Bibliographie et sitographie





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2010-2011




Ecole des Parents

et des Educateurs
Session :

Le Trait D’Union

Marie Guylaine

Da Silva Ferreira



Mémoire

Fin de formation

Conseillère Conjugale et Familiale

Fausses couches tardives

L’accompagnement par une (un) CCF en milieu hospitalier.

…N’être sans avoir vécu…

« Il voit l'obscurité et entend le silence. Lui seul perçoit la lumière derrière l'obscurité ; lui seul perçoit l'harmonie derrière le silence. »1

…Et comme distinguant la lumineuse gerbe,
la comète retourne au grand astre de feu.

Dans un essor puissant, magnifique et superbe,

L’âme prenant son vol, s’en revient à son Dieu.

Sommaire








Chapitres

pages








DEDICACE
REMERCIEMENTS
MON PARCOURS
INTRODUCTION
MON HYPOTHESE
DEVELOPPEMENT

La fausse couche au fil du temps, son retentissement dans la société.

Approche juridique

Approche historique

Approche sociologique contemporaine.

Prolonger le lignage
Impact psychologique lors de l’accouchement d’un enfant viable
Impact psychologique lors d’un accouchement avant terme d’un enfant non viable.

La fausse couche tardive peut s’avérer un vrai traumatisme.

Le couple, peut-il se défaire du regard extérieur ?

Ce qui se passe au niveau du couple.
Les différentes étapes du deuil
L’ENTRETIEN

Pourquoi cet entretien ?

Déroulement de l’entretien.

ANALYSE DE L’ENTRETIEN.

POSTURE DU, DE LA CONSEILLERE CONJUGALE ET FAMILIALE.
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE ET SITOGRAPHIE


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DEDICACE
Nous sommes en pleine après-midi du mois de juin et je regarde le ciel ; il est gris et maussade après le printemps caniculaire que nous avons eu. Des gouttelettes d’eau ruissellent le long des vitres et assise à mon bureau je me concentre sur le thème de mon mémoire. Ce n’est pas un sujet facile et je pense à tous les couples qui ont subi ce traumatisme ; mon esprit vole vers toi pour t’inclure dans ma réflexion.

Toi, qui as perdu un enfant de deux ans.

Toi, qui as su affronter et dépasser les obstacles avec détermination et sagesse.

Toi, qui n’as pas cessé d’écouter et d’aider ton prochain.

Alice, ma chère sœur, je veux que tu saches dès que tu feuillèteras ces pages que j’admire ton courage.

Pour tout ce que tu représentes à mes yeux je te dédie cet ouvrage.
La délivrance est partout si l’on sait entendre sa voix. Il arrive que quelque chose soit là à ta portée pour t’aider à te délivrer d’un problème mais tu n’écoutes pas la voix, tu ne prends pas conscience que la solution est si proche.2





REMERCIEMENTS
Je tiens à remercier sincèrement ma famille puis mes amis qui ont su respecter mon changement et mon évolution durant la formation. Je leurs témoigne toute ma gratitude pour le soutien dont j’ai pu bénéficier et la confiance qu’ils m’ont attribuée. Je remercie mes titulaires de stages ainsi que mes formateurs à l’école de l’EPE ; ils m’ont accompagnée parfois bousculée pour me conduire à des questionnements nécessaires. Mes remerciements s’adressent aussi à l’association AGAPA3 qui m’a permis de bénéficier d’un rendez-vous ; celui-ci m’a aidée dans l’analyse de mes entretiens. J’exprime ma gratitude à Mme PRACHE qui, en tant que guidante de mémoire, s'est toujours montrée disponible tout au long de la réalisation de cet écrit. Je transmets également ma reconnaissance à tous les consultants qui ont accepté, avec gentillesse, ma présence lors des entretiens. Je leur suis grée ainsi pour l'inspiration, l'aide et le temps qui m’ont été précieux dans l’élaboration de ce mémoire, sans lesquels celui-ci n'aurait jamais vu le jour. Je n’oublie pas Mme EVRARD, Conseillère Conjugale et Familiale à l’hôpital de Montfermeil et qui fut pour moi une source d’inspiration dans le développement de cette analyse ainsi que Mr BREZZINGSKY, en qui j’ai vu un soutien pour la continuation de cet écrit.

Merci à toutes et à tous.







MON PARCOURS
Je suis la plus jeune dans une famille d’émigrés. De ce fait j’ai vécu des situations difficiles, en particulier la séparation. Je ne me lamente pas sur mon sort car j’ai eu des parents qui ont tout fait pour nous donner ce qu’ils pouvaient, dont une éducation dans les meilleurs établissements scolaires. Bien sûr cela ne fait pas tout et ma vie solitaire m’a beaucoup pesé durant toute ma jeunesse. Ceci est dû peut-être au contexte d’immigration et à l’éloignement d’avec mon frère et ma sœur, restés pensionnaires au Portugal. En lisant ceci on pourrait croire que je porte les stigmates d’une jeunesse difficile, c’est peut-être le cas, mais je pense que se sont celles- ci qui ont forgé mon caractère et m’ont rendue plus forte. J’étais considérée comme une enfant timide et discrète mais j’ai appris à me dépasser, à prendre confiance en moi et surtout à saisir tous les bienfaits de la vie. J’accueille avec enthousiasme tout ce que cette dernière peut m’apporter de positif ; en ayant pour objectif de vivre pleinement chaque jour car chaque jour compte et de happer les bonnes occasions quand elles se présentent à moi. Une des opportunités fut mon époux en qui j’ai vu « le » compagnon et « le » père de mes futurs enfants. J’ai pu donner naissance à deux filles qui furent en effet les enfants réparateurs d’après les propos de Monique Bydlowski4 dans son livre la dette de vie.
Selon A. Naouri5 dans son livre Les Pères et les Mères :
« Chaque individu a une conscience intériorisée

de ses manques, de ses carences. Et comme il ne peut les combler en reprenant son histoire en sens inverse, dans son très vif désir de réparation, il se tourne vers l’avenir ».
L’enfant est peut-être  une des solutions  à nos manques. Mon parcours, fut à son début parsemé d’embûches, certes, mais ce sont celles-ci qui ont orienté ma voie, conditionné mon avenir et fait que je sois telle que je suis aujourd’hui. Pour imager cela je prends comme métaphore la chenille qui se délecte de chaque feuille et chaque fruit, chacun d’eux tient une place importante car il définit le pigment de la couleur de ses ailes.

J’ai pu construire cette vision de la vie petit à petit, en trouvant l’objet de mon cœur qui fut mon mari et en fondant mon propre foyer.
Néanmoins j’ai conscience que « trouver n’est que retrouver » d’après la théorie Winnicottienne  avec « le concept de collusion » reprise ensuite par Jurg Willi6. J’ai ainsi pu construire ma vie de famille mais je savais qu’arrêter les études et trouver un emploi satisfaisant m’était difficile à réaliser. Avec le niveau bac littéraire, j’ai laissé donc mes aspirations professionnelles à plus tard et me mis assidûment à chercher du travail. Ceci m’a valu de trouver un poste en tant que secrétaire, cela ne coïncidait pas totalement avec mes projets mais ce fut tout de même constructif. Mes filles ayant grandi, j’ai pu par conséquent effectuer une formation qui me tenait à cœur ; Auxiliaire de Puériculture.
Je souhaitais être en contact avec les enfants, de ce fait je pouvais

mieux comprendre les miens. Ce fut une formation et un travail passionnant ; celui-ci me permettait de rentrer en contact avec des personnes incroyablement riches de part leur attitude et de leur fonctionnement. J’ai débuté donc ma profession en tant qu’Auxiliaire de Puériculture à l’hôpital de Montfermeil au sein du service pédiatrique. Pendant huit ans, l’expérience acquise auprès de la plus jeune enfance m’a donné envie de connaitre des établissements ayant attrait sur l’éveil et le développement dès le plus jeune âge.
J’ai donc demandé un détachement et suis partis en crèche, halte-jeux et jardin d’enfant (qui utilisait la méthode de Montessori)7.

Après quelques années, j’ai décidé de revenir à l’hôpital de Montfermeil pour être affectée au service du bloc obstétrical. Au début, Je me sentais un peu mal à l’aise, le contact avec les enfants me manquait. Quelques mois ont passé et je fus captivée par le « miracle » de la naissance. Mes questionnements se firent alors plus clairs, à quel moment commence notre capacité à affronter l’extérieur ? Quels sont les éléments marquants pour nous construire ?

J’avais là quelques pistes de réflexions.
Est-ce que l’estime de nous se construit, s’installe et s’enracine dans les interactions que nous vivons depuis les premières heures de notre vie ?
Est-ce que les premières relations d’amour que nous vivons donnent la couleur de celles que nous vivrons plus tard ?
J’ai commencé fortement à m’intéresser au potentiel de l’être humain, à cette source d’énergie que nous avons tous mais que nous ne savons pas toujours comment l’utiliser et comment la trouver.

Mon intérêt se porta alors sur des méthodes douces telles que la relaxation et le yoga. Je me suis alors instruis sur la sophrologie selon Alfonso Caycedo8.

J’ai pu ainsi mettre en pratique cet atout afin de relaxer les parturientes lors de la péridurale. J’ai porté plus loin mon envie de cette quête et découvre le Conseil Conjugal et Familial; dès lors j’ai procédé à des recherches et trouva l’école de l’EPE (Ecole des Parents et des Educateurs).

Je fis une demande de formation par le biais de l’ANFH, qui fut refusée. J’ai décidé néanmoins de passer les entretiens aux épreuves d’admissibilité pour entamer une formation de Conseillère Conjugale et Familiale avec un retour positif.

Ce fut une joie mais je savais que je ne pouvais la suivre car mon établissement ne m’en donnait pas les moyens.

Devais-je abandonner pour autant ?
L’année d’après (sachant que je pouvais reporter mon admission au sein de l’EPE) j’ai poussé ma détermination à demander un mi-temps afin de pouvoir poursuivre cette formation dont j’effectuais moi-même le financement. Le fait d’avoir dû laisser passer un an fut, à mon sens bénéfique.

Cette perspective m’a offert la possibilité de coudoyer le groupe « le trait d’union » solidaire et motivé qui m’a apporté un soutien, ce qui marqua un aspect important dans mon existence.

J’ai pu acquérir tout au long de cette formation des outils et des compétences qui m’ont permis de comprendre certains éléments de ma vie et de mieux les accepter. Celle-ci m’a donné les moyens de mieux percevoir et admettre les réactions des autres à mon égard mais également de mieux me connaitre. Ce fut un parcours très riche et formateur qui m’enseigna le « counseling », un accompagnement non directif, spécifique à chacun; celui-ci est basé sur une grande ouverture d’esprit. Ces pratiques m’éclairent au quotidien et me serviront surtout pour mon futur métier de Conseillère Conjugale et Familial.




INTRODUCTION
Je travaillais au bloc obstétrical et j’étais souvent confrontée à la détresse des parents, fasse à une fausse couche tardive.

Je me sentais démunie pour pouvoir leur apporter une aide adéquate.

Je souhaitais accompagner ces couples dans leur douleur afin de leur permettre d’avancer vers d’autres étapes de la vie. Ceci faisait résonnance en moi et heurtait une partie sensible de ma construction vitale. Au fur et à mesure de ma formation, je me suis vite rendue compte que les temps sans paroles étaient essentiels dans une relation d’aide. Au départ le couple subi ce traumatisme, c’est l’état de sidération ; il a besoin de temps afin de comprendre ce qui se passe dans son existence.

D’où l’importance pour le personnel soignant de garder une certaine prudence dans le comportement ; c'est-à-dire accompagner le couple au plus près de leurs attentes.

L’empathie peut se transmettre à travers un regard, un geste puis quelques mots sur leurs besoins (besoin de parler, de libérer leurs émotions, besoins médicaux…)

Pour appréhender ce travail je me suis aidée d’une certaine philosophie de vie ; le concept bouddhiste ainsi que la théorie de la PNL (programmation neurolinguistique)9. Cet ensemble m’a aidée à comprendre et à accepter certaines épreuves de la vie. Ceci était un outil intéressant notamment dans les entretiens. Donner un sens à ces épreuves en faisant immerger un ou plusieurs éléments considérés comme « soutien » donc considérés comme « positif » et sur lesquels le couple ou la personne peut s’appuyer pour se construire ou se reconstruire.

Le couple se trouve parfois anéanti par un chagrin qu’il est souvent incapable d’exprimer ; il subi un choc émotionnel tellement intense (traumatisme) que celui-ci peut provoquer une fracture au sein de leur psychisme. Pour certains la mort de leur « enfant » (s’ils le considéraient ainsi) est une aberration ; cela ne rentre pas dans le cycle de la vie, c’est une absurdité de la nature. Pour d’autres c’est la désillusion, l’échec d’un projet commun.

C’est au cœur même d’une salle de naissance que ce thème m’a fortement heurté et me mobilise encore à plusieurs moments de ma vie. Cela fait bientôt 19 ans que mon petit neveu est décédé, il avait à peine deux ans.
Certains pourront croire que la peine liée à un enfant ayant vécu, avec lequel nous pouvons partager et cultiver des souvenirs, explorer des traces matérielles, n’est pas la même que celle liée à un fœtus décédé et auquel il y aurait peut de souvenirs et peu de traces tangibles et temporelles.

L’impact en est peut-être différent ? Dans ce cas, l’investissement en est probablement tout autre ? La douleur prendrait-elle, alors, une profondeur différente ?

Pouvons-nous d’ailleurs comparer une douleur ?
On considère qu’une fausse couche tardive est une grossesse interrompue accidentellement au terme de 24 sa (semaine d’aménorrhée) ; 26 sa dans certaines structures, seuil où l’enfant est considéré comme réanimable.

Ce que je peux certifier est que, dans ces deux situations il y a un point commun ; l’irruption de la mort.

Comment aider un couple endeuillé ?

Est-ce un deuil comme celui de quelqu’un ayant vécu ou est-ce un deuil singulier ?

Au fur et à mesure de ma formation j’ai davantage appris à identifier mes faiblesses.

En effet avant d’intégrer le groupe, « le trait d’union » à l’école de l’EPE, j’étais assez mal à l’aise face à une femme ayant subi une fausse couche tardive.

Les temps sans parole me semblaient interminables et je me sentais forcer de dire quelque chose.

Grâce à la formation de CCF (Conseillère Conjugale et Familiale), j’ai pris conscience de l’utilité des temps que l’on nomme souvent temps morts.

Ces temps sont loin d’être morts car ils sont riches en témoignages, motivés par le langage du corps. Celui-ci détient une faculté riche d’expressions.
« Plus le silence est profond, plus il y a de dynamisme »
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