Architecture et Histoire : du Classique au Contemporain





télécharger 29.16 Kb.
titreArchitecture et Histoire : du Classique au Contemporain
date de publication09.10.2017
taille29.16 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > loi > Documentos
Sortie du 25 Mai 2010,
Architecture et Histoire : du Classique au Contemporain
Trajets :

Départ du RER Robinson : Rendez-vous à 8h30 ; Départ : 9h

Changement à la station Saint Michel ; puis ligne C jusqu’à Invalides

Retour en RER de la station : Musée d’Orsay ou Saint Michel retour à l’établissement vers 16h30.

Trajet dans Paris et lieux d’observation ( en italique) :

Boulevard des Invalides (architecture : caractéristiques ; intégration dans l’environnement) ; croquis de perspective réalisés par les élèves ;

Quai d’Orsay, et à droite : Pont de la Concorde : Place de la Concorde : (historique de la Place ; observation des alignements) ;

Tuileries (historique) ; Arc du Carrousel (croquis)

Pause déjeuner

Rue de Richelieu jusqu’au Palais Royal (Historique/ Révolution ; «  Les deux plateaux » ou colonnes de Daniel Buren)

Ministère de la culture (Habillage contemporain d’un bâtiment ancien par Herzog et De Meuron

Passerelle des Arts jusqu’à l’Institut (observation, croquis)

Retour en RER de la station Saint Michel.
°°°°


1 - L’hôtel national des Invalides est un monument parisien dont la construction fut ordonnée par Louis XIV par l'ordonnance du 24 février 1670, pour abriter les invalides de ses armées. Aujourd'hui, il accueille toujours des invalides, mais également plusieurs musées et une nécropole militaire. Ces invalides, issus pour la plupart de la guerre de Trente Ans font mauvaises figures, traînant sur le pont Neuf, souvent mêlés aux rixes de rues. La population se plaint de ce comportement ; que « ceux qui ont exposé leur vie et prodigué leur sang pour la défense de la monarchie (...) passent le reste de leurs jours dans la tranquillité », dit l'édit royal de 1670 ; Louis XIV ne cache plus ses projets de conquête, il doit redorer l'image de son armée auprès de la population, mais aussi sa propre image aux yeux de ses soldats en construisant cet hôtel.
Situés dans la plaine de Grenelle, alors faubourg de Paris, les travaux des bâtiments principaux sont confiés à Libéral Bruant par Louvois.

Libéral Bruant, dont le projet fut sélectionné par Louis XIV lui-même parmi les huit proposés, conçoit à l'âge de 36 ans une organisation en cinq cours, centrée sur la plus grande : la cour royale. Il reprend ainsi le plan de l'Escorial, le palais monastère de Philippe II d'Espagne Les travaux sont menés entre mars 1671 et février 1674,; La face arrière de la grande cour est cependant détruite moins d'un an après son achèvement, pour laisser place aux fondations du grand dôme. L'église, initialement prévue par Bruant, butte sur la construction. Louvois, qui y voit l'occasion de mettre à l'écart l'un des protégés de son rival, Colbert, confie l'ouvrage à partir de mars 1676 à Jules Hardouin-Mansart qui travaille également aux pavillons d'entrée et aux infirmeries. La construction de l'édifice religieux dure près de trente ans et n'est achevée que le 28 août 1706, date de la remise des clés par l'architecte au Roi Soleil. Une longue construction qui prit un tournant à la mort de Colbert, dont les restrictions étouffaient la construction. Louvois le remplaça au ministère et ainsi, quadrupla la mise de cent mille livres allouée à la construction du dôme ; dans la cour des Invalides les décorations ornant les œils-de-bœuf présentent étrangement un animal sortant des hautes herbes et fixant la cour. En effet, d'ici le "loup voit".

le 14 juillet 1989 la prise des Invalides, facilitée par le soutien d’une partie de l’armée, permettra à la foule de récupérer 32 000 fusils et 27 canons.
Les Invalides deviennent le lieu emblématique des bonapartistes car Napoléon y fit, à la suite de Louis XIV, un lieu important pour son règne. Il désirait y être inhumé ; ses cendres y sont rapatriées en 1840.

2 - La place de la Concorde est située au pied de l'avenue des Champs-Élysées dans les 8 e arrondissements à Paris, en France.

Cet ensemble monumental est, au point de vue de l'aménagement urbain, la plus importante création du Siècle des Lumières dans la capitale. Il exprime un moment privilégié dans l'évolution du goût français celui qui voit, vers le milieu du XVIIIe siècle, le déclin du style rocaille et la naissance d'un nouveau classicisme dont Ange-Jacques Gabriel, son architecte, et Edmé Bouchardon, le sculpteur de la statue équestre de Louis XV érigée au centre de la place et détruite à la Révolution sont parmi les pionniers.

Sa dénomination a changé de nombreuses fois, traduisant l'instabilité des régimes politiques de la France depuis 1789 et une série d'événements joyeux, tragiques ou glorieux, certains d'une grande portée historique, qui se sont déroulés sur son sol. Elle s'est appelée «  place Louis XV », puis « place de la Révolution » après le 10 août 1792, « place de la Concorde »  sous le Directoire, le Consulat et l'Empire, à nouveau place Louis XV puis «  place Louis XVI » sous la Restauration,

 «  place de la Charte » en 1830, pour reprendre enfin sous la Monarchie de Juillet le nom de « place de la Concorde »

. De même les monuments qui ont orné ou auraient dû orner son centre : « statue équestre de Louis XV », « statue de la Liberté », «  statue de Louis XVI », « obélisque de Louqsor ».

Les aménagements, modestes sous la Révolution (installation des «  Chevaux de Marly «  en 1794), ont été importants sous la Monarchie de Juillet (en 1836, érection de l'obélisque, travaux d'embellissement par Hittorff : les deux fontaines, les statues des huit principales villes de France, les lampadaires et les colonnes rostrales. Signalons un dernier embellissement en 1998, à l'initiative de l'égyptologue Christiane Desroches Noblecourt, la mise en place du pyramidion doré de l'obélisque.
3-Tuileries

1 L'Arc de Triomphe du Carrousel 
L'axe de la visite, d'Est en Ouest s'ouvre sur l'Arc de Triomphe du Carrousel pour finir place de la Concorde. En 1806, pour célébrer la bataille d'Austerlitz, Napoléon Ier fit élever à l'entrée de la cour du château des Tuileries un arc de triomphe, conçu par Percier et Fontaine, sur le modèle de l'Arc de Septime Sévère à Rome. Le programme iconographique, confié à Vivant Denon, est exécuté d'après des dessins de Meynier par les sculpteurs Cartellier, Ramey, Clodion, Lesueur . A l'origine, le groupe des chevaux antiques provenant de la basilique Saint-Marc à Venise surplombait l'édifice ; il fut remplacé en 1828 par un « quadrige» de Bosio.
2 Le Jardin du Carrousel
Massifs et pelouses en labyrinthe de verdure forment un écrin autour d'une vingtaine de statues d'A. Maillol, installées en 1964. On y admirera notamment «  l'Action enchaînée » et «  l'Ile de France », à l'entrée du jardin, puis une série de nymphes, baigneuses et déesses.
La Terrasse en surplomb du jardin est ornée de deux grands vases provenant du parc de Versailles et deux monuments d'A. Maillol : «  Le Monument à Cézanne » et «  Le Monument aux morts » de Port Vendres.
3 Le Grand Carré
On pénètre dans les parterres situés à l'emplacement de ceux d’André Le Nôtre.
En 1831, l'espace jusqu'au bassin central, était le jardin réservé du palais des Tuileries, établi pour Louis-Philippe et élargi pour Napoléon III en 1858.
Y sont installées des sculptures du XIXe siècle pour la plupart. Si les deux petits bassins se répondent avec un répertoire animalier :« Tigre terrassant un crocodile » de
Caïn, côté rue de Rivoli, et « Tigresse portant un paon à ses petits » de Caïn, côté Seine), le Grand Bassin, lui, est agrémenté de grandes figures mythologiques et religieuses ( « Le Serment de Spartacus » de Barrias, « Thésée combattant le Minotaure » de Ramey, « Cincinnatus » de Foyatier ou le « Bon Samaritain » de Sicard ).
L'allée de Diane qui sépare le Grand Carré du Grand Couvert est ornée de statues du XVIIe siècle provenant du parc de Sceaux avec en alternance des vases : «  Diane à la biche » de G. Coustou (moulage), « Jules César » de Parisi, « Hercule Farnèse » de Comino, «  Flore Farnèse » d'André.
4 Le Grand Couvert
C'est l'espace boisé du jardin. Les deux exèdres sont les seuls aménagements réalisés du projet de J-L David : ils sont l'œuvre de l'architecte J-C Moreau (1799). Mis en eau lors du projet de réaménagement des Tuileries, on y a placé des moulages d'œuvres abritées au musée du Louvre : « Faune au chevreau » et « Atlante » de Le Pautre, «  Apollon poursuivant Daphné » et « Hippomène » de N. Coustou, «   Vénus.»   de F.Barois.


Sous le couvert des arbres sont présentées des sculptures du
XXe siècle de G. Richier, Max Ernst, Lipchitz et Laurens, et pour les plus récentes de Dezeuze, Dodeigne, Abakanowicz, Penone et Lichtenstein.
5 Les Terrasses des Feuillants et du Bord de l'eau
L'esplanade des Feuillants côté rue de Rivoli avait été plantée de mûriers sous Henri IV pour l'élevage des vers à soie. Elle permet d'accéder au Jeu de Paume, construit en 1861, ancien musée de l'Impressionnisme jusqu'en 1986, à présent galerie de la photographie aménagée par l'architecte Stinco.
Parallèlement, côté Seine, la Terrasse et l'Esplanade du Bord de l'eau, longtemps terrain de jeux des enfants royaux et impériaux, se termine par le musée de l'Orangerie (1892) qui abrite depuis 1927 les Nymphéas de
Monet et la Collection Walter Guillaume (en travaux actuellement).
Sont disposées sur ces terrasses des sculptures du XXe siècle de
Landovski, Vermeiren.
6 Du Grand Bassin à la Concorde
Conçu par A. Le Nôtre, ce grand espace a subi très peu de modifications. Le bassin octogonal marque la fin de la grande allée centrale qui se divise en deux rampes en fer à cheval rejoignant les terrasses ; quatre fleuves ornent la base de ces deux rampes depuis 1719 avec Le Tibre de P. Bourdict, Le Nil de L. Ottoni, La Seine & La Marne de N. Coustou et La Loire & Le Loiret de C. Van Cleve : deux moulages.
Au revers du Grand Couvert et face au bassin octogonal ont été disposés des moulages d'œuvres des XVIIe et XVIIIe siècles de Coustou, Slodtz, Raon, Barois et Doisy qui avaient été disposées en 1719-1722.
Les deux terrasses occidentales surplombent la place de la Concorde,
ancienne place Louis XV aménagée par J-A Gabriel en 1757. On y trouvera des sculptures de Masson, Kelly, Dubuffet côté rue de Rivoli, une figure de Moore et quelques Rodin (Eve, La Grande Ombre et La Méditation) côté Seine.

similaire:

Architecture et Histoire : du Classique au Contemporain iconPériphéries et recentrements en histoire de l’architecture
«Nouvelles approches en architecture», où de jeunes chercheurs de toutes périodes avaient exposé des recherches novatrices pour la...

Architecture et Histoire : du Classique au Contemporain iconDécryptage : ce que les séries télévisées font à l'art contemporain
«art contemporain et cinéma, xxe-xxie siècles» (et du Labex Création, Arts, Patrimoines)

Architecture et Histoire : du Classique au Contemporain iconLa littérature de l’Âge classique
«une ample comédie à cent actes divers – et dont la scène et l’univers.» On y voit l’époque classique, le lyrisme personnel et le...

Architecture et Histoire : du Classique au Contemporain iconHistoire de l'art contemporain

Architecture et Histoire : du Classique au Contemporain iconL’architecture religieuse en Belgique aux 17ème et 18ème siècles
«Journées du Patrimoine», organisées par les différentes régions qui composent notre Etat fédéral, seront consacrées à l’architecture...

Architecture et Histoire : du Classique au Contemporain iconHistoire, géographie et géopolitique du monde contemporain (hggmc)

Architecture et Histoire : du Classique au Contemporain iconFrance / Culture / Histoire / Religion / Architecture / Musique

Architecture et Histoire : du Classique au Contemporain iconChristian Estrosi inaugurera lundi l’exposition «la ville fertile»,...
«la ville fertile», conçue et réalisée par la Cité de l’architecture & du patrimoine, qui se tiendra jusqu’au 4 janvier 2014 au Forum...

Architecture et Histoire : du Classique au Contemporain iconCours des années 20 5 Architecture 8 Mobilier Architecture intérieure Décoration
«L’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes. Les arts graphiques. Les arts de la rue et des jardins»,...

Architecture et Histoire : du Classique au Contemporain iconBibliographie indicative, Eglise médiévale (HE2 2016) blough neal,...
«Histoire du christianisme et de l’Eglise», Christophe Paya et Nicolas Farelly, La foi chrétienne et les défis du monde contemporain,...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com