Discours normatifs et discours descriptifs





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sera infligé. Il parle au futur, car la psychanalyse est alors naissante. Freud a donc une vision relativiste de la place de l’homme dans l’univers dans la nature et même dans le contrôle de lui-même et l’importance de sa raison et de sa conscience comme bases de définition de son humanité (son relativisme qui s'oppose à l'ethnocentrisme, et à la vision cartésienne de la toute puissance de la raison humaine donc à Descartes) : il y a distanciation vis-à-vis de soi-même et des autres. Cela entraîne le rejet de la part des contemporains. L'argument avancé par ceux –ci et par nos contemporains à nous est que la psychanalyse n'est point une science, mais du charlatanisme. Ainsi, les scientifiques se protègent (défense psychique) en déclarant que la théorie freudienne de l’inconscient n’est pas une science, mais une idéologie.
À quoi reconnaît-on le discours scientifique d'un autre type de discours? Le discours scientifique est falsifiable ou réfutable (on peut prouver qu’il est vrai ou faux valide ou invalide). Comme on ne peut pas prouver que la psychanalyse est vraie ou fausse, alors la psychanalyse n'est pas une science on ne peut réfuter les hypothèses métapsychologiques par des vérifications cliniques. On ne peut pas prouver par la voie empirique que les hypothèses que Freud qualifie de métapsychologiques soient vraies ou fausses. On ne peut pas à l’issu d’un protocole expérimental prouver ce qui est avancé. Dès lors, Freud est selon l’approche scientifique positiviste ou scientiste, un faiseur d'idéologies.
Métapsychologie « Qui suit », « au-delà de » (du grec meta) la psychologie. Terme créé par Sigmund Freud dans sa correspondance privée avec Wilhelm Fliess, en 1896, puis défini comme suit, en 1915, dans L'Inconscient : « Nous ne trouverons pas déraisonnable de distinguer par un nom particulier le mode de considération qui est le plein achèvement de la recherche psychanalytique. Je propose que l'on doive nommer une présentation métapsychologique lorsque nous réussissons à décrire un processus psychique selon ses relations dynamiques, topiques et économiques ». La référence à Aristote est tacite mais évidente. Explicitations : Le point de vue dynamique considère que les formations psychiques - des rêves au caractère, en passant par les symptômes ou les idéaux - sont des processus temporels dont la stabilité est relative. Elles résultent de conflits entre des forces psychiques sous-jacentes, d'origine pulsionnelle, qui se dépensent dans l'entretien desdites formations et peuvent varier, entraînant des changements ou la disparition des formations psychiques correspondantes. Freud a apporté une rupture épistémologique, en psychologie et en psychiatrie, en introduisant un point de vue dynamique dans des études auparavant statiques.(...) http://www.universalis.fr/encyclopedie/NT01447/METAPSYCHOLOGIE.htm
Karl Popper dans les années 1960 sépare ainsi les sciences des idéologies du reste des discours. , Logik der Forschung (1934) qui a été traduit en anglais sous le titre The Logic of Scientific Discovery (1959) et en français en 1973 Logique de la connaissance scientifique, Paris Payot.

"Un énoncé, ou une théorie, est, selon mon critère, falsifiable si et seulement s'il existe au moins un falsificateur potentiel, autrement dit un énoncé de base possible qui soit en contradiction logique avec lui. Il est important de ne pas exiger que l'énoncé de base soit  vrai [en effet si on pouvait savoir à l'avance qu'il est vrai, on serait omniscient] . La classe des énoncés de base est qualifiée de telle manière qu'un énoncé de base décrit un événement logiquement possible, dont l'observation est aussi logiquement possible." (Karl Popper, Le réalisme et la science, Hermann, p.2)

La Logique de la connaissance scientifique, le livre majeur de Popper n'accorde d'importance à une théorie que si celle-ci est " testable ", c'est-à-dire si de la théorie on peut construire une expérience qui permettrait le cas échéant d'invalider la théorie. Une théorie prémunie contre tout risque de " falsification " n'est pas une théorie scientifique. C'est avec cette conception que Popper refuse la caractérisation de théorie scientifique tant au marxisme qu'à la psychanalyse parce que ces deux théories sont prémunies contre tout test qui pourrait les invalider (la théorie de la résistance dans le cas de la psychanalyse, la théorie de l'idéologie dans le cas du marxisme). Dans La connaissance objective, Popper modifie son point de vue et cette modification est passée inaperçue des thuriféraires du popperisme ordinaire. En effet, soutenir la nécessité d'une position réaliste en philosophie, c'est soutenir une thèse métaphysique non testable, c'est-à-dire non réfutable. Mais Popper introduit une distinction utile : si les théories métaphysiques sont non testables, elles peuvent néanmoins être rationnellement discutables. Bien que non testable, donc, le réalisme présente de bonnes raisons, des " arguments de poids ", " bien que non concluantes " dit Popper, d'être retenu comme la seule hypothèse sensée et l'idéalisme doit être rejeté comme " absurde ". Je voudrais ici me contentant de citer l'un de ces arguments de poids en faveur du réalisme :

Si le réalisme - ou, plus exactement, quelque chose qui se rapproche du réalisme scientifique - est vrai, la raison pour laquelle il est impossible de le prouver est évidente. La raison, c'est que notre connaissance subjective, même notre connaissance perceptive, consiste en dispositions à agir ; et qu'elle constitue donc une sorte d'adaptation, à titre d'essai, à la réalité ; que nous sommes, au mieux, des chercheurs et, en tout cas, faillibles. Il n'existe aucune garantie contre l'erreur. Du même coup, toute la question de la vérité et de la fausseté de nos opinions et théories perd manifestement tout son sens, s'il n'y a aucune réalité, si tout n'est que songes ou illusions.(6) .

(5)Il ajoute : " les marxistes n'ont fait qu'interpréter diversement le marxisme ; mais ce qui importe c'est de le transformer ". Cette variante parodique, due à Hochhuth, de la onzième thèse sur Feuerbach est, comme le dit Popper, " pleine d'à-propos ". (6). La connaissance objective, page 96 http://pagesperso-orange.fr/denis.collin/popper.htm#N_2_

Les sciences ont une caractéristique bien précise : à la fin de la démonstration scientifique, l'hypothèse de départ est validée car vérifiée ou invalidée infirmée soit par le protocole expérimental ou soit par la logique interne du raisonnement. Popper a le mérite de ne pas avancer que le protocole expérimental pose les frontières du vrai et du faux universel mais celle du valide et de l’invalide ce qui est fort dans sa théorie c’est qu’on ne sait qu’une théorie est scientifique que s’il y a pas possibilité de démontrer qu’elle est peut-être fausse : c’est le critère de falsifiabilité et qu’elle n’est toujours que probablement vrai « véri-similitude ». Car en sciences sociales, le critère de la vérité universelle est impossible, il n'existe souvent pas même des « règles générales » avec exceptions mais des règles particulières valables localement dans un ici et maintenant de l’objet étudié...
. La « vérisimilitude » est définie par The Oxford Dictionary of Philosophy , que je traduis ici : «Dans quelle mesure une hypothèse approche de la vérité. Le premier abord de la notion, qui est dû à Popper, identifie celle-ci avec la proportion à laquelle une théorie capture toute la vérité [...]. » - La fin de l’article souligne le caractère délicat de cette notion, étant donné que la vérisimilitude des théories peut varier avec les variations du langage dans lequel elle est conçue.

(…)En ce qui concerne directement la validité des théories scientifiques, je pense que Popper n’a jamais établi rien d’autre que ce qui suit :

1 il n’y a pas de théorie vraie ;

2 il y a des théories falsifiées ;

3 il y a des théories non encore falsifiées.

Angèle Kremer Marietti, L'épistémologie de Sir Karl Popper, est-elle irrésistible ?

2002 http://dogma.free.fr/txt/AKM_Popper03.htm

Exemple de la sociologie du vote : faut repérer les facteurs sociaux qui orientent + ou – le vote.

Dans les sciences humaines, le critère de falsifiabilité/vérité universelle/validité générale ne fonctionne pas. Il ne peut y avoir d'invalidation d'une théorie par une autre théorie. Ainsi, on peut avoir une explication du vote en termes sociologiques comme en termes psychologiques. Les deux analyses sont valides. Elles partent d'hypothèses différentes et mêmes si les types de validation sont identiques, elles aboutissent à des résultats différentes et à une compréhension différente du phénomène étudié qui sont souvent incomparables entre elles car elles ne partent pas des mêmes hypothèses.

Le critère de falsifiabilité des énoncés en sciences humaines ne permet pas facilement de savoir si on est en présence d’une science ou d’une idéologie car il est difficile à appliquer. Même en droit, il n’y a pas de doctrine qui invaliderait une autre doctrine.

Il faut donc quitter Durkheim, et suivre Weber et Elias. Comment définir la scientificité d’un discours sur la société, sur l’économie ? Reconnaître le fait qu’il y a un raisonnement hypothético-déductif avec une tentative d'explication dans un espace donné, à un moment donné, dans un secteur donné de la société. On va appliquer les hypothèses à cet exemple et on va essayer d'arriver à une compréhension d'un phénomène de manière certes partielle. Donc la connaissance ne se fait que par accumulation. Toutes les théories partielles sont valides en même temps même si elles se contredisent, puisqu'elles sont des vérités partielles. A l’intérieur du discours scientifique, on n’a pas les moyens de disqualifier une théorie par une autre.
André Siegfried invente la science politique en France. Il cherche des corrélations, des explications à l’orientation politique droite/gauche. Siegfried cherche les facteurs prédictifs statistiquement. Dans Tableau politique de la France de l’Ouest, il pose l’hypothèse qu’il va pouvoir trouver des régularités dans une élection en fonction de différents facteurs. Après l’étude de Durkheim sur le suicide (et les régularités dans la suicide), Siegfried dit « si l’enfer a ses lois, la politique doit avoir les siennes ». On doit pouvoir trouver des régularités dans les choix des électeurs. Il pose l’hypothèse de la rationalité des électeurs. D'où c'est bien un discours scientifique puisqu'il y a des régularités repérées qu’on cherche à comprendre.
A partir de 1870, Ernest Lavisse écrit une histoire politique, diplomatique, qui met en avant les identités nationales de la Gaule à la fin du 19e. Entreprise de 25 tomes. Il y a Le petit Lavisse pour les enfants et Le grand Lavisse pour les universitaires. Pose l'idée que la science la plus importante avec l'histoire et pour l'histoire après la guerre de 1870 c'est la géographie.
La science qui devient en 1870 une science utile aux acteurs politiques après l’économie politique au XVIII est la géographie (physique). Siegfried prend exemple dans le Tableau géographique de la France de Paul Vidal de la Blache, un universitaire. Paul Vidal de la Blache a professé un nationalisme de bon aloi. La France est un pays merveilleux, pays au climat tempéré (océanique, continental et méditerranéen). Il explique que la plaine d'Alsace est la continuation naturelle de la plaine de l'Ile de France. En face, les géographes allemands expliquent que l'Alsace est allemande notamment avec Théodore Ratzel (celui qui invente la géographie politique avant PVB).
LAVISSE HISTOIRE DE FRANCE

Cours moyen classes de 8e et 7e des lycées et collèges (Garçons et Jeunes filles)

Enfant,

Tu vois sur la couverture de ce livre les fleurs et les fruits de la France.

Dans ce livre, tu apprendras l’histoire de la France.

Tu dois aimer la France, parce que la nature l’a faite belle, et parce que son histoire l’a faite

grande.

E. Lavisse
RÉFLEXIONS GÉNÉRALES
ÉLÈVES DE NOS ÉCOLES,

La guerre que je viens de vous raconter est un des plus grands événements de l’Histoire universelle.

De grands peuples libres se sont alliés pour défendre la liberté du Monde.

Dans la commune victoire, la part de la France est grande.

Au commencement, nous étions presque seuls en face de l’ennemi. En l’arrêtant dans sa marche, nous avons donné le temps à l’Angleterre d’accroître ses forces militaires ; à l’Italie et aux États-Unis d’Amérique de se joindre à nous.

À la fin, lorsque les Alliés comprirent la nécessité d’un commandement militaire unique, ce fut un Français, le maréchal FOCH, qu’ils choisirent. pour les conduire à la victoire.

Enfants, vous serez les citoyens d’un pays libre et glorieux.

Soyez-en fiers, vous en avez le droit ; mais à qui devez-vous la liberté et la gloire? À vos pères et à vos frères, à ces combattants qui pensaient à vous pendant les années si longues de la terrible guerre. Pour vous, ils ont enduré des fatigues et des souffrances surhumaines. Pour vous, quinze cent mille d’entre eux sont tombés sur les champs de bataille.

Jamais une génération ne fut obligée autant que la vôtre au devoir de reconnaissance envers ses aînés.

Pour acquitter votre dette sacrée, vous vous dévouerez corps et âme au relèvement de la France, affaiblie par la ruine de sa richesse et par le sang qu’elle a perdu. Il faut que vous travailliez plus et mieux qu’on n’a jamais travaillé en France.

Au lendemain de la paix, une concurrence très vive entre les peuples s’annonce dans les domaines intellectuel, moral, économique. Ce n’est plus la guerre, mais c’est une lutte où se décidera l’avenir des Nations. Un Français nonchalant et mou serait l’équivalent d’un mauvais soldat, et le fainéant, un déserteur.

Écoliers de France, écoutez-moi bien : vos aînés ont eu « le jour de gloire » ; vous aurez vous, le jour de travail !

Et, si vous travaillez bien, chacun dans votre métier; si, en même temps que votre bien-être, vous avez en vue le bien de la communauté française; si vous vous aimez et aidez les uns les autres comme ont fait vos aînés dans la guerre héroïque, le jour de travail sera glorieux, comme a été le jour de gloire.

Mes enfants, moi qui vous parle et qui suis ému en vous parlant puisque vous êtes l’avenir de la Patrie, je suis un vieillard. Dans quelques semaines, j’atteindrai ma soixante-dix-septième année. Pendant près de cinquante ans, depuis le désastreux traité de Francfort, j’ai vécu dans une France vaincue, démembrée, humiliée. J’ai souffert de la défaite, du démembrement, de l’humiliation ! J’ai vu que, parce que la France était vaincue, l’Allemagne se croyait tout permis; son orgueil et ses ambitions menaçaient le genre humain. Mais, sans désirer la guerre, j’ai toujours espéré qu’un jour viendrait où la France prendrait sa juste revanche et où l’Humanité, grâce a elle, assurerait sa liberté et sa dignité; car France et Humanité ne sont pas deux mots qui s’opposent l’un à l’autre; ils sont conjoints et inséparables. Notre Patrie est la plus humaine des patries !
Vive la France ! Ernest LAVISSE. Septembre 1919.
Dès 1882, Ernest Renan dit qu’il faut avoir un lien affectif à l’espace naturel. Il rajoute une étape au raisonnement. Il parle de « vouloir vivre ensemble » qui s'appuie sur les souvenirs vécus ensemble. 

Au passage, la Savoie a été rattaché à la France en 1860 ainsi que Nice. .

Michel Winock et Milza parlent de « nationalisme fermé hexagonal », aujourd'hui il est limité à la défense du territoire.

Pour en revenir à Siegfried : Siegfried fait de la science politique après avoir échoué en politique (son père était élu au Havre) et de la géographie physique il passe à la géographie humaine (rapports sociaux, type d'habitat, rapports avec l'Eglise...). Il pose la distinction entre électorat du calcaire (gauche) et électorat du granit (droite). Siegfried dégage des chaînes explicatives : dans les zones granitiques, avec un habitat dispersé, dominé par les grandes propriétés, et dans des zones où l’on observe un catholicisme important, on a un électorat majoritairement de droite. En revanche, dans les zones calcaires, l’eau est plus rare, l’habitat regroupé, et les zones détachées du catholicisme, on a des bastions durablement ancrés à gauche.

Ainsi, en conclusion, cela nous permet de rappeler que le premier objet de la sociologie du politique, ce sont les élections.
« D'après une opinion courante, les élections ne sont qu'un domaine d'incohérence et de fantaisie. En les observant à la fois de près et de haut, je suis arrivé à la conclusion contraire. Si, selon le mot de Goethe, l'enfer même a ses lois, pourquoi la politique n'aurait-elle pas les siennes ? » Ainsi s'exprime André Siegfried dans son célèbre Tableau politique de la France de l'ouest sous la IIIe République (1).

Cet ouvrage est l'acte de naissance en France de la science des comportements électoraux. Les modèles explicatifs qui ont été développés depuis peuvent schématiquement se ranger dans deux catégories. Les modèles déterministes mettent l'accent sur les régularités du comportement électoral, cherchant à expliquer l'orientation du vote par l'appartenance des individus à un territoire, une société, un milieu donné. Les modèles stratégiques privilégient les acteurs par rapport aux structures et insistent sur la part d'indétermination et de liberté qui caractérise leurs comportements.
Les modèles déterministes

La géographie électorale a été, longtemps, la principale source d'information sur le vote. Elle met en relation leur inégale distribution sur le territoire avec les caractéristiques sociales et culturelles des unités territoriales ou « collectifs » où résident les électeurs. Partant de l'exemple de la Vendée, A. Siegfried résume l'influence déterminante du type d'habitat, des structures foncières et des traditions religieuses sur le choix électoral, par sa célèbre formule : « le granit vote à droite, le calcaire vote à gauche ». Le modèle siegfriedien sera critiqué dans les années 60 par Paul Bois, qui y réintroduit l'Histoire, cherchant dans les choix politiques présents la trace d'événements traumatiques passés. Prenant le cas de la Sarthe (2), où s'opposent l'est déchristianisé et de gauche et l'ouest catholique et conservateur, il montre que le clivage remonte à la grande Révolution et à la vente des biens nationaux. Celle-ci profite aux bourgeois des villes à l'est du département, rejetant les paysans de l'ouest, pourtant acquis aux idéaux révolutionnaires, mais frustrés dans leur espoir d'acquérir des terres, dans le camp des chouans.

Cette approche a toutefois ses limites. Si elle fait ressortir la logique territoriale des comportements collectifs, agrégés au niveau du canton, de la commune ou du département, elle ne permet pas d'en déduire le comportement des individus au sein de ces collectifs(3). Il faut attendre pour cela le développement des sondages d'opinion, après la Seconde Guerre mondiale. Ils permettent d'interroger directement les électeurs pour savoir qui vote pour qui, et pourquoi.
1. A. Siegfried, Tableau politique de la France de l'ouest sous la IIIe République, Armand Colin, 1980 (1913).

2. P. Bois, Paysans de l'ouest, Flammarion, 1971 (1re éd. 1960).

3 Voir le célèbre article de W.S. Robinson « Ecological correlations and the behavior of individuals», American Sociological Review, 15, 1950, sur « l'erreur écologique ».

Analysant la relation entre race et alphabétisation aux Etats-Unis, il montre que, si au niveau des neuf grandes divisions du territoire américain on observe une forte corrélation entre le taux d'analphabétisme et le poids de la population noire, elle s'atténue à mesure que se réduit la taille de l'unité d'observation, pour quasiment disparaître au niveau des individus. Les Noirs ne sont pas plus souvent analphabètes que les Blancs.
Nonna Mayer, « Dans les coulisses de l'isoloir », Sciences humaines, article de la rubrique « Enjeux » Mensuel N° 82 - Avril 1998, http://www.scienceshumaines.com/index.php?lg=fr&id_dossier_web=26&id_article=9841
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