Les chapitres ont été écrits à partir des enregistrements de la retraite, le style oral est donc conservé





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Ordo virtutum


a


Incipit ordo virtutum (Ici commence le jeu des vertus)


Patriarche et prophete

Qui sunt hi qui tut nubes ?
(Qui sont-ils, ceux qui sont comme des nuées ?)

Virtutes

O antiqui sancti quid admiramini in nobis ?
Verbum Dei clarescit in forma hominis, et ideo fulgemus cum illo, edificantes membra sui pulcri corporis.
(Vous, saints des temps anciens, pourquoi vous émerveillez-vous à notre sujet ? La Parole de Dieu devient lumineuse dans la forme de l’homme, et ainsi nous brillons avec lui, bâtissant les membres de son beau corps.)

Patriarche et Prophete

Nos summus radices et vos rami, fructus viventis oculi, et nos umbra in illo fuimus.
(Nous sommes les racines et vous les branches, fruits de l’œil vivant, et nous poussons à votre ombre.)

Querela animarum in carne positarum

O nos peregrine sumus. Quid fecimus ad peccata deviantes ? Filie regis esse debuimus sed in umbram peccatorum cecidimus. O vivens sol, porta nos in humeris tuis in iustissimam hereditatem quam in Adam perdidimus. O rex regum, in tuo prelio pugnamus.
(Oh, nous sommes étrangères ici. Qu’avons-nous fait, en nous égarant dans le péché ? Nous aurions dû être filles du Roi, mais nous sommes tombées dans les ténèbres du péché. Ô vivant soleil, ramène-nous sur tes épaules au plus juste héritage que nous avons perdu en Adam. Ô roi des rois, nous combattons dans ta guerre.)

Felix Anima

O dulcis divinitas et o suavis vita, in qua perferam vestem preclaram, illud accipiens quod perdidi in prima apparitione, ad te suspiro et omnes Virtutes invoco.
(Ô douce divinité, ô paisible vie, dans laquelle je porterai une robe éclatante, recevant ce que j’ai perdu lors de ma première apparition, je soupire vers toi et invoque toutes les vertus.)
Virtutes

O felix Anima et o dulcis creatura dei, que edificata es in profunda altitudine sapientie dei, multum amas.
(Ô âme heureuse, douce créature de Dieu, façonnée dans la profonde hauteur de la sagesse de Dieu, tu manifestes un grand amour.)


Felix Anima

O libenter veniam ad vos ut prebeatis michi osculum cordis. (Oh, que je vienne à vous avec allégresse pour que vous me donniez un baiser de votre cœur.)
Virtutes

Nos debemus militare tecum, o filia regis. (Nous devons combattre avec toi, ô fille du roi.)

Sed gravata Anima conqueritur (Anima, accablée, se lamente)

O gravis labor et o durum pondus quod habeo in veste huius vite, quia nimis grave michi est contra carnem pugnare. (Ô douloureux, ô dur poids que je porte dans le vêtement de cette vie, il m’est douloureux de combattre ma chair.)

Virtutes ad animam illam

O Anima, voluntate dei constitua et o felix instrumentum quare tam flebilis es contra hoc quod deus contrivit in virginea natura ? Tu debes in nobis superate diabolum. (Anima, toi qui as reçu ta place par la volonté de Dieu, instrument de joie, pourquoi es-tu si éplorée devant celui que Dieu a anéanti dans un être vierge ? Tu dois vaincre le Diable en notre sein.)

Anima illa

Succurrite michi adiuvando ut possim stare. (Soutenez-moi, aidez-moi à être inébranlable.)

Scientia Dei ad Animam illam (Connaissance de Dieu à Anima)

Vide quid illud sit quo es induta, filia salvationis, et esto stabilis et nunquam cades. (Vois le vêtement que tu portes, fille du salut, sois ferme et tu ne tomberas jamais.)

Infelix Anima

O nescio quid faciam aut ubi fugiam. O ve michi, non possum perficere hoc quod sum induta. Certe illud volo abicere. (Je ne sais que faire ni où fuir. Malheur à moi, je ne peux compléter ce vêtement que j’ai endossé. En fait, je voudrais le rejeter.)

Virtutes

O infelix conscientia, o misera Anima, quare abscondis faciem tuam coram creatore tuo ? (Ô malheureuse conscience, ô pauvre Ame, pourquoi caches-tu ta face à ton Créateur ?)

Scientia Dei

Tu nescis nec vides nec sapis illum qui te constituit.
(Tu ne connais ni ne vois ni ne sens Celui qui t’as placée ici.)

Anima illa

Deus creavit mundum, non facio illi iniuriam sed volo uti illo. (Dieu créa le monde, je ne lui fais nulle injure, je veux seulement en jouir.)

Strepitus Diaboli ad Animam illam (Diable, criant à Anima)

Fatue, fatue quid prodest tibi laborare ? Respice mundum et amplectetur te magno honore. (Quelle est l’utilité de l’effort, follement, follement ? Vois le monde, il te rendra grand honneur.)

Virtutes

O plangens vox est hec maximi doloris ! Ach, Ach, quedam mirabilis victoria in mirabili desiderio dei surrexit, in qua delectation carnis se latenter abscondit, heu, heu, ubi voluntas crimin nescivit et ubi desiderium hominis lasciviam fugit. Luge, luge ergo in his, Innocentia, que in pudore bono integritatem non amisisti, et que avariciam gutturis antiqui serpentis ibi non devorasti. (N’est-ce pas la voix stridente de l’extrême douleur ? Ah, une certaine victoire merveilleuse déjà s’est élevée en cette âme, dans sa merveilleuse aspiration de Dieu, cette âme en qui un plaisir sensuel était secrètement caché, hélas, où auparavant la volonté n’avait commis nulle faute et où le désir fuyait la débauche de l’homme. Pleure pour cela, pleure, Innocence, toi qui n’as perdu nulle perfection dans ta belle intégrité, qui n’as pas dévoré avidement avec le gosier de l’ancien serpent.)

Diabolus

Que est hec potestas quod nullus sit preter deum? Ego autem dico qui voluerit me et voluntatem meam sequi, dabo illi omnia. Tu vero, tuis sequacibus nichil habes quod dare possis, quia etiam vos omnes nescitis quid sitis. (Quelle puissance peut dire qu’il n’y a personne, sinon Dieu ? Je dis que quiconque veut me suivre et faire ma volonté, je lui donnerai tout. Et toi, Humilité, tu n’as rien à donner à tes disciples, nul d’entre vous ne sait même qui il est.)

Humilitas

Ego cum meis sodalibus bene scio quod tu es ille antiquus dracho qui super summum volare voluisti - sed ipse deus in abyssum proiecit te. (Mes compagnons et moi-même savons très bien que tu es l’ancien dragon qui voulut voler plus haut que le Suprême, mais Dieu Lui-même t’a précipité dans l’abîme.)

Virtutes

Nos autem omnes in excelsis habitamus. (Nous, nous demeurons dans les hauteurs.)

Humilitas

Ego, Humilitas, regina Virtutum, dico : venite ad me, Virtutes, et enutriam vos ad requirendam perditam dragmam et ad coronandum in perseverantia felicem. (Moi, l’Humilité, reine des Vertus, je dis : Venez à moi, Vertus, et je vous apprendrai l’art de chercher et de trouver la drachme perdue, et de couronner celle qui persévère avec bonheur.)

Virtutes

O gloriosa regina et o suavissima mediatrix, libenter venimus. (Ô glorieuse reine, la plus douce des médiatrices, nous venons avec joie.)

Humilitas

Ideo, dilectissime filie, teneo vos in regali talamo. (Pour cela, filles bien aimées, je vous garderai vos places dans la salle du mariage royal.)

Caritas (Charité)

Ego Karitas, flos amabilis, venite ad me, Virtutes, et perducam vos in candidam lucem floris virge. (Je suis la charité, la fleur d’amour, venez à moi, Vertus, et je vous conduirai dans la radieuse lumière du rameau fleurissant.)

Virtutes

O dilectissime flos, ardenti desiderio currimus ad te. (Ô très chère fleur, nous accourons vers toi avec un ardent désir.)

Timor Dei (Crainte de Dieu)

Ego, Timor Dei, vos felicissimas filias preparo ut inspiciatis in deum vivum et non pereatis. (Moi, la Crainte de Dieu, je vous prépare, bienheureuses filles, à regarder le Dieu vivant et à ne pas en mourir.)

Virtutes

O Timor, valde utilis es nobis, habemus enim perfectum studium numquam a te separari. (Ô Crainte, tu nous aides grandement, nous désirons ardemment ne jamais nous séparer de toi.)

Diabolus

Euge ! euge ! quis est tantus timor et quis est tantus amor ? Ubi est pugnator et ubi est remunerator ? Vos nescitis quid colitis. (Bravo ! Bravo ! Quelle est cette grande crainte et ce grand amour ? Où est le champion ? Où est le rémunérateur ? Vous ne savez pas qui vous adorez.)

Virtutes

Tu autem exterritus es per summum iudicem, quia, inflatus superbia, mersus es in gehennam. (Mais toi, tu étais terrifié par le Juge suprême quand, enflé d’orgueil, tu as plongé dans la Géhenne.



Obedientia (Obéissance)

Ego lucida Obedientia, venite ad me, pulcherrime filie, et reducam vos ad patriam et ad osculum regis. (Je suis l’Obéissance, la brillante, venez à moi, filles bien aimées, et je vous conduirai à votre patrie et au baiser du Roi.)

Virtutes

O dulcissima vocatrix, nos decet in magno studio pervenire ad te. (O le plus doux des convocateurs, il est juste que nous venions à toi avec empressement.)

Fides (Foi)

Ego Fides, speculum vite, venerabiles filie, venite ad me et ostendo vobis fontem salientem. (Je suis la Foi, le miroir de la vie, précieuses filles venez à moi et je vous montrerai le ruisseau jaillissant.)

Virtutes

O serena, speculata, habemus fiduciam pervenire ad verum fontem per te. (Ô sereine, semblable au miroir, nous avons confiance en toi, par toi nous arriverons à ce ruisseau.)

Spes (Espérance)

Ego sum dulcis conspectrix viventis oculi, quam fallax torpor non decipit, unde vos, o tenebre, non potestis me obnubilare. (Je suis le doux témoin de l’œil vivant, moi qu’aucune torpeur dissimulée ne peut tromper. Ténèbres, vous ne pouvez voiler mon regard.)

Virtutes

O vivens vita, et o suavis consolatrix, tu mortifera mortis vincis et vidente oculo clausuram celi aperis. (Ô vie vivante, douce, consolatrice, tu vaincs les flèches mortelles de la mort et par ton œil voyant tu ouvres la porte du ciel.)

Castitas (Chasteté)

O Virginitas, in regali thalamo stas. O quam dulciter ardes in amplexibus regis, cum te sol perfulget ita quod nobilis flos tuus numquam cadet. O virgo nobilis, te numquam inveniet umbra in cadente flore. (Ô Virginité, tu restes dans la chambre royale. Avec quelle douceur tu brûles dans les étreintes du Roi, quand le Soleil étincelle à travers toi, et pourtant ta noble fleur ne tombera jamais. Ô noble vierge, tu ne connaîtras jamais l’ombre de la fleur tombée.)



Virtutes

Flos campi cadit vento, pluvia spargit eum. O Virginitas, tu permanes in symphoniis supernorum civium, unde es suavis flos qui numquam aresces. (La fleur des champs plie dans le vent, la pluie l’éclabousse. Mais toi, ô Virginité, tu demeures dans la musique des habitants du ciel, tu es la tendre fleur qui ne fane jamais.)

Innocentia

Fugite, oves, spurcicias Diaboli ! (Mon troupeau, fuyez les souillures du Diable !)

Virtutes

Has te succurrente fugiemus. (Nous les fuirons, avec ton aide.)

Contemptus mundi (Rejet du monde)

Ego, Contemptus mundi, sum candor vite. O misera terre peregrinatio in multis laboribus, te dimitto. O Virtutes, venite ad me et ascendamus ad fontem vite ! (Moi, le Rejet du monde, je suis la lumière de la vie. Ô pécheur, exilé sur cette terre, avec toutes tes peines, je te laisse aller. Venez à moi, Vertus, et nous monterons au ruisseau de la vie.)

Virtutes

O gloriosa domina, tu semper habes certamina Christi, o magna virtus, que mundum conculcas, unde etiam victoriose in celo habitas. (Ô glorieuse Dame, tu as toujours combattu pour le Christ, ô grande puissance qui mets le monde sous tes pieds, tu demeures ainsi victorieusement dans le ciel.)

Amor Caelestis (Amour céleste)

Ego aurea porta in colo fixa sum, qui per me transit numquam amaram petulantiam in mente sua gustabit. (Je suis la porte d’or fixée dans le ciel, quiconque me franchit ne connaîtra plus l’amère rébellion dans son esprit.)

Virtutes

O filia regis, tu semper es in amplexibus quos mundus fugit, o quam suavis est tua dilectio in summo deo ! (Ô fille du Roi, tu tiens ferme dans l’étreinte que le monde évite, que ton amour est doux dans le Dieu suprême !)



[Disciplina]

Ego sum amatrix simplicium morum qui turpia opera nesciunt, sed semper in regem regum aspicio et amplector eum in honore altissimo. (J’aime les mœurs simples qui ne connaissent rien de vil, je regarde toujours le Roi des rois et pour mon honneur suprême, je l’embrasse.)

Virtutes

O tu angelica socia, tu es valde ornata in regalibus nuptiis. (Ô compagne angélique, que tu es gracieuse aux noces du Roi).

Verecundia (Pudeur)

Ego obtenebro et fugo atque conculco omnes spurcicias Diaboli. (Je cache, éloigne ou écrase toutes les corruptions du Diable.)

Virtutes

Tu es in edificatione celestis Ierusalem florens in candidis liliis. (Tu as ta part dans l’édification de la Jérusalem céleste, fleurissant parmi les lys éclatants.)

Misericordia

O quam amara est illa duricia que non cedit in mentibus, misericorditer dolori succurrens ! Ego autem omnibus dolentibus manum porrigere volo. (Qu’elle est amère dans l’esprit des hommes, la dureté qui ne s’adoucit pas et ne soulage pas la peine avec miséricorde ! Je veux tendre la main à tous ceux qui souffrent.)

Virtutes

O laudabilis mater peregrinorum, tu semper erigis illos, atque ungis pauperes et debiles. (Ô mère des exilés sans pareille, tu les relèves toujours et tu oins le pauvre et le faible.)

Victoria

Ego Victoria velox et fortis pugnatrix sum, in lapide pugno, serpentem antiquum conculco. (Je suis la victoire, le rapide et courageux champion, je combats avec une pierre, je piétine le serpent ancien.)



Virtutes

O dulcissima bellatrix in torrente fonte qui absorbuit lupum rapacem, O gloriosa coronata, nos libenter militamus tecum contra illusorem hunc. (Ô le plus doux des guerriers dans la source brûlante qui engloutit le loup vorace, ô glorieuse couronnée, avec quelle joie nous combattons à ton côté ce fourbe.)

Discretio (Prudence)

Ego Discretio sum lux et dispensatrix omnium creaturarum, indifferentia dei, quam Adam a se fugavit per lasciviam morum. (Je suis la Prudence, lumière et modératrice de toute créature, l’impartialité de Dieu qu’Adam rejeta en agissant impudiquement.)

Virtutes

O pulcherrima mater, quam dulcis et quam suavis es, quia nemo confunditur in te. (Ô très belle mère, que tu es douce et aimable, en toi nul ne peut être troublé.)
Pacientia

Ego sum columpna que molliri non potest, quia fundamentum meum in deo est. (Je suis le pilier que l’on ne peut ébranler car mon fondement est en Dieu.)

Virtutes

O firma que stas in caverna petre et O gloriosa bellatrix que suffers omnia. (Toi qui tiens ferme dans la caverne rocheuse, tu es le guerrier glorieux qui endures tout.)

Humilitas

O filie Israhel, sub arbore suscitavit vos deus, unde in hoc tempore recordamini plantationis sue. Gaudete ergo, filie Syon. (Filles d’Israël, Dieu vous a élevées de sous l’arbre, aussi rappelez-vous maintenant comment il fut planté. Réjouissez-vous donc, filles d’Israël.)

Virtutes

Heu, heu, nos Virtutes plangamus et lugeamus, quia ovis domini fugit vitam. (Hélas, hélas, lamentons-nous et pleurons, car la brebis de notre maître a fui la vie.)

Querela Anime penitentis et Virtutes invocantis (Anima se lamente, repentante et appelant les Vertus)

O vos regales Virtutes, quam speciose et quam fulgentes estis in summo sole, et quam dulcis est vestra mansio, et ideo, O ve michi, quia a vobis fugi ! (Ô Vertus royales, que vous êtes gracieuses, étincelantes dans le Soleil suprême, et que votre demeure est douce, et quel malheur est donc le mien, moi qui vous ai fuies !)



Virtutes

O fugitive, veni, veni ad nos, et deus suscipiet te. (Toi qui t’es échappée, viens, viens à nous et Dieu te recueillera.)

Anima illa

Ach ! ach ! fervens dulcedo absorbuit me in peccatis et ideo non ausa sum intrare. (Ah ! Mais une douceur brûlante m’a engloutie dans mes péchés et je n’ose pas entrer.)

Virtutes

Noli timere nec fugere, quia pastor bonus querit in te perditam ovem suam. (N’aie pas peur et ne t’enfuis pas, le bon Berger cherche sa brebis perdue, toi.)

Anima illa

Nunc est michi necesse ut suscipiatis me, quoniam in vulneribus feteo quibus antiquus serpens me contaminavit. (Maintenant j’ai besoin de votre aide pour vous rejoindre, car j’empeste à cause de mes blessures que le serpent ancien a rendues gangréneuses.)

Virtutes

Curre ad nos, et sequere vestigia illa in quibus numquam cades in societate nostra, et des curabit te. (Accours vers nous, reviens sur ces pas où tu ne trébucheras jamais en notre compagnie, et Dieu te guérira.)

Penitens Anima ad Virtutes

Ego peccator qui fugi vitam : plenus ulceribus veniam ad vos, ut prebeatis michi scutum redemptionis. O tu omnis milicia regine, et o vos, candida lilia ipsius, cum rosea purpura, inclinate vos ad me, quia peregrina a vobis exulavi, et adiuvate me, ut in sanguine filii dei possim surgere. (Je suis la pécheresse qui a fui la vie, criblée de douleurs je viendrai à vous pour que vous me donniez le bouclier de la rédemption. Vous tous, soldats de la Reine Humilité, ses lys blancs et ses roses pourpres, tournez-vous vers moi qui me suis exilée loin de vous et aidez-moi pour que je puisse me relever dans le sang du Fils de Dieu.)

Virtutes

O Anima fugitiva, esto robusta, et indue te arma lucis. (Ô Ame fugitive, sois forte maintenant, revêts l’armure de lumière.)



Anima illa

Et o vera medicina, Humilitas, prebe michi auxilium, quia superbia in multis viciis fregit me, multas cicatrices michi imponens. Nunc fugio ad te, et ido suscipe me. (Et toi, remède, véritable Humilité, accorde-moi ton aide, car par orgueil je me suis abaissée à de nombreux vices, m’infligeant de nombreuses cicatrices. Maintenant je fuis vers toi, aide-moi !)

Humilitas

O omnes Virtutes, suscipite lugentem peccatorem in suis cicatricibus, propter vulnera Christi, et perducite eum ad me. (Vous toutes, Vertus, relevez cette pécheresse repentante avec toutes ses cicatrices, en mémoire des blessures du Christ, et amenez-la moi.)

Virtutes

Volumus te reducere et nolumus te deserere, et omnis celestis milicia gaudet super te, ergo decet nos in symphonia sonare. (Nous voulons te ramener, nous ne t’abandonnerons pas, l’armée céleste tout entière se réjouira en toi, il est donc juste pour nous de jouer notre symphonie.)

Humilitas

O misera filia, volo te amplecti, quia magnus medicus dura et amara propter te passus est. (Ô fille malheureuse, je veux t’embrasser, le grand médecin a enduré pour toi des blessures dures et amères.)

Virtutes

O vivens fons, quam magna est suavitas tua, qui faciem istorum in te non amisisti, sed acute previdisti quomodo eos de angelico casu abstraheres qui se estimabant illud habere quod non licet sic stare ; unde gaude, filia Syon, quia deus tibi multos reddit quos serpens de te abscidere voluit, qui nunc in maiori luce fulgent quam prius illorum causa fuisset. (Ô source vivante, que ta douceur est grande, tu n’as pas rejeté ceux qui regardaient vers toi mais tu as prévu avec justesse comment tu pourrais leur éviter de chuter comme les anges qui croyaient posséder un pouvoir qui ne pouvait subsister ainsi légitimement. Réjouis-toi, fille de Jérusalem, car Dieu te ramène beaucoup de ceux que le serpent voulait séparer de toi, et qui maintenant brillent dans une clarté plus grande que celle qui leur appartenait avant.)



Diabolus

Que es aut unde venis? Tu amplexata es me, et ego foras eduxi te. Sed nunc in reversione tua confundis me, ego autem pugna mea deiciam te ! (Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Tu étais dans mon étreinte, je t’ai fait sortir. Maintenant tu t’en retournes, me défiant, mais je te combattrai et te vaincrai.)

Penitens Anima

Ego omnes vias meas malas esse cognovi et ideo fugi a te. Modo autem, o illusor, pugno contra te. Inde tu, o regina Humilitas, tuo medicamine adiuva me ! (J’ai vu que toutes mes voies étaient mauvaises, aussi je t’ai fui. Mais maintenant, ô fourbe, je te combattrai face à face. Ô Reine Humilité, viens avec ton remède, aide-moi !)

Humilitas ad Victoriam

O Victoria, que istum in celo superasti, curre cum militibus tuis et omnes ligate Diabolum hunc ! (Victoire, toi qui avais conquis cette créature dans le ciel, cours maintenant, avec toutes tes troupes, et vous tous, liez ce démon !)

Victoria ad Virtutes

O fortissimi et gloriosissimi milites, venite et adiuvate me istum fallacem vincere. (Ô guerriers les plus braves et les plus glorieux, venez, aidez-moi à vaincre ce trompeur !)

Virtutes

O dulcissima bellatrix in torrente fonte qui absorbuit lupum rapacem, o gloriosa coronata, nos libenter militamus tecum contra illusorem hunc. (Ô le plus doux des guerriers dans la source brûlante qui engloutit le loup vorace, ô glorieuse, couronnée, avec quelle joie nous combattrons à tes côtés.)

Humilitas

Ligate ergo istum, o Virtutes preclare ! (Liez-le donc, ô Vertus éclatantes !)

Virtutes

O regina nostra, tibi parebimus, et precepta tua in omnibus adimplebimus. (Ô notre Reine, nous obéirons et accomplirons entièrement tes ordres.)

Victoria

Gaudete, a socii, quia antiquus serpens ligatus est ! (Réjouissez-vous, compagnons, le serpent ancien est lié !)



Virtutes

Laus tibi, Christe, rex angelorum. (Nous Te louons, Ô Christ, Roi des anges.)

Castitas (Charité)

In mente altissimi o Satana, caput tuum conculcavi, et in virginea forma dulce miraculum colui, ubi filius dei venit in mundum ; unde deiectus es in omnibus spoliis tuis, et nunc gaudeant omnes qui habitant in celis, quia venter tuus confusus est. (Dans l’esprit du Très-Haut, Satan, j’ai écrasé ta tête et dans une forme vierge j’ai accompli un doux miracle, quand le Fils de Dieu est venu dans le monde ; tu es donc abaissé, avec tout ton butin, et maintenant, que ceux qui habitent dans le ciel se réjouissent car ton ventre a été bouleversé.)

Diabolus

Tu nescis quid colis quia venter tuus vacuus est pulchra forma de viro sumpta, ubi transis preceptum quod deus in suavi copula precepit ; unde nescis quid sis ! (Tu ne sais pas ce que tu as nourri car ton ventre est dépourvu de la belle forme que la femme a reçue de l’homme, en cela tu transgresses le commandement que Dieu a donné dans le doux acte d’amour ; tu ne sais donc même pas ce que tu es !)

Castitas

Quomodo posset me hoc tangere quod tua suggestio polluit per immundiciam incestus ? Unum virum protuli, qui genus humanum ad se congregat contra te ; per nativitatem suam. (Comment ce que tu dis peut-il m’affecter ? Ta suggestion même le souille d’impureté. J’ai produit un homme qui rassemble l’humanité autour de lui, contre toi, par sa naissance.)

Virtutes

O deus, quis es tu, qui in temet ipso hoc magnum consilium habuisti, quod destruxit infernalem haustum in publicanis et peccatoribus, qui nunc lucent in superna bonitate ! Unde, O rex, laus sit tibi. O pater omnipotens, ex te fluit fons in igneo amore, perduc filios tuos in rectum ventum velorum aquarum, ita ut et nos eos hoc modo perducamus in celestem Ierusalem. (Qui es-tu, ô Dieu qui détiens un si grand dessein en toi, un dessein qui détruisit les traits de l’enfer dans les publicains et les pécheurs, qui brille maintenant dans la bonté suprême ! Nous te louons, ô Roi, pour cela. Ô Père tout-puissant, de Toi coule une source dans l’amour ardent, guide tes enfants dans un vent favorable, navigant sur les eaux, pour que nous puissions les conduire sur le chemin de la Jérusalem céleste.



In principio omnes creature viruerunt, in medio flores floruerunt ; postea viriditas descendit. Et istud vir preliator vidit et dixit : Hoc scio, sed aureus numerus nondum est plenus. Tu ergo, patemum speculum aspice, in corpore meo fatigationem sustineo, parvuli etiam mei deficiunt. Nunc memor esto, quod plenitudo que in primo facta est arescere non debuit, et tunc te habuisti quod oculus tuus numquam cederet usque dum corpus meum videres plenum gemmarum. Nam me fatigat quod omnia membra mea in irrisionem vadunt. Pater, vide, vulnera mea tibi ostendo. Ergo nunc, omnes homines, genua vestra ad patrem vestrum flectite, ut vobis manum suam porrigat.

Au commencement toute la création était verdoyante, les fleurs s’épanouissaient en son milieu ; plus tard la verdure déclina. Et le champions vit cela et dit : « Je le sais, mais le nombre d’or n’est pas encore complet. Toi donc, regarde-moi, le miroir de la paternité, dans mon corps j’ai enduré l’épuisement, même mes petits ont défailli. Maintenant rappelle-toi que la plénitude qui fut créée au commencement n’avait pas besoin de se dessécher et qu’alors tu résolus que ton œil ne défaillirait jamais jusqu’à ce que tu aies vu mon corps couvert de joyaux. Car je suis las que tous mes membres soient exposés à la moquerie. Père, vois, je te montre mes blessures. » Aussi maintenant, vous tous les hommes, pliez le genou devant le Père, pour qu’Il vous tende la main.


a Cette parole s’adresse à nous.

a La contemplation pleine de grâce en plénitude reçue.

b Qu’il est beau, ce mot de viridité inventé dans la langue des hommes par Dieu en sainte Hildegarde !

c Nous pourrions rester deux heures là-dessus. C’est génial ! Ça ne fait rien si nous ne comprenons pas tout, nous entendons la parole, elle est révélée, elle descend au fond de nous, elle produira son fruit inexorablement, elle réalisera dans l’acte des vertus jusqu’à ses confins tout ce qu’elle signifie dans la paternité dans la chair assumée que nous sommes.

a L’Enfer.

a Le châtiment, c’est toujours l’eau et le feu.

b Le souffle du Sacré-Cœur de Jésus.

c Nous avons une action directe sur l’ensemble des énergies du vide cosmique lui-même, l’éther tout entier qui va jusqu’aux confins de l’univers ; par un seul acte de pénitence, nous tempérons.

a Saint Joseph.

b Son mouvement !

c Vous voyez, il ne fait pas s’occuper de ses blessures, nous sommes responsables, nous ne sommes pas victimes de nos blessures. C’est fini ça : des milliers de kilomètres derrière nous, s’il vous plaît, nos blessures ; derrière nous, arrière Satan ! Debout, fils d’homme, viriditas !

d Vous avez compris qu’il s’agissait de saint Joseph depuis le début, j’espère.

e Vous vous rappellerez de cela, il faut l’apprendre par cœur : « Rayonnement, viridité, semence (fécondité), fleur ou beauté : autrement ce ne serait pas une créature ».

a Son mouvement.

b De les porter en lui : il les nomme.

c Le fromage.

a Il y a une identité parfaite entre le firmament et la tête de l’homme, et en même temps entre le ciel empyrée et les ailes qui enveloppent le firmament et le corps entier de l’homme et sa mesure. Excusez-moi de répéter la même chose qu’elle, c’est au cas où vous ne l’auriez pas entendu. Il y a une identité entre la création tout entière et l’homme, et cette identité est Dieu.

b Comme l’univers, il y a l’aquilon.

c Nous avons un visage et un crâne, donc nous pouvons nous repentir. Le démon pas.

a Il y a là cinq pages sur les mesures de la tête, le cerveau, le front, les sourcils, le menton. C’est extraordinaire mais nous ne pouvons pas tout lire.

a L’intellect agent.

b Au début des âges du monde on aboutit au déluge, mais à la fin des âges du monde l’homme acquiert toute sa force et l’heure est arrivée. Parce qu’il n’y a pas de cause diminuante dans l’œuvre de Dieu. Nous arrivons à la fin, l’homme acquiert la plénitude de son âge, il peut maîtriser tous les éléments et venir à bout de l’Anti-Christ.

c Vous commencez à comprendre comment elle parle des maladies. Nous ne pouvons pas mettre ça entre parenthèse.

d Quand dans l’intellect agent vous assimilez corporellement dans les parties médullaires du cerveau, c’est-à-dire dans votre contemplation, le soleil du Christ et l’Immaculée, toute la possession en plénitude de grâce de la résurrection en Marie (la lune), vous avez donc toutes les étoiles étincelantes de la prédestination de tous les saints, quand vous portez tout cela en vous dans la mise en place du corps spirituel, alors bien sûr vous pouvez atteindre toutes les maladies.

a La science est la connaissance de Dieu en plénitude, la circonspection est l’aspiration par anticipation de la plénitude de l’accomplissement de l’Eglise en nous dès cette terre dans l’instant présent.

b Le monde psychique qui est en nous.

c Pneumato-surnaturel.

d Voilà la guérison de sainte Hildegarde. Ce n’est pas sucer du fenouil après avoir mangé des châtaignes, à condition d’avoir asséché l’humidité par l’épeautre.

e Je répète : « S’il dépasse la mesure dans le bien, il peut courir à l’abîme ».

f Je laisse passer le menton.

g Il faut apprendre ça par cœur.

h La transformation surnaturelle en saint Joseph ébranle tout en nous et transforme tout.

i Si nous n’avions pas de dents, nous baverions tout le temps.

a Les dents représentent les vertus. Ça vient de la lumière d’amour qui établit dans le feu le souffle de la raison.

b Que ta main droite ignore ce que fait ta main gauche.

c D’après sainte Hildegarde, il vaut mieux ne pas être couché.

d Nous passons les omoplates, les jambes, le bassin, de l’épaule au coude, les cuisses, de la base de la gorge jusqu’au nombril (c’est l’air qui est désigné : la vie contemplative).

Quand vous faites oraison, ce n’est pas avec les yeux (puisque les yeux, c’est la circonspection), c’est avec l’essence de l’âme. Dans l’espace qui sépare la gorge et le nombril, au centre, au milieu, il y a l’essence de l’âme, et c’est l’essence de l’âme qui cherche, qui désire, qui veut voir Dieu. L’œil de l’homme est l’essence de l’âme. Ça ne vient pas d’ici, ça ne vient pas de la kundalini, ça vient de là à là, du centre. C’est l’œil de l’âme qui fait oraison.

Et pour ça il ne faut aucun mouvement, parce que le moindre cheveu d’un mouvement fait que l’essence de l’âme… c’est comme si nous fermions les yeux, nous ne pouvons plus voir le visage de celui à qui nous parlons. Si vous mettez un cheveu dans l’œil, vous ne voyez plus rien. Dans l’oraison, il ne faut aucun mouvement. Il suffit de poser ses mains comme ça, tranquillement, la tête droite, et nous ne bougeons plus, nous respirons moins, nous ne croisons pas les jambes, nous ne croisons pas les membres. Même les énergumènes les plus excités savent le faire. C’est très simple, il suffit de décider d’aimer Dieu. Tout le monde peut le faire comme il veut, au moment où il le veut, dans le temps qu’il veut, dans la durée qu’il veut. C’est un pouvoir qui est donné à l’homme en permanence, quel que soit son état, s’il renonce au péché.

Si vous surprenez un mouvement (vous le savez, combien de fois avons-nous fait cet exercice ?), ce mouvement prouve que vous n’avez toujours pas renoncé à un péché que vous avez fait, peut-être quand vous aviez trois ans. « Je ne veux pas revenir sur ce péché, je ne veux pas y renoncer, pas question !, qu’on ne me touche pas là-dessus sinon je me retire », alors il y a ces mouvements. Dès que vous avez un mouvement, alléluia, vous savez qu’il y a un péché mortel pour lequel vous n’avez pas demandé pardon qui est toujours en vous, auquel vous êtes toujours attachés et dans lequel vous demeurez.

Alors dès que j’ai un mouvement, je dois demander pardon pour ce mouvement.

Ça peut être votre ventre qui fait glouglou. Ou bien vous pouvez avoir des suffocations, cela arrive dans la quatrième demeure. Tous ceux qui font oraison ont eu des suffocations. Ça vous surprend, ce n’est pas vous qui avez décidé de suffoquer : il y a encore un péché qui vous empêche de passer de la quatrième à la cinquième demeure. Vous êtes disponibles à la grâce mais vous ne voulez pas être assumés par le Père pour être son instrument, il y a un péché qui vous en empêche. Vous êtes toujours attachés à ce péché, vous êtes attachés à votre liberté personnelle, vous avez arraché la liberté du don du mouvement éternel d’amour du Père pour que ce soit une liberté souveraine et éternelle. Alors quel est ce péché ? Est-ce que c’était dans la période embryonnaire ?

En tout cas je sais que je fais un mouvement, je perçois un mouvement, je constate un mouvement. Il faut faire oraison une demi-heure par jour, je vous assure, vous verrez qu’il y aura un mouvement. Ce mouvement, je l’arrache de moi, je dis : « Oh pardon, j’ai eu un mouvement ! » A chaque fois que vous avez un mouvement vous devez demander pardon, arracher, lier, briser ce mouvement, le détester, le desceller, le sceller et le faire disparaître en demandant pardon dans le Sang précieux de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

A ce moment-là, votre âme fait apparaître la connaissance de l’existence de ce péché qui est encore en vous et vous pouvez prendre le noyau du péché (même si vous ne vous rappelez pas lequel il est, même si vous vous en doutez un peu mais vous n’en êtes pas sûrs, ça n’a aucune espèce d’importance) et rentrer dans l’œuvre de la pénitence : vous arrachez ce péché de l’essence de votre âme et vous le plongez dans le Sang précieux de l’Agneau pour être absouts.

Et vous demandez pardon pour toute la terre, pour tout l’univers, pour toute l’humanité qui a fait le même péché que vous et qui produit à cause de cela le même mouvement que le vôtre. Vous l’arrachez de l’humanité tout entière et vous le plongez dans le Sang précieux du Christ.

Si vous faîtes cela, ce mouvement ne reviendra plus jamais (il y aura d’autres mouvements parce qu’il y a d’autres péchés), et c’est ainsi que l’âme se construit dans les œuvres de la pénitence pour trouver la viridité de l’homme de la fin, celle qui doit anéantir l’Anti-Christ. Que l’homme rentre donc dans la crainte de Dieu.

a Nous passons le ventre, l’estomac, le foie, le poumon en lien avec le cœur.

b Sainte Hildegarde était contre l’abstinence exagérée, contre l’excès dans le bien. L’Anti-Christ voudra le bien à l’excès, il va vers l’abîme. C’est la miséricorde qui tempère l’aquilon et qui transforme l’univers, dans notre connaissance du bien et du mal, qui fait l’œuvre de la Rédemption de l’homme et qui établit l’homme comme maître des éléments.

a L’anneau aqueux qui entourait la terre. Mille mètres de profondeur, paraît-il. Quand c’est venu, c’est descendu puis ça a pris sa place. Si je déverse mille mètres cubes d’eau au-dessus de la maison, tu es noyé, mais après l’eau se répand et va à son lieu. Les océans ont augmenté de mille mètres après le déluge. La terre avant le déluge était un seul continent entouré d’eau. Le milieu exact de la terre était Jérusalem. Si aujourd’hui on faisait descendre les eaux de mille mètres, (les océanographes le font, ils font des cartes des profondeurs), tout ça serait à nouveau découvert et le centre de l’ensemble des continents serait Jérusalem. Mais ici nous sommes à l’ouverture du cinquième sceau de l’Apocalypse, Notre-Dame du Bon Gouvernement, alors vous voyez [sur le globe terrestre que tient Notre-Dame du Bon Gouvernement peinte par Marie P.] que la forme des océans, c’est la France. Mais la France est aussi un continent, elle est le soleil de sa forme dans les eaux profondes et la féminité (…) échappe à l’aquilon.

b Ce doit être « nocive ». Il est écrit « novice ». C’est peut-être « novice », après tout.

a Nous allons au mois de juillet tout de suite puisque nous y sommes.

b C’est pour ça que neuf mois après c’est le mois de juillet, c’est le triomphe des énergies : c’est la naissance du triomphe avec le pouvoir infaillible du Saint-Père.

c C’est pour ça que Dieu a voulu que ce soit au mois de juillet, au neuvième mois. Nous attendons ça depuis 888 ans. Le mois de juillet est le neuvième mois depuis la proclamation de sainte Hildegarde Docteur de l’Eglise. Il me semble que nous serons là encore au mois d’août. Je ne sais pas si vous voyez l’importance de ce que nous vivons depuis deux jours.

d La plénitude de la paternité primordiale de Dieu est donnée à l’homme de l’Eglise catholique pour la première fois dans l’histoire de l’humanité. Dans le bras et dans la main ! Merci sainte Hildegarde, c’est formidable.

a Donc l’homme récapitule non seulement le firmament, les éléments, les formes, les aquilons, les vents, les souffles, les astres, leur ordonnancement, mais en plus il récapitule le temps, son rythme, sa durée, les saisons, les mois, les jours, les secondes, les années. Ça palpite dans tous les organes de l’homme. Il en est le maître, il en est la source, il en est le centre, il en est l’actuation, il a pouvoir sur les éléments.

b Eh bien figurez-vous qu’à moi aussi ça me plaît beaucoup ! Quand je vois une serpillère, ça ne me plaît pas, et ce n’est pas parce que je suis paresseux ; quand je vois une limace flasque, une lavasse visquouillasse, ça ne me plaît pas. Ce texte, vous le connaissez par cœur parce que nous l’avons médité ensemble bien des fois en 1994. Jean-Baptiste était là, et vous étiez là aussi. Nous avons lu ce texte, tu devais avoir quatorze ans.

c Joseph, l’homme parfait et juste, est le principe de l’Immaculée Conception. L’Immaculée Conception est l’œuvre de la perfection de la justice de Dieu dans l’homme restauré par le Sang de l’Agneau dans les dix-neuf ans de sa transformation surnaturelle parfaite et intégré dans (…) de l’unité sponsale assumée qui origine la création de la femme. La femme vient de l’homme. Ce qui ne veut pas dire que l’Immaculée Conception est moindre que saint Joseph. Ça ne veut pas dire que le Dieu vivant Créateur de toutes choses est moindre que le Père, bien sûr que non.

d C’est beau, ça ! L’homme est la divinité, la source en la divinité de la divinité elle-même, c’est le Père. La femme désigne l’humanité dans le fils de l’homme, elle exprime la sponsalité féminine de la deuxième Personne de la Très Sainte Trinité. Tu ne peux pas dire que la sponsalité de l’Epouse incréée de Dieu avant la création du monde soit inférieure à la sponsalité de l’Epoux incréé (…) la fécondité de la Trinité toute sainte. Les deux ne peuvent vivre séparés puisqu’Ils sont à eux deux dans l’au-delà de l’unité des deux l’émanation du Saint-Esprit qui est leur Œuvre commune.

a Vous voyez l’état dans lequel nous étions neuf mois avant la naissance, pendant quinze jours, en pleine connaissance et en toute liberté. Quand nous avons embrassé le péché originel librement, lucidement, sachant ce que nous faisions, nous n’avons pas fait rien, ce n’est pas Adam et Eve, c’est nous qui sommes baptisés pour nous faire pardonner notre péché originel. Un péché est personnel. La doctrine du Saint-Père indique qu’il n’y a pas de péché si nous ne le faisons pas consciemment, lucidement, librement, avec pleine complaisance, pleine connivence et pleine liberté. Nous sommes marqués par le péché originel, donc nous l’avons fait en pleine connaissance. Nous ne sommes pas un bout de fromage. Notre âme, ce n’est pas rien ; et le corps qui l’assume dans l’unité du feu, du souffle et des surabondances de la vie divine, ce n’est pas rien.

b S’il n’y avait pas le vent de nos pèlerinages, de nos actes, il n’y aurait que du feu, nous serions secs.

c Ce sont ses œuvres dans son pèlerinage qui sont ce vent qui tempère ce feu et qui éloigne la sècheresse et permet les fruits de la terre jusqu’à l’accomplissement. Telle est l’œuvre de l’homme.

d Voilà pour le zazen. C’est ce que dit le Messie à Isaïe : « Je ne vous ai jamais demandé de me chercher dans le vide ». Le vide, vous l’avez entendu tout à l’heure, c’est l’aquilon, c’est la demeure de Satan et de Lucifer.

e Avec sa circonspection, comme nous l’avons dit.

f De l’amour. Pas de contemplation, pas d’amour.

a Redevenus tout à fait eux-mêmes.

a Le mal avec mesure, ça veut dire l’imperfection. Je respecte le temps de mon union transformante, je passe par les purifications et je dois respecter cette volonté de Dieu parce que dans ma purification l’univers est purifié. Dans la purification il y a bien des fantasmes, il y a bien des excrétions de bile et de noirceur, mais je n’y consens pas, et pourtant j’en suis l’acte. Mais celui qui veut anéantir toutes ces noirceurs est dans l’excès du bien, il va vers l’abîme. Celui qui ne veut pas souffrir la purification refuse la croix, mais la croix est au cœur du soleil, et la porte qui cache derrière le bois l’or qui ouvre le ciel des énergies de l’homme et de sa viridité surnaturelle.

a Dans Le Livre des Œuvres Divines, sainte Hildegarde présente cinq visions qui sont inspirées par le Prologue de l’Evangile de saint Jean : « 
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