Bulletin hebdomadaire n° 1037 du lundi 30 mai 2005





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Bulletin hebdomadaire n° 1037 du lundi 30 mai 2005

SOMMAIRE



L'evenement - 1
Dernière ligne droite européenne

par Jean Etevenaux
Economie
De la croissance en France

par Augustin Frontenac
Religion
Un avenir pour l’Europe

par Gérard Leclerc
Magazine
La Maison de Wendel : trois siècles d’industrie en Lorraine :
Une exposition marquante à Hayange (Moselle)

par Philippe Buron Pilâtre
Art de vivre
Aux Hospices de Beaujeu, la plus vieille vente de vins

par Jean-Gabriel Delacour
Ruralia
PLAN D, COMME DEMISSION

par Christiane Papineau
Livres,

par Catherine Pauchet
D’un jour a l’autre

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Evenement

par Jean Etevenaux

Dernière ligne droite européenne



Jacques Chirac, reproduisant le syndrome de 1997, va-t-il s’inspirer de l’exemple allemand et provoquer des élections législatives anticipées ? Il faudrait, pour cela, que le non l’emporte de façon écrasante au référendum du dimanche 29 mai. Il est vrai qu’on pourrait presque y croire tant on nous aura répété qu’il deviendrait impossible de continuer l’Europe si la France ne disait pas oui.
Cette dramatisation des dernières semaines a été bien sûr provoquée par la persistance des sondages donnant le non vainqueur. Certains se sont alors démenés pour nous faire croire que l’apocalypse se trouvait déjà à nos portes et que l’Europe volerait en morceaux dans cette hypothèse préjudiciable à la France. Il s’agit tout de même d’une approche relevant plus de la propagande que de la réalité, l’Europe ayant jusque-là su faire preuve d’un pragmatisme surmontant tous les problèmes.
Cela n’empêche pas François Bayrou de brouiller un peu plus son image en s’affichant avec Daniel Cohn-Bendit et en dénonçant la vision trop libérale de l’Europe que défendrait le président de l’Ump — ce qui, pour une fois, le rapprocherait de Jacques Chirac. Mais c’est Philippe de Villiers qui tire le mieux les marrons du feu : il apparaît incontestablement comme celui autour duquel se rassemblent tous ceux qui, dans la droite parlementaire, refusent la Constitution — au plus grand dam de Jean-Marie Le Pen, bien moins médiatisé. Nicolas Sarkozy, en réaliste qui ne refuse pas le travail au point de frôler le surmenage, constate qu’on n’a pas suffisamment répondu aux tenants du non : comprenant les doutes des Français, il regrette qu’on n’ait “ pas réussi à les rassurer ”.
À gauche, l’arrivée énergique de Lionel Jospin s’inscrit dans la grande tradition européenne du mouvement socialiste. Certains n’hésitent pas à faire parler les morts et, comme Roland Dumas, assurent que “ François Mitterrand approuverait ce traité et le défendrait ”, tandis que Michel Charasse assure : “ C’est parce que je reste fidèle à François Mitterrand que je vote non ”, la veuve de l’ancien président affichant les mêmes sentiments. Quant à Laurent Fabius, il se sent manifestement sur un petit nuage : le patricien en profite pour se refaire une virginité à gauche et même à l’extrême gauche, ce qui ne plaît pas forcément aux Henri Emmanuelli, Jean-Luc Mélenchon et autres Jean-Pierre Chevènement, qui commençaient à trouver très intéressante la nouvelle union avec le Pc, les trotskistes et les altermondialistes à la José Bové…
De son côté, le président de la République ne manque pas une occasion de faire jouer ses amitiés européennes pour que de grands noms viennent soutenir le oui en France. Dans sa quête des voix,  il n’oublie pas ses compatriotes de l’outre-mer, jusque-là fort peu intéressés, mais dont il connaît le poids. Surtout, il a décidé une nouvelle intervention publique pour pousser à ce que Valéry Giscard d’Estaing — peu présent dans la campagne — appelait autrefois “ le bon choix ”.
Les électeurs demeurent indécis et tous les sondages quelque peu affinés montrent que beaucoup n’ont pas encore pris leur décision. À dire vrai, les jeux restent ouverts, mais on se demande si ce seront vraiment les arguments européens qui l’emporteront ou si, de manière plus ou moins sourde, ce ne seront pas les ressentiments de tous ordres qui entraîneront à voter contre Jean-Pierre Raffarin et Jacques Chirac, du lundi de Pentecôte aux délocalisations en passant par la crainte que ne soient remis en cause les fameux “ z’avantages z’acquis ” qui font des Français le peuple le moins travailleur du continent.
Combien ont en fait lu le il est vrai fort rébarbatif Traité établissant une Constitution pour l’Europe, abondamment diffusé non seulement par les autorités françaises mais aussi par l’Office des publications officielles des Communautés européennes ? Il faut pourtant reconnaître que la Documentation française — un service rattaché au Premier ministre — s’est beaucoup dépensée pour proposer des explications assez claires : Le petit guide de la Constitution européenne (88 pages), L’Union européenne et le projet de Constitution (152 pages), plus le texte du Traité (240 pages) et le même avec des commentaires sous le titre La Constitution européenne (512 pages). Enfin, on relèvera que les Presses universitaires de France qui, l’an passé, avaient sorti plusieurs Que sais-je ? sur la nouvelle Union, proposent, sous la direction de Michel Albert, de très intéressants Regards croisés sur l’Europe (480 pages) ; on peut ainsi prendre connaissance des apports, entre autres, de Raymond Barre, de Daniel Cohn-Bendit, de Jacques Delors, d’Alain Lamassoure, de Pierre Messmer, de Nicole Notat, de Romano Prodi, de Jean-Claude Trichet et de Philippe de Villiers. Il s’agit d’ailleurs d’un ouvrage qui ne sera pas dépassé par l’actualité puisqu’il aborde des questions que la campagne référendaire a malheureusement fort peu traitées comme l’héritage et les limites de l’Europe…


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Economie

par Augustin Frontenac


De la croissance en France




Le référendum du 29 mai prochain, décidé par

Ces inquiétudes nationales sont renforcées par le fait que nos principaux partenaires économiques européens de l’INSEE pour la croissance française en 2005 sont de 2%, contre 2,3% en 2004.

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Religion

par Gérard Leclerc


Un avenir pour l’Europe



Dimanche prochain, chacun se déterminera en conscience pour approuver ou non le traité constitutionnel sur l'Europe. Nous n'aborderons ici le sujet, que pour émettre un regret. L'entente entre les peuples européens et l'organisation de leur solidarité constitue une nécessité évidente, comme l'était au lendemain de la seconde guerre mondiale la réconciliation d'un continent déchiré. Cependant, il s'agirait de savoir en priorité quel est le sens de ce projet commun, s'il est en rapport avec le patrimoine historique et spirituel qui fait de l'Europe plus qu'une entité juridique, une aire de civilisation. C'est bien pourquoi le débat sur l'insertion dans le préambule du traité d'un rappel explicite de nos origines chrétiennes n'était pas secondaire. Une attitude amnésique n'était-elle pas le symptôme d'une sorte de refoulement avec la volonté plus ou moins explicite de faire de l'Europe un concept neutre, dépourvu de toute tonalité spirituelle, au risque d'un déracinement par rapport à l'histoire ?

Mais l'histoire n'est pas seule en cause. Le refoulement de toute inspiration spirituelle, celle qui fut à l'origine de l'éclosion de toutes nos nations ainsi que de la parenté profonde qui les unissait ne peut que produire des effets délétères que la bien-pensance ordinaire veut ignorer mais qui frappent cruellement notre continent. Ils sont rarissimes les hommes et les femmes qui dans les semaines de discussion acharnée qui ont précédé le référendum français ont osé mettre en évidence le suicide démographique européen. Jean-Paul II, lui, n'avait pas manqué de le faire, lors du synode des évêques d'Europe. A deux exceptions près, aucun de nos pays ne parvient à équilibrer le déficit de ses naissances par rapport à ses décès. En ce début de vingt-et-unième siècle, l'Allemagne réunifiée est sur le point de perdre l'équivalent de la population de l'ancienne Allemagne de l'Est. George Weigel dans un essai pugnace sur le déclin européen n'hésite pas à écrire que cette catastrophe n'a pas d'équivalent dans les statistiques depuis la peste noire au XIVe siècle.(1)

Cela signifie que la vitalité du christianisme dans notre continent détermine une attitude devant la vie. Lorsque l'espérance, qui contredit le nihilisme vient à manquer, c'est la culture de mort qui prend le dessus. Ses effets se font sentir dans l'ensemble des attitudes sociales. C'est le même George Weigel qui signale des pratiques révoltantes où la mort humaine est désacralisée, après avoir été refoulée (il donne l'exemple de grands journaux qui ont renoncé à leur chronique nécrologique). Lorsqu'une censure d'abord insidieuse devient totalitaire à l'égard de la foi chrétienne, le regard change sur l'existence et notre belle culture humaniste, celle même qui avait prétendu s'émanciper de sa tutelle judéo-chrétienne, se fissure. Voilà où on en arrive, lorsqu'on refuse d'aborder la question des finalités. La réunification de toutes les Europes, rendue possible par Jean-Paul II est une trop belle cause pour être gâchée par une entreprise d'étouffement de notre âme chrétienne.
Gérard LECLERC
(1) George Weigel, Le cube et la cathédrale, La Table ronde.


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Magazine

par Philippe Buron Pilâtre


La Maison de Wendel : trois siècles d’industrie en Lorraine :

Une exposition marquante à Hayange (Moselle)



Après le Musée d’Orsay, la ville d’Hayange (Moselle en Lorraine) accueille l’exposition consacrée à la famille de Wendel du 5 mai au 12 juin 2005. Trois cents ans d’aventure industrielle sont ainsi contés à travers un fabuleux panorama
Lorsque le 8 mai 1704, Jean-Martin Wendel rachète des forges en ruine à Hayange (Moselle), dans la vallée de la Fensch, pour la somme modeste de 3200 livres, il ne sait pas (bien entendu), qu’il fonde un empire industriel. Presque un siècle va suivre avant la Révolution Française où la famille va travailler pour les armées royales. En 1869, la Maison de Wendel produit en Lorraine 435.000 tonnes de fonte (1/3 de la production française). La famille fait travailler six mille ouvriers. C’est la belle période de l’industrialisation de la France et du développement du chemin de fer. Puis trois guerres vont perturber le développement de l’industrie. Puis ce sont les annexions de la Lorraine. Durant ces trois siècles d’histoire les femmes vont jouer un grand rôle dans la pérennité de l’entreprise.
Selon François de Wendel l’un des héritiers, aîné de la famille, qui vient de prendre la présidence de la toute nouvelle fondation de Wendel, reconnue d’utilité publique, la Lorraine à Hayange devrait accueillir (avant trois ans) les archives familiales, industrielles dont certaines pièces remontent au 18ème siècle. La fondation devrait prendre place dans les “ anciens grands bureaux de Hayange ”, lieu emblématique de la famille.

En attendant, afin de graver dans le marbre ce tricentenaire, la famille de Wendel a souhaité proposer que l’exposition d’Orsay puisse faire halte en Lorraine. Après l’exposition consacrée à l’entreprise Schneider (en 1995), le musée d’Orsay renoue avec les dynasties industrielles et organise cette exposition autour de la famille de Wendel. Peintures, sculptures, objets, maquettes, dessins et photographies décrivent et révèlent la véritable saga. Celle d’une famille, d’une région, mais aussi et surtout celle du capitalisme français et du monde social et culturel qui l’accompagne.

L’exposition a déjà rencontré un franc succès dans une région fortement marquée par la mutation industrielle qu’elle a vécu (il y a une trentaine d’années) où de multiples générations de centaines de milliers de Lorrains ont vécu de ce qu’on appelait le “ Texas lorrain ”. Même si c’est en 1978 que le dernier Wendel a refermé les portes de cette grande aventure et que de nombreux descendants vivent encore dans la région, passionnés qu’ils sont par la terre lorraine, cette région reste encore fortement marquée par cette aventure partagée.

Après Orsay, c’est donc la petite ville d’Hayange creuset de la famille de Wendel qui accueille cette brillante exposition, salle Molitor, jusqu’au 12 juin.

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Art de vivre

par Jean-Gabriel Delacour

Aux Hospices de Beaujeu, la plus vieille vente de vins




La 208e vente aux enchères des vins des Hospices de Beaujeu s’est déroulée le dimanche 22 mai, montrant des acheteurs séduits par le millésime 2004 et par la nouvelle formule. Elle a permis de mettre en avant, aux côtés des clients traditionnels, le Japon et le Royaume-Uni — deux pays très attirés par le beaujolais — ainsi que la restauration régionale.

 

Siège, depuis le 26 mars 1797, de la plus ancienne vente de charité pour des vins à l’encan, la capitale traditionnelle et un peu oubliée du Beaujolais revit à l’occasion de la rencontre organisée au cœur même du domaine des Hospices, à la Grange Charton — un lieu inscrit à l’inventaire des monuments historiques. Depuis l’an passé, elle est réalisée par petits lot de 36 à 72 bouteilles, ce qui permet de l’ouvrir à tous.
Ainsi s’établit une continuité depuis le premier hospice de 1240. Quelque 250 donateurs ont ensuite assuré la pérennité de l’établissement, qui par des vignes, qui par des terres, qui par des bois, qui par des bâtiments — d’où des cuvées portant les noms des hommes et des femmes ayant contribué à l’agrandissement du domaine. Le produit de la vente peut, comme l’an passé, aider au financement de nouveaux lits ou, comme cette année, revêtir une dimension plus planétaire.
Malgré un temps maussade qui a apporté un peu d’eau au vin, l'ensemble des lots a trouvé preneur, pour une somme collectée de 20 068 euros avec un prix moyen de 8,32  euros la bouteille. Les enchères à la chandelle se sont déroulées dans la bonne humeur. On a noté que les prix ont un peu flambé pour un lot de morgon 2003 adjugé à 13,61 euros ttc la bouteille, plusieurs autres montant au-delà de 10 euros. C’est la société Nihon Shurui Hanbai Ltd qui a acheté le premier lot de la cuvée Marielle Matour — du régnié —, vendue au profit de l'association humanitaire Solidarités, plus précisément pour la reconstruction d'une école détruite par le tsunami au Skri Lanka. L'Hôpital de Beaujeu versera au total 2 380 euros à l'association.
Il ne reste maintenant plus aux amateurs qu’à profiter de ces produits “ élégants, souples avec une palette aromatique complexe ”. Comme l’explique Lydie Nesme, régisseur du domaine, il s’agit de “ vins équilibrés avec une belle trame ”, de surcroît “ frais, fruités, conviviaux qui peuvent se déguster facilement à tous moments ”.

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Calendaires

par Erwan Violin

Universelle fête des mères



Cette année, la Fête des Mères prendra place le 29 mai.

En France, c’est Napoléon 1er servies. à la, il y a toujours eu des mamans… et qu’il y en aura toujours.

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Ruralia

par Christiane Papineau

PLAN D, COMME DEMISSION



Ce referendum devait être une promenade santé. Une ballade épique au son de l’hymne à la joie, sur un sentier parsemé de pétales de fleurs. Une ode à la gloire de l’Europe qui allait, à coup sûr, porter en triomphe les hommes politiques.

La campagne électorale est finie et ce fût une bien étrange campagne. Tout a été dit et son contraire, les partisans des deux camps rivalisant d’outrance, et l’Europe travestie à l’infini. En sorcière par les uns, responsable de tous les maux sociaux qui touchent notre pays, affameuse des petits et banquière des nanties. En déesse de la paix et des peuples par les autres, rempart absolu face à la montée des périls, descendante directe de la révolution française… Balivernes !

Rien de tout cela n’est vrai bien sûr. Et rien ne se passera comme prédit par les chantres du Oui ou les apôtres du Non. Ni cataclysme, ni euphorie. En tout cas pour l’Europe elle-même. Pour la France, il en ira sûrement différemment, les lignes de la politique vont bouger et rien ne sera comme avant. A gauche d’abord où les reclassements et les règlements de comptes vont aller bon train. A droite ensuite où la campagne laissera des morts sur le bord de la route : existe-t-il un plan B ou un plan C pour l’après referendum, nul ne le sait. A l’inverse l’existence d’un plan D est inscrit d’une façon quasi certaine : D comme Démission, celle de JP Raffarin et de son gouvernement qui finissent cette campagne à bout de souffle. Le monde nous observe avec un brin de malice, scrutant dimanche soir ce qu’il restera de l’arrogante exception française.

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Livres

par Carherine Pauchet

Manger pour bien maigrir



Finis les régimes draconiens où l’on se prive de toutes les douceurs de la vie en ronchonnant avant de reprendre les kilos perdus (et souvent davantage !), une fois le courage vaincu. Grâce à une meilleure connaissance des produits alimentaires et du fonctionnement de notre organisme, on sait aujourd’hui que, pour maigrir durablement et sans danger, rien ne vaut un repas varié pris en agréable compagnie car la santé, c’est d’abord un équilibre entre l’estomac et le cerveau. Médecin nutritionniste à l’hôpital Bichat, à Paris, le docteur Jacques Fricker en fait la démonstration dans son ouvrage. Pain et féculents, fruits et sucre peuvent être mangés sans difficulté. Ils sont même utiles. À condition de savoir faire son marché et cuisiner en respectant quelques règles, aucun produit n’est prohibé, ni matières grasses ni chocolat, à l’achat et à la consommation. Ajouter une pincée d’exercice physique est sans conteste un “ plus ” si l’on veut parvenir à un bien être global. Que demander d’autre ?

“ Manger pour bien maigrir ”, docteur Jacques Fricker, Odile Jacob, 233p., 15 euros.

Livres

par Michel Servion


Quand les Catholiques étaient hors la loi



Le titre est un peu long, mais explicite. Car les Catholiques furent hors la loi et Jean Sevillia de décrire cette période où la république militante cherchait à se refonder sur le dos des fidèles. L'ouvrage est une contribution au débat qui a entouré le centenaire de la loi de 1905. L'auteur décrit un vrai conflit ou la religion fut instrumentalisée, caricaturée, pour les besoins d'un combat politique dirigé, notamment, contre les monarchistes. Mais ce fut aussi un combat conduit contre la religion elle-même. Jean Sévillia en démonte les ressorts.

Livre d'historien ou de polémiste ? Les érudits en débattront mais c'est un son de cloche dissonant qui méritait d'être entendu dans le concert lénifiant du progrès obligatoire et pas toujours gratuit. Auteur de plusieurs autres ouvrages, Jean Sévillia apporte une contribution qui comble une vraie lacune de l'histoire du siècle dernier.
Des laïcs - de bonne foi - veulent aujourd'hui proposer à nos compatriotes musulmans le "modèle" d'une laïcité pacifiée après les affrontements du siècle dernier entre les catholiques et la république. Plaise à Dieu qu'elle le soit
Jean Sévillia "Quand les Catholiques étaient hors la loi" éditions Perrin. 21 euros.

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D’un jour à l’autre


France



Rush final

Les partisans du “ Oui ” et ceux du “ Non” ont effectué cette semaine le rush final d’une campagne électorale qui aura été de rebondissements en rebondissement ; le suspens est total à la veille de l’élection et Jacques Chirac a lancé un dernier appel en faveur du oui à la constitution européenne. Les derniers sondages donnent un avantage au “ non ”. Résultat dimanche.

Temps rudes

Les temps sont rudes pour la majorité : la cote de popularité de Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin s’effondre dans les études d’opinion. Et l’homme politique plébiscité par l’électorat de droite, Nicolas Sarkozy, serait contraint de “ lever le pied ”, très atteint moralement par des problèmes familiaux.

Jospin, le retour ?

N’en déplaise à Lionel Jospin, tout le monde se pose la question de son retour. Les prestations médiatiques de l’ancien Premier ministre pour le oui au referendum, ses meetings très appréciés des militants et le fait qu’il ait remplacé François Hollande dans la dernière semaine laissent à penser qu’il sera l’homme de la situation, après le 29 mai. Le bateau PS sera sans doute difficile à gouverner.

Service minimum dans les transports

La question d’un service minimum obligatoire dans les transports en commun, en temps de grève, revient à la une de l’actualité. Voici des années que les associations d’usagers se battent pour l’imposer, voici des années que les gouvernements se heurtent à l’opposition des syndicats. Même si l’on en reparle aujourd’hui, cela ne sera sûrement pas pour demain.
Nouveau permis de construire

Les permis de construire vont être réformés. Gilles de Robien vient d’annoncer une série de mesures pour simplifier les règles. Dorénavant il n’existera plus que trois type de permis : le permis de construire, le permis d’aménager et le permis de démolir. Par ailleurs, les délais d’instruction des dossiers seront raccourcis.

Chercheurs en colère

Le monde des chercheurs est toujours très inquiet et mobilisé. Des milliers d’entre eux viennent de descendre dans la rue, ne sachant pas les vraies intentions du gouvernement qui prépare, depuis de longs mois, un projet de loi sur l’avenir de la recherche. Enseignants, étudiants et directeurs de laboratoires s’impatientent.

Mobilisation positive

Les premiers états généraux du handicap viennent d’avoir lieu et le succès est certain. Associations, membres de la société civile, sociologues sont très mobilisés pour donner un coup d’accélération aux mesures inscrites dans la nouvelle loi et aider à leurs mises en application sur le terrain.
Le bassin voir rouge

Le bassin d’Arcachon est au bord de la révolution. Depuis un mois, les huîtres du bassin sont interdites à la vente, à cause de la présence de “ micro-algues ” dans les précieux coquillages. Les ostréiculteurs sont au bord de la révolte et des violences se produisent sur tout le bassin. Rappelons que la filière des huîtres emploie un millier de salariés. Le manque à gagner pour les 350 entreprises du bassin est d’un million d’euros par semaine.

Monde



Répression sanglante en Ouzbékistan

Un soulèvement populaire a été



Sports

Football (1)

En cette fin de saison et au terme de la 37ème journée c'est le bas du tableau qui retient toute l'attention et notamment l'interrogation qui concerne la maintien parmi l'élite d'un des clubs les mieux titrés du football français, le FC Nantes. Les canaris ont perdu plus qu'un match à Sochaux (1-0), alors que ses concurrents directs pour le maintien l'emportaient. En revanche les voisins Rennais terminent une de leur meilleure saison, toutes années confondues.
Football (2)

Lyon bat Marseille (0-1). Une routine pour Lyon mais une très mauvaise affaire pour Marseille qui se retrouve en 5ème position avec "seulement" 54 points à 24 points de son vainqueur. Il apparaît clairement que trois équipes étaient largement au-dessus du lot en cette saison 2004/2005; Lyon, Lille et Monaco. En bas du tableau 6 équipes sont arithmétiquement menacées de jouer en L2. La 7ème (Istres) y est déjà condamnée.
Rugby (1)

Rugby du Sud de la France contre Rugby du Nord de la France en Ecosse. A Edimbourg, dans le stade de Murrayfield, en finale de la Coupe d'Europe, le Stade Toulousain a battu le Stade Français (18-12), après les prolongations. Une certaine logique a prévalu au profit de la ville reine du rugby qui remporte ainsi sa 3ème Coupe d'Europe. Aucun essai n'a été marqué et tout s'est joué sur les coups de pied.
Rugby (2)

Pour cause de Coupe d'Europe le Stade Français (vainqueur de Auch 27-16) et le Stade Toulousain (battu à Agen 55-11) avaient anticipés les matchs de la 29ème journée du TOP 16. La victoire de Biarritz sur Montpellier (45-3) et celle, plus écrasante encore, de Brive sur Bourgoin (55-3) ramène les Iserois à la 3ème place avec 91 points. Le Stade Français reste solidement en place de leader avec 95 points.
Handball

La 25ème journée de division 1 a vu la victoire des trois premiers du classement : Ivry l'emporte sur Toulouse (22-30), Paris Handball sur Dunkerque (22-27) et Montpellier sur Istres (35-21). Montpellier domine toujours le championnat avec 70 points devant Paris Handball avec 66 points. Chez les dames c'est Metz qui domine sans partage avec 31 points devant Besançon (52 points).
Cyclisme

Le tour de Catalogne a été remporté par l'Ukrainien Yaroslav Popovytch (Discovery Channel) devant l'Italien Leonardo Piepoli et le Français David Moncoutié. La dernière étape a été remportée par le Norvégien Thor Hushovd. A l'issue du Tour de Vendée le Belge Philippe Gilbert (Française des Jeux) demeure en tête de la Coupe de France avec 100 points tout rond devant Ludovic Turpin (AG2R), 43 points. L'inusable Laurent Brochard (BTL) est 6ème avec 50 points.
Automobile (1)

Au Grand Prix de Formule 1 à Monaco il vaut mieux partir en pôle position. C'est le meilleur moyen de gagner et c'est celui qu'a employé le Finlandais Kimi Räikkönen au volant de sa McLaren. Il a gagné en plus avec toutes les marges de sécurité voulues, n'étant jamais inquiété. L'autre écurie gagnante est celle des Williams de Nick Heidfeld et Mark Webber qui prennent les 2ème et 3ème places.
Automobile (2)

Et Ferrari ? et Renault ? Les écuries française et italiennes ont souffert même si Alonso occupe une honorable 4ème place qui lui permet de maintenir fermement ses positions au classement des pilotes. Mais Fisichella, lui aussi sur Renault est quand même 12ème… Chez Ferrari ce n'est pas la gloire avec les 7ème et 8ème place. Au classement des constructeurs Renault reste largement en tête (63 point) devant McLaren-Marcedes qui revient fort (51 points).
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Fondateur: Jacques Jira+ - Directeur de la publication: Philippe Buron-Pil“tre - Comit” de r”daction: Olivier Cebe, Jean Et”venaux,

Christian Fremaux, Adrien M. Grandmesnil, Vincent Hervou_t, G”rard Leclerc, Catherine Pauchet, Serge Plenier, -

Impression par nos soins – ISSN: 0789-2757

R”daction: T”l: 06 86 44 78 16 - e-mail: acip.presse@club-internet.fr

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