Le Mont-Valérien, lieu d’histoire, lieu de mémoire





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Encarts les 16 hauts reliefs : (1 photo par sculpture)

Jacques Rivière : Colmar. Deux mains se tendent dans un geste d’offrande vers les armoiries de Colmar qui forment aussi l’étoile de l’espérance. Entrée en Alsace le 18 novembre 1944, la 1ère armée française reprend Mulhouse. Il faut attendre le 9 février 1945 et la dure bataille de la poche de Colmar pour que l’Alsace soit définitivement libérée.

Georges Saupique : Casabianca. Le sous-marin échappe à l’étreinte des tentacules d’une pieuvre. Le sous-marin Casabianca réussit, le 27 novembre 1942, à s’échapper du port de Toulon investi par l’armée allemande. Il participe ensuite à de nombreuses missions sur les côtes de Corse et de Provence.

Marcel Dambois : Paris. Dans une alvéole représentant les contours de la ville de Paris, la main de l’occupant, empoignée par la Résistance qui brise ses chaînes, est contrainte de lâcher prise. Insurgée depuis le 19 août 1944, la capitale est libérée par la 2e DB du général Leclerc le 25 août.

Raymond Corbin : Maquis. Dans l’ombre des forêts, les maquisards guettent, prêts à frapper. Vigilante et résolue, la France veille sur eux. Réfractaires au service du travail obligatoire, patriotes désireux de reprendre la luette, proscrits échappant à la répression ou à la déportation, se retrouvent dans les zones refuges où ils forment des groupes armés qui participent à la libération nationale.

René Leleu : Alençon. Tel le phénix renaissant de ses cen­dres, l'armée française livre sa première grande bataille sur le sol enfin retrouvé de la Mère patrie. Le 12 août 1944, la 2e DB du général Leclerc délivre la ville d’Alençon.

Pierre Duroux : Saumur. Le sol­dat tombe, mais son sacrifice ne sera pas vain. Du 19 au 21 juin 1940, les cadets de l'école de cavalerie, renforcés par des tirailleurs, des dragons, des élèves-aspirants de Saint-Maixent, livrent un combat désespéré contre la Wehrmacht pour l'honneur de l'armée française.

Henri Lagriffoul : la Déportation. Dans un suprême effort, deux mains émaciées tentent d'arracher les barbelés qui lacè­rent un cœur torturé. Opposant à l’occupation, membre d’un réseau ou d’un mouvement de Résistance peut être déporté en Allemagne, quand il n’est pas fusillé. Les mesures frappant spécifiquement les Juifs conduisent des dizaines de milliers d’entre eux vers les camps d’extermination.

Claude Grange : les Forces aériennes françaises libres. Malgré la menace des rapaces dont les serres se referment inexorablement, les liaisons seront assurées et les accomplies. Formées en juillet 1940, les Forces aériennes françaises libres pourchassent les forces de l’Axe dans le ciel de Grande-Bretagne, d’Afrique, de l’URSS, de France et d’Allemagne. Leurs parachutistes combattent en Crète, en Afrique du Nord, en France aux Pays-Bas et en Indochine.

Alfred Janniot : L'action. A l’armistice s’oppose la volonté de poursuivre le combat que symbolise l’appel du 18 juin du général de Gaulle. La France Libre est la manifestation de cette volonté d’agir de même que toutes les initiatives individuelles qui donneront naissance à la Résistance intérieure. La France Libre poursuit le combat et serre dans ses bras ses fils immolés pour que la Patrie survive.

Aimé Bizette-Lindet : Le Fezzan. La Nation, symbolisée par un lion blessé mais toujours debout, attaque et pourchasse l'ennemi sur ses territoires les plus lointains. Parti du Tchad, le colonel Leclerc s’empare de Koufra, poste italien en Libye, le 2 mars 1941. Il fait alors le serment de ne s’arrêter que lorsque le drapeau français flottera sur Metz et Strasbourg.

Maurice Calka : Les fusillés. Lacéré par les balles du peloton d'exécution, l'homme n'est plus qu'une matière sans visage et sans forme. De sa chair pitoyable se lève l'anathème contre l'oppression et la guerre. Parce qu’ils ont décidé de reprendre la luette contre l’occupant ou parce qu’ils sont livrés comme otages, nombre de Français et d’étrangers sont fusillés par les Allemands entre 1940 et 1944.

Ulysse Gemignani : Cassino. Avec pour horizon les montagnes qui bordent le mont Cassino, saisi dans le carcan de l'armée française d'Italie, l'aigle ennemi commence à faiblir. Point fort de la Résistance allemande en Italie, en 1944, le mont Cassino tombe entre les mains des Alliés grâce à la brillante manœuvre du général Juin et du corps expéditionnaire français du 13 au 18 mai.

Raymond Martin : Bir-Hakeim. Après une Résistance sublime, la division française, livrée à ses seules ressour­ces, force par le glaive le barrage d'acier et de feu qui l'encercle. Du 27 mai au 10 juin 1942, la 1ère brigade française libre du général Koenig défend la position de Bir-Hakeim, en Libye, contre les forces de l’Axe du général Rommel. Elle refuse de se rendre, rompt l’encerclement et rejoint les lignes britanniques.

Robert Juvin : Narvik. Comme une nef percée de flèches, mais toujours à flot, le corps expéditionnaire français, en dépit de tous les périls, quitte la Norvège, pavillon haut. En Norvège, des unités françaises commandées par le général Béthouart, débarquent aux côtés des Britanniques dans le secteur de Narvik et s’emparent de la ville le 28 mai 1940. Les Alliés sont alors en mesure de chasser les Allemands de Norvège, mais les événement sur le front français les obligent à rembarquer du 3 au 8 juin.

René Andrei : Sienne. A Sienne, symbolisée par le cheval, la France force la victoire à rallier définitivement les rangs des Alliés. Cette ville, joyau de la Toscane, est libérée le 3 juillet 1944 par la 3e division algérienne du général de Monsabert sans qu’autant dégât n’ait été occasionné à la ville.

Louis Dideron : Le Rhin. Strasbourg, mutilée mais indomptée, brise ses chaînes et libère le GRAND fleuve. Trois étapes de la marche victorieuse de l’armée française vers le cœur de l’Allemagne sont jalonnées par le Rhin : le 19 novembre 1944, la 1ère DB atteint le Rhin à Rosenau ; le 23 novembre, la 2e DB libère Strasbourg et tient le fleuve face à Khiel ; le 31 mars 1945, la 1ère armée française franchit de vive force le Rhin à Spire et Gemersheim.

Encart : Les seize Morts pour la France de la crypte du Mont-Valérien (en accompagnement d’une photo de la crypte)

Berty Albrecht, née le 15 février 1893 à Marseille, Bouches-du-Rhône.

Résistante, membre du mouvement « Combat ».

Décédée à la prison de Fresnes en juin 1943. Compagnon de la Libération.

Allal Ould M'Hamed Ben Semers, né en 1920 au douar Bourjaa, Maroc.

Soldat au 1er régiment de tirailleurs marocains.

Tué à l'ennemi le 6 octobre 1944 à Briançon, Hautes-Alpes.

Raymond Anne, né le 17 décembre 1922 à Villers-Bocage, Calvados.

Sergent FFI, dit « Filochard » dans la Résistance.

Tué à l'ennemi le 21 juillet 1944 à Vassieux-en-Vercors, Drôme.

Henri Arnaud, né le 24 août 1907 à Paris.

Commandant la 4e escadre de chasse.

Tué à l'ennemi le 12 septembre 1944 à Roppe, Territoire de Belfort.

Boutie Diasso Kal, né en 1919 à Kayoro, Burkina Faso.

Soldat au 16e régiment de tirailleurs sénégalais.

Tué à l'ennemi le 28 mai 1940 à Fouilloy, Somme.

Georges Brière, né le 24 décembre 1922 à Reims, Marne.

Matelot au 1er régiment de fusiliers marins.

Tué à l'ennemi le 25 novembre 1944 à Giromagny, Territoire de Belfort.

Jean Charrier, né le 1er juin 1920 à Paris.

Soldat au 152e régiment d'infanterie.

Tué à l'ennemi le 26 décembre 1944 à Courtelevant, Territoire de Belfort.

Maurice Debout, né le 30 décembre 1914 à Arras, Pas-de-Calais.

Prisonnier de guerre.

Fusillé le 13 mars 1944 à Oberhonau, Bavière.

Maurice Duport, né le 7 avril 1919 à Salon-de-Provence, Bouches-du-Rhône.

Sous-lieutenant au 22e bataillon nord-africain.

Tué à l'ennemi le 4 mai 1944 à San Clemente, Italie.

Edmond Grethen, né le 23 mars 1898 à Thionville, Moselle.

Inspecteur en chef de la Garde indochinoise.

Fusillé par les Japonais le 16 mars 1945 à Thakhek, Laos.

Hedhili Ben Salem Ben Hadj Mohamed Amar, né en 1913 à Hergla Caidat, Tunisie.

Soldat au 4e régiment de tirailleurs tunisiens.

Tué à l'ennemi le 16 juin 1940 à Aunay-sur-Auneau, Eure-et-Loir.

Renée Lévy, née le 25 septembre 1906 à Auxerre, Yonne.

Résistante, membre du réseau du Musée de l’Homme, déportée en Allemagne.

Décapitée le 31 août 1943 à la prison de Cologne, Allemagne.

Maboulkede, né en 1921 à Dangarare, Tchad.

Soldat au 24e bataillon de marche.

Décédé le 22 août 1944 à La Garde, Var.

Antoine Mourgues, né le 13 octobre 1919 à Lorient, Morbihan.

Caporal-chef au bataillon du Pacifique.

Tué à l'ennemi le 1er novembre 1942 à El Mreir, Libye.

Alfred Touny, né le 24 octobre 1886 à Paris.

Résistant, fondateur du mouvement « Organisation civile et militaire » (OCM)

Fusillé en avril 1944 à Arras, Pas-de-Calais. Compagnon de la Libération.

Pierre Ulmer, né le 24 juillet 1916 à Châtellerault, Vienne.

Dragon du 4e régiment de dragons portés.

Tué à l'ennemi le 24 mai 1940 à la Ferme de Berthonval, Pas-de-Calais.

Deux années plus tard, le 10 mars 1962, Raymond Triboulet, ministre des anciens combattants, inaugure la seconde composante du site mémorial du Mont-Valérien, le parcours du souvenir qui permet de parcourir depuis la chapelle le chemin suivi par les condamnés jusqu’à la clairière, lieu des fusillades.

C’est alors l’apogée de la politique mémorielle gaullienne, puisque le mois suivant (le 23 juillet), le Général inaugure le Mémorial national de la Déportation, la nécropole nationale et la sépulture du déporté inconnu au Struthof, dans le Bas-Rhin. Le 12 avril 1962, à Paris, sur l’île de la Cité, il inaugure le Mémorial des Martyrs de la Déportation. Enfin, à l’occasion du 20e anniversaire du débarquement de Provence, le Président de Gaulle consacre le Mémorial du débarquement de Provence au Mont-Faron, dans le Var.

Toutefois, malgré la volonté du général de Gaulle d’unir fraternellement tous les combattants français de 1939-1945 et malgré l’inauguration du parcours du souvenir, la clairière des fusillés, au milieu du bois du Mont-Valérien, semble « masquée » derrière l’œuvre monumentale – le Mémorial de la France Combattante. De plus, si les noms des Morts pour la France qui reposent dans la nouvelle crypte sont connus, ceux des fusillés du Mont-Valérien, à l’exception des héros de la Résistance (Gabriel Péri, Honoré d’Estienne d’Orves, entre autres), sont ignorés, pire même, on ne connaît pas précisément le nombre de résistants et d’otages fusillés sur le site.

Certes, au centre de la clairière, une dalle21, inaugurée le 2 novembre 1959, lors de la cérémonie de la pose de la première pierre du Mémorial de la France Combattante, rappelle qu’« Ici, de 1940 à 1944, tombèrent plus de 4500 résistants fusillés par l’ennemi pour leur indomptable foi dans les destins de leur pays », mais l’origine de ce chiffre de 4500 est douteuse. Si l’abbé Franz Stock, qui accompagna à la mort un grand nombre des fusillés, estime leur nombre à plusieurs milliers, l’étude menée, dès février 1945, par l’adjudant Robert Dor, fait état de 939 exécutions. Par la suite, les études menées en 1987 par Serge Klarsfeld et l’association « Les fils et filles des déportés juifs de France » et en 1989 par la Délégation à la mémoire et à l’information historique du ministère des anciens combattants aboutissent respectivement à des listes de 953 et 1039 noms.

Même si le lieu a été choisi par le général de Gaulle en raison de son utilisation, par l'occupant nazi, comme lieu d'exécution de résistants et d'otages, et si le parcours du souvenir relie effectivement la crypte et la clairière, il semble que derrière l’imposant Mémorial de la France Combattante reconnu comme un haut-lieu de la mémoire nationale, les fusillés soient restés au second plan et que seules les associations des familles des martyrs, inlassablement, entretiennent le souvenir de leurs proches.

Il faut attendre 1997 et l’initiative du sénateur Robert Badinter pour qu’enfin cette mémoire, celle des fusillés, soit, elle aussi, reconnue officiellement à sa juste place.

En octobre 1997, dans son rapport n° 40 « Proposition de loi relative à l’édification d’un monument au mont Valérien portant le nom des résistants et des otages fusillés dans les lieux de 1940 à 1944 », maître Badinter, sénateur des Hauts-de-Seine, rappelle que « l’idée dominante du concepteur du Mémorial, M. Félix Brunau, a été de maintenir les lieux en l’état. En conséquence, près du mât aux couleurs, seule une simple dalle posée au sol évoque ceux qui tombèrent en ces lieux.... Or, paradoxalement, les noms des fusillés du Mont-Valérien ne sont gravés nulle part dans ces lieux où ils connurent l’ultime sacrifice. Les nombreux visiteurs qui viennent s’y recueillir ne sont ainsi pas en mesure de connaître les noms de ces héros qui restent anonymes. Et que dire des familles qui voient ainsi ignoré le nom de celles et ceux qui sont tombés en ces lieux pour la France ». Robert Badinter propose au Sénat le vote d’une loi pour « combler cette regrettable omission ».

Rappelant que le Mémorial de la France Combattante est d’abord un haut-lieu de sacrifice car « là ont été fusillés des patriotes d’origines, de convictions, de confessions différentes, tous réunis par l’amour de la France et la passion de la liberté », l’article 1 de la proposition de loi prévoit l’édification d’une monument au Mont-Valérien qui porterait le nom des résistants et des otages fusillés dans le lieu de 1940 à 1944. La loi est votée le 22 octobre 1997.

En mars 1998, soutenant l’initiative de maître Badinter, le ministre des anciens combattants, Jean-Pierre Masseret, décide de créer une commission en vue de rendre hommage aux fusillés du Mont-Valérien avec pour mission « d’établir la liste nominative la plus exhaustive possible des fusillés et d’émettre un avis quant aux conditions de la matérialisation de cet hommage ». La commission est notamment composée de « quatre personnalités qualifiées » chargées d’établir cette liste nominative22. En janvier 1999, cette commission établit une première liste de noms23.

Le 11 janvier 1999, la commission retient l’emplacement du futur monument rendant hommage aux fusillés en face de la chapelle. Au début de 2000, Pascal Convert remporte le concours avec son projet de monument en forme de moule de cloche qui rassemble la communauté par l’appel du tocsin, le glas des morts et la sonnerie de la victoire. Haute de 2,18 m, en bronze, le monument porte en relief poli et verni sur métal sombre, classée par année, par date de décès, la liste alphabétique des 1 014 fusillés du Mont-Valérien jusque là identifiés24. Estimant qu’une liste exhaustive des martyrs ne pourra sans doute jamais être établie, la commission du Mont-Valérien a souhaité qu’une dédicace soit inscrite sur le monument : « Aux résistants et aux otages fusillés au Mont-Valérien par les troupes nazies 1940-1944 et à tous ceux qui n’ont pas été identifiées ». Un espace vierge a été volontairement laissé sur l’anneau situé à la base de la cloche pour y graver le nom de ceux encore anonymes aujourd’hui…

Malgré les différents aménagements mémoriels évoqués ici, le Mont-Valérien est resté dans son état d’origine. Cela lui confère une importante puissance évocatrice, mais ne permet guère la diffusion d’un discours historique et pédagogique, pourtant indispensable à la compréhension du lieu, et ce d’autant plus que la sociologie des visiteurs évolue : d’un public essentiellement familial ou « ancien combattant », les visiteurs se composent aujourd’hui en majorité de jeunes et de scolaires, n’ayant pas connu l’époque.

Dans le cadre de la politique de mise en valeur des hauts-lieux de mémoire, qui aura vu la création du Centre européen du résistant déporté au Struthof et la rénovation de la salle pédagogique du Mémorial des guerres en Indochine à Fréjus, le ministère de la Défense a entrepris de rénover le site du Mont-Valérien. Exprimant l’ensemble des sensibilités des mémoires combattantes et résistantes du site, le projet mené vise à insérer le lieu dans un contexte plus global et à étoffer l’offre muséographique, grâce à un centre d’information et à une exposition permanente.

Situé sur l’esplanade du Mémorial de la France Combattante, le nouveau centre d’information, construit dans le prolongement du pavillon des gardiens, permet un meilleur accueil du public. Conçu sous la forme d’un espace multimédia, le centre d’information permet d’accéder aux bases de données de fusillés d’Ile-de-France, via des bornes interactives, avec la liste des noms, accompagnés de numérisations de lettres, photographies, documents d’archives etc. se rapportant à chaque individu. Une place particulière est également consacrée aux Compagnons de la Libération. Par ailleurs des écrans diffusent des extraits des images d’actualité des archives sur la mémoire des fusillés après-guerre en Île-de-France, ainsi que sur le Mémorial de la France Combattante et les cérémonies qui s’y sont déroulées.

L’exposition permanente « Résistance et répression 1940-1944 » se tient dans l’ancien bâtiment d’écurie qui fait face à la chapelle, au début du parcours du Souvenir. Elle est consacrée aux « fusillés et à la répression en Île-de-France », et permet d’inscrire le Mont-Valérien dans son contexte historique et géographique. L’exposition retrace l’évolution des politiques de répression et le parcours des fusillés, depuis leur arrestation et leur internement jusqu’à leur exécution. Elle présente les différents sites d’emprisonnement, de fusillade et de sépulture en Ile-de-France. La partie centrale est dédiée aux lettres de fusillés, ces ultimes traces laissées à leurs familles, seuls témoins de l’engagement et du martyr de ces hommes.

Au fil des pages de cet ouvrage, le lecteur pourra retrouver l’ensemble des documents et textes présentés dans l’exposition. Les articles des historiens Thomas Fontaine et de Thomas Pouty apportent une lecture plus approfondie de l’importance du Mont-Valérien dans le système répressif des forces d’occupation. L’architecte Julien Joly revient quant à lui sur l’essence même d’une intervention dans un lieu de mémoire en présentant les grandes lignes directrices du projet de mise en valeur du Mont-Valérien.

Avec les nouveaux espaces de visite, qui permettent de moderniser l’accueil du public, tout en développant l’offre, notamment pédagogique en direction des plus jeunes, l’objectif est de susciter un nouvel intérêt pour ce site hautement symbolique de la Seconde Guerre mondiale et de la mémoire de la Résistance, des Résistances, conformément au souhait du général de Gaulle.

1 Sur le territoire de la commune Suresnes dans le département des Hauts-de-Seine.

2 Le Mont-Valérien est le principal site d’exécution de la région parisienne et de toute la zone occupée. Le stand de tir du ministère de l’Air, place Balard dans le 15e arrondissement de Paris, est réquisitionné par l’occupant à partir de l’été 1942. Plus de 150 personnes y sont exécutées. D’autres sites, le fort de Vincennes, Chatenay-Malabry par exemple, sont également le lieu, en zone occupée, de fusillades.

3 Il s’agit de Tony Bloncourt fusillé au Mont-Valérien.

4 Henri Frenay, La nuit finira, Robert Laffont, 1973, page 548.

5 Un seizième corps, symbole de la lutte contre les Japonais en Indochine, les rejoint en 1952.

6 Henri Frenay, Idem.

7 H. Frenay, Idem.

8 Charles de Gaulle, Les Mémoires de guerre, L’Unité, Le Salut, Gallimard, 2000, page 858.


9 Cette ancienne casemate où le général de Gaulle s’est recueillie le 18 juin 1945.

10 Et deux jours après son discours de Bayeux dans lequel il fustige la nouvelle 4e République et se prononce en faveur d’un pouvoir exécutif fort.

11 Témoignage de Jacques Vendroux, beau-frère du Général et député du Pas-de-Calais cité par Jean Lacouture, De Gaulle, le politique, Seuil, 1958, page 274.

12 Claude Mauriac, Aimer de Gaulle, Grasset, 1978, page 308.

13 Batailles pour la mémoire », Gérard Namer, Papyrus, 1983, page 170.

14 « Sur deux journées nationales commémorant la déportation et les persécutions des années noires », Serge Barcellini, article paru dans Vingtième siècle, revue d’histoire, n°45, janvier-mars 1945.

15 Cette cérémonie est organisée par la chancellerie de l’Ordre de la Libération, les services de l’Etat n’interviennent pas.

16 Le transfert a lieu lors de la première cérémonie officielle commémorant la journée nationale du souvenir de la déportation. Cette journée nationale a lieu tous les derniers dimanches du mois d’avril.

17 Procès-verbal de la réunion tenue le samedi 21 juin 1958 au Mont-Valérien (archives du bureau des archives des victimes des conflits contemporains à Caen, SHD).

18 Un arrêté du 20 juin 1958 du ministre des anciens combattants charge le colonel Ponchardier, « en sa qualité de délégué du général de Gaulle », de la réalisation d’un haut-lieu de la France Combattante au Mont-Valérien.

19 Procès-verbal de la conférence tenue le 10 juillet 1958 pour l’aménagement du Mont-Valérien (archives du bureau des archives des victimes des conflits contemporains à Caen, SHD).

20 Depuis le 18 juin 1960, l’esplanade de la France combattante est le lieu de nombreuses cérémonies, et notamment de celle qui commémore l'appel du général de Gaulle le 18 juin 1940, organisée sous l’égide de la Chancellerie de l'Ordre de la Libération. Elle regroupe les plus hautes autorités de l'État, les Compagnons de la Libération, leurs familles et celles des Compagnons décédés, ainsi que les représentants des villes et unités militaires titulaires de l’Ordre. Depuis 2006, la cérémonie officielle du 18 juin fait partie des journées nationales annuelles de commémoration.

21 Cette dalle est identique par sa dimension et son matériau, le grès, à celle installée à la Clairière de Rethondes et célébrant la victoire dans la guerre de 1914-1918. L’initiative de la pose de la dalle semble revenir aux associations.

22 Raymond Triboulet (ancien ministre), Arsène Tchakarian, Léon Tsevery et Florence Sekhraoui, historiens. L’ensemble des associations oeuvrant pour la mémoire des fusillés et du site est représentée au sein de la commission.

23 Cette liste est régulièrement mise à jour par la découverte de nouvelles archives.

24 Comme le souhaitait le sénateur Badinter ne figurent sur le monument que les noms des résistants et otages (et non les fusillés de droit-commun par exemple) ayant eu au cours de la guerre une « attitude honorable ».


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