Napoléon : biographie





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date de publication14.10.2016
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NAPOLÉON : BIOGRAPHIE




Général couvert de gloire à trente ans seulement, Napoléon Bonaparte devient Premier consul (1800-1804), puis empereur des Français (1804-1814). Sa volonté réformatrice et son génie militaire, bien plus que son intelligence politique, font de lui un personnage controversé de l'histoire de France. Despote éclairé, il a modernisé les pays qu'il a conquis et institutionnalisé les acquis de la Révolution française.

Une enfance entre la Corse et la France


Louis Napoleone di Buonaparte est né le 15 août 1769 à Ajaccio, un an après l'achat de la Corse à la République de Gênes. Second fils de Carlo Maria Buonaparte et de Maria Letizia Ramonilo, il est issu d'une famille de treize enfants qui appartient à la petite noblesse corse. Son père, avocat, a lutté pour l'indépendance de la Corse jusqu'à la défaite décisive de Ponte-Nuovo. Turbulent, querelleur et orgueilleux, l'enfant puis l'adolescent n'admettra pas l'annexion de son île à la France.

A peine âgé de dix ans, il découvre le continent où il intègre l'école militaire de Brienne, puis celle de Paris en 1784, où il est rapidement promu lieutenant d'artillerie. Sa famille suivra de près sa carrière, notamment sa mère, convaincue du grand destin qui attend son fils.

Un fils de la Révolution


Successivement premier lieutenant, puis capitaine, Napoléon commande l'artillerie française lors du siège de Toulon, ville tombée aux mains des Anglais. Sa victoire révèle ses talents de tacticien : un chef de guerre est né.

Le 13 vendémiaire de l'an IV (5 octobre 1795), le général Bonaparte réprime l'insurrection royaliste de Paris dirigée contre le Directoire. En retour, il est nommé général de division et commandant en chef de l'armée de l'Intérieur. Dès lors, ses succès lui valent une popularité grandissante. A tel point que le Directoire, le considérant comme un rival potentiel, s'empresse de l'éloigner de France : en 1798, la campagne d'Egypte lui est confiée. Un après, Bonaparte est de retour en France.

Du Premier Consul à l'Empereur


A Paris, les opposants au Directoire voient en Bonaparte la possibilité de le renverser. Celui-ci sait le bénéfice qu'il peut retirer d'une telle opération. Les 18 et 19 brumaire (9 et 10 décembre 1799), il participe au coup d'Etat qui annonce la naissance du Consulat. Dès le mois suivant, Bonaparte fait adopter une nouvelle constitution dite de l'an VIII et devient Premier Consul. Bonaparte s'attèle alors à la réorganisation du pays.

La mise en place des réformes nécessite de pacifier les relations internationales. D'où ses efforts pour mettre fin aux conflits qui déchirent l'Angleterre, l'Espagne, la Hollande, l'Angleterre et la France. Mais, à peine la paix signée (25 mars 1802), les royalistes exilés au Royaume-Uni fomentent un complot contre Bonaparte. Un événement crucial qui pose une question : comment survivrait le régime si le Premier Consul venait à disparaître ? Seule la fondation d'une dynastie pourrait asseoir définitivement les acquis de la Révolution et du Consulat. C'est ainsi que Napoléon Bonaparte est proclamé empereur des Français sous le nom de Napoléon 1er, et sacré par le pape Pie VII le 2 décembre 1804.

La constitution de l'Empire


Napoléon doit désormais faire face aux coalitions qui entendent briser son hégémonie. Après la destruction de la marine française à Trafalgar, il prend en 1805 la tête de la Grande Armée et remporte de prestigieuses batailles : Austerlitz (1805), Iéna (1806) ou encore Wagram (1809) lui permettent d'étendre les limites géographiques de son empire.

Dans le but de conforter sa politique dans les Etats conquis, Napoléon distribue les couronnes à ses frères : à Louis, Joseph et Jérôme, il attribue la Hollande, l'Espagne et la Westphalie. Les liens matrimoniaux se multiplient aussi avec les princes d'Allemagne. Depuis 1796, Napoléon est marié avec Joséphine de Beauharnais, la veuve créole d'un général guillotiné. Afin de s'assurer une descendance, il divorce en 1810 pour épouser la fille de l'empereur d'Autriche, Marie-Louise. En s'alliant ainsi aux Habsbourg, il espère légitimer sa dynastie. Ce sera chose faite avec son fils, François Charles Joseph, né en 1811. Napoléon possède désormais un héritier.

De la défaite à l'exil


Alors à l'apogée de son « règne », Napoléon doit néanmoins affronter de nouveaux opposants. L'attitude du tsar Alexandre II, qui rouvre ses ports aux Anglais en 1811, déclenche ainsi une réaction immédiate de l'empereur. Celui-ci prend le commandement de la campagne de Russie dont on connaît le tragique dénouement : les Russes incendient Moscou, Napoléon ordonne la retraite de ses troupes dans des conditions climatiques catastrophiques. Cette défaite signe le début de la fin de l'empire napoléonien. Forcé de se retirer d'Espagne, Napoléon ne remporte pas d'autre victoire décisive : le mythe de l'invicibilité de l'empereur a vécu.

De retour à Paris, l'Aigle est déchu par le Sénat le 2 avril 1814. Le 6 avril, Napoléon part en exil à l'île d'Elbe. Malgré une tentative de retour au pouvoir, il est définitivement banni à Sainte-Hélène, après la défaite de Waterloo.

L'héritage de Napoléon


De la volonté de réforme de Napoléon sont nés la Banque de France (1801), la Légion d'honneur (1803) et le Code civil (1804).


NAPOLÉON: CONTEXTE HISTORIQUE
N
apoléon est arrivé au pouvoir en peu d'années. Une révolution l'a enfanté, un peuple l'a choisi, un pape l'a couronné. Il a agrandi les frontières de son Empire comme Charlemagne et comme Louis XIV, et construit son Etat au centre de l'Europe. « Tout dans cet homme était démesuré et splendide. Il était au-dessus de l'Europe comme une vision extraordinaire. » (Victor Hugo)


L'ascension au pouvoir


Commencée dès son poste de Premier consul, l'ascension de Napoléon s'achève par son sacre. L'évènement donne à l'homme un statut politique définitif. Le rôle et la place du sacre dans le processus de pacification de la France révolutionnaire est essentiel : il permet de reconnaître le pouvoir unificateur de l'Empereur, tout en reflétant le rôle du peuple qui l'a choisi démocratiquement. La construction du mythe napoléonien est en marche et le peuple le soutient. Cela facilite la mise en place des institutions napoléoniennes (le Code civil, le Code pénal, le Code du commerce et la Banque de France).

La situation politique


Depuis 1789, l'instabilité règne. Après la Convention (1792-1795), le Directoire (1795-1799) remporte certains succès institutionnels mais demeure très impopulaire. Dans ses derniers instants, ce gouvernement prend des mesures exceptionnelles de salut public : réquisitions, levée en masse, emprunt forcé. L'opinion, lasse de tant d'années d'incertitudes et de combats, s'effraie de ces mesures. Les bourgeois libéraux eux-mêmes souhaitent un régime fort qui leur garantisse les conquêtes de la Révolution, préserve l'ordre, la propriété, et puisse achever la guerre victorieusement. Du 16 au 18 juin 1799, un nouvel épisode révolutionnaire mène au coup d'Etat du 18 Brumaire (9 novembre 1799). Ce dernier marque le début du Consulat (1799-1804) et l'accession du général Napoléon Bonaparte aux commandes de l'Etat. Un régime d'exception voit le jour, rendu nécessaire par la guerre. En 1800, La France est sortie du tumulte révolutionnaire. Avec une poigne de fer, Bonaparte est arrivé au pouvoir suprême pour diffuser les idées de la Révolution dans toute l'Europe.

L'Europe contestataire


La France est lancée dans une interminable guerre de conquêtes jusqu'en Egypte. Cette expansion effraye les pays voisins qui craignent une contagion des idées révolutionnaires. En 1799, les Anglais, réussissent à former des coalitions contre la France qui comprennent la Russie, l'Autriche et plus tard la Prusse. Ce sont les mêmes qui caricaturent Napoléon : on le représente sous l'aspect d'un roturier héritant son pouvoir d'une population assoiffée de sang. Pour les Anglais, il était "Boney", un épouvantail dont le seul nom frappait de terreur les enfants.

En 1812, Napoléon fait la preuve des limites de sa puissance militaire en Russie. La Grande Armée bat retraite révélant à l'Europe la décomposition interne de l'Empire. Quand la bataille de Waterloo est perdue, c'est l'Empire qui vacille le 18 juin 1815.
LE SACRE DE NAPOLÉON PAR DAVID
La peinture du sacre de Napoléon 1er est une fresque historique monumentale (six mètres sur dix) servant la propagande de l'Empire. L'œuvre conservée au musée du Louvre commémore l'avènement d'un nouvel empereur, 800 ans après Charlemagne. Le général Bonaparte entre dans l'histoire sous le nom de Napoléon 1er. Une cathédrale majestueuse, Notre-Dame de Paris, sert de décor à la cérémonie. Ainsi, l'Empereur fait le lien entre le pouvoir politique et le pouvoir religieux.


Une véritable galerie de portraits



D
ans l'assistance, les personnages, près de cent cinquante, adoptent des attitudes conventionnelles et solennelles, respectant l'ordonnance des préparatifs voulus par Napoléon. Quatre-vingt d'entre eux ont pu être identifiés. L'Impératrice est accompagnée de sa dame d'atours, Mme de Lavalette, née Beauharnais. Les maréchaux Kellermann, Pérignon et Lefebvre portent la couronne, le sceptre et l'épée de Charlemagne.
L'Empereur paraissait ensuite, revêtu du manteau impérial, la couronne sur la tête, tenant dans ses mains le sceptre et la main de justice. Les ministres et les grands-officiers ferment le cortège. D'un côté s'expose le pouvoir politique avec les maréchaux et de l'autre le pouvoir religieux avec les hommes d'église. La mère de Napoléon, ses frères Lucien et Jérôme, ainsi que les maréchaux Masséna, Ney, Davoust, Augereau, Brune, les généraux Lecourbe et Mac Donald sont absents dans les faits. Pourtant, la mère de l'Empereur, Letizia, apparaît au centre de l'œuvre. Quand on sait l'importance qu'elle a eu dans la vie du futur empereur, on comprend cette place de choix. Ainsi, elle supervise l'action et semble donner son consentement muet, malgré son absence le jour du sacre.

L'Empereur se sacre lui-même


L'architecture est mise en valeur par les puissantes colonnes encadrant la scène du sacre. Or, ce n'est qu'un décor par plaquage qui a été rajouté dans l'édifice, assez endommagé, pour lui redonner un aspect pimpant. Le centre de la peinture occupé par le couronnement, met plus précisément Joséphine en valeur. Dans ses dessins préparatoires, David a croqué Joséphine au crayon noir, les yeux baissés en signe de respect. Napoléon va coiffer de la couronne l'Impératrice, après s'être lui-même couronné sous le regard impassible du Pape Pie VII. Par cet acte, il montre son indépendance par rapport au pouvoir religieux de Rome. Auparavant les rois de France ne pouvaient recevoir ce sacre que du clergé. David a autant réussi le portrait de l'Empereur que celui de l'Impératrice, très réalistes tous deux. Par rapport aux esquisses, il a apporté une modification, Napoléon n'est plus en train de se couronner lui-même comme sur le dessin conservé au Louvre.

Un chef-d'œuvre néo-classique


Le calme émane de cette peinture inspirée par Le Couronnement de Marie de Médicis de Rubens. Devenant témoin de l'Histoire, David a choisi l'éclairage idéal pour la postérité avec cette luminosité vibrante. Son ambition était de «peindre juste et vrai du premier coup». D'ailleurs, les couleurs, à la dominante rouge, se fondent dans une parfaite harmonie entre décors et habits. Les ors des costumes répondant aux ors des stucs et candélabres. Le blanc vient apporter la touche de fraîcheur, de pureté nécessaire au renouveau.

Chef de file du néo-classicisme, David a appliqué ses préceptes artistiques avec maestria dans ce chef-d'œuvre. Pour exprimer sa satisfaction devant l'œuvre, Napoléon aura ce mot : «Ce n'est pas de la peinture, on marche dans ce tableau».

NAPOLÉON ET DAVID






David peint de 1806 à 1808, Le Sacre de l'Empereur Napoléon 1er et le couronnement de l'Impératrice Joséphine qui ont lieu le 2 décembre 1804. Quand il passe commande à l'artiste, Napoléon est jeune et crée sa légende, soucieux de sa gloire posthume. David a presque le double de son âge et possède son art à la perfection. De leur rencontre naissent des œuvres qui façonnent la renommée de l'Empire.

David, premier peintre de l'Empereur


A la fois engagé politiquement et artistiquement, Jacques-Louis David est un artiste issu de la Révolution. Né à Paris en 1748, il connaît différents régimes successifs jusqu'à sa mort en 1825. Artiste officiel des gouvernements révolutionnaires, David a très tôt le sentiment de vivre un temps héroïque.

En 1801, avec Le Passage du Grand St Bernard, il représente le Premier consul dans une prodigieuse allégorie du héros franchissant les Alpes sur un cheval cabré dans la lignée d'Hannibal et de Charlemagne. Très admiratif, David se rallie très tôt à Bonaparte à qui il consacre désormais tout son talent. David est fait chevalier de la Légion d'honneur créée par Napoléon en 1802.

Une commande historique


Napoléon le charge de commémorer dans d'immenses compositions les cérémonies marquant les fastes du régime impérial. L'ampleur de la tâche le limite à l'exécution du Sacre (1806-1808) et à La Distribution des aigles (1810), alors que quatre projets devaient être réalisés. Recevant pour cette œuvre une commande orale, il dessine alors de nombreux portraits pour toutes les personnalités présentes le jour du sacre. Présent au couronnement, il fait preuve d'exactitude dans la description de l'événement, même s'il s'octroie quelques libertés. Avant même l'achèvement de la toile, Napoléon oublie sa promesse de payer 100 000 francs à l'artiste. Suite à de longues et humiliantes tractations, David parvient finalement à obtenir, en 1810, un prix inférieur. Après son exposition temporaire au Louvre, la toile retourne, faute d'emplacement, dans l'atelier de David, tout comme La Distribution des aigles.

L'école néo-classique


David joue un rôle important dans la vie artistique française, en étant notamment l'instigateur, à la Convention, de la suppression de L'Académie en août 1793. De par sa formation classique à Rome, David apprend l'iconographie antique qui loue la grandeur de la civilisation romaine. Le style néo-classique est marqué par le réalisme de détail et une ordonnance grandiose. David sera le maître à peindre de toute une génération d'artistes, en faisant peser un véritable despotisme. Quelques élèves célèbres : Antoine Gros (1771-1835), Anne Louis Girodet (1767-1824), Francois Gérard (1770-1837), Pierre-Paul Prud'hon (1758-1823), Ingres, Jean-Baptiste Isabey, Léopold Robert. Le 29 décembre 1825 : David meurt à Bruxelles, où il s'est exilé au moment de la Restauration de la monarchie en France.
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