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L'analyse de tableau au TBI

Séance transdisciplinaire (Français, Histoire)

Document du professeur
Mots clefs : arts, analyse tableau, cubisme, TBI.




Sommaire :

Les instructions officielles

Sources

Introduction

Problématique d’étude

Analyse détaillée en classe

Les instructions officielles


Cette séquence se veut au croisement des objectifs de deux matières du lycée : les Lettres et l’histoire-géographie.

1) Pour mémoire le programme de français en classe de seconde générale et technologie (arrêté du 2/10/ 2002) pose les finalités de cet enseignement :

« L'enseignement du français participe aux finalités générales de l'éducation au lycée : l'acquisition de savoirs, la constitution d'une culture, la formation personnelle et la formation du citoyen. Ses finalités propres sont la maîtrise de la langue, la connaissance de la littérature et l'appropriation d'une culture. »

«  L'histoire littéraire et culturelle :

Elle doit permettre aux élèves de découvrir et de s'approprier l'héritage culturel dans lequel ils vivent. Elle les aide à comprendre le présent à la lumière de l'histoire des mentalités, des idéologies et des goûts saisie dans la lecture des textes. Elle repose avant tout sur la connaissance de la littérature française. Mais elle doit aussi donner des ouvertures sur les espaces culturels francophone et européen qui lui sont historiquement liés. Elle implique la mise en relation de textes littéraires et de textes non littéraires, ainsi que de l'écrit et d'autres langages. Au collège, les élèves ont lu des textes porteurs de références culturelles majeures. Au lycée, l'approche de l'histoire littéraire et culturelle se fait de façon plus réflexive. Elle permet de saisir les grandes scansions historiques que constituent les changements majeurs dans les façons de penser et de sentir, mais aussi dans les façons de s'exprimer. »

« La formation d'une culture

La culture prend forme par les lectures et par la mise en relation des textes entre eux. Mais elle exige aussi de les confronter à d'autres langages, dont le discours de l'image.
D'autre part, elle se structure grâce à une mise en perspective historique. À cet égard, la richesse des savoirs pour l'étude des textes et de la littérature impose de privilégier, au cours des années de seconde et de première, les mouvements et phénomènes qui constituent les grandes scansions de l'histoire littéraire et culturelle, et les genres majeurs. La mise en perspective historique se construira donc par l'approche des moments clés de l'histoire des lettres, de la pensée et de l'esthétique. »
2) Les objectifs officiels (Programmes d’histoire et de géographie au lycée B.O. n°12, 29 juin 1995) étant de :

1 Transmettre et assurer la maîtrise de savoirs historiques et géographiques

2 Comprendre le monde contemporain

3 Permettre l'insertion des élèves dans la cité

4 Acquérir des méthodes d'analyse pour une formation intellectuelle

L’approche favorisera aussi les instructions officielles :

1 La pratique des langages

2 Le libre choix des approches pédagogiques

3 Une démarche problématique fondée sur des repères chronologiques et spatiaux mémorisés

4 Le document au service du raisonnement

5 Le nécessité des technologies actuelles
Le programme de première convient plus particulièrement :

- Pour les séries L, ES, S : « En histoire, l'étude porte sur le monde du milieu du XIX à 1939 et privilégie la France et l'Europe sans oublier leurs relations avec le monde. » « En série L, une attention particulière pourra être portée aux phénomènes culturels : religions, mentalités, création (expression artistique et littéraire). Une liaison avec l'enseignement des lettres, et éventuellement des langues vivantes, s'impose naturellement. ».

- « Pour les élèves des séries tertiaires, l'histoire et la géographie sont une dimension nécessaire de la formation, le programme a donc l'ambition de donner les références nécessaires à la compréhension du monde contemporain ». Enfin pour les séries SMS, STI et STL : « En histoire comme en géographie, la réflexion sur les objectifs est essentielle et les contenus doivent être limités à l'acquisition d'une culture. »

Rappelons encore que :

« Les programmes de la classe de seconde ont été construits en fonction de la place de celle-ci dans le cursus scolaire, entre le collège et les différentes voies du lycée. Ils doivent constituer le socle de la connaissance et de la compréhension du monde contemporain.

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Sources :


Cette séance doit beaucoup aux travaux d’une collègue d’histoire de l'académie d'Aix-Marseille Christine Colaruotolo http://histgeo.ac-aix-marseille.fr/pedago/art/ et d’un diaporama réalisé par Muriel Lucot de l’académie de Poitiers http://ww3.ac-poitiers.fr/voir.asp?p=hist_geo/ressources/mldemoispicasso/index.htm toutes les deux sont professeures d’histoire.

Je propose de valoriser par le TBI un travail sur l’image en utilisant comme support un power-point plutôt qu’un diaporama en format flp (format du TBI Promothéan) afin de le rendre plus accessible.

Des encadrés bleus signaleront les utilisations via le TBI.

Les commentaires du diaporama : en ouvrant le fichier .ppt, des commentaires sont disponibles sous chaque diapositive. Pour les rendre visibles s’ils ne le sont pas par défaut, cliquer dans le menu « affichage » sur l’item « commentaires ». Ils peuvent être modifiés et imprimés (en choisissant « pages de commentaires » dans le menu déroulant « imprimer » de la boîte de dialogue de l’impression).



Introduction à l’œuvre

C'est en juillet 1907 que Picasso achève une huile sur toile de 243cm sur 233cm qu'il avait entrepris durant l'hiver et qui rompt complètement avec tous ses travaux précédent. A l'origine baptisé Le bordel d'Avignon, elle prend le nom Les demoiselles d'Avignon en 1916. Elle est actuellement exposée au Musée D'art Moderne de New-York.

Cette toile met en scène cinq femmes nues (des prostituées de la rue d'Avignon à Barcelone) aux corps et aux visages anguleux, disloquées, devant un fond composé d'étoffes de plusieurs couleurs et qui sollicite le spectateur de leurs regards insistants. La composition et le traitement des modèles semblent évoluer de la gauche vers la droite, allant vers une représentation de plus en plus abstraite et décomposée des personnages.


Une rupture

"C'est comme si tu voulais nous donner à boire du pétrole pour cracher du feu" (toutes les citations ont pour source le site indiqué dans les sources) aurait dit Georges Braque à Picasso qui lui montrait les Demoiselles d'Avignon pour la première fois en 1907. Cette toile ouvre la voie à un nouveau courant artistique, le cubisme (1908-1914), dont l'apparition et le développement, vont déterminer une révolution esthétique en France et qui "change complètement la face de l'art européen" Le terme cubisme est d'ailleurs employé par dérision par le critique Louis Vauxcelles, lors d'une exposition consacrée à Georges Braque en 1908, pour dénoncer la "simplification terrible" des paysages et la réduction de tous "les sites, figures et maisons à des schémas géométriques, à des cubes."

L'œuvre n'est exposée en public qu'en 1939.

Ce tableau est considéré par les contemporains comme une véritable rupture dans la représentation. Après avoir détesté Les Demoiselles d'Avignon, Apollinaire, ami de Pablo Picasso, est acquis. Il écrit en 1908 dans la revue berlinoise Der Sturm : "Le cubisme si l'on veut s'exprimer avec précision est un art qui consiste dans la recherche de la composition nouvelle avec des éléments formels empruntés ou non à la réalité mais à la réalité de la conception." Il ajoute plus loin " la légitimité d'une telle peinture ne peut être discutée. Chacun comprendra facilement que la chaise de quelque côté qu'on la regarde, ne cessera jamais d'avoir ses quatre pieds, son dos et son siège et que si on lui enlève un de ces éléments, on enlève l'essentiel de sa réalité".

Problématique d’étude :

Nous verrons donc comment Picasso brise les canons de l'idéal féminin. Ce tableau fut une véritable rupture dont les inspirations sont multiples, nous observerons en quoi cette toile fut le point de départ du mouvement cubiste.

Il convient de mettre l'accent sur trois points :

1. Montrer que le cubisme s'insère dans une évolution artistique.

Le professeur doit s'attacher à resituer le tableau dans l'évolution artistique du XIXe siècle et rappeler les influences sur l'ouvre de Picasso, de Cézanne, de la sculpture ibérique (avant la conquête romaine) et de l'art africain ou art nègre, sensibles sur les visages désaxés et hachurés de couleurs vives des deux demoiselles de droite. Les Européens découvrent l'art africain en ce début de XXe siècle lors des expositions coloniales.

2. Resituer l'ouvre dans son contexte social, technique et culturel.

Dans le cadre de cette séance, il est à rappeler aux élèves qu'une révolution technique, la photographie, vient éclipser au XIXe siècle le travail du peintre en permettant de saisir immédiatement l'évènement ou le personnage. S'ensuit, à partir du courant impressionniste, une volonté de s'affranchir de la réalité telle qu'elle est perçue au bénéfice d'une réalité reconstituée afin de descendre comme le conseille Cézanne "dans la réalité des choses".

3. Donner des clés aux élèves pour les aider à comprendre le projet du peintre et mieux "entrer" dans le tableau.

Il convient de montrer aux élèves que ce n'est pas tant le sujet, les prostituées, qui choque mais la façon dont Picasso le traite. Le cubisme va essentiellement lutter contre la représentation proposée jusque là d'un monde bien fixe, stable, bien posé, qui n'est que mensonge. Voulant définir précisément les formes choisies, le peintre les réduit à leurs épures géométriques et tente de relever le défi de la représentation spatiale la plus complète des objets et des êtres sur une surface plane.

"Moi" disait Picasso " je vise toujours à la ressemblance. Un peintre doit observer la nature, mais jamais la confondre avec la peinture. Elle n'est traduisible en peinture que par des signes mais on n'invente pas un signe. Il faut fortement viser à la ressemblance pour aboutir au signe. Pour moi, la surréalité n'est autre que chose, et n'a jamais été autre chose, que cette profonde ressemblance au-delà des formes et des couleurs sous lesquelles les choses se présentent." A souligner également l'influence de Picasso qui marque profondément la vie artistique dans la première moitié du XXe siècle.

Le rapport entre artiste et public s'en trouve profondément modifié. Cette volonté d'être le plus proche possible de la réalité engendre des résultats qui confinent à l'abstraction. C'est en cela que le cubisme marque une véritable rupture avec le public, une coupure qui s'est amplifiée jusqu'à nos jours avec l'art contemporain. Auparavant, les spectateurs aimaient ou détestaient un tableau pour son sujet, son traitement, il pouvait débattre de son contenu. Le cubisme est le premier mouvement artistique qui demande que la démarche de l'artiste soit expliquée au public et a fortiori aux élèves.

Apprendre à lire une œuvre d'art, à un élève, c'est lui permettre d'acquérir une pratique du regard et à puiser à la source de son propre fonctionnement émotionnel pour comprendre comment l'image l'émeut. C'est aussi ouvrir son regard à l'histoire, à la mémoire. C'est enfin l'amener à s'ouvrir à l'autre, à son regard, à son milieu, à sa culture, perspective garante d'une continuité de sens reliant mémoire, identité et citoyenneté. Retour au sommaire

L’analyse en classe

Le projet pédagogique proposé se décompose :

La première diapositive est l’occasion d’introduire la séance

Diapositive deux

La séance débute par une observation silencieuse du tableau qui privilégie la perception et l'exploration par le regard. Le professeur peut faire une analyse externe du tableau:

Huile sur toile : de ce point vue, tradition picturale classique.

Pour les dimensions : prendre des repères dans l’espace de la classe pour que les élèves visualisent ce que cela représente, sinon, juste des chiffres. è tableau très grand, des personnages plus grands que les personnages réels.

L’artiste : Pablo Picasso (1881-1973), l’un des plus grands artistes du XXème siècle. D’origine espagnole, il a étudié aux Beaux-arts de Barcelone. Il part à Paris en 1900 et s’y s’installe définitivement en France en 1904, rencontrant peintres (Henri Matisse, Georges Braques, André Derain…) et intellectuels (Max Jacob, Guillaume Apollinaire…). Dans son œuvre, on distingue plusieurs périodes : la « période bleue » (début de son œuvre), la « période rose » (1905-1906) –jusque là, des œuvres assez classiques centrées surtout sur la recherche de couleurs- , l’époque cubiste (à partir de 1907). Créateur extrêmement prolifique jusqu’à la fin de sa vie à la fois peintre, sculpteur et céramiste.

Le contexte ici seulement au sujet de l’artiste : au début du XXème siècle, l’Europe est dominée par les monarchies et les empires, la France figure d’exception. Droits fondamentaux de l’homme mieux respectés qu’ailleurs. Antisémitisme moins virulent qu’en Europe centrale, influence de l’Eglise catholique moins contraignante qu’en Italie et en Espagne depuis la loi de séparation des églises et de l’Etat de 1905 è France, terre d’asile pour les opprimés du vieux continent, Paris, ville cosmopolite.

Intérêt de montrer le processus créatif : Picasso a fait plus de 700 dessins préparatoires pour les Demoiselles. Sans doute unique dans son œuvre. Réalisation en deux mois sans doute juin juillet 1907. Il a 27 ans, il travaille dans l’atelier d’un ami, il a le sentiment qu’il va changer quelque chose mais sans doute pas à ce point. Il a mis des mois à le réaliser.

On bascule entre le tableau pleine page projeté au TBI et un paperboard vierge sur lequel sera mis en commun de l'ensemble des regards de chacun, des ressentis, des observations. Cette phase permet aussi d'identifier les thèmes sous-jacents et de faire prendre conscience aux élèves de la diversité des regards. On peut proposer des regroupements en catégorie : dénotation, connotation et interprétation. Par rapport aux remarques reçues.

Le professeur fait faire à l’élève la différence entre :

La dénotation : ce que je vois, ce que je reconnais. Une femme debout nue nous regarde.

La connotation : ce que je comprends, ce que je ressens. …elle a l’air bizarre.

La description : des constituants plastiques et des constituants iconiques. …elle a le corps rosé et anguleux.

L’interprétation : les significations. Elle semble nous provoquer.

Le jugement de valeur. Il n’est pas exclu mais les élèves doivent avoir conscience de sa nature.

Comment ? En sollicitant les autres élèves, tout le monde est-il d’accord OU BIEN est-on sûr de voir une nature morte ? Est-on sûr que ces femmes soient tristes ?

Troisième diapositive : on analyse de façon plus technique :

Les couleurs sont-elles complémentaires ? Entourer les parties en bleu au stylet, quelle est la couleur complémentaire du bleu ? On joue l’aller retour entre les diapositives 3 et 4 où se trouve la correction. On complète le paperboard de départ en ajoutant sur une nouvelle page le vocabulaire technique rencontré.

- la palette des couleurs : la palette de couleurs est assez restreinte. Les couleurs chaudes, du rose pâle à l'ocre rouge, dominent, notamment dans les corps des femmes. Cependant, des couleurs froides, blancs, gris, bleus, qui composent l'essentiel des draperies, offrent un violent contraste. Les formes sont fréquemment soulignées par des contours blancs ou noirs qui accentuent leur déstructuration. Importance de deux couleurs primaires : le rouge et le bleu et de la complémentaire du bleu, l’orange.

La permanence des roses chairs fait l’unité du tableau

Quelles sont les lignes de forces ? Sont-elles horizontales ou verticales ? Où est le point de fuite ? Tracez-les sur le tableau

- les lignes de force seront montrées à la diapositive suivante. Composition : peu évidente. Autour des diagonales. Rythmée par les verticales.

Pas de perspective classique : la nature morte au contraire semble plonger sur le spectateur : « perspective inversante ».

  • Sensation d’écrasement et car très peu de profondeur, très peu de perspective.

Faire distinguer les signes plastiques des signes iconiques :

Signes iconiques : cinq personnages / des femmes nues / trois (ou toutes ? comme lu dans certaines analyses) fixent le spectateur de leurs regards insistants è exemple d’incertitude / pas de regards croisés entre elles : pas de relations entre les personnages comme s’ils étaient isolés / corps anguleux ou géométrisés / deux visages bariolés des femmes de droite / quatre femmes sont debout, une est assise / des mouvements dans lesquels les personnages semblent s’être arrêtés.

Objets : tentures ou draps ? (selon les lectures) è encore une incertitude / une nature morte (fruits) au premier plan / très peu de profondeur (quasiment pas de plans successifs, pas de perspective) /

Diapositive n°5 : On revient sur la définition du cubisme.

Quelles sont les figures géométriques que l'on peut trouver ?

Plusieurs techniques :

- on trace à main levée, puis mode de reconnaissance des objets qui les rendra géométriques ou

- on utilise l’icône de l’ellipse (on personnalise la boîte d’outils au préalable) et l’icône triangle pour relier les angles entre eux. On dessine, puis on déplace l’objet en revenant à la position curseur, pour effacer une erreur, on saisit la forme en faisant apparaître une petite croix blanche et on le dépose dans la poubelle.

Diapositive n°6 : les sources, un tableau s'inscrit dans une perspective.

Quels sont les éléments qui leur paraissent classiques ? déjà vu ailleurs ?

On utilise la fonction « tirer le rideau » on cache la diapositive puis on ne montre que la partie de gauche. Pour cela, une fois que la diapositive est noire, cliquer une fois sur l’écran du côté gauche une poignée apparaît, il suffit de la tirer doucement.

On leur demande ensuite de relier les points communs :

Le thème du nu, persistant depuis l’Antiquité et la Renaissance. Les nus drapés (le cadrage entre des rideaux ou tentures permet depuis des siècles la théâtralisation des œuvres.), les femmes nues, existence de nombreux exemples. Rupture : la position provocante, jambes écartées.

Olympia est un célèbre tableau réalisé par Édouard Manet en 1863. Initialement prévue pour le Salon des Refusés de la même année, l'œuvre ne sera finalement dévoilée par le peintre que deux ans plus tard.

L'œuvre, qui allait susciter une controverse encore plus féroce que le Déjeuner sur l'herbe, représente une prostituée semblant issue d'un harem à l'orientale et s'apprêtant visiblement à prendre un bain. Le tableau, qui associe et fait ressortir avec puissance le contraste entre la femme blanche et la femme noire, s'inscrit en réalité dans la longue tradition artistique et très académique dite de « l'odalisque à l'esclave » : ainsi des Odalisques d'Ingres, ou encore de l'Odalisque de Benouville et de celle de Jalabert dans les années 1840.

Bien que Manet ait à l'évidence cherché le scandale, l'avalanche de récriminations dont il fut la victime l'accabla assez fortement, et le soutien de son ami Charles Baudelaire l'aida à passer ce cap difficile de sa vie. (source wikipédia)

http://www.larousse.fr/encyclopedie/#recherche/olympia

Les Trois Grâces, de Rubens tableau peint aux environs de 1636.

Ce tableau (huile sur bois, 221 × 181 cm, musée du Prado, Madrid) s’inscrit dans la toute dernière partie de la carrière du peintre. Cette grande figure de la peinture baroque se détourne en effet dans les dernières années de sa vie de l’inspiration religieuse qui a été la sienne pour privilégier les thèmes mythologiques. Il trouve dans la danse des Grâces le prétexte à des jeux de courbes d’une grande souplesse, qui font écho aux méandres des draperies et du voile, aux complications des coiffures, à la guirlande de fleurs et au ruissellement de l’eau (sur la droite de la composition). Le peintre affirme une fois de plus ici son goût pour le traitement pictural des formes féminines pleines. Sur la gauche, il représente sa seconde épouse, Hélène Fourment, qui a déjà posé pour un nombre important de toiles très attachantes, témoignant de la douceur et de l’harmonie de la vie familiale du peintre (Portrait d’Hélène Fourment et de deux de ses enfants, 1635-1638, Louvre, Paris). Les Trois Grâces, qui révèle un sens aigu du rythme et de la composition, déborde de sensualité et de vitalité. Ces sentiments sont servis par la représentation de formes opulentes et de carnations transparentes et nacrées. (Source Encarta)

Diapositive n°7 : on revient sur le modèle du bain turc

Picasso est frappé par la modernité de cette œuvre : la façon dont les ombres sont posées, le rythme des masses colorées, la disparition de toute perspective au profit d’un espace défini par les corps. En 1906, un an après vu ce tableau Picasso voit La Joie de vivre de Matisse, tableau influencé par le Bain, il aimera les couleurs crues, les audaces formelles, son primitivisme naissant, mais il reproche à ces deux œuvres de toujours glorifier la sensualité féminine et une harmonie utopique qui ne colle plus à la violence politique et sociale de l’époque. Aussi le concept des Demoiselles s’opposera à ces codes esthétiques en place depuis la Renaissance. Face à la cruauté de la révolution industrielle, Picasso offre non pas une espèce de rêve mais un miroir : il peint un bordel. Gertrude Stein dira d’ailleurs « Matisse et tous les autres ont des yeux du XXème siècle, mais leur réalité est du XIX. Picasso est le seul […]Il ne devance pas son époque, il la vit ». (Télérama 3061 du 10 septembre 2008).

Diapositive huit : Qu’est-ce qui est nouveau ? Qu’est-ce qui détonne par rapport aux tableaux que nous venons de voir ?

Envoyer un élève avant de faire apparaître la diapositive. Pour cela, avec la télécommander « geler » (freeze) l’écran du vidéo-projecteur et positionner sur l’ordinateur la diapositive. On utilise la fonction éclairage rond qui permet de ne faire apparaître qu’une partie du tableau. On cherchera aussi à reproduire avec cette icône la forme du tableau de Ingres et l’on vérifiera les similitudes.

En juillet 1907, Picasso découvre le musée d’ethnologie du Trocadéro, où sont exposés des œuvres des colonies ; Congo Français, Côte d’Ivoire et Nouvelle-Calédonie. Il avait inévitablement déjà vu des œuvres, chez Derain, Gertrude Stein (via Matisse) ou d'autres amis peintres, mais ce n'est qu'à cette date qu'il prend vraiment conscience de la valeur de ces œuvres et de la possibilité de les intégrer à ses travaux.

C'est à partir de Cézanne que Derain a interrogé l'art nègre; cette influence, Derain la partagera avec Matisse puis avec Picasso et conduira entre 1906 et la fin 1907 aux baigneuses de Derain, au nu bleu de Matisse et aux Demoiselles d'Avignon du troisième. Tous les trois se seront imprégnés du constructivisme et de la forme structurale des œuvres de Cézanne.

Diapositive 9 : inspiration exotique mais aussi contexte de colonisation.

Diapositive 10 : la sculpture ibérique.

Source d’inspiration : Tête d’homme, sculpture ibérique, Vème-IIème siècle avant J.C. Cerro de los santos, Calcaire. Musée des Antiquités nationales, saint-Germain-en-Laye. Picasso possédait cette tête dans son atelier.

Un élève devra relier les points communs entre la tête mise en lumière et la tête sculptée : le profil, le nez et l’oreille

Diapositive 11 : et après ?

Dans les tableaux des diapositives suivantes quelles sont les traces des Demoiselles ?

Diapositive 12 : l’histoire contemporaine au cœur de l’art

Guernica

Picasso réalise ce tableau suite au bombardement de la petite ville de Guernica par la légion Condor, aviation nazie soutenant le camp franquiste, le 26 avril 1937. Picasso se range dés le début du conflit dans le camp républicain. Durant tous les événements Picasso réside en France, la presse et des compatriotes l'informent.

Guernica est peint en noir et blanc. Les forts contrastes de lumière accentue la violence du tableau où les corps démembrés, les visages tordus par la peur ou la douleur, et l'esthétique cubiste travaillent en ce sens.

Pourquoi terminer par ce tableau ? Noter leurs remarques sur un paper board qui servira de conclusion : rompre avec la réalité statique, rejet de la perspective, surface bidimensionnelle, mais ici moins de fragmentation des objets et des figures, le cubisme a déjà évolué. Montrer en même temps de multiples facettes de la vision.

Le clin vidéo est un clin d’œil qui souligne la modernité des génies qui rompent avec le consensus ambiant (publicité pour Apple).

Bibliographie

- Jean Louis Ferrier, Picasso, Edition Pierre Terrail, Paris, 2001.
- Roland Penrose, Picasso, Collection champs Flamarion N°607
- Brassaï, Conversations avec Picasso, Gallimard
- Yves Michaud, l'art contemporain, Documentation photographique N° 8004, La documentation française, août 1998.
- Chantal Février, plaidoyer pour le récit : nécessités et apprentissages.

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