1 Documents informatifs: La Grande Guerre 1914 – 1918





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Commission des Outils d’Evaluation
pour les Humanités générales et technologiques

Histoire
Communiquer
Première guerre mondiale et propagande
Troisième degré (sixième année)

Documents pour les élèves : page 2

Documents pour le professeur : page 8

OUTIL D’EVALUATION

Histoire

Première guerre mondiale et propagande



Documents pour les élèves



Consigne
Ton école participe à une exposition au foyer culturel communal qui a pour thème « la guerre et la propagande à travers le XXème siècle ». Ta classe a été chargée d’élaborer un panneau évoquant la première guerre mondiale. Ce panneau vise à aider le visiteur à découvrir les mécanismes de propagande utilisés par les belligérants par le biais de l’affiche.

Sur base des 4 affiches qui t’ont été attribuées, réalise un panneau (poster) sur format A3.

Dans ce but :

  1. sélectionne 2 affiches qui utilisent chacune un mécanisme de propagande différent

  2. précise pour chaque affiche le pays dont elle provient et précise le contexte historique de chaque affiche sur base des informations relatives à chacune

  3. identifie le mécanisme de propagande et explique-le en relevant sur chaque affiche 2 éléments concrets que l’auteur a utilisés pour atteindre son objectif





Portefeuille de documentation
Les références complètes des documents se trouvent à la fin du présent dossier documentaire.

1 Documents informatifs: La Grande Guerre  1914 – 1918



Pour réaliser l’épreuve, l’élève dispose des documents informatifs ci-dessous, dont il aura eu l’occasion de prendre connaissance lors d’un cours antérieur. Les problèmes éventuels de compréhension auront été résolus.
La guerre de 1914 – 1918 est à la mode. Chez les historiens d’abord, qui, depuis une vingtaine d’années, en ont profondément renouvelé l’approche. A une étude essentiellement diplomatique et militaire a succédé une histoire sociale et culturelle. On a scruté l’économie de guerre, le rôle des femmes, la vie quotidienne des combattants, puis la violence, le deuil, la propagande, etc. Peu à peu a émergé une image plus humaine du conflit.

La Première Guerre mondiale est une déchirure qui creuse un fossé entre l’avant et l’après.

Par sa durée, par son ampleur, par le nombre d’hommes engagés, par sa brutalité nouvelle et la déshumanisation qu’elle entraîne, parce que, au-delà de l’Europe, elle engage les Etats-Unis et le Japon, la guerre précipite la fin d’un monde. Les démocraties en sortent ébranlées, l’Europe y perd sa prédominance.

Pour le meilleur et pour le pire, le XXème siècle est né de 1914 – 1918.

D’après Les Collections de l’Histoire, n° 21, p. 3

L’affiche


Pour transmettre un message, rien de tel qu’une image et un bon slogan.

L’affiche, lors de la 1ère guerre mondiale, explose véritablement et participe à la guerre « psychologique ». Chaque camp affirme avoir le droit pour lui. Chaque gouvernement recourt à la censure, à la propagande, au « bourrage de crâne », cherchant à maintenir le moral, à renforcer la volonté de combattre, à unifier le front intérieur.

Le recours à l’affiche avait aussi pour but de collecter des fonds pour l’effort de guerre .

Ces grandes affiches étaient imprimées en grandes quantités sur du papier de médiocre qualité.

Les dessinateurs recouraient à des symboles, à des allégories facilement reconnaissables par le grand public, diffamant l’ennemi ou glorifiant leur camp. 

Les événements


1914 : Le 28 juin, à Sarajevo, en Bosnie, un jeune nationaliste serbe, assassine le prince héritier d’Autriche-Hongrie : il croit, avec ses complices, accomplir un noble geste romantique ; ils ne savent pas qu’ils viennent de mettre le feu à l’Europe.

Le 1er août, c’est la mobilisation générale en France, en Allemagne: soudainement des millions d’hommes partent au combat. Mus par quelle résolution ? Celle de faire leur devoir.

Partout, c’est l’union sacrée, plus rarement l’enthousiasme frénétique.

En Angleterre, les Anglais mobilisent du 4 août 1914 jusqu’en 1916 sur la base du volontariat : ceux qui s’engageaient avaient un objectif : un pays à défendre. Après l’invasion de la Belgique neutre par les Allemands, l’Angleterre fit passer ce conflit politique pour un conflit moral. A ces Britanniques, s’ajoutèrent plus d’un million d’Australiens, de Néo-Zélandais, de Canadiens, de Sud-Africains ainsi que des soldats de l’armée indienne et des

Irlandais. C’était un atout pour l’Angleterre car ces hommes s’engageaient par conviction.

En théorie, un conflit militaire opposant France et Allemagne devait être avant tout offensif et bref. Mais lorsque commencèrent les hostilités, la réalité est autre : la guerre est devenue défensive et longue, elle ne fait que commencer.

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n 1914, les Allemands envahissent rapidement le nord de la France et arrivent à moins de 50 kilomètres de Paris quand la contre-attaque du général Joffre les force à une retraite partielle.

Entre le 5 et le 9 septembre 1914, la première bataille de la Marne est gagnée par les Français, en partie, parce que les trains, mieux utilisés, permettent une concentration plus efficace des forces françaises . Le rôle des « taxis de la Marne », réquisitionnés par l’armée, est assez anecdotique.

En Belgique, dans les premières semaines du conflit, un certain nombre d’exactions ont été commises par les troupes allemandes : incendies, exécutions collectives, « boucliers humains », viols, déportation de civils vers l’Allemagne. Parmi les pires exactions, figurent la destruction de Louvain (avec sa bibliothèque universitaire historique), celle de Dinant (674 morts), celle de Visé, les massacres de Tamines, d’Andenne et d’Arlon. Les Allemands, réellement obsédés par les francs-tireurs, souvenir de la guerre de 1870-1871, soupçonnaient tous les civils et n’étaient pas enclins à la clémence. Comment les populations fuyant devant l’avance rapide des troupes n’auraient-elles pas véhiculé des récits de plus en plus monstrueux ?…

La guerre sécrétait violence et peur. Les Allemands ne pouvaient être que des barbares !

Les récits de crucifixions de Belges et de Français par des soudards hilares se multipliaient.

Les innocents enfants de Dieu, eux, avaient les mains coupées. De nombreux témoins ont prétendu avoir rencontré des familles dans l’exode (vers la France, la Hollande ou l’Angleterre), leurs enfants aux mains emmaillotées dans des pansements.

Aux Etats-Unis, le sort de la Belgique apitoie. Comment ne pas plaindre ce petit pays envahi par son puissant voisin au mépris des traités internationaux, victime, si l’on en croit les journaux alliés, des pires atrocités ?

Par ailleurs, dès le début de la guerre, les deux systèmes stratégiques qui structurent l’Europe bipolaire, sous impulsion allemande et française, engagent une « course aux alliances ». Le ralliement de l’Empire ottoman au camp austro-allemand est officialisé dès la fin octobre : il apporte au camp choisi le contrôle des Détroits.

Par contre, l’Italie, compte tenu de l’état de son opinion publique, a fait le choix de la neutralité dès le 3 août, ce qui n’est pas contraire à ses engagements : elle ne doit assistance à l’Allemagne contre la France que si la première est attaquée par la seconde, ce qui n’est pas le cas, puisque l’initiative de la déclaration de guerre est allemande. Des tensions l’opposent d’autre part à l’Autriche-Hongrie à propos de terres italiennes irredente (Trentin, Sud- Tyrol).
1915 : le front se stabilise sur des centaines de kilomètres (ex. : dans la région d’Ypres, sur l’Yser, en Belgique). Les armées s’enterrent comme au Moyen Age mais avec la modernité des moyens de destruction : c’est une guerre d’usure, de position, de tranchées.

Les Allemands, les premiers, utilisent les gaz (chlore, phosgène, ypérite ou gaz moutarde) pour traquer et tuer comme des rats les soldats ennemis : un seuil technique et psychologique est franchi. Toutefois, les protections respiratoires élaborées contre la guerre chimique se révélèrent remarquablement efficaces et abaissèrent la terrifiante mortalité des premières attaques par gaz  : en fait, les gaz tueront beaucoup moins que les obus . 

En mai, l’Italie, après des négociations secrètes menées à Londres, entre en guerre aux côtés de la Triple Entente alors qu’une majorité de la population refuse toujours la guerre. C’est donc la Triple Entente qui avait le plus de « pourboires territoriaux «   à offrir à l’Italie !

Dans l’esprit de la guerre totale, les Turcs, alliés des Allemands, procèdent à la déportation massive des Arméniens : c’est le premier génocide du XXème siècle !

L’effort de guerre mobilise l’arrière et surtout les femmes qui remplacent les hommes dans les champs ou dans les usines. Pour financer la guerre, tous les Etats empruntent à l’intérieur (auprès du public, des banques commerciales) et à l’extérieur (en particulier aux Etats-Unis,

dans le cas des pays de l’Entente). Les banques centrales multiplient néanmoins les émissions de papier-monnaie non convertible en or. Les prix augmentent dans des proportions considérables : en fait, la Grande Guerre a donné naissance à l’inflation et les populations ont souffert, chaque année davantage, des réquisitions, des pénuries, des rationnements de toutes sortes. Mais la propagande officielle et le patriotisme profond aideront à faire face.

La résistance s’organise : par exemple, en Belgique occupée par les Allemands. L’infirmière anglaise Edith Cavell, qui faisait passer des soldats en Hollande neutre, est arrêtée : elle va être condamnée à mort et sera exécutée, pour dissuader les femmes d’entrer en résistance.

1916 : C’est l’enfer de Verdun, symbole de la bataille défensive de la France face à l’offensive allemande : 60 millions d’obus, 700.000 morts et blessés pour rien !

Mais c’est aussi un traumatisme sans précédent pour l’armée britannique : en une journée, le 1er juillet, 60.000 morts et blessés sur la Somme face aux Allemands !

Cette grande boucherie est décrite par le Français Henri Barbusse dans « Le Feu » tandis que le psychanalyste autrichien Sigmund Freud approfondit sa réflexion sur les névroses, la mort et le deuil et constate que l’Europe civilisée se comporte en barbare.

La « culture de guerre » se met aussi en place (ex. : la BD Bécassine qui diabolise l’ennemi : « on les aura les Boches »).

En Allemagne, la récolte catastrophique de pommes de terre amène la malnutrition des civils

et entame le moral et la cohésion nationale.

1917 : une année décisive ?
A l’arrière, le moral est en baisse : les sacrifices consentis ne sont guère payants, des mouvements de grève éclatent.

Sur le front, des mutineries expriment un malaise très profond du monde combattant et une aspiration indiscutable à la paix.

La Russie, secouée par la révolution bolchevique dirigée par Lenine, cesse le combat et s’apprête à signer une paix séparée avec l’Allemagne  (3 mars 1918). Est-ce la chance de l’Allemagne, débarrassée du front est ?

Mais les Etats-Unis vont entrer en guerre.

La guerre sous-marine menée par l’Allemagne représentait en effet un danger : des navires neutres, en particulier américains, risquaient d’être coulés. Dès 1914, Anglais et Allemands avaient déclaré que la mer du Nord serait considérée comme un champ de bataille.

Le Président américain, W. Wilson, avait protesté, en 1915, auprès des Allemands contre la guerre sous-marine, rappelant le droit des neutres, à la liberté des mers et avait aussi contesté le blocus anglo-français des côtes allemandes.

Le 7 mai 1915, le paquebot anglais Lusitania, parti de New York à destination de Liverpool est coulé au large de l’Irlande par une torpille allemande, lancée sans sommations. Parmi les 1198 morts figurent 128 citoyens américains. Les protestations américaines sont intenses mais finalement Wilson se contente de rappeler l’Allemagne au respect des règles internationales. Il faut savoir que ce bateau pouvait en temps de guerre être mis à la disposition de l’Amirauté. Il transportait, ce 7 mai, à n’en pas douter 5000 caisses de munitions, ce que le gouvernement allemand fit évidemment remarquer.

Finalement, les Etats-Unis entreront dans le conflit en avril 1917 car l’Allemagne, depuis février 1917, mène à nouveau une guerre sous-marine à outrance dans le but d’empêcher le ravitaillement de l’Angleterre par des navires marchands américains.

En outre, le 24 février 1917, les Anglais interceptent un message chiffré, adressé par le secrétaire d’Etat allemand aux Affaires étrangères Zimmermann, à son chargé d’affaires à

Mexico. Ce texte décodé et transmis à la Maison Blanche, promet au Mexique, s’il entre en guerre contre les Etats-Unis, l’aide financière de l’Allemagne pour la reconquête des territoires perdus en 1848 : Texas, Arizona et Nouveau-Mexique. La publication du document embrasa l’opinion américaine contre les Allemands. La guerre devenait inévitable.

Très vite plusieurs institutions gouvernementales sont créées pour assurer la mobilisation des forces économiques : par exemple l’U.S.Food Administration qui, dans le secteur agro-alimentaire, doit assurer à la fois les besoins intérieurs croissants et le maintien de l’importance de l’approvisionnement des Alliés (exemple : suite à l’appel du cardinal Mercier, pour aider les Belges qui vivent dans une profonde misère). En étroite collaboration avec le secteur privé, ces différents organismes publics permettent le maintien après 1917 du niveau des exportations vers l’Europe et consolident la balance commerciale américaine. De débiteurs, les Etats-Unis deviennent créanciers !
1918 : Au printemps 1918, les Allemands percent de nouveau le front en Flandre puis en Champagne ; ils se rapprochent dangereusement de Paris dont ils affolent la population en la bombardant avec des canons de longue portée (la grosse Bertha). Foch, devenu le premier généralissime des armées alliées, parvient à coordonner la défensive : c’est la seconde bataille de la Marne en juillet. Puis, il ordonne une contre-offensive générale sur tout le front ouest.

De plus, les Alliés détiennent des armes nouvelles qui leur permettent de relancer la guerre de mouvement : des escadrilles d’avions et des tanks. Beaucoup de responsables français ne veulent pas de paix blanche c’est-à-dire de paix sans victoire.

Par contre, l’armée allemande est épuisée et au bord de l’effondrement (pénurie d’hommes, de ravitaillement).Tandis que l’épidémie de « grippe espagnole » commence à ravager le monde (elle

fera entre 30 et 40 millions de morts en 1918-1919, mais elle n’est pas liée à la Grande Guerre), l’Allemagne demande l’armistice début octobre. Début novembre, la révolution éclate à Berlin, Guillaume II abdique, la République est proclamée : l’armistice est signé le 11 novembre, à Rethondes, en forêt de Compiègne.

Joie de la victoire pour les Alliés, traumatisme de la défaite pour l’Allemagne. Pour tous, un monde marqué par le deuil.
2 Les affiches
Références complètes des 4 affiches ci-dessous
G. CAPRANESI, Sottoscrivete al prestito, Officine dell’istuto italiano d’arti grafiche, Bergamo , dans diverses collections, notamment celle du Deutsches historisches Museum

Y. ELLSWORTH, J.L. GROSSE H.R. HOPPS et J.P. NUYTTENS, Catalogue de l’exposition sur les affiches américaines lors de la première guerre mondiale, Bruxelles :

Quand les affiches s'en vont en guerre. 1917-1918 ; deux années d'affiches de guerre américaines, Bruxelles, Musée royal de l'Armée et d'Histoire, 1986 (Catalogue d'exposition)
Help crush the menace of the seas

Auteur : Grosse J.L., s.d.

Imprimeur: O'Connor Fyffe Advertisers, New York,

N° d'inventaire du cabinet des estampes : I/9525,

Reproduction NB p. 98
Help the Belgian babies - Flower Day

Auteur : Nuyttens J. P., s.d.Imprimeur : The National Printig & Engraving Co., New York, Chicago

N° d'inventaire du cabinet des estampes : I/9842

Reproduction couleur p. 213
M. NEUMONT, sans titre, France, 1918, The Provincial Museum of Alberta, Government History , The Poster War
L’utilisation en classe aux seules fins pédagogiques des affiches reproduites dans le présent outil est permise avec mention de la source grâce à l’aimable autorisation du Musée royal de l’Armée et d’Histoire de Bruxelles, Belgique, du Royal Alberta Museum, Canada, et du Deutsches historisches Museum, Berlin, Allemagne. Les règles habituelles en matière de copyright valent pour toute autre utilisation.


OUTIL D’EVALUATION

Documents pour le professeur


Famille de tâches :

Cet outil appartient à la famille de tâches « Communiquer » qui demande à l’élève de concevoir, préparer et mener à bien une stratégie de communication d’un savoir historique en ayant recours à différents modes d’expression, écrit, oral, visuel ou audiovisuel. Pour de plus amples informations, voir le tableau général de présentation des familles de tâches




Titre :

Première guerre mondiale et propagande

Public cible :

Troisième degré (sixième année)




Epreuve : voir document pour l’élève




Préalables à l’épreuve :

L’élève maîtrise des savoirs relatifs

  • au contexte général de la guerre 1914-1918 (acteurs et déroulement)

  • aux mécanismes de propagande utilisés par les belligérants via l’affiche

L’élève a pris connaissance lors d’un cours antérieur du texte informatif (pp. 2-6) dont il devra se servir lors de l’épreuve. Les problèmes éventuels de compréhension auront été résolus.




Modalités de passation :

Durée de l’épreuve : 2 heures de cours

Forme du produit attendu : un poster

Supports à traiter : portefeuille de documentation (2 affiches américaines, une affiche française et une affiche italienne)

Outil mis à disposition : dictionnaire

Matériel requis : feuille A3, colle, ciseaux, feutres…


Compétences, savoirs et savoir-faire évalués dans le cadre de cette épreuve :


COMPETENCES du référentiel

Concevoir, préparer et mener à bien une stratégie de communication d’un savoir historique en ayant recours à différents modes d’expression, écrit, oral, visuel ou audiovisuel (compétence 4)

SAVOIRS – SAVOIR-FAIRE

Savoirs

  • acteurs et déroulement du premier conflit mondial

  • mécanismes de propagande utilisés par les belligérants via l’affiche

Savoir-faire

  • analyser une affiche de propagande

  • réaliser un poster pour communiquer de façon claire un savoir historique



Critères, indicateurs, niveaux de maîtrise et pondération


CRITERES

INDICATEURS

PROPOSITION D’EVALUATION CHIFFREE (1)

PROPOSITION D’EVALUATION NON CHIFFREE (1)




  1. Pertinence par rapport à la commande



Critère prioritaire




  1. Lisibilité et mise en relief des informations



Critère prioritaire




  1. Sélection et exactitude des informations


Critère prioritaire


  1. Langue







    5 Soin



Le poster

  • Comporte deux affiches (2 éléments à vérifier)

  • Chaque affiche est assortie de quelques informations contextuelles (2 éléments à vérifier)

  • Chaque affiche présente un mécanisme de propagande différent (2 éléments à vérifier)

  • Présence et mise en évidence du titre

  • Présence de mots-clés, de phrases courtes

  • Pas d’informations parasites, de répétitions inutiles ou de surcharge informative

  • Utilisation pertinente de codes visuels (couleurs, polices et taille de caractères, symboles, logos, encadrements, soulignements, …)

  • La composition est équilibrée (utilisation judicieuse de l’espace)

  • Présence de lien(s) visible(s) entre l'image et le texte (sous-titres, flèches, légendes)

  • Chaque affiche est correctement et complètement réfé­rencée (pays de provenance et date)

  • Le titre du poster est correct et complet: il comprend

3 informations (affiche, propagande, 14-18)

  • Les mécanismes de propagande sont correctement identi­fiés




  • Chaque mécanisme de propagande est caractérisé par au moins 2 éléments

  • Le contexte historique propre à chaque affiche est correctement explicité

  • Orthographe correcte

  • Syntaxe et lexique adéquat

  • Ecriture lisible, traits propres, collages soignés, absence

de ratures …


/3

(0,5 pt par élément à vérifier)

/1

/1

/1
/1

/1
/1

/1
/1
/2
/2
/2
/2
/1


Si 4 éléments sur 6 sont présents:

critère satisfait

Si 4 indicateurs sur 6 sont rencontrés
critère satisfait


Si les indicateurs 1 et 2 sont rencontrés ET si 2 mécanismes sont identifiés correctes :

critère satisfait


TOTAL




/20

L’élève a réussi s’il satisfait aux 3 critères prioritaires



(1) Le professeur a le choix entre une évaluation chiffrée et une évaluation non chiffrée.

Construire des épreuves d’évaluation similaires appartenant à la même famille de tâches






La présente famille de tâches, illustrée par l’exemple d’épreuve d’évaluation ci-dessus, doit sa spécificité à:

  • des supports en rapport avec les savoirs à communiquer

  • des savoirs pertinents en lien avec les moments- clés et préalablement appris

  • des procédures de travail préalablement exercées, nécessaires à la réalisation de la tâche. En particulier les modes de communication que l'élève devra mettre en œuvre (poster, frise, schéma, tableau, plan) auront fait l'objet d'un apprentissage


Pour rester dans la même configuration, et donc faire mobiliser les mêmes ressources, l’enseignant ne peut changer ces éléments. Par contre, il peut faire varier les paramètres suivants :


  • Les moments-clés qui font l'objet de la communication et les savoirs mobilisés (en fonction du moment-clé)

  • Le mode de communication


Annexe 1 : Principes élémentaires de propagande de guerre
Les principes de propagande de guerre énoncés ci-dessous reproduisent la table des matières de l’ouvrage d’A. MORELLI Principes élémentaires de propagande de guerre. Editions Labor, 2001, Bruxelles, p. 93.
1 Nous ne voulons pas la guerre

2 Le camp adverse est seul responsable de la guerre

3 Le chef du camp adverse a le visage du diable

4 C’est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers

5 L’ennemi provoque sciemment des atrocités ; si nous commettons des bavures, c’est involontaire

6 L’ennemi utilise des armes non autorisées

7 Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes

8 Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause

9 Notre cause a un caractère sacré

10 Ceux qui mettent en doute notre propagande sont des traîtres
Annexe 2 : 4 affiches à utiliser dans une perspective formative
Références complètes des 4 affiches ci-dessous

Y. ELLSWORTH, J.L. GROSSE H.R. HOPPS et J.P. NUYTTENS, Catalogue de l’exposition sur les affiches américaines lors de la première guerre mondiale, Bruxelles :

Quand les affiches s'en vont en guerre. 1917-1918 ; deux années d'affiches de guerre américaines, Bruxelles, Musée royal de l'Armée et d'Histoire, 1986 (Catalogue d'exposition)

Remember Belgium.

Auteur: Young Ellsworth, s.d.,Imprimeur : The United States Printing & Lithographic Co., New York,

N° d'inventaire du cabinet des estampes :I/9347

Reproduction en couleur p. 219.

Destroy this mad brute - Enlist.

Auteur : Hopps H.R., s.d.Imprimeur : A. Carlisle & Co., s.l.,

N° d'inventaire du cabinet des estampes : I/9852,

Reproduction NB p. 143.
F. ERLER, Helft uns siegen , Deutsches historisches Museum, Berlin,

http://www.dhm.de/lemo/objekte/pict/pl003487/
F.L. NICOLET, Be yours to hold it high! , Canada, 1918, The Provincial Museum of Alberta, Government History, The Poster War
L’utilisation en classe aux seules fins pédagogiques des affiches reproduites dans le présent outil est permise avec mention de la source grâce à l’aimable autorisation du Musée royal de l’Armée et d’Histoire de Bruxelles, Belgique, du Royal Alberta Museum, Canada, et du Deutsches historisches Museum, Berlin, Allemagne. Les règles habituelles en matière de copyright valent pour toute autre utilisation.


Outils d’Evaluation pour les Humanités générales et Technologiques

Famille de tâche 4 « Communiquer »

Première guerre mondiale et propagande

Décembre 2005

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