Calendrier création au Théâtre de Vanves (Panopée) du 14 au 17 janvier 2014





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jEbRûLE

Marie Payen
Théâtre-Studio, Alfortville

6 – 16 octobre 2015

du mardi au vendredi à 20h30

le samedi 10 octobre à 16h

Générale presse le mardi 6 octobre à 20h30

16, rue Marcelin Berthelot

94140 ALFORTVILLE

01 43 76 86 56

www.theatre-studio.com

DISTRIBUTION

Texte et mise en scène de Marie Payen

Collaboration Artistique Leila Adham

Avec Marie Payen
Production Compagnie UN+UN+

Avec l'aide d'Arcadi Ile-de-France/Dispositif accompagnements

Avec le soutien du Théâtre de Vanves

arcadi-logo-officiel-10cm


CALENDRIER

Création au Théâtre de Vanves (Panopée) du 14 au 17 janvier 2014
En tournée à Rouen les 13, 14 et 15 mars 2014 à 19h30, à la Chapelle Saint-Louis

CONTACTS

Contact diffusion :

Diffusion et administration

En Votre Compagnie
Olivier Talpaert

06.77.32.50.50

oliviertalpaert@envotrecompagnie.fr


LE SPECTACLE


Une voix, qui ne sait pas à qui elle appartient, répond à une question qu’elle n’entend pas, et raconte une histoire qu’elle a oubliée. C’est l’histoire d’un monde sans père, sans foi ni loi, sans ordre, sans grammaire, sans destination, sans signalétique.

jEbRûLE est une proposition d’écriture théâtrale, improvisée pour une grande part.

Le texte ne sera ni écrit, ni appris.

Un travail sur la langue, qui se réinventera elle-même tout en se consumant dans l’oubli.

Lapsus, mots-valise, langues imaginaires, images-sons enfouis ou refoulés, tabous, images perdues-fixées-déformées-recomposées, tentatives toujours recommencées de donner forme au passé, voilà de quoi se nourrira l’écriture parlée et improvisée chaque soir..
« La mémoire n'est pas en nous, c'est nous qui nous mouvons dans une mémoire-Etre, dans une mémoire-monde. » Gilles Deleuze

D’où je viens ? Je ne l’ai jamais su (je ne m’en souviens plus).
« Derrière moi le fantôme qui m’a faite ».
J’ai fait ce spectacle pour délirer mon origine, pour promener ma langue dans une Mémoire-monde, paysage, tunnel, cime, banquet, pour m’affranchir de ma toute petite identité, pour abandonner père et mère.
Je vous invite à prendre la fuite.


NOTE D’INTENTION


jEbrûLE sera une pièce pour une voix, une pièce sur les failles de la mémoire, avec pour fil conducteur la disparition du père. Une voix cherche à raconter le passé, et à dresser un portrait du père disparu, mais elle l’inventera à partir des lapsus, des faux souvenirs, des tabous, des sensations premières gravées, des associations libres, semblant suivre en direct les errances de son propre cerveau, cherchant à donner forme au passé dissout dans l’oubli, à l’inconnu qu’on garde en soi.
Un texte d’ombres, et de refoulement. C’est donc un travail sur la langue. Je cherche à atteindre un point où le langage crée de la mémoire vive, et pas le contraire. On écoute ce personnage sans mémoire et sans nom déplier au présent ses souvenirs inconscients, réinventés par le langage, et n’existant sur cette scène que dans le partage de ce mystère, de cette exploration de la pensée, puisque de connaissance il n’y a plus. La voix a tout oublié, jusqu’à la grammaire de son enfance. Des formes apparaissent et disparaissent, des figures passent, des voix chantent, des histoires se racontent.... La deuxième partie du texte, est au contraire une séquence d’hyper-mémoire, comme on en a parfois à l’approche de la mort...restitution très fidèle d’un repas familial juste après la mort du père, rejoué toujours par cette seule voix. L’actrice jouera tous les dialogues. La fin du texte est une « réplique » du père, comme si la parole, la langue avait réussi à l’incarner, à le saisir quelques instants ...

jEbRûLE, ce sera la langue d’un monde sans (re)père, sans loi, sans points cardinaux, sans échelle, sans syntaxe, sans ordre, sans mesures ni proportions. Comme la Nature en somme…. Une danse dans la Mémoire-Monde. Une longue hallucination.
jEbRûLE, parce que ce n’est jamais fini, j’y suis presque, je chauffe, je chauffe, je m’approche d’une forme, ça y est ça se forme, je tiens quelque chose d’un récit, d’une histoire, d’un bloc de mémoire, et… et non, j’ai oublié, c’est dissout à nouveau, il faut repasser par l’informe, par la danse mystérieuse des mots dans l’air...
Marie Payen

NOTE DRAMATUGIQUE


“Voilà cinq ans que je cherche à regrouper tous les indices, objets, lettres, témoignages, photos, traces de la vie de mon père, Michel Payen, mort subitement en 1975.

J’avais alors quinze mois.

L’impact de cette disparition a fait l’objet d’un secret immédiat et le silence a pris la place du souvenir.

Si bien qu’hier, à trente-quatre ans, j’ai ouvert un œil et me suis rendu compte que je vivais dans un brouillard très épais.”

Marie Payen


C’est une étonnante machine que celle inventée par Marie Payen

Un travail sans texte

Un spectacle sans metteur en scène

Un dispositif où tout est possible donc

Mais dans lequel tout est à faire.

Et que signifie faire (du théâtre) ici ?

Que fait l’actrice qui a choisi d’être abandonnée ?

Elle chute

Dans le tout fond de la mémoire

L'espace est hanté

Des figures familières apparaissent

Mais se dérobent avant d'avoir livré leur secret.

Elle danse

Avec les morts

Elle met les pieds dans la tombe

Elle donne son corps

Elle joue.

Elle est la mère puis le père

Elle invente des histoires qui ne sont pas vraies

Comme la reconstitution est impossible

Elle fait et défait, sans fin.

Leila Adham


EXTRAITS DE PRESSE
« Marie Payen au Théâtre de Vanves : que ceux qui n'ont pas vu ce travail s'y rendent immédiatement. Ce qu'elle ose au plateau, à vue, en direct, sans filet, on n'a jamais vu personne le tenter de la sorte. Une exploration en forme de retour aux racines, du théâtre, du mot, du jeu, de la présence, improvisation et prise de risque maximal mélangé à une dextérité qui dit que la comédienne est grande. Il y a tant et tant de pistes à suivre dans ce projet qu'elle a conçu toute seule et mène à bien toute seule qu'il faudrait des pages entières pour en parler. Voilà où peut renaître un théâtre qui doit se réinventer s'il ne veut pas crever sur place. C'est dans le cadre d'Artdanthé, ça bouillonne la bas, ça jaillit de tous les côtés. Quel type ce Alfarroba !Quel cadeau ce Je brûle ! »
Joëlle Gayot / FRANCE CULTURE

« C’est un pari digne de ce nom qu’il faut annoncer, diffuser, mais surtout prendre, comme spectateur, aussi audacieusement que Marie Payen l’a pris comme actrice, et José Alfarroba comme directeur de théâtre. C’est le pari d’un spectacle qui change la donne, que Marie Payen présente au théâtre de Vanves après un an de recherches et de répétitions. Longeant une étendue de bandes magnétiques que la lumière transforme en matière de scintillements imprévisibles, devenue la plus saisissante métaphore des éclairages alternatifs de notre mémoire et de ses nœuds, la comédienne vient droit au public l’avertir : qu’il s’agit d’une histoire orpheline, parce qu’elle s’écrit sur une absence ; et par conséquent d’un spectacle sans texte, sinon celui que composeront chaque soir, au gré de l’improvisation, son corps, sa bouche, sa déambulation et sa rêverie dans les strates du souvenir, sa danse intérieure, et l’écoute des spectateurs.
Quittant le bord du plateau pour son centre, les deux pieds enfoncés dans ce déploiement de matière noire à revisiter, la comédienne rentre alors en elle-même pour dévider les écheveaux de la parole, reflets des circonvolutions au sol, avec lenteur, avec précaution, avec une intensité qu’égale presqu’aussitôt l’écoute que sa parole fait naître. Car le pari de cette performance tient à l’efficacité de l’opération proposée, qui transforme une histoire toute personnelle, littéralement cousue de trous, en caisse de résonance de nos souvenirs les plus enfouis, de nos affects les plus troubles.
Affrontant ce récit suspendu dans le vide – qui prend chaque soir le risque de se perdre –, un récit auquel rien ne le prépare, le spectateur est absorbé par le corps en creux de Marie Payen, un corps évidé pour y accueillir les mots, les voix et les sensations passées, autant que les projections imaginaires du public. Avec rien, avec son immobilité qui fige la respiration des auditeurs, avec ces longs filaments brillants s’enroulant autour d’elle, et deux gestes décisifs, la comédienne disparaît – et l’impression d’assister à sa métamorphose en cet Autre qu’elle cherche à rejoindre est de celle qu’on éprouve rarement au théâtre. Aussi la tension du côté de la salle est-elle double : à la fois attention rivée aux lèvres de l’actrice égrenant une à une les syllabes responsables du récit, de sa couleur, de son débit, de son ouverture ou de ses replis ; et sidération face à la maîtrise que requiert un tel exercice, exigeant simultanément vigilance et abandon, engagement total et recul critique. La salle est ici partie prenante du projet, les phénomènes d’écho intérieur ne pouvant advenir que par une sorte de communion dans la concentration. Elevé à ce niveau d’intelligence, de finesse, d’audace, le spectateur sort de Je brûle profondément irradié.
Le pari de Marie Payen tient à ce manifeste splendide : « La forme ne résout rien. » Puisque c’est le mouvement même par lequel nous réformons et déformons sans cesse le passé qui témoigne de la vie de la mémoire, elle choisit l’improvisation, faisant de ce spectacle une gageure : pour l’acteur, dont il renouvelle le travail ; pour le spectateur, dont il déplace la posture et les attentes ; pour le lieu théâtral, qu’il inscrit dans une autre temporalité, et dans une autre finalité. » 
Marion Alev / AU POULAILLER - Blog
BIOGRAPHIES


Marie Payen
Marie Payen est comédienne, formée à l'école du TNS. Elle travaille au théâtre et au cinéma, avec des metteurs en scène tels que Pierre Maillet, Jean-François Peyret, Lilo Baur, Jean Sastre au théâtre, et Jacques Maillot, Solveig Anspach, et François Dupeyron au cinéma. Elle tient le rôle-titre dans Médée de Sénèque mise en scène par Zakariya Gouram et créée au Théâtre de Vanves en 2004, puis en tournée jusqu'en 2008.

Elle crée aussi ses propres spectacles, concerts et performances, parmi lesquels Cage aux blondes (avec Aurélia Petit, création Chaillot en 2005), Le loup dans ma bouche (chansons), Le Cabinet Payen (concerts pour une personne dans les toilettes des hommes du Théâtre du Rond-Point, création en 2011). Avant de créer jEbRûLE au Théâtre de Vanves en janvier 2014 elle a joué Phèdre de Sénèque, mise en scène d'Elisabeth Chailloux en novembre 2013 au Théâtre des Quartiers d'Ivry.

Dernièrement on a pu la voir sur les écrans dans le film de François Dupeyron Mon âme par toi guérie (sorti en septembre 2013), ainsi que dans celui de Solveig Anspach Lulu femme nue, d'après la bande dessinée d’Etienne Davodeau (sorti en janvier 2014).

Leila Adham
Leila Adham est maitre de conférences en études théâtrales à l'université de Poitiers où elle dirige le Master de dramaturgie.

Elle collabore à plusieurs spectacles dont Médée de Sénèque mis en scène par Zakariya Gouram (au CDN de Nanterre Les Amandiers), Jan Karski (mon nom est une fiction) de Yannick Haenel mis en scène par Arthur Nauzyciel (création à l'Opéra théâtre – Avignon), La Mouette de Tchekhov mis en scène par Arthur Nauzyciel (création pour le Palais des Papes - Avignon).

Depuis 2013, elle collabore au projet jEbRûLE avec Marie Payen.


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