Universite rene descartes paris V faculté de Médecine Paris V année 2005 N° these





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UNIVERSITE RENE DESCARTES

PARIS V



Faculté de Médecine Paris V
Année 2005 N°

THESE


pour le

DOCTORAT EN MEDECINE



DIPLOME D’ETAT



Spécialité : PSYCHIATRIE



PAR



Béatrice BENATTAR



Née le 28 mai 1976 à Paris



Présentée et soutenue publiquement le 17 janvier 2005.


TITRE : Des clubs thérapeutiques aux clubs d’accueil et d’entraide : essai d’analyse historique et théorique de la place des clubs en psychiatrie.
Président de Thèse : Monsieur le Professeur Jean-Pierre Olié

Directeur de Thèse: Monsieur le Docteur Jean-Charles Pascal
Je dédie cette thèse


A mes parents et à ma soeur, qui m’ont soutenue et encouragée sans relâche depuis le début de ma vie, et dans toutes les étapes de ce travail
A ma grand-mère, qui aurait aimé partager avec moi l’aboutissement de ces études au cours desquelles elle fut à mes côtés
Mes remerciements


Au Docteur Jean-Charles PASCAL, qui m’a dirigée dans ce travail, avec tant de compétences et de bienveillance et auprès de qui j’ai fait mes premiers pas en psychiatrie
Au Professeur Jean-Pierre OLIE, qui me fait l’honneur d’accepter de présider cette thèse, et aux membres du jury


Mon immense gratitude et tout mon respect

Au Docteur Patrice VAN AMERONGEN qui est à l’origine de ma vocation pour la psychiatrie et qui m’a guidée dans toutes les étapes de ma formation, jusqu’à la rédaction de cette thèse. Son sens de la rigueur et ses qualités morales sont un exemple

Ma reconnaissance et mes pensées amicales


Aux adhérents et à l’équipe du CLUB DES PEUPLIERS, qui m’ont accueillie pendant un an, m’expliquant le fonctionnement du club et me permettant de saisir quelques fondements de la « fonction club »

Aux adhérents et à l’équipe du BOUFFADOU, pour leur accueil chaleureux et convivial

A l’UNAFAM de Bordeaux, à M. LABARDIN et aux adhérents des clubs DELORS, MOZART et GAMBETTA qui m’ont permis de visiter leurs institutions et ont accepté de réfléchir avec moi au concept de club

Au Docteur Jean OURY et à la clinique de La Borde, grâce auxquels les principes historiques de la psychothérapie institutionnelle sont sans cesse élaborés et remis en question, à la mesure de l’évolution du champ psychiatrique

Au Docteur Bernard ODIER et à l’équipe de la policlinique du XIIIè, qui m’ont transmis leur connaissance et leur vécu de l’histoire du secteur du XIIIè arrondissement de Paris

Au Docteur Clément BONNET et aux membres du Comité Editorial de la revue Pratiques en Santé Mentale, qui m’ont permis de découvrir la richesse de la réflexion et de l’activité de la Fédération d’aide à la santé mentale Croix Marine

Au Docteur Guy BAILLON qui m’a fait partager son enthousiasme pour les clubs et l’évolution de leur place dans le champ de la santé mentale, à travers le prisme de l’histoire de la psychiatrie du XXè siècle

Au Docteur Lise MAURER auprès de qui, à l’hôpital de jour de Bondy, j’ai approfondi mes connaissances à la fois théoriques et pratiques des soins au long cours aux patients psychotiques
A Martine DECOURT, qui m’a beaucoup appris par son attentif et généreux travail avec les patients

Au Docteur Frank DROGOUL, qui m’a ouvert les portes des groupes de travail de psychothérapie institutionnelle et qui m’a invitée à participer à l’association culturelle parisienne

Aux Docteurs Jean AYME, Philippe RAPPARD, Hélène CHAIGNEAU, dont les témoignages précieux m’ont aidé à appréhender la portée historique de la psychothérapie institutionnelle, et celle des clubs

Mes sentiments affectueux

A Cécile et Manuel, sans qui je ne serais probablement jamais arrivée au bout de mes études
A Alexandre pour sa patience et son esprit rigoureux qui m’ont aidée à garder confiance, notamment lors des moments difficiles
A Olivier dont l’esprit curieux et créatif a nourri nos échanges tout au long de nos études
A mes amies très chères Laurence, Yaël, Eva, Johanne, Nathalie.

Table des matières



Introduction………………………………………………..6


I. Histoire des clubs…………………………………………10

II. Le déclin des clubs……..……………………..…………23

III. Une nouvelle approche : l’aide au handicap psychique………………………………………………...…...31

IV. Clubs ou structures approchantes à l’étranger………...44

V. Etat des lieux des clubs en France aujourd’hui………...49
5.1. Club des Peupliers…………………………….56

5.2. Clubs UNAFAM de Bordeaux………………..59

5.3. Club du Bouffadou……………………………62

5.4. Club de La Borde……………………………..63

VI. La fonction thérapeutique des clubs en question……....67


    1. Les clubs intra-hospitaliers………………….67

    2. Les clubs extra-hospitaliers contemporains…69



VII. Discussion……………………………………….………77
Conclusion………………………………………………88
Bibliographie…………………………………………...91

Introduction
Entreprendre un travail de thèse de psychiatrie sur les clubs peut paraître anachronique à notre époque, où la psychiatrie évolue sur un versant de plus en plus scientifique et biologique.

Les clubs ont connu leur heure de gloire dans les années 1950 à 1970. Créés, en France, pendant la seconde guerre mondiale, en 1942 à Saint Alban, ils sont nés dans un contexte particulier. Patients et soignants se sont associés pour survivre à des conditions de vie très précaires dans les asiles. Ces structures ont permis de découvrir des capacités insoupçonnées de créativité, d’humanité et de prise de responsabilités chez des patients jusque là maintenus à l’hôpital psychiatrique dans un état de passivité et de chronicité majeures.

Riches de ces expériences pilotes et choqués par les similitudes entre les conditions de vie dans les asiles et un univers concentrationnaire, les psychiatres de l’après guerre ont entrepris, à travers le courant de psychothérapie institutionnelle, un travail d’humanisation des hôpitaux psychiatriques, dont l’un des éléments essentiels était les clubs thérapeutiques.

Patients et soignants se sont regroupés, dans le cadre d’associations loi 1901 (51), pour organiser la vie dans les services, pour réinvestir le produit de leur travail et pour animer des activités et développer la créativité des patients qui devenaient ainsi acteurs de leur vie et de leurs soins.

Les clubs étaient à l’époque surtout des dispositifs intra-hospitaliers, s’adressant à des patients qui vivaient pendant de longues périodes à l’hôpital.

Avec le développement de la politique de secteur, les durées de séjour à l’hôpital ont diminué, les «  structures alternatives à l’hospitalisation » se sont développées pour répondre aux nouveaux besoins des patients à domicile, dans la société civile, dans une recherche d’autonomie.

Les clubs ont laissé place aux structures de secteur reconnues comme indispensables : hôpitaux de jour, ateliers thérapeutiques…

Les clubs ont également été remis en question par les autorités de tutelle qui ne reconnaissaient ni leurs compétences gestionnaires, ni leur utilité thérapeutique et qui, probablement, étaient réticentes en raison du caractère marginal du courant qui les a développés, courant très marqué par la psychanalyse et le marxisme.
On pourrait donc penser que les clubs n’ont actuellement un intérêt en psychiatrie, qu’à titre historique, témoins d’un mouvement sociopolitique lié à un contexte historique particulier.
Pourtant, aujourd’hui, les clubs ont été à nouveau découverts dans une toute autre dimension et vont probablement constituer une structure extra-hospitalière nécessaire dans les années à venir, pour faciliter la vie sociale des patients. Ils s’adressent en particulier aux patients réticents à s’engager dans une démarche d’accompagnement trop contraignante, le club dans sa définition demeurant un lieu de liberté, qui nécessite une démarche personnelle.

En effet, les associations de familles et d’usagers, de plus en plus actives et mobilisées, militent pour la réouverture de telles structures pour les patients et anciens patients, structures jugées utiles pour développer le lien social dans la cité, pour lutter contre l’isolement et pour stimuler les prises de responsabilités et les capacités d’autonomie de personnes qui, après ou entre les périodes de crises, vivent avec un « handicap psychique » (le handicap psychique vient d’être reconnu dans le projet de révision de la loi sur le handicap de 1975 (53), présentée en première lecture à l’Assemblée Nationale en juin 2004) (100). La définition de ce handicap psychique insiste sur l’importance des troubles relationnels et sur les difficultés à l’adaptation sociale.
Les clubs actuels sont à la fois héritiers des premiers clubs thérapeutiques et pourtant, tout à fait différents car proposés, souvent sans vraie référence aux clubs thérapeutiques de l’époque, par les associations de familles et d’usagers dans une optique de socialisation et d’aide à la vie quotidienne.
Ils posent la question essentielle de l’articulation entre le champ sanitaire et le champ social, deux dimensions indissociables et complémentaires, cependant artificiellement scindées dans la réalité pratique.

Aujourd’hui plusieurs intervenants revendiquent le droit de créer et de gérer des clubs : des acteurs sanitaires, des acteurs sociaux et des associations d’usagers et de familles. Les autorités de tutelle responsables du financement et de la supervision sont également concernées.

Un des risques majeurs de cette diversité serait la prise de positions tranchées et opposées risquant de conduire à des conflits stériles et non constructifs, alors que le but ultime de tous ces acteurs, à travers l’idée des clubs, est identique : aider des sujets vulnérables psychiquement à se réapproprier leur vie dans la cité, à améliorer leur qualité de vie et la richesse de leurs liens sociaux et familiaux.
Ce travail a pour ambition, en reprenant sur le plan historique les origines des clubs et en suivant leur évolution dans l’histoire de la psychiatrie française et internationale, d’aider tous les acteurs à réaliser que leur objectif est le même, et qu’un travail en partenariat permettrait de développer des structures complémentaires, indispensables et non concurrentes, tendant vers un objectif commun.

De plus, l’évolution actuelle de l’organisation des soins et de l’accompagnement dans la cité, impose des initiatives favorisant la complémentarité des pratiques, les échanges en réseau, et toutes les possibilités d’autonomie dans la liberté collective.

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