Séminaire académique des professeurs d’Histoire-Géographie – Grenoble 8 mars 2006





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HISTOIRE ET MéMOIRES

DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE

ET DE LA DéPORTATION

Séminaire académique des professeurs d’Histoire-Géographie – Grenoble - 8 mars 2006

Propos introductif p. 2
Ie Partie : Les conférences
1. Annette Wieviorka (à venir)
2. La carte postale : voie royale pour la compréhension de l’antisémitisme occidental. (Joël KOTEK) p. 6
3. Les génocides. (Joël KOTEK) p. 14
4. Les déportations et les enjeux de mémoire. (Tal Bruttmann) p. 17

IIe Partie : Ateliers
1. Guerre et mémoires, objet d’histoire, objet d’enseignement.

Philippe Barrière et Gil Emprin. p. 26
2. Musée et mémoires de la Seconde guerre mondiale.

Jean-Claude Duclos, Philippe Barrière et Gil Emprin. p. 31
3. Parcours pédagogiques en collège et en lycée.

Ludovic Riquier, Mickaël Ternier, Hervé Hudry. p. 34
HISTOIRE ET MEMOIRES

DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE

ET DE LA DEPORTATION

Séminaire académique des professeurs d’Histoire-Géographie – Grenoble - 8 mars 2006 -


Propos introductifs

Trois grands facteurs sont à l’origine de ce séminaire académique sur le thème « Histoire et mémoires de la Seconde Guerre mondiale et de la Déportation » :
– Tout d’abord le renouvellement des problématiques propres à la Seconde Guerre mondiale auxquelles font écho les programmes de collège, de lycée professionnel et de lycée d’enseignement général et technologique en particulier ceux de Première et de Terminale de la voie générale – entrés en vigueur en 2005 et en 2006 – avec la question « Bilan et  mémoires de la Seconde Guerre mondiale » en Terminales L et ES, ou encore les futurs programmes de Première STG « Guerres et paix 1914-1946 »… Ce renouvellement suscite l’expression de nouveaux besoins de formation et d’accompagnement de la part des professeurs.

– Les célébrations officielles ensuite, lors du soixantième anniversaire de l’ouverture des camps en 2005 ont ramené en pleine lumière, à travers maints discours officiels la question du rapport entre histoire et mémoires, entre « devoir de mémoire » et « devoir d’histoire ».
– Enfin par leurs actions, des partenaires différents —associations d’anciens résistants et déportés, collectivités territoriales, fondations, dont le mémorial de la Shoah— offrent à un nombre croissant d’élèves l’opportunité de voyages d’étude vers les camps, induisant par la même des fréquentations plus massives de certains lieux de mémoire. C’est assurément une chance pour les élèves et, si tout déplacement est légitime, il est de la responsabilité des professeurs de réfléchir aux conditions pédagogiques de la mise en œuvre de ces voyages d’élèves, en termes d’objectifs et d’enjeux, historiques, civiques et moraux.

Préparé de longue date, ce séminaire a également voulu souligner la qualité de l’engagement des professeurs de l’Académie de Grenoble sur ces questions, dont l’activité, année après année, ne se dément pas. Cet engagement se traduit par la participation croissante des élèves aux concours de la Résistance et de la Déportation, tout autant qu’à travers les actions et les projets multiples sur ce thème dans un très grand nombre d’établissements.
Il s’agit donc ici de guider les professeurs dans leurs actions, dans leur sollicitation des ressources locales : Archives, Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère [MRDI], musées locaux, témoins, ou encore dans leur fréquentation des lieux de mémoire, proches —Vercors, Glières, Oisans, Yzieu— ou plus lointains……
Grâce aux partenariats engagés avec le Mémorial de la Shoah et avec le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, le séminaire du 8 mars 2006 a ainsi voulu répondre aux questions d’ordre scientifique, d’ordre pédagogique, exprimées par les professeurs à l’occasion d’un travail sur « mémoires et histoire » : Comment aborder et enseigner les questions de la guerre, de la déportation, du génocide avec les élèves ? Quelles pratiques adopter ? Comment travailler avec les différents partenaires ? Pourquoi et comment conduire les élèves dans un voyage d’étude vers les camps ?

Au nom des professeurs de l’Académie de Grenoble, nos remerciements vont tout d’abord et logiquement aux éminents historiens qui nous ont fait l’amitié de leur présence à Grenoble : Annette Wieviorka, Joël Kotek, Tal Bruttmann, Olivier Lalieu (du CDJC) ainsi qu’à Jean-Claude Duclos, Conservateur du Musée de la Résistance et de la Déportation.

Nos remerciements vont aussi aux professeurs plus spécialistes de ces questions, en charge des services éducatifs du MRDI, des Archives départementales et à ceux qui ont accepté de faire part de leur expérience pour aider les professeurs présents à approfondir des pistes pédagogiques, à distinguer des écueils et des voies sûres dans l’enseignement de ces questions :

– Gil Emprin, professeur —lycée Europole Grenoble, chargé du service éducatif du MRDI.

– Philippe Barrière, professeur CPGE –lycée Champollion Grenoble, chargé du service éducatif du MRDI.

– Hervé Hudry, professeur –collège Louis Lumière Echirolles

– Ludovic Riquier professeur –Lycée C. Corot, Morestel

– Michaël Ternier, professeur –Lycée Professionnel de Rumilly.

– Christophe Tarricone, professeur –Lycée du Grésivaudan Meylan, chargé du service éducatif des Archives Départementales de l’Isère.
Bien au delà du séminaire ces intervenants, aidés par des professeurs volontaires —dont nous saluons la participation efficace— ont également contribué à la rédaction des actes présentés ici.

Ceux-ci s’organisent en deux parties distinctes : une première partie à caractère scientifique, comprenant les textes et les documents des conférences, centrée sur les concepts : antisémitisme, déportation, génocide. Une seconde partie aux contenus plus pédagogiques est constituée des comptes-rendus des différents ateliers : mémoire et histoire, guerre et mémoires, lieux de mémoires.
Puisse l’ensemble aider au quotidien les professeurs dans leurs pratiques et leur enseignement de ces questions sensibles.

Catherine BIAGGI, Louis-Pascal JACQUEMOND, André BARATIER-BUISSON

IA-IPR Histoire-Géographie –
Grenoble Juin 2006


Ie partie
Les conférences

La carte postale :
voie royale pour la compréhension de l’antisémitisme occidental

Dr Joël Kotek,


directeur de la formation au Mémorial de la Shoah de Paris



Avec la carte, le monde est déjà un village. 
On imagine mal aujourd’hui l’enthousiasme que suscita le modeste bristol postal à la Belle Epoque. Pour oser une comparaison, on pourrait évoquer l’actuel engouement suscité par le courrier électronique. La carte partage en effet avec Internet – si l’on fait abstraction du décalage temporel et technique - cette spécificité originelle d’être avant tout le signe d’une relation sociale, un objet démocratique à mettre en rapport avec la liberté d’expression, autant qu’un formidable moyen de communication entre les hommes.
Dès sa création, la carte devient un média indispensable et ce, d’autant plus dans le contexte d’une société qui s’ouvre au monde entier et en voie d’alphabétisation, où l’image règne toujours en maître. Par l’échange et le relais, elle participe de fait à l’acculturation politique des citoyens européens. Avec la presse populaire illustrée, elle joue un rôle majeur dans la formation de l’opinion publique. Elle favorise l’apprentissage de la politique dans les campagnes, en y diffusant les idées des grands débats qui passionnent l’opinion dans les villes, comme l’affaire Dreyfus qui éclate en 1898. Immanquablement, le fabriquant, toujours à la recherche d’illustrations susceptibles d’attirer le chaland, en vient à éditer des sujets marqués idéologiquement. Faut-il s’étonner que des images à connotation antisémite apparaissent avant même l’âge d’or de la carte postale, situé entre 1900 et 1918 ? Pour tous ceux qui ont fait profession d’antisémitisme, la carte postale illustrée apparaît miraculeuse : rien de tel en effet que ce morceau de carton à bon marché pour répandre, souvent sous couvert d’humour, leur haine des Juifs. A partir et/ou à la suite de l’affaire Dreyfus, le carton de bristol devient même l’un des moyens de propagande privilégiés des professionnels de l’antisémitisme.

L’image synthétise, concentre, standardise, facilite la mémorisation de stéréotypes devenus types humains ; l’humour en facilite d’autant l’imprégnation. Ici, encore, la comparaison avec Internet est féconde : le nouveau média favorise aussi la diffusion du pire au nom de la liberté d’expression et par la dépersonnalisation du message qui donne une sensation d’impunité.
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