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Contre l’Histoire Diplomatique en Soi

HISTOIRE OU POLITIQUE ?
deux méditations : 1930, 1945




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I.

L’histoire diplomatique de l’Europe (1871-1914) que, sous la direction de Henri Hauser, un groupe d’historiens français qualifiés a publiée il y a quelque temps aux Presses Universitaires (1929) ne tombe pas directement sous la juridiction d’une Revue comme la nôtre. Ne pas signaler cependant un aussi commode instrument de travail, ce serait commettre une façon d’injustice — et plus encore, renoncer à poser une question qui ne paraîtra point dépourvue d’intérêt.

On se doute bien, en ouvrant le livre, qu’auteur avisé de tant d’études d’histoire économique, Henri Hauser, personnellement, n’a eu garde d’oublier qu’une diplomatie nouvelle remplace progressivement « la politique des Cours et des Cabinets », et qu’elle est tenue de faire une part de plus en plus large aux mouvements de l’opinion publique comme aux intérêts des groupes. « Un conflit ouvrier entre nationaux qui défendent leur standard of life et manœuvres étrangers qui acceptent des salaires de famine, il n’en faut pas plus, écrit-il, dans une vigoureuse Introduction, pour dresser deux nations l’une contre l’autre. » Certes, et qu’on ouvre les journaux, qu’on feuillette les revues : traités de commerce, négociations douanières, entreprises de réorganisation financière ou d’équipement industriel, avances bancaires sollicitées et octroyées en contre-partie d’avantages économiques ou politiques : tel est, on s’en aperçoit sans peine, le pain quotidien d’une diplomatie qui, malgré elle, doit subir, avec l’action du milieu, le contrôle permanent et direct de parlements populaires. Évidemment, cette prise de l’économique sur la politique ne date pas d’hier ; et que nombre de guerres anciennes aient été, si l’on va au fond des choses, des guerres pour le sel, pour les p061 épices ou pour le hareng, si quelqu’un le sait, c’est bien l’auteur d’un excellent petit livre sur les Origines historiques des problèmes économiques actuels que nous avons eu le plaisir de signaler et de louer à son apparition. Mais il est bien vrai que, depuis un bon demi-siècle, cette prise devient de plus en plus visible ; pour prendre un ou deux exemples parmi les plus voyants, l’achat par Disraéli des actions du Khédive Ismaïl fut un facteur essentiel de la politique anglaise en Égypte dès 1875 ; le chemin de fer de Hérat faillit bien déclencher le conflit, souvent prédit, des Russes et des Anglais ; la Triplice ne se conçoit bien que si l’on songe à la percée du Gothard ; enfin, des problèmes de minerais, de combustibles, de débouchés commerciaux et de crédits industriels ont à coup sûr pesé sur les déterminations des hommes et des pays qui sont entrés en guerre en 1914.

Or, ces faits, très nettement circonstanciels ou, comme on dit parfois, « événementiels », à peine qualifiés pour représenter, en raison même de leur éclat, cette obscure mais constante pression de l’économique sur la politique, qui est, entre plusieurs autres d’égale importance, un des facteurs déterminants de la conduite des États les uns vis-à-vis des autres — ces faits particuliers et dans une certaine mesure anecdotiques, les rédacteurs de l’Histoire diplomatique de l’Europe les relèvent bien à l’occasion : avec trop de réserve encore et de brièveté ; mais les forces cachées, les ressorts secrets qui font agir et se mouvoir les masses humaines, ils se soucient beaucoup moins de les tirer au grand jour. Il leur suffit qu’elles dorment dans de secrètes profondeurs. Ce sont « les couches sous-jacentes de l’histoire » comme l’écrit Hauser dans son Introduction. Eux, retranchés derrière un parti pris simple, celui de n’utiliser jamais que les documents diplomatiques proprement dits : ceux des recueils officiels, bleus, gris, jaunes ou rouges ; ceux des grandes collections nationales, l’allemande et l’anglaise à défaut de la française, trop récente ; joignons-y les correspondances et les mémoires des acteurs et des témoins des événements ; eux ne se soucient que de la croûte apparente de leur globe, de leur sphère politico-diplomatique... Faut-il leur en faire grief ? A eux, non. A des hommes, non. A une tradition, peut-être.
Sur la couverture même des deux volumes de l’Histoire diplomatique, on lit cette formule : Manuel de politique européenne. Dirai-je que je ne l’aime pas ? Mieux vaut noter qu’elle marque, dès l’abord, une certaine orientation, qu’elle traduit une certaine p062 conception, légitime si l’on veut, mais un peu spéciale. Celle-là même que des livres bien connus, publiés naguère sous la rubrique de Manuels historiques de politique étrangère, ont représentée en France, depuis 1892, et fait triompher petit à petit dans l’enseignement. Fait malheureusement triompher : je l’écris comme je le pense depuis bien longtemps, et non parce que je tiens pour de mauvais livres, techniquement parlant, ces manuels, mais parce qu’ils ont contribué plus que tous autres à substituer dans les cerveaux de plusieurs générations d’étudiants (dont beaucoup sont ensuite passés maîtres), la notion pragmatique 1 d’une « politique historique » à la notion désintéressée d’une histoire « des relations » — je veux dire, d’une histoire se contentant de comprendre et de faire comprendre si possible (disons, dans toute la mesure où ce n’est pas impossible) les motifs réels, profonds et multiples de ces grands mouvements de masse qui, tantôt amènent les collectivités nationales à s’unir et à collaborer pacifiquement, tantôt les dressent les unes contre les autres, animées de passions violentes et meurtrières.

Or, ces motifs, il tombe sous le sens qu’il ne faut pas les chercher seulement dans l’humeur, la psychologie et les caprices individuels des « grands », ni dans le jeu contradictoire de diplomaties rivales. Il en est de géographiques ; il en est d’économiques ; de sociaux aussi et d’intellectuels, de religieux et de psychologiques. Et j’entends bien que, plus on s’enfonce dans le passé — je veux dire celui des États européens modernes — plus l’historien se trouve amené à donner d’influence aux facteurs personnels de politiques que les textes présentent toujours comme conduites par des souverains plus ou moins absolus, ou par des ministres encore plus absolus que leurs maîtres. J’entends bien aussi qu’il y a lieu de consacrer à ce qu’on peut nommer la technique diplomatique une place proportionnée à son rôle. J’entends enfin que, certes, le labeur n’est pas vain qui aboutit, au prix de difficultés parfois extrêmes et d’un effort critique toujours ardu, à dater, non pas à la semaine ni au jour, mais à l’heure parfois ou à la minute, des démarches diplomatiques dont l’influence a pu être décisive sur tel événement. J’entends tout p063 cela, et également ce qu’on pourrait y répondre en usant d’arguments non pas contraires, mais complémentaires ; et je n’en dis pas moins qu’intituler un livre Manuel historique de politique étrangère ou, plus elliptiquement, Manuel de politique européenne, qu’on le veuille ou non, c’est au-dessus de l’histoire vivante d’États « en chair et en os », d’États « informant » des pays faits de terres et d’eaux, de forêts et de montagnes, mais aussi d’hommes pratiquant certains genres de vie, habitués à de certaines façons de penser, de sentir, de croire, le tout combiné dans des proportions si variables qu’il en résulte, pour chaque pays, une physionomie proprement individuelle ; — c’est faire flotter au-dessus de ces réalités la perpétuelle abstraction d’une politique « étrangère », d’une politique « extérieure », d’une « grande politique » si l’on préfère (on a le choix des formules), voire d’une politique « européenne », se nourrissant dans le ciel diplomatique non pas d’intentions secondes comme la Chimère du bon Rabelais, mais de caprices royaux, de fumées impériales ou de « grands desseins » ministériels.

Et si l’on objecte : « Mais, entre les intérêts réels des nations et la grande politique des gouvernants, ce divorce que vous soulignez existe réellement bien souvent », je répondrai qu’alors des ouvrages qui, par définition, font le silence sur ce fait d’importance capitale, des ouvrages qui semblent présenter des systèmes abstraits de diplomaties (eux-mêmes considérés en tant qu’êtres abstraits) comme traduisant les sentiments unanimes, les idées, les volontés et les intérêts des groupements nationaux au nom de qui ces diplomates parlent, écrivent et agissent : ces ouvrages passent à côté du vrai problème, du seul problème qui vaille d’être posé. Ceci, pour n’envisager que l’aspect purement scientifique du débat. S’il nous appartenait de nous placer ici à un autre point de vue ; s’il nous fallait, avec certains auteurs, parler de formation professionnelle ou d’éducation civique, on devine aisément ce que nous aurions à dire. Masquer de tels divorces, quelle lourde erreur alors, pour ne pas employer de mots plus sonores ?
Concluons et résumons d’un mot ces quelques remarques, accrochées librement à un ouvrage dont nous estimons l’impartialité, la tenue et la conscience.

On a chassé à peu près complètement du champ des bonnes études, on a relégué dans les solitudes glacées où « bombinent »les rêveries scolastiques, cet homo œconomicus à qui sourirent p064 complaisamment tant d’économistes bien intentionnés. Lorsque du même champ on aura achevé d’éliminer l’homo diplomaticus avec ses politesses protocolaires, ses formules de salutation savamment graduées et l’affreuse barbarie que fardent mal ses courtoisies grimaçantes, on n’aura pas seulement, d’un point de vue purement scientifique (le seul qui compte ici pour nous, le seul qui doive compter pour des historiens), assuré le triomphe de la raison éclairée sur une routine desséchante ; d’un point de vue tout pratique, on aura, par surcroît, réalisé une bonne action, qu’il s’agisse de préparer à leur rôle futur des apprentis diplomates, ou d’éclairer simplement des citoyens libres.

Nos arrière-grands-pères connurent une politique tirée de l’Écriture sainte. Y a-t-il lieu d’enseigner à nos contemporains une politique tirée de l’histoire diplomatique, au sens étroit du mot ? J’y vois à redire, et à contredire. Ce que je sais, à n’en pas douter, c’est que cette politique et l’histoire font deux : l’histoire qui, des intérêts fondamentaux des dirigés n’isole pas arbitrairement les volontés, ou les velléités, des dirigeants ; l’histoire qui ne sait ce que sont ni une diplomatie en soi ; ni une politique sans lien avec l’économie ; ni une économie ne reflétant pas, avec l’action de facteurs physiques et naturels puissants, le jeu non moins ardent de ces forces spirituelles ou psychologiques qu’on voit (ou qu’on sent) courir au milieu de toutes les manifestations de l’activité humaine, comme le feu entre les brandes, « infatigable et strident ».
II.

Quinze ans plus tard. Un livre paraît dans la petite collection Armand Colin. Titre : La paix armée (1871-1914). Je suis un peu gêné pour en faire la critique. C’est que ce livre est un livre fait en conscience par un bon universitaire, habitué à un travail honnête, et qui s’est documenté aux meilleures sources.

Cependant, il pose un problème d’une telle gravité qu’il faut bien l’examiner sans parti pris.

Ne nous arrêtons pas au titre. « Paix armée », c’est un système, au sens strict et restreint des mots, qui pourrait mériter une étude. Ce n’est pas de cette étude qu’il s’agit ici, mais d’un résumé précis de toute l’histoire des relations diplomatiques qui couvrent la période de 1871 à 1914 : celle qu’on appelle généralement la « période de la paix armée ». Ce qui ne veut pas dire grand-chose, avouons-le. Car la paix d’après 1920 n’a pas été moins « armée » p065 que la paix d’avant 1920. Et je ne vois pas que la paix d’après 1946 soit fort « désarmée » ? L’important, c’est que ce livre clair, muni à la mode scolaire de ses titres, sous-titres, paragraphes et alinéas, ce livre se situe assez exactement aux antipodes de ce qui, pour nous Annales, fait le bon livre d’histoire contemporaine.
Géographie, néant. On ne voit pas que l’auteur ait été influencé, si peu que ce soit, ni par les travaux de l’école géographique française, ni par les travaux des géopoliticiens allemands. Et, tout de même, il est bien de préserver sa vertu, quand on se trouve en contact avec ces sirènes germaniques ; on n’y a, d’ailleurs, pas toujours grand mérite ; encore faut-il savoir qu’elles existent, quand on publie, en 1945, un livre terminé en 1940 sur ces problèmes de « relations internationales » qui ne se déroulent certes pas en dehors de l’espace. Le sens géographique dont Jacques Ancel témoignait dans son travail et par quoi il tentait de rénover l’histoire des relations diplomatiques — il faut constater qu’il reste totalement étranger à notre auteur.

Économie, néant. Oh, bien sûr, un mot de ci de là, un mot accessoire : l’économie à la traîne... — ne serait-ce donc pas pour des intérêts économiques que, de plus en plus, le monde prend parti, que les puissances jouent leur jeu ?

« Quel est le sujet ? » questionnent les grammairiens quand ils font expliquer aux débutants une phrase de César. A. Roubaud et avec lui tous les tenants de cette vieille et néfaste « histoire diplomatique » répondent : « la diplomatie ». Mais non ! La diplomatie n’est pas le sujet. Et les diplomates ne sont pas les épithètes du sujet. Le sujet, c’est le Monde de 1871 à 1914.

Le Monde. Je ne dis pas l’Europe. Le Monde, ses découvertes, ses réussites, ses passions. Car le Monde s’est fait pendant les années dont on nous énumère les conflits diplomatiques. Je veux dire qu’un certain régime de vie, jusque-là localisé dans quelques pays, et, dans ces pays mêmes, confiné dans de certaines contrées, dans de certains milieux — un certain régime de vie, soudain, s’est universalisé, tous les hommes de tous les pays usant de tous les produits humains, soit intellectuels, soit matériels : le but s’est défini. Dégagé. On y tend. Et ceci implique échange, échange, encore échange...

Donc le Monde. Ses passions. Ses appétits. Ses astuces. — La diplomatie là-dedans ? Un moyen entre d’autres, un des moyens qu’emploie ce Monde sauvage, déréglé, véhément, passionné, p066 traversé de forces si énormes qu’elles risquent d’échapper, à chaque instant, des mains de ceux qui les manient avec prudence ; — un des moyens qu’emploie ce Monde dont les grands moteurs se nomment les capitaux, le crédit, l’industrie, les organismes de vente et d’échange, pour assouvir ses passions, satisfaire ses appétits, manifester ses astuces. Un des moyens. Il y en a d’autres : la force ouverte et brutale des armées, la force sournoise et rongeante de la corruption et de la propagande.

Fermer les yeux à tout cela ; nous annoncer tranquillement que « les raisons complexes des événements et en particulier les mobiles qui ont dirigé les gouvernants demeurent enveloppés d’obscurités qui, parfois, ne seront jamais dissipées » ; s’hypnotiser et vouloir hypnotiser le lecteur sur ces « mobiles des gouvernants », qui ne sont au plus que de l’anecdote ; faire comme si les vraies causes, les profondes causes, les mondiales causes n’étaient pas là, aveuglantes et certaines, — je veux dire les grandes révolutions de la technique industrielle, filles elles-mêmes des grandes révolutions de la technique scientifique et génératrices des grandes révolutions de l’économie mondiale, — c’est tenir une gageure. Une mauvaise gageure.

Quand notre auteur, prenant la défense de la diplomatie secrète, évoque avec attendrissement ces techniciens, doués du sens des réalités, qui travaillent sous le contrôle de ministres responsables, « à l’abri des passions et des utopies », on croit rêver. « A l’abri des passions et des utopies » ? A vous Laval, à vous X, Y, Z (ne citons pas de tristes noms), « sous le contrôle » impartial, le contrôle « objectif », le contrôle désintéressé de qui ces délicieux techniciens ont si bien travaillé... Nous, nous n’allons pas continuer. Ce petit jeu paisible d’avant 1940, ce petit jeu qui nous a menés, nous, nos diplomates et notre diplomatie, là où il nous amenés — ce petit jeu a vraiment assez duré. Avant 1940, on pouvait dire, en haussant les épaules : faute contre l’esprit. Après 1940, on doit dire : faute contre la France. Nous n’en voulons plus. Nous le crierons aussi haut, aussi fort qu’il faudra. Et nous la répéterons, nous la répéterons sans cesse la phrase de Marc Bloch : La défaite de la France a été, avant tout, une défaite de l’intelligence et du caractère.
Depuis 1850, la France qui dominait, dirigeait, orientait les révolutions dans le monde — la France a passé la main sans s’en apercevoir (ou lorsqu’elle s’en apercevait, en s’en glorifiant). p067

C’est que la révolution matérielle est née, et que les Français, se retranchant derrière leur vieille philosophie de la modération, de la sagesse, de la prudence, ont continué à faire de la politique, rien que de la politique, toujours de la politique. « A bas la Monarchie, vive la République ! A bas la République, vive l’Empire ! A bas l’Empire, vive la République ! A bas la République, vive le Roi ! » — ce roi fût-il un maréchal. Raccourci un peu sommaire, mais exact, de l’histoire des pensées et des préoccupations françaises depuis 1848. Des pensées et des préoccupations à peu près unanimes.

Cependant, par grandes vagues successives et de plus en plus furieuses, la civilisation mécanique déferlait sur le monde. Que faire ? Sauter dans sa barque, empoigner les rames d’une main virile, prendre la tête du mouvement. Tout au moins, la tête spirituelle. On a cherché la France. On a fini par la trouver, la brave petite France, si sage, si raisonnable, si modeste dans ses vieux habits d’autrefois, assise dans le jardin de sa charmante vieille maison de famille, et, les doigts dans les oreilles pour ne rien entendre, lisant et relisant ses vieux classiques. Les maîtres de la Modération française.
De la Modération ou de la Médiocrité ?

Oui, c’est touchant. Et mortel. La France a choisi. Elle a choisi la catastrophe. Et ce choix, personne ne le comprend. On cherche la France là où elle devrait être. On ne la trouve pas. Elle joue avec les vieilles poupées de sa grand-maman. Sagement. Saintement. Stupidement.

Eh bien ! il faut que cela finisse. Il faut que les Français — et d’abord ceux qui endoctrinent les autres — regardent les choses en face. Qui donc mène le Monde ? Les diplomates ? les politiciens ? ou bien ces deux élites que nous montre à l’œuvre, dans son livre récent, M. Chappey : ici, les techniciens de l’esprit, littérateurs, artistes, moralistes ; là, les techniciens de la matière, fabricants et négociants ; alliés, malgré les brocards qu’ils peuvent se lancer parfois, pour s’amuser — alliés, unis pour gouverner le monde depuis des décades ?

« Les partisans du matérialisme historique cherchent toujours à accroître la part des facteurs économiques dans les conflits internationaux, au détriment des facteurs politiques et moraux », écrit bravement A. Roubaud, à la page 212 de son livre. Eh ! juste ciel, que vient faire ici le « matérialisme historique » ? Et que p068 signifie ce balancement candide : « Sans doute... Mais enfin » ? Le Monde est le Monde. Dites-nous : avant la guerre de 1914, il n’était pas tout à fait ce qu’il est devenu de 1920 à 1940. Mais il n’était déjà plus, de 1871 à 1914, ce qu’il avait été de 1848 à1870. Pourquoi ? Pour des raisons Politiques ? ou morales ? Eh non ! pour des raisons économiques. Cela crève les yeux.

Et je le répète : le dire en 1945, ce n’est pas servir l’intelligence et l’histoire. C’est, pour un Français, servir la France. p069
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