représenté en situation d’apprentissage, avec un ou des livres en main, même si des jeux apparaissent dans les premiers tableaux : cartes à jouer quand l’enfant à 7 ans, violon quand il en a 10.

4 Jean Charnage (1582 ?- 1668 ?), en religion François, Jean, professeur de philosophie et de mathématiques à La Flèche.

5 Extraits dans Marchand, 2000.

6 Antoine Crozat, marquis de Châtel (1655-1738), financier français né à Toulouse, mort à Paris. Trésorier des états du Languedoc, s’enrichit dans des spéculations maritimes, reçut le privilège du commerce de la Louisiane (1712) pour quinze ans et fut heureux de pouvoir le céder à Law (1717). C’est pour sa fille Marie-Anne que l’abbé Le François écrivit la Méthode abrégée et facile pour apprendre la géographie, où l’on décrit la forme du gouvernement de chaque pays, ses qualités, les mœurs de ses habitans, et ce qui y a de plus remarquable ; Avec un Abrégé de la Sphère, et une Table des longitudes et latitudes des principales villes du Monde, d’après les observations astronomiques les plus modernes et leur distance à Paris. . La première édition est parue sans le nom de l’auteur et avec un long texte de dédicace à Mademoiselle Marie-Anne Crozat, signé A.L.F. .Le livre fut connu sous le nom de  Géographie de Crozat.

Le terme « géographie dite de Crozat » peut dès lors désigner des géographies, plus ou moins copiées sur celle de l’abbé Le François et mises à jour par des auteurs divers, souvent anonymes. Ces « géographies de Crozat » contiennent environ 450 pages de texte, « enrichies » de gravures sur la « sphère » et « ornées » de cartes géographiques « d’après les plus récents traités ».

7 Conservée aujourd’hui à la Bibliothèque municipale de Nantes.

8 Le Monde, 14 octobre 2005, p.25.

9 Décret du 27 brumaire, an III (17 novembre 1794) sur l’organisation des écoles primaires, article 2.

10 Cité par Gabriel Compayré dans Histoire critique des doctrines de l’éducation en France depuis le seizième siècle, 1881, 3e édition, Hachette, tome second, p.149.

11 Aloïsius, Edouard, Camille Gaultier connu sous le nom d’abbé Gaultier (1746 - 1818). « Pourvu d’un bénéfice qui lui assurait des ressources suffisantes », il ouvre à Paris en 1786 un cours gratuit qui accueille les enfants de bonnes familles. Il y élabore une méthode nouvelle d’enseignement « destinée à rendre l’étude agréable et permettre à ses élèves d’acquérir l’instruction en jouant. » Son premier ouvrage de géographie, Les leçons de géographie par le moyen du jeu, date de 1788, mais il publie aussi à cette époque des livres de grammaire et d’histoire. En octobre 1814 il se rendit de nouveau à Londres (où il avait émigré de 1792 à 1801) afin d’y étudier la méthode d’enseignement mutuel qui s’apparente à celle qu’il avait élaborée. Il se fait en France le défenseur de la méthode d’enseignement mutuel en particulier au sein de la Société pour l’enseignement élémentaire. Il ouvre chez lui, en novembre 1816 un cours spécial pour les moniteurs de l’enseignement mutuel et ses biographes, Demoyencourt et Buisson, indiquent dans cet ordre les matières qui y étaient enseignées : « la géographie, la grammaire, la morale et la géométrie pratique. »

12 On peut s’interroger sur le sens qu’a ici l’explication de la leçon qui n’est probablement qu’énonciation des savoirs factuels que l’élève doit s’approprier.

13 Article Gaultier (abbé), (non signé), Dictionnaire de pédagogie, DP1., p. 1146-1148.

14 En 1833, les géographies de l’abbé Gaultier sont ainsi nommément indiquées dans 84 écoles du département de la Seine (Chevalier, 2003) .

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