Leçon : Le renouveau des villes en Occident (XIe-xiiie siècle)





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date de publication11.10.2017
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Sociétés et cultures urbaines au Moyen Age

Proposition de mise en Œuvre
Première séquence : Leçon : Le renouveau des villes en Occident (XIe-XIIIe siècle) : (2h environ)

Deuxième séquence : Etude de deux villes au Moyen Age : Paris et Venise

(2 séances de travail en autonomie avec reprise)
Remarques préliminaires : étudier les espaces urbains, c’est étudier un monde minoritaire au sein d’un ensemble plus vaste : l’Occident féodal majoritairement rural ; il est donc essentiel de ne pas faire abstraction de ce contexte et donc de bien rappeler la prééminence du monde rural dans la civilisation féodale, phénomène précisément à son apogée au moment du renouveau des villes, et de ne pas envisager des villes coupées de leur environnement rural, ce qui serait un contresens. De plus, puisqu’il s’agit de montrer dans quelle mesure le monde des villes est novateur au sein du cadre féodal, il est nécessaire, afin de montrer les spécificités des relations sociales et politiques en ville, de rappeler certains traits essentiels de la civilisation féodale, en particulier la relation entre seigneurs et producteurs (« vilains ») Dans la deuxième partie de la séance, l’étude de deux villes prises dans deux espaces régionaux permet d’envisager la question de la diversité des mondes urbains dans l’Occident médiéval.
Sur la forme : en fonction du niveau de la classe et de l’avancement sur le plan des savoir-faire, on modulera la trace écrite à partir des idées essentielles indiquées en gras.
Leçon : Le renouveau des villes en Occident (XIe-XIIIe siècle)


En quoi la période centrale du Moyen Age (11e-13e) est-elle un temps de renouveau pour les villes en Occident ?

Quelles sont les spécificités des sociétés urbaines dans le cadre de la civilisation féodale (majoritairement rurale) ? En quoi sont-elles des sociétés novatrices ?
I/ L’affirmation des villes dans l’Occident féodal
Document d’appui : une carte générale des villes (avec localisation des royaumes et des routes commerciales) Ex : Nouveau manuel Magnard p.111.

A/ Le développement urbain
1/ Une croissance urbaine…
A partir de l’an mil, le nombre et la taille des villes augmentent.

- de rares villes de plus de 100 000 habitants : Paris, Venise, Gênes, Milan

- quelques villes de plus de 10 000 habitants : Bruges et Gand (50 000) ; Londres, Toulouse (30 000)

- beaucoup de villes petites et moyennes : souvent des sièges d’évêchés
Les villes se développent autour de noyaux de pouvoir (monastères, châteaux, …) ou sont créées par les souverains (par ex, bastides par les rois de France au XIIIe siècle dans le Sud-ouest)
Document illustratif : photographie de la bastide de Monpazier, fondée par Edouard 1er d’Angleterre en 1284 (disponible in L’Histoire n°283, 2004, article de P. Boucheron, « La floraison des villes », p.59) ; ou Aigues-Mortes, manuel Nathan . Cote, p. 135.

2/ …qui s’explique par un essor général de l’Occident
Il est marqué par…

- des progrès agricoles (XIe-XIIIe siècles), grâce aux défrichements (augmentation des surfaces cultivées) et aux progrès techniques, particulièrement en Ile de France. Ceux-ci permettent

- une croissance démographique sans précédent, liée à la diminution des famines

- la reprise des échanges commerciaux en Occident, notamment dans les deux régions qui s’urbanisent le plus :

- en Flandre et autour de la mer du Nord (dont les ports s’associent pour former la ligue de la Hanse en 1241)

- en Italie du Nord

B/ Une affirmation politique des villes
1/ (Rappel) Le contexte féodal
Au 11e siècle, l’espace est divisé en seigneuries, dominées par des seigneurs (laïcs ou ecclésiastiques, comme des monastères) qui sont propriétaires de la terre et possèdent des droits sur les populations qui y résident et travaillent (prélèvement d’impôts, corvées).

En ville, ce système existe aussi (domination d’un ou plusieurs seigneurs (comtes, évêques, monastères) qui s’exerce notamment par le prélèvement d’impôts sur les personnes ou les produits (péages à l’entrée des villes). Mais il doit s’adapter aux spécificités de la vie urbaine
2/ Une émancipation des villes

Dans de nombreuses villes, la domination seigneuriale est jugée trop pénalisante pour les activités économiques par les citadins. Ceux-ci s’organisent pour former une communauté (appelée « commune » ou « consulat ») qui cherchent à gérer la ville et obtenir des privilèges (« libertés »). Ces conflits débouchent au XIIe siècle sur l’obtention de chartes de franchises, documents écrits par lesquels les autorités supérieures reconnaissent

- des droits particuliers aux villes (plus grande liberté de circulation, de commerce, …)

- des institutions communales, dirigées par des magistrats (échevins dans l’Europe du Nord, consuls dans l’Europe du Sud) qui exercent la justice

Le terme « bourgeois » désigne à l’origine les citadins ainsi reconnus. Ainsi, une identité urbaine s’exprime dans chaque ville, à travers des supports matériels : le sceau, le palais communal, le beffroi, la cathédrale ; ou par des pratiques festives : fêtes en l’honneur du saint patron de la ville.
Document exploitable : La Charte du consulat d’Arles (1142-1155)

« Au nom de Notre Seigneur Jésus-Christ. Moi, Raymond, archevêque d’Arles (…) nous établissons et ordonnons de fonder dans la cité et le bourg d’Arles, un consulat (1), valable, légal et convenable, étant saufs le domaine et le droit des seigneurs majeurs et mineurs (...) ; que chacun dans ce consulat ait son droit, obtienne justice par la main des consuls et fasse justice, étant saufs les statuts et les bonnes coutumes ; il y aura douze consuls, quatre chevaliers, quatre pris parmi les habitants du bourg, deux choisis parmi ceux du Marché, deux parmi ceux du Borrianum, par qui ceux qui feront partie du consulat seront régis et gouvernés ; (...) ils auront le pouvoir de juger et de mettre à exécution les jugements, tant au sujet des héritages que des injures et de tous les autres délits. »

Edité par C. Giraud, Essais sur l’histoire du droit français, tome 2, Paris, 1846, cité dans G. Duby (éd.) Histoire de la France urbaine, tome 2, p.170.
(1)Consulat : la commune, la communauté de citadins
Questions :

1/ Qui est l’émetteur du texte ? Quel est son rôle dans la ville. Quelle prend-il ici ?

2/ Qui exerce désormais le gouvernement de la ville ? Comment sont-ils désignés ?

3/ Quel est le principal pouvoir qui est reconnu au gouvernement de la ville ?

4/ Le gouvernement de la ville annule-t-il le pouvoir des seigneurs dans la ville ? Justifiez.


Mais ce phénomène a des résultats variables selon les régions

- en Italie du Nord, certaines grandes villes deviennent de véritables cités-Etat indépendantes (Venise, Florence)

- en Flandre, les comtes laissent une grande autonomie aux villes car ils tirent profit de la richesse qu’elles produisent

- en France ou en Angleterre les rois renforcent leur pouvoir au cours de la période et exercent une plus grande domination sur les villes
Document illustratif : carte générale
II/ Une société et une culture nouvelles ?
A/ Une société nouvelle, toujours hiérarchisée
1/ Le bouillonnement des activités urbaines
Les villes concentrent des activités non fondée sur le travail de la terre. Elles sont des lieux de brassage des populations et d’échange, ce qui favorise les innovations,

- culture et enseignement : dans les nombreuses écoles qui se développent autour des cathédrales dès le XIIe siècle. Le principal centre intellectuel étant Paris, avec son université (début XIIIe).

- production artisanale

- commerce : - apparition de la lettre de change (ancêtre du chèque), des contrats d’associations entre marchands dans les villes italiennes), mais aussi dans la vie sociale (apparition de la formule nom/prénom pour désigner les individus).L’argent prend une importance nouvelle dans les rapports entre les gens (achats de nourriture et de produits, prêt d’argent avec intérêt, condamné par l’Eglise), qui entraîne une évolution des mentalités.

- des loisirs condamnés par l’Eglise : prostitutions, tavernes.
2 / De très grandes inégalités sociales
On doit distinguer :

- l’élite urbaine : ceux qui dominent la ville ; mais on distingue…

- une élite traditionnelle : des nobles (rappeler l’importance des seigneurs ecclésiastiques)

- une élite nouvelle : les riches bourgeois, qui s’imposent dans les institutions communales (une victoire totale dans certaines villes d’Italie) et forment de véritables dynasties

- les gens de métiers : artisans et boutiquiers : les plus nombreux

- les pauvres, les immigrants, les marginaux : qui sont peu reconnus mais omniprésents en ville (mendicité)
Les inégalités sont d’autant plus fortement ressenties que cette population est rassemblée et mélangée dans les différents quartiers (pas de ségrégation sociale) enclos au sein de l’enceinte.

Documents d’appui :

- plans de ville

- photographies de centres historiques préservés (Sienne, …) ; d’enceintes (ex de Provins)
B/ Une société très encadrée
Comme pour compenser le déracinement des citadins (par opposition aux ruraux qui vivent dans le cadre bien défini de la seigneurie/du village), les associations volontaires qui encadrent la vie quotidienne sont nombreuses.
- La vie économique n’est pas libre mais est entièrement organisée au sein du système des métiers. Ces associations regroupent toutes les personnes appartenant à la même profession. Ces métiers sont liés à la commune, où ils sont représentés. Ils publient des statuts très précis qui dictent des règles communes et obligatoires pour l’exercice de chaque activité : salaires, horaires, relations entre les artisans (qui ne sont donc pas en concurrence).
Document exploitable : Les Métiers et les corporations de la ville de Paris. XIIIe siècle.

Cet extrait rapporte les règles que le métier des mesureurs impose aux artisans mesureurs de grains

 « Nul à Paris ne peut être mesureur de blé ni d'aucune autre sorte de grains, de quelque façon que ce soit, s'il n'a la permission du prévôt des marchands (1) et de la confrérie. II convient que quiconque a obtenu la permission de mesurer jure sur les saints, avant de pouvoir mesurer, qu'il fera le mesurage aussi bien qu'il le peut et loyalement, quel que soit le grain qu'il mesure et qu'il donnera la juste mesure, bien et loyalement, au vendeur et à l'acheteur. (...) Nul mesureur ne peut ni ne doit faire aucune manière de commerce de grains dans la ville de Paris (...). Aucun marchand de grains, vendeur ou acheteur quel qu'il soit, ne peut ni ne doit en la ville de Paris mesurer chose à vendre au-delà d'un setier en une fois. »

Le Livre des métiers d'Étienne Boileau, publié par René de Lespinasse et François Bonnardot, Paris, Imprimerie nationale, 1879, p. 18-20 (Histoire générale de Paris). Traduction de l'ancien français.
(1) il est à la tête du gouvernement de la ville ; (2) il représente le pouvoir du roi à Paris

Questions :

1/ Quelle est la nature de ce texte et son objectif ?

2/ Relevez les expressions qui montrent que l’encadrement de l’artisanat par le métier est très rigoureux.

Document d’illustration : vitraux des corporations de la cathédrale de Chartres.
-En ville aussi, l’Eglise est omniprésente. La construction d’églises et l’organisation de l’espace en paroisses accompagnent la croissance de chaque ville (ex : Paris compte 34 paroisses au XIIIe siècle). Mais pour mieux répondre aux attentes d’une population urbaine confrontée à une société inégalitaire, elle favorise le développement :

- des ordres mendiants : les Franciscains ou les Dominicains qui s’adressent aux citadins par des sermons prononcés en langue commune sur la place publique.
Phase de récit : l’exemple de Saint-François d’Assise : un homme riche (fils de marchand) qui renonce à ses biens après un séjour en prison lors de la guerre contre la ville d Pérouse. Vers 1206, il se tourne vers la religion, pratique la charité envers les lépreux et prêche entouré de disciples (appelés « frères »). Ils prônent le modèle de pauvreté évangélique (rappel de la pauvreté du Christ) et vivent de mendicité. Très grand succès de ce mouvement qui canalise de nombreuses contestations de l’Eglise, auparavant à limite de l’hérésie. L’ordre franciscain est reconnu par Innocent III en 1210 et joue dès lors un rôle d’aide et de complément de l’action du clergé ordinaire, notamment par les sermons prononcés dans l’espace public, même si une situation de concurrence peut être mal ressenti (paroissiens s’adressant aux ordres mendiants pour les sacrements)-

Illustrations : peinture de Giotto : Scènes de la vie de Saint-François-D’Assise : L’expulsion des démons hors d’Arezzo (1297-1299) (nouveau manuel Magnard p.110)
- des confréries : sont des associations religieuses, qui regroupent clercs et laïcs unis par un serment, pour rendre un culte à leur saint patron, mais aussi dans un souci d’entraide et de solidarité
Conclusion : une période essentielle : A la fin du XIIIe siècle l’Europe compte plus de 15 millions d’urbains (1 habitant sur 5) et la trame du système urbain du continent est tracée (un tissu très dense en Italie du Nord et en Flandre, plus espacé ailleurs)

Etude de documents sur Paris

Problématique : en quoi Paris connaît-elle, au Moyen Age, un développement remarquable ?
Doc 1 : plan de la ville (ex : in article « Naissance d’une capitale d’exception », par Jean Favier, Les Collections de l’histoire, n°9, 2000, p.14 ; ou dans un des manuels (ex. Belin p.136).
Doc 2 : extrait de l’Eloge de Paris, de Gui de Bazoches (entre 1175 et 1190)

« Elle [Paris] est assise au sein d’un vallon délicieux, au centre d’une couronne de coteaux qu’enrichissent à l’envi Cérès et Bacchus. La Seine, ce fleuve superbe qui vient de l’Orient, y coule à pleins bords et entoure de ses deux bras une île qui est la tête, le cœur, la moelle de la ville entière. Deux faubourgs s’étendent à droite et à gauche dont le moins grand ferait encore l’envie de bien des cités. Chacun de ces faubourgs communique avec l’île par deux ponts de pierre Le Grand Pont tourné au nord, du côté de la mer anglaise, et le Petit Pont, qui regarde la Loire. Le premier, large, riche, commerçant est le théâtre d’une activité bouillonnante, d’innombrables bateaux l’entourent, remplis de marchandises et de sécheresse. Le Petit Pont appartient aux dialecticiens, qui s’y promènent en discutant. Dans l’île, à côté de du Palais des rois, qui domine toute la ville, on voit le palais de la philosophie où l’étude règne seule en souveraine, citadelle de lumière et d’immortalité ".
Doc 3 : L’université de Paris

« En ce temps là, l’étude des Lettres fleurissait à Paris. On dit qu’il n’y eut jamais (...) une telle multitude d’écoliers que celle qui vient à Paris pour y étudier. Cela ne tient pas seulement à l’agrément du lieu où à la surabondance des ressources, mais aussi à la liberté et aux privilèges spéciaux que le roi Philippe et son père avant lui ont accordé aux écoles. De sorte que si on trouve ici dans cette noble cité (...) un excellent enseignement du trivium et du quadrivium, mais aussi des questions de droit canon et romain, de la manière de guérir les corps et de conserver la santé, on n’y enseigne pas moins les questions de théologie avec un zèle plus ardent »

Guillaume le Breton, Gesta, cité par John Baldwin, Paris 1200, Aubier, 2006.

Trivium : grammaire,rhétorique, logique ; quadrivium : arithmétique, musique, géométrie, astronomie.
Doc 4 : une image de la Sainte-Chapelle ou de Notre-Dame.
Doc 5 : Chronologie de Paris (11e -13e siècle)

- 9e siècle : Paris possède une superficie de 20 hectares

- 987 : Paris redevient capitale du Royaume de France sous Hugues Capet

- 11e siècle : Paris est un centre intellectuel majeur (nombreuses écoles de la rive gauche)

- 1163 : début du chantier de la cathédrale Notre-Dame, selon le modèle gothique.

- vers 1180 : Paris compte 25 000 habitants

- 1180 : couronnement de Philippe Auguste, qui concentre les administrations d’Etat dans le Palais Royale, sur la pointe de l’île de la cité

- 1190 : début de la construction d’une nouvelle enceinte ordonnée par Philippe Auguste (272 hectares)

- 1200 : Création de l’Université de Paris

- 1202 : Achèvement de la forteresse du Louvre, symbole de la mainmise royale sur la ville

- 1220 : Paris compte 50 000 habitants

- 1242 : achèvement de la Sainte-Chapelle commandée par Saint-Louis à côté du Palais Royal, pour abriter des reliques du Christ.

- 1257 : création du collège de la Sorbonne, pour accueillir les étudiants

- 1347 : à la veille de la Grande Peste, Paris compte près de 200 000 habitants
Questions

1/ Montrez que Paris connaît une très forte croissance pendant la période. (1,5)

2/ Où sont concentrées les activités économiques dans la ville ? Montrez l’importance de la Seine dans le développement économique de la ville (1,2,5)

3/ Relevez et classés les activités non économiques qui expliquent également l’essor de Paris (2,3,4,5)

4/ Synthèse : répondre à la problématique en une quinzaine de lignes.
Etude de documents sur Venise
Création médiévale, la ville de Venise tire profit d’une situation politique et géographie exceptionnelle, et se développe de manière fulgurante pendant la période, pour former un Etat d’un genre nouveau : une République aristocratique.
Problématique : En quoi Venise est-elle au 13e siècle une véritable puissance indépendante ?
Doc 1 : Plan de la ville (ex in S. Roux, Le monde des villes au Moyen Age) et/ou Vue aérienne de la ville (ex in Manuel Seconde Nathan 2003, p.78),


Doc 3 : Carte du commerce vénitien en Europe et en Méditerranée au XIIe siècle (nombreux manuels de Seconde, par ex, Belin 2006 (Bourquin) p.103.
Doc 4 : Extrait du chrysobule d’Alexis Comnène en 1082, énumérant les privilèges accordés à Venise par l’empereur :

« Ma Majesté impériale a bien voulu que les Vénitiens reçoivent chaque année, à l’époque des fêtes, un revenu de 20 livres, et que cet argent soit distribué dans leur propres églises selon leur volonté (...). Et ma Majesté Impériale a décidé que la Très Sainte Eglise du saint apôtre et évangéliste Marc, qui est à Venise, reçoive chaque année trois nomismata (monnaie byzantine) (...). Et en plus, elle donne aussi des magasins qui sont à Péra, avec plusieurs étages, dont les entrées et les sorties sont dans toute la rue qui va de la porte Hébraïca jusqu’à la porte Vigla, ceux qui sont habités comme ceux qui ne le sont pas, et ceux dans lesquels demeurent les Vénitiens comme ceux des Grecs, et trois échelles maritimes qui sont délimités au dit endroit (...). Elle leur a accordé de commercer toutes les marchandises dans toutes les régions de la Romanie (l’Empire Byzantin) et dans la Grande Ville même, sans qu’ils aient à payer de droits d’aucune sorte pour aucune transaction.»

Doc 5 : Chronologie de Venise

828

Les marchands vénitiens dérobent les reliques de Saint-Marc à Alexandrie et les déposent dans la chapelle du doge.

13e siècle

Conquêtes en Méditerranée orientale (anciens territoires byzantins)

La ville compte plus de 100 000 habitants

10e siècle

Développement de la ville autour de la chapelle et du palais du doge, qui gouverne la ville avec quelques nobles et marchands élus par le peuple

1250

Le Grand Conseil devient l’institution principale de la République (contrôle le doge et les autres Conseils)

1187

Création du Grand Conseil

1297

La « Serrata » : fermeture du Grand Conseil : seuls les anciens conseillers sont éligibles. Environ 200 familles dominent le Conseil.

1204

Venise, qui a mis sa flotte à la disposition des croisés, exiger et obtient le détournement de la 4e croisade et pillage de Constantinople.

fin du 13e siècle

Venise est à la tête d’un véritable empire en Méditerranée orientale


Questions possibles :

1/ Quelle est l’originalité du site et du paysage de la ville de Venise ? (1)

2/ Dans quel espace le commerce vénitien s’est-il développé ? (3)

3/ Relevez dans les documents les facteurs géographiques et politiques qui ont favorisé le développement économique de Venise. (3,4)

4/ Quel événement montre que Venise devient une puissance internationale ? (5)

5/ Quelle catégorie sociale domine le gouvernement de Venise à la fin de la période ? A travers quelle institution ? (2,5)

6/ Synthèse : répondez à la problématique en une quinzaine de lignes.




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