Le Mont-Valérien, lieu d’histoire, lieu de mémoire





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Le Mont-Valérien, lieu d’histoire, lieu de mémoire
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Mont-Valérien1, jusqu’alors lieu de pèlerinage chrétien puis fort de la ceinture parisienne, est devenu, grâce au travail inlassable des associations des familles des fusillés et à la volonté politique du général de Gaulle, un haut-lieu de la mémoire nationale.

Pendant la guerre, dès 1941, des informations parviennent aux mouvements de la Résistance et à la France Libre à Londres sur le rôle tragique que les autorités allemandes attribuent à la forteresse du Mont-Valérien. De mars 1941 à août 1944, à l’abri dans une clairière discrète du bois sur le glacis sud-est, l’armée d’occupation fusille plus d’un millier de résistants et d’otages2.

Les informations sur ces exécutions, au Mont-Valérien, mais aussi à Châteaubriant, Bordeaux ou ailleurs, parviennent régulièrement à Londres et les émissions de la BBC en langue française « Propos du soir », « Honneur et Patrie » et « Les Français parlent aux Français » évoquent ces fusillades. Les noms de Gabriel Péri, Honoré d’Estiennes d’Orves, Boris Vildé, Anatole Levitsky, Pierre Walter, Léon-Maurice Nordmann, René Sénéchal, Georges Ithier-Lavergneau, Jacques Decour, Valentin Feldman ou Jacques Solomon, fusillés au Mont-Valérien, mais aussi d’autres, exécutés à Châteaubriant ou à Souge, sont cités. Les dernières lettres des martyrs sont aussi lues sur les ondes. Ainsi, le 25 décembre 1943, Maurice Schumann parle aux auditeurs : « Je relisais, cette nuit, l’anthologie déjà si vaste des dernières lettres d’otages et de martyrs fusillés (…) ce garçon, fusillé le lundi 9 mars 1942, neveu d’un aveugle de guerre et dont la mère a voulu, de l’île d’Haïti (…) nous envoyer le dernier adieu (…) écoutez (sa) voix : « J’ai la certitude que le monde de demain sera meilleur et plus juste, que les humbles et les petits auront le droit de vivre plus dignement, plus humainement… »3.

Le général de Gaulle, dans ses discours sur les ondes de la BBC, rappelle également le sacrifice des résistants et des otages. Le 25 octobre 1941, à la suite de l’exécution de 100 otages à Nantes et à Bordeaux, de Gaulle s’exclame : « En fusillant nos martyrs, l’ennemi a cru qu’il allait faire peur à la France ! ». Le mois suivant, à l’occasion du 11 novembre, le chef de la France Libre prononce un discours radiodiffusé vers la France : « Les pelotons d’exécution ne fusillent que de bons Français… ». Le 15 décembre, de nouveau, il évoque à la radio les fusillades allemandes en France : « Entre deux effusions avec l’un ou l’autre des hommes de Vichy, l’ennemi annonce qu’il va massacrer encore 100 Français. Il donne pour prétexte qu’avec tous ses canons, ses chars et ses mitrailleuses il est impuissant dans la guerre d’escarmouches engagée sur notre territoire entre ses troupes et des groupes francs français. A vrai dire, c’est tous les jours qu’il se venge en tuant des hommes, des femmes, des enfants, désarmés. Tantôt il le fait en secret, tantôt il le publie. Dans les deux cas, il ne manque pas de verser l’écume de sa rage dans le sang qu’il répand… ».

Lorsqu’en 1944, le général de Gaulle, président du Gouvernement provisoire de la République française, de retour en France, propose d’ériger un mémorial de la France pendant la Seconde Guerre mondiale, l’idée de « faire quelque chose » au Mont-Valérien s’impose.

Le 1er novembre 1944, le général de Gaulle rend « l’hommage de la Toussaint aux morts de la Résistance ». Il va d’abord se recueillir dans la clairière du Mont-Valérien, puis il se rend au fort de Vincennes, enfin, au cimetière d’Ivry-sur-Seine, principal lieu d’inhumation des fusillés de l’Île-de-France où il prononce une allocution : «  Ces morts, ces humbles morts, ces morts glorieux, c’est la pensée, c’est l’amour de la France qui les animait tous au moment de leur sacrifice, comme ils les avaient animés à toutes les heures de leur combat. Oui ! Tandis que la torture s’acharnait à réduire leur âme à travers la douleur de leur corps, ils confessaient la France, ils ne confessaient que la France. Et, à l’instant même où la rafale des fusils de l’ennemi se déchaînaient pour les abattre, ils criaient : « Vive la France ». Ils ne criaient que cela (…) Morts massacrés pour la France : Vous êtes notre deuil et notre orgueil, comme tous nos soldats, comme tous nos soldats qui sont tombés et qui tomberont encore jusqu’au dernier soir de la dernière bataille. Mais vous êtes aussi notre lumière, pour nous éclairer tout au long de la route qui mène à notre nouvelle grandeur ».

Parallèlement, les associations des familles des fusillés, souhaitant à la fois préserver le site, qui est encore une emprise militaire, et honorer la mémoire des résistants et des otages, organisent les premières cérémonies d’hommage.

Le 18 juin 1945, cinquième anniversaire de l’Appel de Londres, le général de Gaulle préside le défilé militaire sur les Champs-Élysées, puis il se rend au Mont-Valérien. Précédé de deux cents Compagnons de la Libération, le Général pénètre dans le fort avec les porteurs de la flamme recueillie à l’Arc de Triomphe. Il se recueille dans l’ancienne casemate, à proximité du poste de garde, où les condamnés attendaient la mort. Après être ressorti, il se penche sur une vasque de bronze et allume la flamme, symbole de la Résistance. Par cette action, de Gaulle consacre le Mont-Valérien comme lieu de la mémoire de la France au combat pendant la Seconde Guerre mondiale.

En septembre, le général de Gaulle demande à Henri Frenay, ministre des prisonniers, déportés et réfugiés, d’organiser à l’occasion du 11 novembre, une grande cérémonie en hommage aux Morts pour la France pendant la guerre de 1939-1945.

Rapidement, Henri Frenay est amené à se demander « quelle dépouille serait vraiment représentative de tous les soldats de 1940, les combattants clandestins, les hommes tombés sous les balles d’un peloton d’exécution, les déportés conduits à la chambre à gaz, les Français libres de Bir-Hakeim comme du Monte Cassino, les maquisards du Vercors ou du mont Mouchet ? ». « Non, écrit-il, il n’est pas possible que l’un d’entre eux seulement évoque pour la France tous ses enfants qui, pendant cinq ans, en France, en Afrique, en Asie, dans les bagnes allemands, ignorant tout les uns et les autres, obéissant seulement à leur conscience, sur terre, sur mer, dans les airs, avec ou sans uni­forme, sont morts pour la libération de la patrie. En dépit de la différence des lieux et des conditions dans lesquelles ils ont donné leur vie, tous, ou presque, étaient volon­taires et tous sont morts avec au cœur la même détermination et la même espérance. Il est essentiel que les cérémonies du 11 novem­bre prochain renforcent l’unité nationale en soulignant, malgré la diversité de leurs combats, l’unité profonde de nos morts, donc de la patrie (…) Les différentes catégories de nos combattants morts à la guerre devraient être représentés à la cérémonie au moins par la dépouille de l’un des leurs. Il ne serait pas inconnu bien au contraire, car son nom serait rendu public après avoir été tiré au sort Ils seraient ainsi 12 ou 15 »4. Finalement, le nombre est fixé quinze5.

Ensuite, Frenay imagine que les cercueils seront « transportés dans une sépulture provisoire. La sépulture définitive..., je la vois sous la forme d’un phare, semblable à ceux de l’Océan, érigé au point culminant du mont Valérien, là où tant de résistants ont été fusillés. Une crypte recevrait les corps et, pour que la capitale et les générations futures se souviennent, le phare, chaque nuit, émettrait sur Paris le V lumineux de la victoire»6. Dès lors, l’idée d’ériger le Mémorial de la Seconde Guerre mondiale sur le site du Mont-Valérien semble acquis.

Le lundi 29 octobre, à l’Hôtel national des Invalides, dans la salle des Drapeaux, « une brève et sobre cérémonie » réunit Henri Frenay, les ministres et les chefs d’état-major des trois armées, les représentants du Conseil national de la Résistance, des anciens combattants, des déportés, des prisonniers de guerre : « Nous avons procédé au tirage au sort des héros dont les dépouilles seront honorées par la nation : combattants de 1940, FFL, résistants, déportés, prisonniers, hommes de la France d’Outre-Mer... » écrit Henri Frenay7.

Le 5 novembre 1945, une circulaire lance une souscription nationale en faveur de l’érection d’un monument national au Mont-Valérien, « monument aux Français et Françaises de la métropole et des territoires d’Outre-Mer morts pour la France au cours de la guerre 1939-1945 ». Ouverte à partir du 11 novembre, elle est organisée par un comité national pour l’édification d’un monument commémoratif pour les morts de la guerre 1939-1945, sous le haut patronage du Gouvernement provisoire de la République française et de son président, le général de Gaulle.

Dans ses mémoires, le général de Gaulle écrit : « Le 11 novembre, je présidai la cérémonie de l’Etoile. Quinze cercueils, amenés de tous les champs de bataille, étaient rangés autour de l’Inconnu, comme si ces combattants venaient lui rendre compte de leur propre sacrifice avant d’être transférés dans une casemate du mont Valérien. Au pied de l’Arc, prononçant quelques mots, j’en appelai à l’unité et à la fraternité « pour guérir la France blessée. Marchons, disais-je, sur la même route, du même pas, chantant la même chanson ! Levons vers l’avenir les regards d’un grand peuple rassemblé » ! Sur le pourtour de la place, la foule était aussi chaleureuse que jamais »8.

Le discours du général de Gaulle, le 11 novembre 1945 : placer sous forme d’encart avec une photo de l’arc.

« Morts pour la France, mais triomphants comme elle ; tombés sur tous les champs de bataille où, soit dans la lumière, soit dans l’ombre, s’est joué notre destin ; ramenés par tous les che­mins de nos douleurs et de notre victoire ; voici donc ces morts revenus ! Symboliques de tant et de tant d’autres qui ont choisi la même gloire dans la même humilité ; groupés autour de celui-là, dont Dieu seul sait le nom et qui, sous la flamme sacrée, représente la fleur de notre race abattue dans les premiers combats de cette guerre de trente ans ; escortés par les ombres de tous ceux qui, depuis deux mille ans, donnèrent leur vie pour défendre le corps et l’âme de la patrie ; voici donc ces morts assemblés ! Mais, tandis que leur cortège fait monter les larmes à nos yeux et la fierté à nos cœurs, il faut que nous, fils et filles vivants de la France, nous entendions les leçons qu’ils viennent nous donner. Il faut que nous comprenions combien demeure éternellement précaire le salut de notre pays, puisqu’il fallut, au long de son Histoire, tant de sacrifices pour surmonter tant de dangers ! Il faut que nous reconnaissions que le bien de la patrie est tou­jours la loi suprême et que, dans la situation que lui font un monde dur et un temps difficile, tout, oui tout ! doit s’effacer devant le devoir de la servir.

Il faut que nous acceptions de nous unir fraternellement afin de guérir la France blessée. Fraternellement ! c’est-à-dire en taisant d’absurdes querelles pour marcher sur la même route, du même pas, en chantant la même chanson ! Tandis que ces morts font halte avant de gagner le haut-lieu d’où, pour toujours, ils veilleront sur la capitale, tandis qu’en tous points de nos territoires, en deçà et au-delà des mers, les hommes et les femmes qui vivent sous notre drapeau se recueil­lent dans le souvenir de notre gloire et de nos deuils, levons vers l’avenir les regards et les cœurs d’un grand peuple rassemblé.

Vive la France ! ».

Les corps des quinze combattants sont ensuite déposés au cours d’une prise d’armes solennelle dans une casemate du fort du Mont-Valérien transformée en caveau provisoire9. Sur la paroi est gravée la liste des noms, ainsi que l’inscription : « Nous sommes ici pour témoigner devant l’histoire que de 1939 à 1945 ses fils ont lutté pour que la France vive libre ».

Le 20 janvier 1946, le jour où de Gaulle quitte le pouvoir, un décret est publié au Journal officiel désignant les membres du « comité national pour l’édification d’un monument national au morts de la guerre 1939-1945 ». Toutefois, cette idée va rapidement être mise en sommeil après le départ du général de Gaulle.

En revanche, le Général, dès le 18 juin 194610, décide de se rendre au Mont-Valérien. Au milieu d’une foule considérable que le service d’ordre ne suffit à contenir, l’arrivée du général de Gaulle à la forteresse est saluée par une immense clameur : « Vive de Gaulle »11. Accompagné par l’amiral Thierry d’Argenlieu, grand chancelier de l’Ordre de la Libération, il se recueille dans le caveau provisoire où sont déposés les corps des quinze Morts pour la France, puis il rallume la flamme. Quatre jours plus tard, encore bouleversé par la cérémonie et l’accueil qui lui a été réservé, il confie à Claude Mauriac : « Il faudra que la cérémonie du Mont-Valérien se renouvelle tous les ans, que tous les ans la tombe de l’Inconnu et la terre des fusillés soient unies dans une même cérémonie symbolique, afin que les Français s’habituent à considérer comme un tout cette guerre de Trente Ans, où il y a eu des hauts et des bas, certes, mais qui s’est tout de même achevée par la victoire »12.

« La confiscation de la cérémonie (du 18 juin au Mont-Valérien) par le général de Gaulle prend la dimension d’un soufflet à l’égard du gouvernement » écrit l’historien Gérard Namer13. Serge Barcellini parle d’une « appropriation » du lieu par de Gaulle14.

Dorénavant, chaque 18 juin, accompagné du chancelier de l’Ordre de la Libération, des Compagnons de la Libération et par une foule nombreuse, le général de Gaulle rallume la flamme devant la crypte provisoire du Mont-Valérien15. Dans le même temps, les associations des familles des fusillés, fidèles à la mémoire de leurs proches, organisent des cérémonies, des prises d’armes dans la clairière, au cours desquelles les noms des fusillés sont rappelés. Il semble alors que seules les familles des fusillés et le général de Gaulle aient encore réellement la volonté de faire vivre ce lieu de mémoire et d’honorer la mémoire des martyrs, résistants et otages, fusillés au Mont-Valérien.

Pour leur part, les gouvernements de la 4e République, mis sur la touche par de Gaulle, s’intéressent peu au site de Suresnes. Certes, le président Vincent Auriol, après son élection à la présidence de la République, le 16 janvier 1947, rend un « hommage aux morts de la Résistance » en déposant une gerbe dans la clairière, inaugurant ainsi un geste repris par le président René Coty en janvier 1954, mais, si le site n’est pas abandonné, le projet d’un mémorial de la guerre 1939-1945 n’aboutira pas.

En juin 1948, le ministère des anciens combattants, à l’initiative de la préfecture de la Seine, émet l’idée de créer une nécropole nationale des morts de 1939-1945 regroupant les corps de 3100 combattants et victimes de la guerre non restitués et inhumés dans les cimetières de la région parisienne. Le 23 mars 1949, Félix Brunau, architecte en chef des bâtiments civils, est chargé de l’étude préalable. Cependant, il faut attendre octobre 1952 pour que le programme d’aménagement d’une nécropole nationale sur le glacis du Mont-Valérien soit établi. Il prévoit le regroupement d’environ 3000 corps, l’érection d’un monument avec aménagement d’une crypte, le raccordement de la nécropole avec le « circuit du souvenir », le placement d’une lanterne des morts et la construction d’une maison des gardiens.

Par la suite, malgré la dépose dans la casemate, le 26 avril 195416, d’une urne contenant des cendres prélevées dans les camps de concentration et la création, en mai, d’une commission exécutive de travail pour l’édification du mémorial du Mont-Valérien présidée le ministre des anciens combattants et le grand chancelier de l’Ordre de la Libération, l’amiral Thierry d’Argenlieu, l’idée d’une nécropole nationale et d’un mémorial semble mise en suspens.

Le 1er juin 1958, le général de Gaulle, appelé par le président de la République René Coty, est investi à la présidence du Conseil par l’assemblée nationale. Rapidement, le nouveau président du Conseil démontre que sa détermination à ériger au Mont-Valérien le mémorial de la France au combat et que les corps des seize Morts pour la France reçoivent leur sépulture définitive est intacte.

Le 21 juin, lors d’une visite sur le site, Edmond Michelet, ministre des anciens combattants, bien conscient de la volonté du Général, déclare être décidé à « aller très vite »17. Le procès-verbal de cette réunion du 21 juin note : « Le général de Gaulle, président du Conseil, désire que ce projet soit enfin réalisé ». Le 10 juillet, à l’occasion d’une première réunion au ministère des anciens combattants, rue de Bellechasse, le colonel Ponchardier, représentant du général de Gaulle18, esquisse le projet : « Le monument est érigé à la gloire de la France Combattante, il devra comporter une crypte privée appelée à recevoir les 16 dépouilles actuellement déposées dans la crypte du fort, les abords seront aménagés de telle sorte que les cérémonies puissent grouper au moins 5000 personnes avec parking »19. Le général de Gaulle ne se contente pas de suivre le projet : il souhaite en être le maître d’œuvre.

Lors des réunions suivantes, l’idée d’aménager une nécropole est « momentanément ajournée » et il est décidé de « porter tous les efforts sur l’érection d’un monument à la gloire de la France Combattante » comme le réclame le colonel Ponchardier.

Le 23 novembre 1958, le général de Gaulle signe un décret relatif à la constitution d’un mémorial de la France Combattante sur les glacis sud-est de la forteresse du Mont-Valérien. Quatre jours plus tard, Félix Brunau est nommé directeur des travaux et architecte d’opérations pour la réalisation technique d’un haut-lieu de la France Combattante au Mont-Valérien. Le 24 décembre 1958, le général de Gaulle donne son accord au projet présenté par Brunau.

Après 15 mois de travaux, le Mémorial de la France Combattante est inauguré, le 18 juin 1960, par le général de Gaulle, Président de la République. La veille, dans la nuit, lors d’une imposante cérémonie, chacun des cercueils des seize combattants, accompagné de six porteurs de torches, a été transféré dans la crypte. Les cénotaphes, présentés en arc de cercle et recouverts du drapeau tricolore, entourent l’urne contenant les cendres de déportés inconnus. Un emplacement de caveau, le n°9, reste vide : il est réservé au dernier Compagnon de la Libération. Sur le tympan de la nef figure l’inscription qui avait été gravée sur la paroi de la casemate du fort, crypte provisoire.

Le monument est érigé près de la clairière des fusillés, contre le mur d’enceinte sud-est du fort, sur une esplanade de plus de 10 000 m2, dont la forme symbolise le V de la croix de Lorraine20. Le Mémorial est formé d’un mur de grès rose de 150 mètres de long. Il porte seize hauts-reliefs en bronze, œuvres de seize sculpteurs différents, qui rappellent, par des allégories, l’héroïsme des combattants et les formes multiples du combat. Au centre, se dresse une croix de Lorraine de 12 m de haut devant laquelle brûle une flamme permanente, sur un pavois d’airain. Sous la croix s’ouvrent deux portes en bronze : l’une débouche sur l’escalier qui mène au parcours du souvenir, l’autre donne accès à la crypte funéraire, creusée dans la roche.
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