Economie de l’information et des medias





télécharger 92.02 Kb.
titreEconomie de l’information et des medias
page1/3
date de publication07.10.2017
taille92.02 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > économie > Documentos
  1   2   3
ECONOMIE DE L’INFORMATION ET DES MEDIAS

Marc Bassoni

bassoni@ejcm.univmed.fr

Définition du champs sémantique : que sont les médias ?=Larousse : « tout support de diffusion de l’information constituant à la fois un moyen d’expression et un intermédiaire transmettant un message à l’intention d’un groupe. » Le mot média = pluriel d’un mot latin medium. Francisation du mot, et depuis 1973 l’académie française autorise la graphie médias. Si c’est un support, un média est d’abord un moyen d’expression= outil, technique ou une organisation. Le premier livre était un outil de diffusion donc un medium. La découverte de l’onde hertzienne est une technique. Les marques d’entreprises sont des organisations socio économiques. Aspect message : un média renvoie à un usage, une finalité. Un média crée du sens. Un media s’adresse à un groupe culturellement identifié. Deux versants sémantiques du mot média. Dans ce magma sémantique, on va prendre une acception , on va s’intéresser aux médias en tant qu’organisation socio-économique cad un agent d’intermédiation qui a une fonction : mobiliser les ressources (mobiliser des input), et on mouline ces input pour produire des messages, du sens et ces messages vont faire l’objet d’une consommation. Approche transversale.

Typologie de Francis Balle : prof à l’institut français de presse a écrit Media et société= manuel. Les médias se posent en trois catégories :

-les medias autonomes : media pour lequel je n’ai pas besoin de me raccorder à un réseau de connection. Ex : qd je lis un journal papier, je consomme un media autonome, de même pour le livre, et le disque vinyle.

- les médias de diffusion : medias audiovisuels traditionnels : radio, tv hertziennes=medias à partir d’un émetteur unique diffusaient un unique message vers une multitude de récepteur. Vision descendant de la communication

- les médias de communication : les nouveaux médias : medias qui organisent une communication à double sens entre 2 personnes, 2 groupes, entre des personnes et une machines, ce qu’on appelle des médias d’interaction : téléphone ; internet.

Zoom micro économique : regard qui consiste à dire que l’organisation à laquelle je m’interesse est petite dans le champs considérée= elle est perdue dans une masse d’acteurs impressionnants. Je dois comprendre l’intimité du fonctionnement de cet agent pour en inférer le comportement de tous les autres. Focalise sur ce qu’il y a de plus petit dans le système.

Méso économique= mesos en grec : entre les deux la Mésopotamie région entre les deux fleuves : le tigre et l’Euphrate. Intermédiaire entre l’infiniment petit El Pais et l’infiniment grand= l’économie espagnole= mais secteur des médias. Regard sur l’organisation située en tant que située dans son secteur d’activité= principaux concurrents

Macro économique : regard qui aborderait ces acteurs situés dans une globalité

secteur/ branche : ( différent des Trois secteurs d’Alfred Sauvy : transformation de matière première, industrie et services) :

Branche d’activité : regroupement d’entreprises, qui ont pour point commun de produire toutes le même bien ou le même service. Branche PQN = presse quotidienne nationale

secteur d’activité : regroupement d’organisations socio économiques qui produisent majoritairement le même bien ou le même service. Ex : PSA Citroën= produit des voitures, mais aussi des vélo moteur, de l’outillage à main , automatismes industriels et services de logistique. Ce groupe est situé sur 5 branches d’activités donc groupe multi branche sauf que majoritairement, plus de 50% du chiffre d’affaire de l’entreprise se réalise dans l’automobile.

Filière d’activité : regroupement d’organisation socio économiques qui dvlp des productions complémentaires de l’amont vers l’aval ( suppose une organisation verticale des processus productif) : ex : filière IAA : industries agro alimentaires : trois strates : amont : l’agriculture, l’élevage, la siviculture, la peche ; au centre les industriels qui transforment les produits  (Danone), aval= canaux de distribution des produits : (Carrefour, restauration hôtellerie). Filière électro nucléaire : amont : économie du combustible : enrichissement de l’uranium, centre : centrales production de l’électricité EDF, en aval=déchets, industrie dy recycle et du stockage : Areva (mais mines au Niger et Sibérie donc aussi en amont).

Filiale : en droit commerciale : entreprises extérieurs que j’ai racheté ou crée que j’ai mis dans le périmètre de ma société. Filiale : entreprise assujettie à une maison mère.

  1. STRUCTURES DE MARCHÉ ET STRATÉGIES DES ACTEURS

La maitrise de Stackelberg : application aux marchés médiatiques

Comprendre la pluralité des marchés médiatique

Stackel : économiste allemand du milie du XX s qui a analysé les configurations de marché

Offre/demande

1 offreur

Petit nombre

Grand nombre

1 demandeur

Monopole bilatéral




Monopsone pur

Petit nombre










Très grand nombre de demandeur

Monopole pur




Concurrence atomistique

Matrice simplicime. Matrice d’ordre 3 donc 9 cases. Chaque case sera une configuration de marché. Chacune va être dénommée. Représentation d’un certain type de marché

Case & extrême sud est : il y a des marchés sur lesquels s’affrontent un grand nombre d’offreurs et de demandeurs. Ces marchés sont des marchés de concurrence atomistique. Chaque acteur isolé est un acteur qui représente un atome sur le marché. Chaque acteur ne pèse pas, est quantité négligeable. Dans le secteur des médias il y a des marchés de cet acabit mais avant ça l’exemple même est la bourse. Dans le secteur des médias :le marché des petites annonces (avant trusté par la presse écrite, aujourd’hui internet). Multitude d’annonceurs avec multitude de supports. Sur ce type de marché il n’y a pas de pouvoir de marché identifié : aucun agent à lui tout seul peut influencer le marché, peser sur lui.

Cours du 6 novembre

La révolution numérique et l’intégration « contenants-contenu »

La révolution numérique permet dans le champ des medias une forme d’intrication des différentes modalités de concentration.

Révolution numérique ou révolution digitale : au départ il y a une révolution technique relative au codage de l’information. C’est un codage qu’on appelle binaire (le fameux 0.1). Première conséquence : convergence de trois univers industriels : informatique, téléphone et télévision. Convergence sous confusion des trois styles de diffusion. Cette convergence a fait naitre un nouveau secteur d’activité, celui des TIC et ce secteur c’est la réunions de ces branches d’activité.

-fabrication d’équipement de télécommunication : Alcatel

- l’exploitation de réseaux et de services de télécommunication : Orange, SFR

- la fabrication de matériel informatiques et d’électronique professionnelle : Siemens

-conception et l’edition de logiciels et les services informatiques : microsoft

-la fabrication de matériels d’électronique grand public : Thomson

-la fabrication de composants (processeurs) : Atmel

- Fabrication des contenus numériques : les jeux vidéos

Intégration qui est une forme de concentration verticale. Ce secteur des TIC a des effets sur la croissance économique. Trois canaux : Les TIC ont crée de nouveaux marchés. Par ailleurs, il existe un canal de productivité : ces branches TIC sont pourvoyeuses de services à d’autres services économiques plus traditionnels et à l’occasion de cette usage les autres secteurs procèdes à une rationalisation des activités (administration fiscale). Les autres secteurs ont donc des gains de productivité. Troisième canal : un effet que les anglosaxons appellent un effet de « spillover » , effet de débordement ; les TIC du fait de leur usage, diffusent des externalités positives (externalités de réseau : le commerce via internet par exemple). B to B : business to business : entre entreprises/ B to C : business to costumers. Quatrième canal : canal recherche développement : les branches qu’on a là sont des branches qui investissent massivement dans la branche recherche et développement : au delà de 10% du chiffre d’affaire : secteurs des bio technologies, constructions aéronautiques, automobiles et nanotechnologies.

Investissement en RD : investissement en matière grise : investissement dans le champs des connaissances. Les connaissances véhiculent des externalités positives : ce stock de savoir va sortir de l’entreprise : les employés pourront aller ailleurs : dissémination des connaissances. Risque de passagers clandestins (on profite des retombés des autres).

La recherche des économies d’échelle et d’envergure : le cas de la presse magazine

Très souvent les stratégies de concentration sont des stratégies de gestion de coûts (réduction de coût) : il existe de famille de cout :

  • économie d’échelle : plus on va produire plus les couts unitaires vont diminuer. Car on estime qu’il y a des couts fixe. On désigne la baisse du coût moyen résultant d’une augmentation du volume du produit. Coût moyen : Y= f (K, L) K et L génèrent un coût qui est le taux d’intérêt et le taux de salaire= prix des deux facteurs production. Le cout du capital est k x le taux d’intérêt et Lx taux de salaire

donc le cout moyen= Y= production totale/ coût total alors que le coût marginal est uniquement le supplément de coût impliqué par la dernière unité produite : ex : je tire mon journal à 500 000 ex. Demain 10 000 exemplaires de plus : quel va être le supplément de coût pour ces 10 000 en plus : calcul en coût marginal. Les économies d’échelle sont d’autant plus grande que dans ce secteur les coûts fixes sont importants. Première niche d’activité : les médias papier avec le coût impression et la deuxième niche : niche de la tv hertzienne, le gros poste de coût fixe : le réseau qui permet de propager le réseau hertzien.

La PQR (presse quotidienne régionale) : une presse en voie de concentration

Presse aux mains de 4 groupes : Groupe EBRA (Est Bourgogne Rhone Alpes= groupe controlé par le crédit mutuel), Groupe Hersant Média, SIPA Ouest France, Groupe Sud Ouest

Il y a plus de 70 titres de PQR en France. Quel est l’intérêt pour un groupe de concentrer des titres sur une région géographique ?= chacun de ces groupes essaient d’amortir ses coûts fixes. Ces coûts sont à la fois d’impression, rédactionnels (1 /5 est de l’information nationale et internationale= on mutualise) les régies publicitaires et les systèmes informatiques. Le premier de poste de coût le plus lourd : l’impression : on considère qu’en dessous de 100 000 /jours, une imprimerie est déficitaire. Donc fusion ou partage d’impression : l’imprimerie est sous utilisée, donc qd elle ne nous sert pas elle sert pour qqn d’autre :ex : La Provence qd ne tire pas loue à d’autres éditeurs comme le Journal du Dimanche ( Groupe Lagardère).

  • Groupe EBRA : Grand quart Nord Est avec les gros titres de la presse de l’est : Le Progrès, le Dauphiné Libéré, Le Bien Public, le Courrier de Saône-et-Loire, Le Républicain Lorrain, L’Alsace, L’Est Républicain, Les DNA (avec la famille Lignac et GHM). Le quotidien qui se porte le bien est Ouest France. Investissement du Crédit Mutuel : choix forcé par l’actuel patron Michel Lucas (le staff pensait que c’était une pure perte)= on a une bascule numérique qui va amener à décliner de nouveaux services et on fait le pari que cette bascule va générer de l’argent. On fait un pari même si on perd de l’argent aujourd’hui= hypothèse 1 Schumpetérienne. Hypothèse 2 : le Crédit Mutuel se paie un investissement en terme d’image : investissement immatériel : le Crédit Mutuel est une banque coopérative qui repose sur des valeurs sociétales : investissement en résonnance positive avec les valeurs du groupe. Façon de se dire « moi banque je me mets au service du collectif et dans ce service je contribue à financer l’information et le débat d’idées. Les banquiers ont tous crée des fondations et participent à des œuvres d’intérêt général : ex : fondation BNP Paribas. On pourrait aussi imaginer que le Crédit Mutuel demain se dise certes je suis une banque mais je vais me spécialiser dans le service de proximité : convergence entre l’offre d’information et service de proximité : la banque testerait de nouveaux services.

  • Groupe Ouest France : Ouest-France, La Presse de la Manche , Le Courrier de l’est (Angers), Presse-Océan (Nantes), Le Maine Libre (le Mans) , SPIR, gratuits d’annonces, 20 minutes (50% de l’édition française).

Groupe qui est né à l’initiative d’une association qui avait pour objectif de diffuser les valeurs de l’humanisme chrétien . L’un des pères fondateurs : Hutin. Un jour normal= 750 000 tirages toutes éditions confondues de Ouest France donc premier quotidien de France. Ce qui a fait sa qualité : déclinaison micro locale de l’information. Dans les grandes villes, les sites qui marchent le mieux sont ceux qui parlent des quartiers.

Groupe Hersant Media
27 titres

En suisse
SUD OUEST

Sud Ouest (Bordeaux), La Charente Libre, La République des Pyrénées, L’Eclair, La Dordogne Libre, Midi Libre (Montpellier, appartenant avant au Monde), L’Indépendant, H3S (gratuits d’annonces)
Economie d’envergure ou économie de variété ou économie de gamme: expression désigne la recherche d’une baisse du coût de production moyen ayant pour origine la production de plusieurs biens par la même entreprise. L’existence de facteurs de production partageables rend possible cette baisse du coût moyen. Ex: documentaire Apocalypse: 3 volets sur la seconde guerre mondiale: la boite de prod a décliné un documentaire tv, une version DVD, un site internet, des docu fictions diffusées sur d’autres vecteurs et réseaux.

marché français de la presse magazine: un oligopole à frange concurrentielle: petit nombre d’acteurs (3): éditeur français, un allemand et une filiale française d’une groupe italien. A frange concurrentielle: l’oligopole contrôle la majorité du marché. L’autre part du marché, est éclaté entre une multitude d’acteurs (certains sont des petits éditeurs qui sont chacun sur une niche du marché).

Lagardère Active (Lagardère): télé 7 jours, Tv Magazine, Paris-Match, JDD, Elle, Marie-Claire, Cosmo, AutoMOto, Premiere, Photo, Parents, Psychologie

Prisma Presse ( Grüner + Jahr): Télé 2 semaines, VSD, CApital, PRima, Femme Actuelle, Gala, Voici, Géo

Mandadori France ( Fininvest): Télé Star, Télé Poche, Nous Deux, Biba, Grazia, FHM, Closer, Auto Plus L’Auto Journal, Le Chassuer Français, Science & Vie.
Concurrence monopolistique: la concurrence qui n’est pas par les prix mais qualitative. Qualité du produit rendu, vendu. et le but est d’apparaitre comme singulier sur la niche choisie. On a une concurrence qui accouche d’une multitude de niches, mais un seul spécialiste de la niche.
Oligopole qui va jouer sur les économies d’échelle : ex: mutualisation d’actifs net. les régies publicitaires: intérets en poids de négociation: ex Prisma négocie pour plusieurs titres. On joue sur les éco d’echelle et de variété au sens où le groupe peut décliner des produits différenciés sur un même segment du marché
Presse magazine: quelques titres leaders diffusion totale source OJD: organisme de justification de diffusion
  1   2   3

similaire:

Economie de l’information et des medias iconÉducation aux médias et à l'information (emi)
«les professeurs documentalistes, [sont] enseignants et maîtres d'œuvre de l'acquisition par tous les élèves d'une culture de l'information...

Economie de l’information et des medias iconRecherches vers les sites officiels et médias de réference et à utiliser tous types de supports
«Gestion de l’information touristique» dans le cadre du tronc commun en premier année de bts tourisme et de la deuxième année (approfondissement...

Economie de l’information et des medias iconRecherches vers les sites officiels et médias de réference et à utiliser tous types de supports
«Gestion de l’information touristique» dans le cadre du tronc commun en premier année de bts tourisme et de la deuxième année (approfondissement...

Economie de l’information et des medias iconSituation des médias et leur mainmise par le capital financier
«…Jamais, depuis la Libération, le pluralisme de l’information n’a autant été réduit à la portion congrue»

Economie de l’information et des medias iconEducation aux médias : Dispositifs de Communication Pédagogique Médiatisée
«le fait d’apprendre ce que sont les médias et non d’apprendre par les médias». Ces médias, leurs supports et leurs modes de diffusion...

Economie de l’information et des medias iconQuatre mesures du téléphone. L’invention d’une gestion téléphonique
«trafic» s’opère à travers quatre «configurations de mesure» : une «économie de la ligne», une «économie de l’opératrice», une «économie...

Economie de l’information et des medias iconLes Médias et le phénomène ovni
«debunker» qui ne sont là que pour démonter des affaires en affirmant des choses sans fondements ce qui sèment le doute chez les...

Economie de l’information et des medias iconCroissance et transformations sectorielles : d’une économie post-industrielle...
«sociologique», rôle accru de l’Etat, rôle moteur des services collectifs. Ce thème sera repris au tournant du xxème siècle à travers...

Economie de l’information et des medias iconObjet d’étude : construction de l’information Le débat sur les ogm : comment y voir clair ?
«classique». Cependant sa conception s’articule autour d’une des questions du nouveau programme telle que pourrait la formuler un...

Economie de l’information et des medias iconIntroduction : Qu’est-ce qu’un média ?
«régulièrement des programmes informatifs et culturels ou distractifs, dans le cadre d’une économie de fonctionnement qui leur est...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com