Notes de mise en scène





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MONOLOGUE TRAGI-COMIQUE


Durée du spectacle : 1 h 10


Au coeur de la Rabelaisie, Charles embarque les spectateurs pour une folle équipée dans le château Renaissance de ses ancêtres... et les méandres d’une cruelle passion amoureuse.

Suivez le guide !

Depuis sa création en 2002, ce texte a été joué cent cinquante fois:
- à Paris: Ciné-Théâtre 13, Théâtre Montmartre-Galabru, Théâtre Essaïon, La Comédie de Paris, Théâtre de l’Européen.
- en province : Saint Cyr sur Loire, Crissay sur Loire, Marseille, au château du Cingle dans le Bugey, Suresnes, Orgeval, Fontainebleau, …
- en Egypte : au Centre Français de Culture et de Coopération du Caïre.
Il sera rejoué du 4 au 26 juillet 2015 à Présence Pasteur lors du Festival d’Avignon 2015. (Relâche le 22 juillet)
Attachée de diffusion
Camille BARD
06 20 78 38 19 - camille.2c2bprod@gmail.com
2C2B PROD Production / Diffusion / Communication Spectacles vivants - Culture

Extraits de critiques

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Jouissif ! Le Monde

Subtilement drôle R.F.I.

Suivez le guide ! Pariscope

Rabelais grand cru Webcity

Surprenant et audacieux Marseille Hebdo

Un puissant jeu d’acteur ! Le Top Numéro 1

Le public, sous le charme La Nouvelle République

Personnage à la faconde narcissique qui se fait le chantre de l’épicurisme rabelaisien Froggy’s Delight

Le comédien est élégant, le verbe est singulier Sorties à Paris

Gouleyant et savoureux, un régal de chaque instant 20 minutes

Entre humour et tragédie, un spectacle tout en sensibilité France Culture

Cette truculence toute rabelaisienne, vous réjouira La République de Seine et Marne

Long en bouches ouvertes sur le rire. Une visite haute en couleurs Spectacles Sélection

Subtil voyage au pays de la dialectique Un Fauteuil pour l’Orchestre

Notes de mise en scène

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Mettre en scène un spectacle avec un seul acteur qui, en l’occurrence, est également l’auteur, consiste principalement à l’aider à faire entendre et voir la matière de son texte. Comme on sait, la structure profonde de l’écriture échappe souvent, au moins en partie, à son auteur. Il est donc nécessaire de dissocier l’auteur de l’acteur, d’essayer d’éclairer l’acteur sur le texte de l’auteur, de consoler l’auteur des possibles inquiétudes de l’acteur, de les monter l’un contre l’autre afin de tirer son épingle du jeu, etc. Groucho Marx l’avait finement dit: à trois, c’est la foule, à deux, l’infini. Mais quand les deux sont le même, il y a de quoi se perdre dans les méandres de la philosophie du sujet !

Deux expressions organisent le texte : la visite du château et la visite de Charles lui-même. En fait, on se promène plus dans sa tête que dans l’auguste demeure. Pour le dire autrement, l’intérieur du château est sa tête. D’un ordre à l’autre, de légers glissements à partir d’analogies de formes ou de contenus le mènent au bord du délire le plus débridé, délire structuré comme un langage puisque c’est beaucoup d’inconscient qu’il s’agit. Amour, aigreur, ressentiment, sentiment, espoir, Charles traverse les passions humaines, explore les champs sémantiques - “Dans ‘ravigoté’, on entend ravi, ragot, la vie, le vit, la joie, la joie de vivre” - et ne se prive pas d’émettre quelques jugements politiques bien sentis, l’air de rien comme on dit, en passant. L’ensemble frôle souvent le désespoir (ce qui est raté, ce qui est passé et ne reviendra pas), mais un désespoir comique. On peut même dire qu’ici, c’est le désespoir qui est comique.

Hervé DUBOURJAL

Les circonstances

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Depuis longtemps je souhaitais faire l’expérience d’être seul en scène avec un texte de mon cru.

Dès que je me suis mis à l’écriture, a émergé un personnage en étroite relation avec mes origines tourangelles. Il était un condensé de “figures” qui avaient peuplé mon enfance en Touraine. Des souvenirs, des anecdotes, des phrases du cru, des bons mots, des événements, des auteurs que j’avais délaissés : Rabelais, Ronsard, Montaigne, Balzac... déboulaient subitement dans le présent de l’écriture, noircissaient l’écran de mon ordinateur, jouaient des coudes pour être exhumés et revivre. Cette effervescence a engendré Charles, Charles de Pombrian: aviculteur, rabelaisien dans l’âme, philosophe, amoureux fou. Il vit seul dans sa petite ferme face au château perdu de ses ancêtres. Son humour salvateur, sa gouaille, sa truculence toute rabelaisienne ne parviennent pas cependant à masquer ses blessures et ses difficultés à vivre.

Le point de départ de ma pièce s’inspire directement du texte de Tchékhov « Les méfaits du tabac » où un personnage vient donner en public une conférence sur le tabac. De tabac, il n’en parlera pas, mais il nous livrera sa vie : ses rapports conflictuels avec sa femme, ses espoirs déçus, son incapacité à être heureux... De même, Charles de Pombrian est confronté à un groupe de touristes (le public du théâtre) venus visiter un château Renaissance en Val de Loire. De façon impromptue, Charles organise cette visite du château de ses ancêtres dans lequel il n’a pas remis les pieds depuis ses 18 ans. Il parlera peu du château. La visite sera un prétexte à révélation d’une identité complexe, généreuse, capricieuse, humaniste, poétique et... drôle.

Jean-Michel MEUNIER



















NEWSLETTER Bottin mondain  29 MARS

LA CHRONIQUE THEATRE (8) DE JACQUES PAUGAM

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"J'AI BETEMENT PERDU MARIETTE À CAUSE D'UN SANGLIER QUI AIMAIT CHOPIN", de Jean-Michel Meunier. Voici un curieux "SEUL EN SCENE". On pourrait, à première vue, trouver cette histoire dérisoire : le jour de son 45° anniversaire, le descendant d'une belle famille est amené à faire visiter le château de ses ancêtres, récupéré par l'Etat, il y a dix-huit ans, et dans lequel il n'a pas mis les pieds depuis. C'est l'occasion d'un retour sur sa vie et, surtout, sur ses échecs de gentil garçon, devenu aviculteur; fixé au sol natal, dans une fermette en face du château. Tout cela pourrait être banal, donc, s'il n'y avait, dans la narration, cette petite musique très personnelle, cette façon profonde d'évoquer la solitude, avec la conscience aiguë du temps qui passe et des occasion gâchées. Oui, la vie est courte, de "la source au cyprès".

Sous les apparences de la légèreté, le propos est donc grave. Et on le reçoit comme une ardente invitation à ne pas laisser dériver sa propre vie au fil des courants aléatoires. Même problématique, même résultat que la remarquable pièce de Christian Giudicelli, "TOUR DE PISTE", proposée il y a quelques mois, avec Stéphane Hillel. Nous voilà doublement prévenus, s'il en était besoin...

SYNTHESE : MENTION BIEN.
REFERENCES :

"J'AI BETEMENT PERDU MARIETTE A CAUSE D'UN SANGLIER QUI AIMAIT CHOPIN".

Une pièce de et avec Jean-Michel Meunier.

Mise en scène : Hervé Dubourjal.

Théâtre Essaïon.

jusqu'au 15 juin.

Réservations : 0142784662.
JACQUES PAUGAM

       






Bienvenue en terre de Rablaisie

Il y a du Charlot dans l’homme qui vient de surgir sous les voûtes de l’Essaïon. Il s’appelle Charles. Charles de Pombrian. Dit le gentil. Il habite seul en pleine campagne dans sa fermette pile en face du château de ses ancêtres qui n’est plus le sien aujourd’hui. Qu’importe, l’homme qui a perdu son château est optimiste. Il nous emmène dans la cour d’honneur pour nous faire découvrir le cadre exceptionnel de sa belle région de Touraine. Il nous fait déguster son vin, un petit Chinon qui le rend amoureux de Mariette. Et il parle. D’elle et de lui, du coq et des poules, de l’abbé Dusseix et de ses ouailles, de ses vieilles pierres, de son psychanalyste. Il raconte Monsieur le comte facétieux, son amour du beau, de la bonne chère et de Chopin. C’est un rieur débonnaire, dérisoire parfois, volontairement dévoué, viscéralement attaché à sa terre.

L’alcool de prune qu’il engloutit le rend volubile et n’altère nullement son esprit critique et l’amateur des produits du terroir n’hésite pas à fustiger la culture Coca-Cola et hamburger, la vacuité de ceux qui vivent pour la consommation. Car il a beau tirer le diable par la queue, notre formidable conteur ne s’en laisse pas conter. Au contraire il dénonce les faux semblants, les faux résistants sous l’occupation, pointe les trompe-l’œil qui affectent notre regard, trop souvent trop court. Et le voilà qui s’amuse à distiller des anecdotes croustillantes dans la chambre à coucher et voilà qu’il nous fait rencontrer l’ombre des personnalités auxquelles il aurait dû ressembler.

 

« Un se divise en deux. Deux fusionnent en un » Guy Debord

Dans le spectacle de Jean-Michel Meunier, il y a deux visites en une. Et si, par quelques détours mystérieux, il nous embarque dans la sienne, celle de sa propre introspection, il n’oublie pas de partager avec nous quelques secrets de l’auguste demeure de la Renaissance qui lui a jadis appartenu. Car Jean-Michel Meunier est ici à la fois l’auteur et l’interprète de cette histoire à double fond: il est à la fois l’ancien maître des lieux et le nouvel esclave moderne, il est, à l’image de ces paysans Tourangeaux, solitaire et souffrant, tout en étant l’incarnation de la pudeur. Et c’est les pieds sur terre, bourré de joie de vivre que son désespoir comique parle vrai, corrige, console, ‘ravigote’, notre désespérance commune. Et si sa bonne humeur tente de masquer ses blessures, notre amoureux fou de Mariette s’accroche au langage pour revisiter cette difficulté qu’on a tous d’être heureux.

Généreux humaniste, poète, Jean-Michel Meunier, sous la houlette d’Hervé Dubourjal, va déployer tout son talent pour tâcher de reconquérir celle qui le fuit depuis trop longtemps. L’amour nous dit-il ‘allonge les distances et suspend le temps’. Mais au-delà de la quête d’amour, ce que nous propose ici ce drôle d’oiseau moqueur est un subtil voyage au pays de la dialectique.


Curriculum Vitae

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Jean Michel MEUNIER

a suivi sa formation d’acteur avec Alain Knapp et Philippe Adrien.
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Il a travaillé au cinéma et à la télévision avec les réalisateurs suivants: Claude Lelouch (Les Parisiens), Frédérique Auburtin (San Antonio), Christian de Chalonge (Maigret), Marc Rivière, Thierry Binisti, Robert Mugnerot, Claude Michel Rome, Jean Sagols, Olivier Langlois, Maurice Frydland, Bernard Dumont, jean Claude Renaud, Eric Lehung, Stéphane Bertin, Marlène Bertin, Hugues de Laugardière, Julius Amédée Laou, Charles Némès, Guy Lefranc, Denis Coccula, Dominique Giuliani, Jean François Clair et Claude Barma.
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En 2009, 201 et 2011, il a joué le rôle de Fridolin Weber dans Mozart, l’opéra rock, mis en scène par Olivier Dahan au Palais des Sports de Paris, à Paris-Bercy, puis en tournée en France et à l’étranger.

De 1985 à 2015 a joué une trentaine de pièces d’auteurs contemporains et classiques à Paris, en France et à l’étranger : Goldoni, Shakespeare, Molière, Marivaux, Antonio Tabbucchi, Lars Nören, Lise Martin, Arnaud Bedouet, Félix Mitterrer, Philippe Crubézy, Bruno Allain, Ulick O’Connor, Michel Vinaver, Victor Hugo, Friedrich Dürrenmatt...
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En 2002 a mis en scène « Zapping » de Philippe Braz au Théâtre de la Tempête et « Nous ne disons adieu à rien » de Mahmoud Darwich en 2001 au Théâtre d’Aubervilliers.
Il enregistre de nombreux commentaires de documentaires pour la télévision. Il prête notamment sa voix au réalisateur Abbas Kiarostami dans les Dix Leçons de cinéma (10 to Ten).

Curriculum Vitae

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Hervé Dubourjal

Coelina ou l’Enfant du mystère, mélodrame de Pixérécourt - Espace Kiron (1986).

Courteline et Labiche en vacances - Théâtre le point Virgule (1987).

La Chute, d’Albert Camus, avec François Chaumette - Théâtre national de Marseille, Studio des Champs-Elysées, Tournée en France et à l’étranger (1989-1991).

La Robe verte, de Tawfiq al-Hakim, avec Denise Gence, Pierre Tabard,

Gilles Segal... - Maison des Arts de Créteil, Théâtre national de Marseille, Espace Jacques Prévert d’Aulnay-sous-Bois, tournée en France (1991).

Aria di Roma, de et avec Marina Rodriguez-Tomé – Cargo de Grenoble, Hippodrome de Douai, Théâtre du Tourtours, tournée en France (1992-1995).

Soudain, l’été dernier, de Tennessee Williams, avec Odile Mallet, Catherine Chevallier… - Les Tréteaux de France (1992-1993).

Le Désir traversé, montage de textes érotiques, avec Maud Rayer - Chapelle des Pénitents-Blancs, production du Festival d’Avignon in (1993).

Les Lettres de la religieuse portugaise, de Guillerague, avec Sylvia Bergé et Catherine Corringer – Coproduction avec la Comédie-Française, Odéon-Théâtre de l’Europe (1993).

Antigone, de Sophocle - Tournée en région PACA (1994-1995).

Faut pas dire qu’on est raciste, in la misère du monde de Pierre Bourdieu - Théâtre de la Tempête, Maison de la Culture d’Amiens, Festival de Grenoble (1996).

Octobre, de Georg Kaiser (création française) - Lavoir-Théâtre de Menton, MJC de Grasse, Tournée en Région PACA (1996).

Discours de la servitude volontaire-Ya Basta, textes de La Boétie

et du sous-commandant Marcos - Théâtre de la Tempête (1996).

Morts au Crédit, d’Arnaud Bédouet - Théâtre de la Tempête (1997).

L’Ecole des femmes, de Molière - MJC de Grasse, Tournée en Région PACA (1998).

Une discussion de marchands de tapis, d’Arnaud Bédouet / La Bassine rouge, d’Hervé Dubourjal - Théâtre de la Tempête (1998)

Le Libertin, d’Eric-Emmanuel Schmitt - Théâtre des Capucins, Luxembourg (1999).

Tchernobyl, chroniques du monde après l’apocalypse, d’après Svetlana Alexievitch - Théâtre de la Tempête (2000).

Hernani, de Victor Hugo – Festival de Wiltz, Théâtre des Capucins, Luxembourg (2002).

Envie d’Ailes, de et avec Jean Michel Meunier - Ciné-Théâtre 13 Paris (2002).

Le Projet Hugoethe, de Jean-François Prévent, avec Jean-Claude Drouot, Marc Ollinger... Théâtre d’Eich-sur-Alzette, Théâtre des Capucins, Luxembourg (2002)

Un Ennemi du peuple, de Henrik Ibsen – Théâtre des Capucins (Luxembourg), Théâtre de la Tempête (2003).

Machiavel-Montesquieu, Dialogue aux enfers, de Maurice Joly – Théâtre de Lucernaire (2005-2006), tournée 2007-2013

Un drôle de métier, de Bruno Tilliette, avec Alain Ganas, Jean-Louis Cassarino… - Tournée en France (2006)

Fuck Lénine, oui mais que faire ? Montage de textes, Théâtre de la Tempête, Cartoucherie de Vincennes (2008).

Rendez-Vous au Grand Café, de Daniel Glattauer, co-mis en scène avec Alain Ganas, avec Olivier et Catherine Marchal, Théâtre des Bouffes-Parisiens, (2012), tournée en 2014.

J’ai bêtement perdu Mariette à cause d’un sanglier qui aimait Chopin, de et avec Jean-Michel Meunier – Théâtre Essaïon, 2013.

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