Résumé : L’université de Toulouse, reconstituée en 1896, était la seule avec celle de Paris à comporter les cinq facultés grâce au rattachement de la faculté de théologie protestante de Montauban.





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Benjamin Baillaud, l’Observatoire et la faculté des sciences


A trente ans, Baillaud avait déjà une biographie remarquable bien résumée dans la thèse de J. Lamy (2004). Baillaud était entré à l’école Normale en 1866. Il y eut comme professeur le mathématicien Charles Hermite avec lequel il devait rester en relation. Parmi ses condisciples figuraient Liard (en lettres) mais aussi Jules Tannery. qui devait épouser sa sœur Esther et Edmond Bouty dont il devait épouser la belle-sœur Hélène Pons fin 1873. Les couples Baillaud, Bouty et Tannery restèrent très proches toute leur vie et se retrouvaient chaque année, l’été à Laissac8 sur les terres de Mme Baillaud.

Le parcours politique et professionnel de Baillaud commence à Montauban où, jeune professeur de mathématique, il assiste au printemps 1870 à une conférence de Jules Simon et Jules Ferry lors de la campagne du dernier plébiscite de Napoléon III. En septembre, il est élu lieutenant colonel de la Garde Nationale de Montauban et se retrouve à la tête de plus de deux mille hommes. Il s’engage alors dans la bataille démocratique et soutient la liste menée par le républicain Freycinet. Baillaud préside alors une réunion électorale à Toulouse où il retourne une salle qui lui a, un moment, reproché sa mollesse politique. Il fonde un journal avec deux normaliens Le républicain du Tarn et Garonne dans le but de s’opposer au parti bonapartistes. Cet engagement lui vaut les foudres de Jules Simon devenu ministre de l’instruction publique en 1872. Lamy rapporte qu’ayant participé à une réunion électorale à Toulouse pour défendre une liste républicaine modérée, il fut muté à Saint Quentin (p.711).

Baillaud à son arrivée à Toulouse semble avoir retenu la leçon de neutralité de l’état et sollicité par le maire de Toulouse, l’opportuniste Ébelot, pour figurer sur une liste de candidats à un scrutin municipal, il accepte, mais quand le préfet Merlin à la tête d’une liste républicaine radicale lui indique à son tour qu’il avait pensé à lui, Baillaud tente de figurer sur les deux listes. Mais c’est impossible et par la suite, Baillaud s’abstiendra de tout engagement public, adoptant une réserve qui convenait à ses fonctions à la tête de la faculté des sciences ou à celle de l’Observatoire dont les mairies successives financeront le développement. Il fut, tout d’abord, alors qu’il était le plus jeune des professeurs doyen de la faculté de sciences de 1879 à 1888, désigné par le ministère à la suite de la révocation du doyen Molins. La faculté voulut marquer son indépendance lors de l’élection de 1888 mais le poste étant de nouveau vacant, il fut alors élu doyen en 1890 ce qui comme un « acte de réparation » et il devait conserver le poste jusqu’en 1894. Rascol qui a répertorié la correspondance officielle et privée de Perroud insiste sur les liens personnels unissant Liard et Baillaud, qui avaient été condisciples à l’École Normale, mais aussi de « l’amitié » entre Perroud et Baillaud9. Originaire de Bourgogne, Baillaud était arrivé à Toulouse en 1878, à la suite d’un chassé croisé, le directeur de l’observatoire de Toulouse ayant été appelé à succéder à la tête de l’Observatoire de Paris à Le Verrier au décès de celui-ci. Baillaud qui avait enseigné à la Sorbonne comme remplaçant temporaire de Le Verrier en 1877, était, d’ailleurs, très sensible aux différences de traitement et de statut entre Paris et les universités provinciales et dans ses rapports au conseil des facultés, il n’hésitait pas à se prononcer pour que les mérites des savants soient reconnus indépendamment de leur université de rattachement. Il participa avec enthousiasme au projet international de cartographie du ciel initiée en 1887 et la façon dont il remplit ses tâches lui valut une reconnaissance internationale dont témoigne la médaille Bruce et il devait être le premier président de l’Union Astronomique Internationale10. On peut trouver une autre indication de la conception très ouverte et dynamique de l’université que se faisait Baillaud dans le rôle qu’il a tenu dans la carrière de Thomas Jean Stieltjes (1856-1894)11.. Celui-ci, passionné par les mathématiques mais rétif aux cursus standard, avait été tout d’abord employé à l’observatoire de Leiden en 1877. En 1882, il était entré en relation avec Charles Hermite12 avec lequel il entretint une intense correspondance scientifique (que Baillaud devait publier en 1905). Cette relation le convainquit d’abandonner l’observation astronomique et de se tourner vers les mathématiques. Il était sans diplôme universitaire dans cette discipline et les différentes tentatives qu’il entreprit échouèrent malgré les recommandations d’Hermite et ce fut finalement Baillaud qui, à la demande d’Hermite, lui fit obtenir une chaire à la faculté des sciences de Toulouse en 1886. Cet épisode montre l’insertion de Baillaud dans un réseau scientifique international et son souci de recruter des professeurs de qualité pour le développement de son établissement quitte à prendre des risques vis-à-vis des parcours formels.

Pour autant, il ne négligeait pas sa propre carrière et son passage de la direction de l’observatoire de Toulouse à celui de Paris en 1908, à l’issue d’un long processus entamé au moins depuis 1902, nous permet d’illustrer, dans l’université toulousaine de cette période, le climat général dans l’administration « d’épurations et ostracismes anticatholiques » dont a parlé Patrick Cabanel (in Baruch Duclert, 2000, p. 170). Mais il convient tout d’abord de préciser les positions religieuses des ces grandes figures de l’université toulousaine.
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