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LYCEE LAPLACE de CAEN

Christine FERET et Yves MAUBANT

CORRIGÉ1 du BTS Blanc
Sur le thème « Faire voir : quoi ? comment ? pourquoi ? » et à partir d’une proposition de sujet faite sur ce site, un BTS blanc a été organisé dans notre lycée, qui a donné lieu à ce corrigé, que chacun lira ou complètera à sa guise.
Pour commencer, deux lectures d’image (faire une recherche au CDI ou sur le web pour retrouver les tableaux) :

Tableau 1 : François GERARD (1770-1837), Napoléon Ier, empereur des Français, 1805, château de Versailles, huile sur toile, 2,25 x. 1,47 m. Commandé à Gérard en 1805 pour l'hôtel du ministre des Relations extérieures, ce tableau représentant Napoléon en "grand habillement" du Sacre (couronne, sceptre, main de justice, globe crucifère, collier de la Légion d'honneur…) a fait l'objet d'un nombre important de répliques destinées à prendre place dans l'appartement d'honneur de chaque résidence politique à l'étranger, diplomatique ou consulaire

Tableau 2 : Jean Auguste Dominique INGRES (1780-1867), «Napoléon Ier sur le trône impérial», 1806, Huile sur toile 2,59 ×1,62 m, Paris, musée de l'Armée.

L'Empereur est représenté de face, assis sur son trône, vêtu de la tunique et du grand manteau du sacre, portant les regalia : le sceptre de Charles V, dit de Charlemagne, et la main de justice, restaurés pour la circonstance par Martin-Guillaume Biennais (1764-1843, orfèvre au service de l’emprereur), la couronne de lauriers, à feuilles d'or, de Biennais. Il porte également le grand collier de la Légion d'honneur en or et diamants.


Sommaire du corrigé :

Le sujet (source : http://www.lettres.ac-aix-marseille.fr/lycee/bts/btsvoir.htm)

1. Démarches de lecture, d’analyse et de plan.

- Lecture découverte, imprégnation.

- Lecture formulation de l’articulation thème / propos.

- Lecture balisée : cf. exemple ci-dessous.

- Ensembles et sous ensembles : l’identification « dynamique » du corpus.

- Lecture tabulaire : quelles entrées pour un tableau de confrontation ?
2. Rappels, insistances, répétitions, derniers conseils avant l’écrit.
3. Plan, plans : les axes organisateurs du compte rendu de lecture objectif qu’est la synthèse, quelques exemples dans les copies du BTS blanc, reprises critiques à faire.
4. De la synthèse à l’écriture personnelle : pistes, réactions, amplifications, contestations. Dossier iconographique : la mise en scène et la caricature du pouvoir, quelques exemples de Louis XIV à nos jours.
5. Grille d’évaluation de la synthèse 

6. Synthèse et écriture personnelle : tableau comparatif.
7. Chronique orthographique : dernière version augmentée.
8. L’écriture personnelle : conseils et bilan.
9. Copies de référence : relecture critique.
Source  de ce sujet et autres exemples : http://www.lettres.ac-aix-marseille.fr/lycee/bts/btsvoir.htm

Le sujet

PREMIÈRE PARTIE : SYNTHÈSE ( / 40 points)

Faire voir : quoi ? comment ? pourquoi ?

Vous ferez une synthèse objective, concise et ordonnée des documents suivants qui concernent la mise en scène du politique2.

1. Georges Balandier, Le pouvoir sur scènes, Fayard, édition 2006.

2. Grégory Derville, Le pouvoir des médias, mythes et réalités, P.U.G., 2005

3. J.-B. Salgues, Le sacre de Napoléon, dans Mémoire pour servir à l’histoire de France sous le gouvernement de Napoléon Buonaparte et pendant l’absence de la maison de Bourbon, L. Fayolle (J.-G.Dentu), 1814-18263,

Source : cndp.fr/tice/teledoc/Dossiers/dossier_napodavid.htm

4. Dessin de Jacques Onfroy de Bréville (1858-1931), La répétition du sacre, publié en 1910,

Source : histoire-géographie.ac-bordeaux.fr/outice/
DEUXIÈME PARTIE : ÉCRITURE PERSONNELLE ( / 20 points)

La politique est-elle selon vous un « faire voir » mis en scène ?

Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur le corpus proposé, sur les documents que vous avez étudiés au cours de l’année et sur votre expérience personnelle. Votre réponse, argumentée, s’appuiera sur des exemples précis.


  1. Georges Balandier, Le pouvoir sur scènes, Fayard, édition 2006.

Georges Balandier est anthropologue, sociologue et écrivain. Dans Le Pouvoir sur scènes, il revient sur l’idée selon laquelle le monde est un théâtre sur lequel les hommes politiques sont des acteurs.
Derrière toutes les formes d’aménagement de la société et d’organisation des pouvoirs se trouve, toujours présente, gouvernante de l’arrière-scène, la « théâtrocratie ». Elle règle la vie quotidienne des hommes en collectivité : elle est le régime permanent qui s’impose aux régimes politiques divers, révocables, successifs. Elle tient son nom d’un Russe aux talents et activités multiples, mais méconnu […], Nicolas Evreinov. Sa thèse, exprimée à partir d’illustrations fort variées, donne une assise théâtrale à toutes les manifestations de l’existence sociale. Et notamment à celles qui mettent en œuvre le pouvoir : les acteurs politiques doivent « payer leur tribut quotidien à la théâtralité » […]

Le pouvoir établi sur la seule force, ou sur la violence non domestiquée, aurait une existence constamment menacée ; le pouvoir exposé sous le seul éclairage de la raison aurait peu de crédibilité. Il ne parvient à se maintenir ni par la domination brutale, ni par la seule justification rationnelle. Il ne se fait et ne se conserve que par la transposition, par la production d’images, par la manipulation de symboles et leur organisation dans un cadre cérémoniel. Ces opérations s’effectuent selon des modes variables, combinables, de présentation de la société et de légitimation des positions gouvernantes. Tantôt la dramaturgie politique traduit la formulation religieuse, elle fait de la scène du pouvoir une réplique ou une manifestation de l’autre monde. La hiérarchie est sacrée – comme le dit l’étymologie- et le souverain relève de l’ordre divin, y appartenant ou en tenant son mandat. Tantôt le passé collectif, élaboré en une tradition, en une coutume, devient la source de la légitimation. Il est une réserve d’images, de symboles, de modèles d’action, il permet d’employer une histoire idéalisée, construite et reconstruite selon les nécessités, au service du pouvoir présent. Ce dernier gère, et assure ses privilèges, par la mise en scène d’un héritage.

Georges Balandier, Le Pouvoir sur scènes, Fayard, nouvelle édition 2006.

2. Grégory Derville, Le pouvoir des médias, mythes et réalités, P.U.G., 2005.

Grégory Derville constate que les médias et les sondages qui prennent de plus en plus de place depuis quelques décennies, ont eu pour effet d’accroître la mise en scène de l’action politique.
La première conséquence de la double pression exercée par les médias et les sondages sur les acteurs politiques est la spectacularisation de l’action politique, et tout spécialement de l’action publique. Les acteurs politiques peuvent moins que jamais se contenter de travailler, ils doivent s’efforcer en permanence de montrer de façon ostensible qu’ils travaillent, de montrer les fruits de leur travail (mesures, réformes, déclarations). Plus exactement, l’activité de communication des acteurs politiques, le temps qu’ils passent à montrer qu’ils travaillent, comment ils travaillent et ce que leur travail produit de concret, ce temps-là fait de plus en plus partie intégrante du travail de l’acteur politique. Faire de la politique, et en particulier gouverner, ce n’est pas seulement « faire », mais c’est aussi « faire savoir » que l’on fait et « faire croire » que l’on fait bien. C’est pourquoi les acteurs politiques tentent souvent de rendre leur action aussi spectaculaire que possible, afin qu’elle soit susceptible d’intéresser les journalistes, qu’elle soit répercutée par eux, et qu’elle soit alors visible pour un maximum de citoyens. Le champ politique est ainsi traversé par la tentation du coup d’éclat permanent, en référence au titre du célèbre ouvrage de François Mitterrand.

Bien sûr, le fait que les gouvernants aient le souci de rendre leur action visible n’est pas en soi un phénomène nouveau. Le politique a toujours été un lieu privilégié de spectacle : l’histoire et l’anthropologie nous apprennent que le pouvoir politique fonde toujours une grande part de sa légitimité sur la mise en scène de sa nécessité, de son efficacité, de sa rationalité ou de sa puissance. Mais, avec les médias modernes, la tendance s’accentue, parce que le public à séduire est bien plus vaste et hétérogène et parce que la technique offre des possibilités immenses. L’un des principes de base des acteurs politiques est alors : il ne sert à rien d’agir si personne au sein de l’électorat n’en sait rien. Tous essayent à longueur d’année, par leurs déclarations comme par leurs décisions, d’occuper l’espace médiatique. Comme le dit un conseiller en marketing politique au sujet des campagnes électorales (mais ce propos peut être élargi à la vie politique au long cours), « il faut réagir vite, être le premier à parler d’un événement pour être repris par les médias. Réussir une campagne présidentielle, c’est d’abord utiliser les bonnes fenêtres médiatiques » (Georges Dardel, cité in Télérama, 27/03/2002). Avant d’agir, les acteurs politiques se posent donc ce genre de questions : « Cette mesure que j’envisage de rendre publique, cette visite que je compte effectuer sur le terrain, cette conférence de presse que je veux organiser, comment m’y prendre pour qu’elles attirent l’attention des journalistes, pour qu’elles suscitent des reportages et des analyses, pour qu’elles soient visibles dans les médias, pour qu’elles fassent parler de moi ? » Tout se passe comme s’ils étaient de plus en plus convaincus que dans la vie politique actuelle, ce ne sont pas seulement les absents qui ont tort, mais ce sont aussi les silencieux.

Comment un acteur politique peut-il s’y prendre concrètement pour occuper l’espace médiatique ? Une solution peut être de choisir le bon moment pour rendre publique une déclaration ou une décision, par exemple à une date symbolique : il ne se passe guère une fête de la musique sans que le ministre de la Culture, voire même le Premier ministre, n’annoncent une baisse de la TVA sur les disques ; de même, c’est le 25 novembre 2004, journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, que la ministre de la Parité Nicole Ameline annonce un nouveau plan de lutte contre les violences conjugales…

Une autre solution consiste à mettre en avant, parmi tout ce que l’on fait, les actions qui semblent a priori les mieux à même d’éveiller l’intérêt des médias. Par exemple, un ministre peut être tenté de communiquer sur l’entrée en service de nouveaux canadairs rutilants, plutôt que sur une mesure destinée à aider les communes à débroussailler les forêts pour empêcher les incendies (mesure sans doute plus efficace sur le long terme, mais bien moins susceptible de générer de beaux reportages dans des médias locaux).

Particulièrement soucieux des retombées médiatiques de leur activité, certains acteurs politiques peuvent être tentés par une troisième solution, plus radicale, qui consiste à focaliser leur attention et leur activité sur les seuls domaines à haut « potentiel médiatique » (comme l’insécurité…), aux dépens de problèmes plus techniques, pour lesquels les solutions sont plus complexes et moins immédiatement traduisibles en images ou en reportages chocs à la une de la presse ou en titres du JT de 20 heures ( la réforme de l’Etat…) […]

Le souci des acteurs politiques de visibiliser et de spectaculariser leur travail leur prend énormément de temps. […] L’acteur politique court ainsi le risque, du moins pour les enjeux qui lui semblent un peu secondaires, de perdre la maîtrise de son discours et de se transformer en un acteur au sens théâtral du terme, c’est-à-dire en quelqu’un qui prête sa voix à un argumentaire élaboré par d’autres.

Grégory Derville, Le pouvoir des médias, mythes et réalités, P.U.G., 2005.
3. Récit du sacre de Napoléon par Jacques-Barthélémy Salgues.

La marche était ouverte par huit escadrons de cuirassiers, huit de carabiniers, et par les escadrons de chasseurs de la garde, entremêlés de pelotons de mameluks. A la tête de ces troupes marchait le gouverneur de Paris avec son état-major ; à la suite venaient le roi et les hérauts d’armes à cheval, puis les maîtres et aides de cérémonie dans une voiture ; douze voitures conduisaient les grands-officiers militaires de l’empire, les ministres, le grand chambellan, le trésorier, et les sœurs de Napoléon, décorées du titre de princesses, mais dans lesquelles le public ne voyait encore que Marianne [Elisa], Caroline et Paulette [Pauline] Buonaparte. Dans la voiture du sacre, Napoléon, Joséphine, Joseph et Louis Buonaparte. A la suite venaient les carrosses du grand-aumônier, du grand-maréchal du palais, du grand-veneur, de la dame d’honneur, de la dame d’atours, du premier écuyer, du premier chambellan, des dames du palais, des officiers civils de l’empereur et de l’impératrice, des dames et officiers, des nouvelles princesses. […] On n’avait rien épargné pour que l’intérieur de la cathédrale présentât un spectacle imposant. Au milieu de la nef, sous un arc de triomphe d’une énorme proportion, s’élevait un trône auquel on n’arrivait que par une longue suite de degrés. C’était là que Napoléon, après son sacre, devait être proclamé empereur, et prêter son serment. Trois autres trônes étaient érigés pour le pape, l’empereur et l’impératrice : celui du pape près de l’autel ; celui de Napoléon et de Joséphine en face. Au-dessous était un prie-Dieu pour l’un et l’autre. Lorsque le cortège impérial eut pris place, le pape descendit de son trône pour aller à l’autel commencer le Veni creator ; l’empereur et Joséphine s’agenouillèrent pour faire ou paraître faire leur prière. Il se relevèrent ensuite, déposèrent leur manteau, et Buonaparte remit à ses grands-officiers sa couronne, son sceptre, la main de justice et son épée. Après le Veni creator, le pape s’approchant de Napoléon, et lui faisant présenter le livre de l’évangile, lui demanda sa profession de foi : Profiteris ne, etc. Et Buonaparte répondit, en mettant la main sur l’évangile : Profiteor. Le clergé récita alors les prières du sacre, et lorsqu’elles furent achevées, le grand-aumônier, les cardinaux, les évêques et les archevêques conduisirent l’empereur et l’impératrice au pied de l’autel, pour y recevoir l’onction sainte au front et dans les deux mains ; ils les reconduisirent ensuite à leurs petits trônes, et le Saint-Père commença la messe. Au Graduel, le pape ayant béni les ornements impériaux, l’empereur reçut des mains des grands dignitaires l’anneau, l’épée, le manteau, la main de justice et le sceptre. Il ne restait plus que la couronne. Buonaparte, sans attendre que le pape s’avançât pour la lui présenter, la saisit lui-même sur l’autel, se la plaça sur la tête et couronna ensuite l’impératrice, prosternée à ses genoux. […] Revêtu des marques de sa dignité, Napoléon monta au grand trône, accompagné de l’impératrice, de ses frères et des grands dignitaires ; et lorsqu’il fut assis, le pape, accompagné de ses cardinaux, s’approcha de lui pour le baiser sur la joue, et ayant récité une prière, il prononça à haute voix : « Vivat imperator in aeternum ! » Les assistants répondirent : « Vive l’empereur ! »

Jacques-Barthélémy Salgues, Mémoire pour servir à l’histoire de France sous le gouvernement de Napoléon Buonaparte et pendant l’absence de la maison de Bourbon, 1814-1826.
4. Dessin de Jacques Onfroy de Bréville : La répétition du sacre de Napoléon (gravure publiée en 1910).



  1. Démarches de lecture, d’analyse et de plan.



Rappel de la démarche à suivre, vous menez avant l’écriture de la synthèse cinq lectures :


  • Lecture découverte, imprégnation. Attention : certains sujets difficiles peuvent inquiéter au premier abord. Prenez le temps des relectures qui suivent avant de vous désespérer inutilement. A l’inverse, comme l’an dernier, certains sujets d’apparence facile peuvent se révéler peu stimulants et finalement peu rentables. Utilisez donc tout le temps qui vous est imparti (4 heures) pour aller à la conquête du corpus. Si ce n’est pas fait sur le sujet d’examen, prenez la peine de numéroter les lignes.




  • Lecture formulation de l’articulation thème / propos. C’est le moment essentiel de manifestation de votre compréhension en finesse du sujet. Il donne lieu à deux lignes dans l’introduction mais il sous-tend toute l’organisation de votre synthèse. Par exemple, le thème faire voir est dans ce sujet orienté vers une analyse de l’image politique, de la mise en scène théâtralisée du pouvoir, il était dans le dernier sujet consacré à l’influence et à la nature du reportage de presse, dans un autre il s’agissait de l’image de la femme dans la publicité et plus précisément d’une dénonciation des images sexistes.




  • Ensembles et sous ensembles : il faut faire une identification « dynamique » du corpus, une interrogation problématisée de la nature des documents. S’agit-il de texte explicatif (extrait d’encyclopédie par exemple), d’argumentation (et de dénonciation), d’un dessin de presse, de texte littéraire et de fiction, ou d’autobiographie ? Doivent apparaître alors des motifs de confrontation, des axes de convergence / divergence, qu’il est possible de formuler par exemple ici à partir de l’image dont le caractère historique et le contenu « manipulateur » (au sens propre et figuré du terme) pouvait être une excellente entrée en matière. Ces documents doivent rapidement présentés dans l’introduction et si possible par sous ensembles : il était facile ici de distinguer entre deux documents « napoléoniens » qui concernaient le sacre de l’Empereur au XIXe siècle et deux documents contemporains qui inscrivaient le phénomène de la théâtralisation à la fois dans l’histoire et dans la dernière actualité.




  • Lecture tabulaire : quelles entrées pour un tableau de confrontation ? Il importe de ne pas s’enfermer dans des catégories trop rigides et il faut penser l’ordre dans lequel on présentera son compte rendu de lecture. Il faut éviter les plans stéréotypés (du type définition / causes / conséquences / solutions), ou des plans calqués sans reformulation sur la définition du thème (Quoi ? Comment ? Pour quoi ?). Votre lecture peut donc, par exemple, prendre au brouillon cette forme, qui sera ou deviendra un plan de synthèse :





Théâtrocratie et spectacularisation (Quoi ? Comment ?)

Permanence de la politique comme spectacle dans l’histoire (Qui ? Pour quoi ? Comment ?)



Le regard des spectateurs du politique, le public, les journalistes. Fascinés, manipulés ?


1. Georges Balandier, Le pouvoir sur scènes, Fayard, édition 2006.










2. Grégory Derville, Le pouvoir des médias, mythes et réalités, P.U.G., 2005










3. J.-B. Salgues, Le sacre de Napoléon… 1814-18264,










4. Dessin de Jacques Onfroy de Bréville (1858-1931), La répétition du sacre, publié en 1910,












Pour compléter ce tableau, cf. la « Lecture balisée », dont vous avez un exemple ci-dessous : quel sens les éléments en gras : soulignés ou encadrés ont-ils ? Vous n’oublierez donc pas votre jeu de surligneurs le jour de l’examen et dès votre prochain devoir surveillé !
Le tableau de synthèse peut également prendre cette forme :
Synthèse de documents : la mise en scène du politique.
Problématique : Dans quelle mesure l’action politique est-elle associée à une théâtralité mise en scène ?


Doc 1
G. BALANDIER


Le pouvoir sur scènes

Doc 2
G. DERVILLE


Le pouvoir des médias, mythes et réalités

Doc 3
J.B SALGUES


Le Sacre de Napoléon

Doc 4

J. Onfroy de BREVILLE

La répétition du sacre

Pistes de réflexion

Les coulisses du pouvoir sont obligatoirement liées à la mise en scène : l’auteur parle de « théâtrocratie » l.2

+ champ lexical de la « théâtralité » l.8

Le pouvoir est associé au spectacle (l.1 à 13 )

Lexique : « ostensible », « montrer », « faire savoir »….

Le texte parle d’un « spectacle imposant » l.12

-organisation

- disposition dans la nef

-rôle des prières et paroles

Titre du tableau : « la répétition du sacre »

-organisation de la parade



Pouvoir et théâtralité

Sans théâtralité, le pouvoir serait fragile….(l.9 à 12), c à d non reconnu

« rien ne sert d’agir si personne n’en sait rien » l.20

Il faut que la cérémonie soit visible et impressionnante

La répétition sert à rendre cette cérémonie parfaite et impressionnante


La reconnaissance du pouvoir

Les hommes politiques sont « des acteurs politiques » l.7


L’homme politique est un « acteur au sens théâtral » l.55

Napoléon se transforme en acteur …. par son auto couronnement

Chacun prend connaissance de son rôle et de sa place grâce aux figurines

Un nouvel acteur : l’homme politique

La « dramaturgie » fait surgir le « sacré », le « divin » qui apporte au pouvoir sa « légitimité »l. 18

La politique tient sa légitimité de « la mise en scène »

« nécessité…efficacité… rationalité…puissance…» l.17

L’association au divin, au religieux permet de sacraliser la cérémonie…. de donner une légitimité au pouvoir +

Gestuelle et symboles (l.20 à 27)

La présence du religieux, des prières, sert à donner un caractère sacré à la cérémonie, donc au pouvoir

Renforcement du pouvoir par la présence des symboles


La légitimation du pouvoir par sa dimension sacrée



« L’espace médiatique » est de plus en plus courtisé (l.22)

Cela influence l’action politique, voire la détourne de son but premier, agir….

Il faut « faire voir » l ’acte politique

« on n’avait rien épargné pour que l’intérieur de la cathédrale présentât un spectacle imposant » l.12

Il faut que la cérémonie soit bien réglée pour impressionner


L’utilisation des médias pour imposer le pouvoir



Mise en place de stratégies de communication :

Choix de dates, mise en avant de certains sujets, focalisation sur un sujet sensible médiatiquement (l.35 à 48)




Le dessin met en avant la volonté d’imposer une image du pouvoir par la répétition, un discours sur le sacre que s’octroie Napoléon


Une mise en scène de la communication

Document Christine FERET

La « lecture balisée » :


  1. Georges Balandier, Le pouvoir sur scènes, Fayard, édition 2006.

Georges Balandier est anthropologue, sociologue et écrivain. Dans Le Pouvoir sur scènes, il revient sur l’idée selon laquelle le monde est un théâtre sur lequel les hommes politiques sont des acteurs.
Derrière toutes les formes d’aménagement de la société et d’organisation des pouvoirs se trouve, toujours présente, gouvernante de l’arrière-scène, la « théâtrocratie ». Elle règle la vie quotidienne des hommes en collectivité : elle est le régime permanent qui s’impose aux régimes politiques divers, révocables, successifs. Elle tient son nom d’un Russe aux talents et activités multiples, mais méconnu […], Nicolas Evreinov. Sa thèse, exprimée à partir d’illustrations fort variées, donne une assise théâtrale à toutes les manifestations de l’existence sociale. Et notamment à celles qui mettent en œuvre le pouvoir : les acteurs politiques doivent « payer leur tribut quotidien à la théâtralité » […]

Le pouvoir établi sur la seule force, ou sur la violence non domestiquée, aurait une existence constamment menacée ; le pouvoir exposé sous le seul éclairage de la raison aurait peu de crédibilité. Il ne parvient à se maintenir ni par la domination brutale, ni par la seule justification rationnelle. Il ne se fait et ne se conserve que par la transposition, par la production d’images, par la manipulation de symboles et leur organisation dans un cadre cérémoniel. Ces opérations s’effectuent selon des modes variables, combinables, de présentation de la société et de légitimation des positions gouvernantes. Tantôt la dramaturgie politique traduit la formulation religieuse, elle fait de la scène du pouvoir une réplique ou une manifestation de l’autre monde. La hiérarchie est sacrée – comme le dit l’étymologie - et le souverain relève de l’ordre divin, y appartenant ou en tenant son mandat. Tantôt le passé collectif, élaboré en une tradition, en une coutume, devient la source de la légitimation. Il est une réserve d’images, de symboles, de modèles d’action, il permet d’employer une histoire idéalisée, construite et reconstruite selon les nécessités, au service du pouvoir présent. Ce dernier gère, et assure ses privilèges, par la mise en scène d’un héritage.

Georges Balandier, Le Pouvoir sur scènes, Fayard, nouvelle édition 2006.
2. Grégory Derville, Le pouvoir des médias, mythes et réalités, P.U.G., 2005.

Grégory Derville constate que les médias et les sondages qui prennent de plus en plus de place depuis quelques décennies, ont eu pour effet d’accroître la mise en scène de l’action politique.

La première conséquence de la double pression exercée par les médias et les sondages sur les acteurs politiques est la spectacularisation de l’action politique, et tout spécialement de l’action publique. Les acteurs politiques peuvent moins que jamais se contenter de travailler, ils doivent s’efforcer en permanence de montrer de façon ostensible qu’ils travaillent, de montrer les fruits de leur travail (mesures, réformes, déclarations). Plus exactement, l’activité de communication des acteurs politiques, le temps qu’ils passent à montrer qu’ils travaillent, comment ils travaillent et ce que leur travail produit de concret, ce temps-là fait de plus en plus partie intégrante du travail de l’acteur politique. Faire de la politique, et en particulier gouverner, ce n’est pas seulement « faire », mais c’est aussi « faire savoir » que l’on fait et « faire croire » que l’on fait bien. C’est pourquoi les acteurs politiques tentent souvent de rendre leur action aussi spectaculaire que possible, afin qu’elle soit susceptible d’intéresser les journalistes, qu’elle soit répercutée par eux, et qu’elle soit alors visible pour un maximum de citoyens. Le champ politique est ainsi traversé par la tentation du coup d’éclat permanent, en référence au titre du célèbre ouvrage de François Mitterrand.

Bien sûr, le fait que les gouvernants aient le souci de rendre leur action visible n’est pas en soi un phénomène nouveau. Le politique a toujours été un lieu privilégié de spectacle : l’histoire et l’anthropologie nous apprennent que le pouvoir politique fonde toujours une grande part de sa légitimité sur la mise en scène de sa nécessité, de son efficacité, de sa rationalité ou de sa puissance. Mais, avec les médias modernes, la tendance s’accentue, parce que le public à séduire est bien plus vaste et hétérogène et parce que la technique offre des possibilités immenses. L’un des principes de base des acteurs politiques est alors : il ne sert à rien d’agir si personne au sein de l’électorat n’en sait rien. Tous essayent à longueur d’année, par leurs déclarations comme par leurs décisions, d’occuper l’espace médiatique. Comme le dit un conseiller en marketing politique au sujet des campagnes électorales (mais ce propos peut être élargi à la vie politique au long cours), « il faut réagir vite, être le premier à parler d’un événement pour être repris par les médias. Réussir une campagne présidentielle, c’est d’abord utiliser les bonnes fenêtres médiatiques » (Georges Dardel, cité in Télérama, 27/03/2002). Avant d’agir, les acteurs politiques se posent donc ce genre de questions : « Cette mesure que j’envisage de rendre publique, cette visite que je compte effectuer sur le terrain, cette conférence de presse que je veux organiser, comment m’y prendre pour qu’elles attirent l’attention des journalistes, pour qu’elles suscitent des reportages et des analyses, pour qu’elles soient visibles dans les médias, pour qu’elles fassent parler de moi ? » Tout se passe comme s’ils étaient de plus en plus convaincus que dans la vie politique actuelle, ce ne sont pas seulement les absents qui ont tort, mais ce sont aussi les silencieux.

Comment un acteur politique peut-il s’y prendre concrètement pour occuper l’espace médiatique ? Une solution peut être de choisir le bon moment pour rendre publique une déclaration ou une décision, par exemple à une date symbolique : il ne se passe guère une fête de la musique sans que le ministre de la Culture, voire même le Premier ministre, n’annoncent une baisse de la TVA sur les disques ; de même, c’est le 25 novembre 2004, journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, que la ministre de la Parité Nicole Ameline annonce un nouveau plan de lutte contre les violences conjugales…

Une autre solution consiste à mettre en avant, parmi tout ce que l’on fait, les actions qui semblent a priori les mieux à même d’éveiller l’intérêt des médias. Par exemple, un ministre peut être tenté de communiquer sur l’entrée en service de nouveaux canadairs rutilants, plutôt que sur une mesure destinée à aider les communes à débroussailler les forêts pour empêcher les incendies (mesure sans doute plus efficace sur le long terme, mais bien moins susceptible de générer de beaux reportages dans des médias locaux).

Particulièrement soucieux des retombées médiatiques de leur activité, certains acteurs politiques peuvent être tentés par une troisième solution, plus radicale, qui consiste à focaliser leur attention et leur activité sur les seuls domaines à haut « potentiel médiatique » (comme l’insécurité…), aux dépens de problèmes plus techniques, pour lesquels les solutions sont plus complexes et moins immédiatement traduisibles en images ou en reportages chocs à la une de la presse ou en titres du JT de 20 heures ( la réforme de l’Etat…) […]

Le souci des acteurs politiques de visibiliser et de spectaculariser leur travail leur prend énormément de temps. […] L’acteur politique court ainsi le risque, du moins pour les enjeux qui lui semblent un peu secondaires, de perdre la maîtrise de son discours et de se transformer en un acteur au sens théâtral du terme, c’est-à-dire en quelqu’un qui prête sa voix à un argumentaire élaboré par d’autres.

3. Récit du sacre de Napoléon par Jacques-Barthélémy Salgues.

La marche était ouverte par huit escadrons de cuirassiers, huit de carabiniers, et par les escadrons de chasseurs de la garde, entremêlés de pelotons de mameluks. A la tête de ces troupes marchait le gouverneur de Paris avec son état-major ; à la suite venaient le roi et les hérauts d’armes à cheval, puis les maîtres et aides de cérémonie dans une voiture ; douze voitures conduisaient les grands-officiers militaires de l’empire, les ministres, le grand chambellan, le trésorier, et les sœurs de Napoléon, décorées du titre de princesses, mais dans lesquelles le public ne voyait encore que Marianne [Elisa], Caroline et Paulette [Pauline] Buonaparte. Dans la voiture du sacre, Napoléon, Joséphine, Joseph et Louis Buonaparte. A la suite venaient les carrosses du grand-aumônier, du grand-maréchal du palais, du grand-veneur, de la dame d’honneur, de la dame d’atours, du premier écuyer, du premier chambellan, des dames du palais, des officiers civils de l’empereur et de l’impératrice, des dames et officiers, des nouvelles princesses. […] On n’avait rien épargné pour que l’intérieur de la cathédrale présentât un spectacle imposant. Au milieu de la nef, sous un arc de triomphe d’une énorme proportion, s’élevait un trône auquel on n’arrivait que par une longue suite de degrés. C’était là que Napoléon, après son sacre, devait être proclamé empereur, et prêter son serment. Trois autres trônes étaient érigés pour le pape, l’empereur et l’impératrice : celui du pape près de l’autel ; celui de Napoléon et de Joséphine en face. Au-dessous était un prie-Dieu pour l’un et l’autre. Lorsque le cortège impérial eut pris place, le pape descendit de son trône pour aller à l’autel commencer le Veni creator ; l’empereur et Joséphine s’agenouillèrent pour faire ou paraître faire leur prière. Il se relevèrent ensuite, déposèrent leur manteau, et Buonaparte remit à ses grands-officiers sa couronne, son sceptre, la main de justice et son épée. Après le Veni creator, le pape s’approchant de Napoléon, et lui faisant présenter le livre de l’évangile, lui demanda sa profession de foi : Profiteris ne, etc. Et Buonaparte répondit, en mettant la main sur l’évangile : Profiteor. Le clergé récita alors les prières du sacre, et lorsqu’elles furent achevées, le grand-aumônier, les cardinaux, les évêques et les archevêques conduisirent l’empereur et l’impératrice au pied de l’autel, pour y recevoir l’onction sainte au front et dans les deux mains ; ils les reconduisirent ensuite à leurs petits trônes, et le Saint-Père commença la messe. Au Graduel, le pape ayant béni les ornements impériaux, l’empereur reçut des mains des grands dignitaires l’anneau, l’épée, le manteau, la main de justice et le sceptre. Il ne restait plus que la couronne. Buonaparte, sans attendre que le pape s’avançât pour la lui présenter, la saisit lui-même sur l’autel, se la plaça sur la tête et couronna ensuite l’impératrice, prosternée à ses genoux. […] Revêtu des marques de sa dignité, Napoléon monta au grand trône, accompagné de l’impératrice, de ses frères et des grands dignitaires ; et lorsqu’il fut assis, le pape, accompagné de ses cardinaux, s’approcha de lui pour le baiser sur la joue, et ayant récité une prière, il prononça à haute voix : « Vivat imperator in aeternum ! » Les assistants répondirent : « Vive l’empereur ! »

Jacques-Barthélémy Salgues, Mémoire pour servir à l’histoire de France sous le gouvernement de Napoléon Buonaparte et pendant l’absence de la maison de Bourbon, 1814-1826.

4. Dessin de Jacques Onfroy de Bréville : La répétition du sacre de Napoléon (gravure publiée en 1910).


Boiseries, dorures : un salon d’apparat, un lieu de pouvoir, les coulisses dorés du politique.

L’acteur principal : la pose, le spectateur de son propre sacre, le futur empereur maître de sa propre cérémonie.

La boite d’accessoires et de personnages : les réserves disponibles, les figurants. marionnettiste.

Le personnage manipulateur, le metteur en scène, en espace, en ordre, le marionnettiste.

L’ordre du défilé : pas de place pour le hasard, protocole et répétition : couleurs, distances, hiérarchie, protocole, costumes d’apparat.

En tête du défilé : la figurine de l’empereur.

L’ordre, la ligne oblique, la force organisatrice.

Le pape, le clergé, les autorités religieuses, le pouvoir spirituel et de droit divin  : cf. doc 3.


  1. Rappels, insistances, répétitions, derniers conseils avant l’écrit.

  • Tactiques d’introduction : la présentation des documents suivra les règles de formulation présentées ci-dessus (Thème / propos et présentation dynamique du corpus). Je vous rappelle le truc mnémotechnique « ATPIPP » : A Tahiti Plage Il ne Pleut Pas, c’est-à-dire Accroche / Thème/Propos / Identification des documents / Problématique / Plan. A utiliser intelligemment bien sûr, cf. les copies de référence pour de bons exemples d’introductions.

  • Il importe, ter repetita, de DATER les documents dans cette introduction, en distinguant date de publication (ici : entre 1814 et 2006) et date du propos (ici : entre 1804 et 2008).

  • Evitez les démarches d’analyse trop linéaires, la présentation statique des documents les uns après les autres. Privilégiez tout ce qui associe, réunit, compare, différencie, oppose. Il se peut par exemple que dans un corpus il y ait un point de vue assez nettement divergent des autres : valorisez le ! Faites des LIENS permanents entre les documents. Insistez sur la PROGRESSION de votre propos, le « tuilage » du plan qui ménage des transitions, explicite le lien entre les modalités de la « théâtrocratie » et sa permanence dans l’histoire, que vous pourrez en suite renforcer dans l’écriture personnelle : l’un d’entre vous a rappelé la nature et le rôle des jeux du cirque à Rome.

  • La reformulation est une nécessité : une synthèse « copier/ coller » faite d’un montage de citations n’est pas bonne. Néanmoins repérez dans les documents les mots et expressions clés qui vont constituer l‘ossature de votre compte rendu de lecture, par exemple « gouverner, ce n’est pas seulement « faire », mais c’est aussi « faire savoir » que l’on fait et « faire croire » que l’on fait bien » dans le propos de Grégory Derville.

  • Un souci, une nécessité, une obsession : la référenciation. Elle est permanente, précise, scrupuleuse, presque lourde. Elle est faite plutôt en début de paragraphe, en ouverture de phrase. Elle commence par selon…, d’après…. Elle s’appuie sur les synonymes du verbe dire que vous prélèverez dans le liste qui suit. Elle est la garantie et la preuve de votre objectivité. Elle est en outre très simple à mette en oeuvre. Ne vous en privez donc pas, ce sera rentable.


Le point sur… les synonymes du verbe dire (pour varier la référenciation, rappel).

Dire : affirmer, ajouter, apprendre, assurer, avertir, certifier, confirmer, conseiller, convenir, déclarer, demander, désigner, dévoiler, divulguer, énoncer, énumérer, expliquer, exposer, indiquer, informer, juger, montrer, observer, opposer, préconiser, prévenir, prévoir, protester, raconter, rapporter, recommander, relater, répliquer, répondre, rétorquer, retracer, révéler, signaler, souhaiter, soutenir, spécifier, témoigner…

Source : d’après http://elsap1.unicaen.fr/dicosyn.html (dictionnaire des synonymes)


  • Je vous rappelle que la référenciation par le seul numéro des documents n’est pas souhaitable, car elle n’a guère de sens : référencez par le nom d’auteur, par le titre, par la nature du document (la gravure…, les Mémoires…). Pour un pointage des sources plus efficace, vous pouvez néanmoins associer le numéro du document à un autre élément d’identification.



3. Plan, plans : les axes organisateurs du compte rendu de lecture objectif qu’est la synthèse, neuf exemples dans les copies du BTS blanc, reprises critiques à faire.


Plan 1

1. Quoi ?

2. Comment ?

3. Pour quoi ?

Plan 2

1. De quelle manière le politique se met-il en scène ?

2. Pour quoi (et pourquoi) se met-il en scène ?

Plan 3

1. Pourquoi une mise en scène du politique ?

2. Quels moyens sont utilisés ?

3. Quelles conséquences cette mise en scène a-t-elle ?

Plan 4

1. Qu’est-ce qui est mis en scène dans le politique ?

2. Par quels moyens ?

3. Pourquoi une telle mise en scène ?

Plan 5

1. Comment les politiques se font-ils voir ?

2. Faire voir et / ou faire paraître ?

Plan 6



Plan 7





Plan 8



Plan 8







4. De la synthèse à l’écriture personnelle : pistes, réactions, amplifications, contestations, exemples, comparaisons, histoire. Dossier iconographique : la mise en scène et la caricature du pouvoir, quelques exemples de Louis XIV à nos jours.
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