Un siècle de transformations scientifiques, technologiques, économiques et sociales





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date de publication29.10.2017
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Histoire 3e (= le monde depuis 1914) – cours n°1
Un siècle de transformations scientifiques, technologiques, économiques et sociales

Ce siècle, ce sont les cent ans qui sont derrière nous, la plus grande partie de ces années étant dans le XXe siècle.


Les grandes innovations scientifiques et technologiques


Plan

● Une problématique : la recherche apporte-t-elle une solution à tous les problèmes ?

● Un exemple : les questions relatives à la maternité

- les transformations technologiques et scientifiques

- les inégalités d’accès à ces transformations

- les questions éthiques induites

● Une vue générale : le bond en avant des transports et de l’information
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● La recherche apporte-t-elle une solution à tous les problèmes ?

C’est dans la première moitié du XXe siècle que les progrès scientifiques sont perçus comme le progrès qui fait aller la société vers un avenir meilleur. Par exemple, on croit que les vaccins vont vaincre toutes les maladies contagieuses, on espère que la sélection de nouvelles plantes permettra de supprimer les famines.

Des doutes apparaissent après la Seconde guerre mondiale (au milieu du XXe siècle) quand on s’aperçoit que la science et les technologies ont été mises au service de la mort : la chimie a été mise au service de la mort dans les camps nazis, la physique aussi qui a détruit deux villes japonaises sous la bombe atomique américaine.

L’année 1948 nous amène dans la seconde moitié du XXe siècle avec l’invention du transistor. Cette invention nous fait entrer dans un monde complètement nouveau : celui de l’électronique, qui permet de mélanger les différentes technologies entre elles.

Les entreprises sont souvent le lieu de ces innovations, et elles ont des dirigeants qui ont une formation d’ingénieurs. Cependant, même s’il reste beaucoup de dirigeants ingénieurs (formés par exemple à l’École polytechnique), beaucoup ont été remplacés par des financiers (formés par exemple à l’école des Hautes Études Commerciales). [document annexe 1] Cela traduit le nouvel objectif de ces entreprises : il faut gagner le plus d’argent possible pour les actionnaires, même si la technique n’est pas bien maîtrisée. Nous sommes entrés dans la société du risque.
● Un exemple : les questions relatives à la maternité

  1. les transformations technologiques et scientifiques

Choisir comme exemple l’évolution de la médecine permet d’étudier ses effets sur l’ensemble de la société (car tout le monde a pu avoir besoin d’être soigné). L’impact des innovations médicales est plus net encore si l’on examine en particulier les questions relatives à la maternité : elles intéressent non seulement la mère mais aussi le couple, toute la famille et même la société qui s’interroge et doit s’adapter aux nouvelles formes de maternité.

La technique de l’accouchement par césarienne est souvent mise en rapport avec Jules César qui serait né de cette façon (par ouverture chirurgicale de l’abdomen et de l’utérus en cas de difficulté de naissance par les voies naturelles). S’il est vrai que cette technique était connue depuis des temps très anciens, elle n’était appliquée qu’en cas de décès de la mère à la fin de sa grossesse afin de sauver au moins l’enfant. [document annexe 2] En effet, il n’était pas question de faire une césarienne à une femme vivante qui n’y aurait pas survécu en raison de l’infection que l’on ne savait pas combattre, faute d’hygiène et d’antibiotiques. On sait que la mère de Jules César a vécu longtemps et n’a donc pas subi de césarienne. Mais le nom de César, transmis de père en fils, montre que l’un de ses ancêtres est né de cette façon.

Ce sont les progrès de la chirurgie (la salle d’opération, les instruments stérilisés, les antibiotiques) [document annexe 3] qui ont fait de la césarienne une technique largement utilisée, le plus souvent pour rendre possible certains accouchements qui auraient pu être dramatiques jadis, mais aussi parfois (rarement) pour programmer l’évènement en fonction de l’agenda de la mère ou même de certains médecins (préférant préserver leur temps libre).

La découverte des rayons X et, plus tard, des ultrasons, a été mise à profit pour développer l’imagerie médicale (radiographies et échographies). Les rayons X présentent un danger s’ils sont utilisés sur une femme enceinte. C’est pourquoi la technique des ultrasons (échographie) a représenté une révolution dans le suivi médical des grossesses. [document annexe 4] Désormais, on peut réaliser le diagnostic prénatal d’éventuelles malformations du fœtus. Le médecin réalise dans une échographie plusieurs dizaines d’observations (comme la présence des quatre cavités du cœur, l’épaisseur de la nuque, la vitesse du sang, la position de l’enfant… sans parler de son sexe qui n’a pas d’intérêt strictement médical). La découverte de graves malformations ouvre la possibilité d’une interruption thérapeutique de grossesse (I.T.G.).

La période la plus récente a vu se développer de manière rapide les connaissances en génétique. Appliquée à la maternité, la vérification du code génétique de l’enfant à naitre permet de diagnostiquer des maladies provoquées par des anomalies génétiques (comme la trisomie 21 causée par la présence de trois gènes 21 au lieu de deux). [document annexe 5]

Les techniques ont aussi évolué dans le domaine de la procréation médicale assistée (P.M.A.) qui permet parfois de satisfaire le désir d’enfant de couples infertiles. Avant même que la rencontre se fasse dans un récipient de laboratoire, poussée par des instruments sous l’œil du microscope, puis retour dans le corps de la (peut-être) future mère, cette dernière doit cependant subir un lourd traitement chimique favorisant cette P.M.A. [document annexe 6]

Bien que la maternité ne soit pas une maladie et que les accouchements se déroulaient souvent à la maison il y a une centaine d’années, le transfert des naissances à l’hôpital est devenu progressivement le cas le plus fréquent. C’est en effet le lieu où l’on peut le mieux profiter des innovations scientifiques (c’est pourquoi on y forme les futurs médecins). Mais c’est aussi le lieu où les conditions d’hygiène sont les meilleures au moment de la naissance : le principe des naissances à l’hôpital a fait diminuer de manière radicale la mortalité en couches (= mortalité des mères dans les heures ou jours suivant l’accouchement) souvent causée par une infection. La littérature évoque des enfants ayant perdu leur mère à la naissance : le roi Arthur, Blanche-Neige… [document annexe 7]

Pour terminer, il faut mentionner que les progrès de la chimie ont produit des traitements antidouleur qui ont fait oublier le passage de la Bible punissant le premier couple chassé du paradis terrestre : pour la femme, Tu accoucheras dans la douleur. C’est ainsi qu’est apparue l’anesthésie péridurale (active seulement dans l’abdomen) au moyen d’une injection dans la moelle épinière. Les découvertes de la chimie ont aussi été à l’origine de la contraception prise par voie orale : cette innovation, basée sur la connaissance du fonctionnement hormonal, a été perçue comme une libération dans la vie des femmes.

On peut conclure que la reproduction est devenue, par le moyen des innovations scientifiques et technologiques, une spécialité médicale. Cela se manifeste en particulier par l’apparition de médecins spécialistes : les gynécologues-obstétriciens. Cette tendance à la médicalisation des différents domaines de la vie s’observe aussi dans le domaine de la sexualité ou de la santé mentale.


  1. les inégalités d’accès à ces transformations

Si l’on prend en compte l’ensemble des pays du monde, on constate qu’une partie des populations n’a pas accès à toutes ces innovations, parfois même à aucune. C’est le cas dans les pays les plus pauvres, et plus précisément dans les campagnes éloignées des hôpitaux des villes et démunies de moyens de transport. De plus, quand il n’existe pas de système de sécurité sociale, la plupart des futures mères n’ont pas la possibilité de payer les examens, imageries, diagnostics et hospitalisations.

Si l’on prend en compte seulement la France, la situation est très favorable même si la politique de santé cherche à faire des économies qui aboutissent à la fermeture des petites maternités (obligeant les futures mères à des trajets plus longs pour rejoindre en urgence un hôpital).


  1. les questions éthiques induites

L’éthique est une discipline qui établit des règles de bon comportement dans la société (on pourrait aussi dire morale, mais c’est un mot à valeur religieuse). Ainsi, l’éthique exige qu’on n’accepte pas d’acheter des objets fabriqués par le travail des enfants, ou que le médecin respecte le secret au sujet de ses patients.

Les innovations dans le domaine de la maternité ont induit (= provoqué) des questions sur leur aspect acceptable ou non acceptable. Les réponses dépendent des valeurs morales, traditionnelles ou religieuses.

Sans même parler des familles qui refusent que la future mère soit examinée par un médecin homme, c’est la possibilité de l’interruption de grossesse qui focalise le principal désaccord entre les défenseurs de la vie depuis la conception et les défenseur de la liberté des femmes. Cette opposition a pris un tour violent en particulier aux Etats-Unis, avec des affrontements devant les établissements pratiquant des I.V.G. (interruptions volontaires de grossesse). La question est même présente dans l’actuelle campagne électorale aux U.S.A.

Quant à la possibilité d’interrompre une grossesse à la suite d’un diagnostic prénatal ayant montré un risque important de handicap, elle est refusée par certains qui supposent que la société pourrait en profiter pour ne favoriser que les naissances d’enfants correspondant à un seul modèle de perfection (c’est ce qu’on appelle l’eugénisme).

Autre question : le choix du sexe de l’enfant rendu possible par des échographes ambulants dans certaines campagnes indiennes ou chinoises, avec la pratique de l’interruption de grossesse en cas de découverte d’un fœtus féminin. Le souhait d’avoir un garçon est fréquent dans les milieux ruraux des sociétés traditionnelles, et particulièrement en Chine qui vit sous la loi de l’enfant unique. Il y manque déjà des centaines de milliers de filles par rapport au nombre de garçons, ce qui commence à poser des problèmes de constitution de couples.

Il faut enfin évoquer les conséquences induites par la P.M.A. : la possibilité d’une grossesse au moyen d’un don anonyme de sperme (géré comme le don de sang) a conduit à la distinction entre parent biologique (inconnu car le don est anonyme) et parent dans la vie. Les enfants issus d’un tel don ont cependant le désir de connaître un jour leur père biologique (mais la loi actuelle protège son anonymat). Enfin, la P.M.A. avec don permet déjà dans certains pays la maternité pour une femme isolée ou un couple homosexuel. La question fait encore débat en France.

● Une vue générale : le bond en avant des transports et de l’information (livre d’histoire page 20, paragraphes A et B)



Document annexe 1


D

ocument annexe 2
Gravure du XVIe siècle

Extraite d’un livre de médecine

montrant une césarienne

pratiquée devant des étudiants

sur une patiente tout juste décédée.


Document annexe 3 – les progrès des techniques de chirurgie


Document annexe 4


Document annexe 5



Document annexe 6



Document annexe 7




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