Est un style qui naît en Italie à





télécharger 107.25 Kb.
titreEst un style qui naît en Italie à
page1/4
date de publication28.10.2016
taille107.25 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > loi > Documentos
  1   2   3   4
LE BAROQUE

Le baroque est un style qui naît en Italie à Rome, Mantoue, Venise et Florence à la charnière des XVIe et XVIIe siècles et se répand rapidement dans la plupart des pays d’Europe. Il touche tous les domaines artistiques, sculpture, peinture, littérature, architecture et musique et se caractérise par l’exagération du mouvement, la surcharge décorative, les effets dramatiques, la tension, l’exubérance et la grandeur parfois pompeuse.

Il poursuit le mouvement artistique de la Renaissance artistique, le néoclassicisme lui succède à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle

Naissance du concept de baroque

Le mot est issu du portugais « barroco ». Contrairement à ce que la tradition, toujours reprise en ce domaine, tente de faire croire, le terme ne désigne pas d'abord la fameuse perle irrégulière mais une réalité géologique. En effet, un barroco en portugais désigne un gros rocher de granit à la rondeur irrégulière, le mot est dans ce cas utilisé comme substantif. Ce n'est qu'ensuite qu'il désigne la perle irrégulière, mais alors il est utilisé comme adjectif. Dans les deux cas, nous avons affaire à une réalité irrégulière, d'ordre minéral, dans le gigantisme d'une part, et d'autre part dans la préciosité

En 1694 (en pleine période baroque donc), le mot, pour l’Académie française « se dit seulement des perles qui sont d’une rondeur fort imparfaite. Un collier de perles baroques ». Près d’un siècle plus tard, en 1762, alors que le baroque s’achève, outre sa première signification, et toujours selon la même Académie, « il se dit aussi au figuré, pour irrégulier, bizarre, inégal. ». Au XIXe siècle, pour la sixième édition de son dictionnaire, l’Académie inverse l’ordre des définitions : les perles passent au second rang et le sens figuré au premier. C’est en 1855 que, pour la première fois, le mot est utilisé pour décrire la période et l’art succédant à la Renaissance sous la plume de l’historien d’art suisse Jacob Burckhardt dans Le Cicerone. Ça n’est pas un hasard si c’est dans le monde allemand que naît cette acception du mot, les Français et les Anglais disposent de leurs rois pour décrire l’évolution des styles (voir style Louis XIV, etc.).

Il faut attendre une génération et 1878 pour que le « style baroque » fasse son entrée dans le Dictionnaire de L’Académie française et que la définition perde un peu de son caractère dépréciatif. Il est vrai que l’impératrice Eugénie a remis au goût du jour les mignardises et le style Louis XV et qu’est né, ce que nous appelons le néo baroque : la réhabilitation peut commencer et Wölfflin écrire son œuvre pour nous éclairer sur ce qu’est ce baroque si complexe, tourmenté, irrégulier et, au fond, plus fascinant que bizarre…

L’historien d’art d’origine suisse Heinrich Wölfflin (1864–1945) Renaissance et Baroque définit le baroque comme un « mouvement importé en masse », un art antithèse de l’art de la Renaissance. Il ne fait pas de distinctions entre le maniérisme et le baroque, ce que font les auteurs modernes, il ignore sa phase plus récente, le rococo qui s’épanouit dans la première moitié du XVIIIe siècle. En France et en Grande-Bretagne, son étude n’est prise au sérieux qu’à partir de l’influence prédominante que Wölfflin acquiert au sein de l’école germanique.
Prémices

Les idées germinales du Baroque se retrouvent dans le travail de Michel-Ange. Le style baroque débute aux alentours de 1580.

Les historiens de l’art, souvent protestants, accentuent traditionnellement le fait que le style baroque évolue à une époque où l’Église catholique réagit face à plusieurs mouvements culturels produisant une nouvelle science et de nouvelles formes de religions – la Réforme. Le baroque monumental est un style que la papauté instrumentalise, comme le font les monarchies absolues, en imposant une voie d’expression à même de restaurer son prestige, au point de commencement symbolique de la Contre-Réforme catholique. Son développement a du succès à Rome où l’architecture baroque renouvelle largement le centre-ville ; peut-être la plus importante rénovation urbanistique.

Diffusions

La popularité et le succès du baroque reçoivent un soutien de l’Église catholique quand elle décide que le côté dramatique du style des artistes du baroque peut promouvoir des thèmes religieux avec une implication directe et émotionnelle. C’est un art du catholicisme tel qu'il est défini entre 1545-1563 par le Concile de Trente, dont le décret le plus significatif est le « Décret sur l’innovation et les reliques des saints, et sur les images saintes ». C’est donc un art de la Contre-Réforme. Cependant, il connaît de fortes résistances dans les pays acquis à la Réforme, où se développe un art protestant. L’Angleterre reste en outre un important centre de refus, la France également.

L’aristocratie laïque considère également l’effet dramatique des arts et de l’architecture baroque comme une façon d’impressionner leurs visiteurs et leurs éventuels rivaux. Les palais baroques sont constitués d’une succession de cours à l’entrée, d’antichambres, de grands escaliers et de salles de réception, dans un ordre de splendeur croissante. De nombreuses formes d’art - musique, architecture et littérature - s’inspirent les unes des autres au sein de ce mouvement culturel.

Le Baroque tardif ou Rococo succède au Baroque classique, au 18ème siècle. Il apparaît dès la fin du 17ème siècle en Allemagne, en Autriche et en Bohême. Le goût de la beauté sensuelle apporte une composition plus libre au caractère systématique du Baroque du 17ème siècle. L'ornementation se multiplie, devient riche et fantaisiste. Les fresques en trompe-l'œil, les escaliers, les nymphées et les sculptures allégoriques vont jusqu'à la surcharge des églises, des châteaux et des fontaines. Vienne, Londres, Dresde, Turin, l'Allemagne du Sud et la Bohême en adoptent toutes les audaces. Le plaisir des yeux est impératif autour du "capriccio" exhubérant du Baroque tardif, comme la fontaine de Trevi à Rome (1732-1762) par Salvi et l'escalier de Caserte près de Naples (1751-1758) par Vanvitelli.

Les espaces architecturaux s'ouvrent à Paris (place de la Concorde), à Bordeaux (place de la Bourse), à Nancy (place Stanislas). En Autriche, Fischer von Erlach et Lucas von Hildebrandt rivalisent d'architecture fantastique. En Bavière, les abbayes rurales se couvrent d'angelots. Les frères Adam sont célèbres à Munich. Le Rococo de Bohême, de Moldavie et d'Allemagne du Sud orne les églises de pèlerinage, comme à Wies où les murs croulent sous les effets de dorures sur fond blanc.

Les colonies américaines de l'Espagne et du Portugal influencent le style plateresque ibérique. En France, les disciples de Mansart se tournent vers les hôtels particuliers et leur décor intérieur, visibles dans le faubourg Saint-Germain et dans le Marais ou encore sur les boiseries extraordinaires de Rambouillet.

La peinture baroque

La peinture baroque est liée au mouvement culturel baroque (XVIe - XVIIe siècle) qui est souvent assimilé à l’absolutisme et à la Contre-Réforme.

Le Concile de Trente (1545-1563), au cours duquel l’Église catholique romaine répond à de nombreuses questions de réforme interne soulevées tant par les protestants que par ceux qui sont restés au sein de l’Église catholique, exige que les peintures et les sculptures dans les églises s’adressent aux illettrés plutôt qu’aux personnes instruites.

C’est pourquoi l’art baroque se concentre sur les saints, la Vierge Marie et d’autres épisodes bien connus de la Bible. Cette conception populiste du rôle de l'art sacré est vue par beaucoup d’historiens d’art comme l’un des éléments ayant conduit aux innovations de Caravage et des frères Carracci qui officient (et se font concurrence pour obtenir des commissions) à Rome vers 1600. Cependant, bien que la peinture religieuse, la peinture d'histoire, les allégories et les portraits sont encore considérés comme les sujets les plus nobles, le paysage et les scènes de genre sont également très répandues.

Caractéristiques

L’art baroque se caractérise par des couleurs riches et profondes, les jeux d’ombres et de lumières intenses. Contrairement à la peinture de la Renaissance, qui dépeint habituellement un évènement avant qu’il n’ait lieu, les artistes baroques ont une approche plus dramatique en représentant l’action en train de se produire. L’art baroque évoque l’émotion et la passion et non la rationalité et le calme qui se dégage de la peinture de la Renaissance.

Au niveau de la composition picturale, la peinture baroque utilise de nombreuses couleurs chaudes et vives qui vont du rose au blanc en passant par le bleu. Ensuite, les contrastes sont très présents, avec des jeux de lumière et d'ombre qui peuvent être utilisés, par exemple, pour mettre en avant la masse musculaire de l’homme. Pour s’opposer à la renaissance, qui a un éclairage de la toile uniforme, l’éclairage de la toile baroque se fait par taches. Cette technique attire notre attention sur certaines zones et en laisse d’autres dans la pénombre (utilisation du clair-obscur).

Toujours dans un esprit de contradiction avec la renaissance, la toile baroque donne des expressions faciales aux personnages présents sur la toile pour faire passer des sentiments. Elle représente aussi principalement une asymétrie (l’action de la toile n’est pas spécialement au centre). Les lignes de force de la toile ne sont plus uniquement horizontales ou verticales mais également obliques ou courbes, ce qui a pour effet de donner une position instable aux personnages et une impression de mouvement. Cette impression de mouvement peut être renforcée par des drapés agités par le vent (vêtements en référence à l’antiquité ou bien disposés comme des rideaux pour faire une théâtralisation de la scène).

Le baroque s’oppose donc par divers critères à la renaissance car c’est une période de rupture qui veut représenter le changement. C’est pour cela que les toiles baroques ont généralement une symbolique du changement, de la métamorphose, qui est parfois représentée par l’impression de mouvement qui se trouve dans la toile. Le mouvement a donc une place très importante dans la peinture baroque.

Les peintres baroques abordent généralement des thèmes artistiques tirés des légendes et contes bibliques ou mythologiques.

Exemples de peintres

Pierre Paul Rubens travaille pour Marie de Médicis au Palais du Luxembourg à Paris (à présent au Louvre), il est un peintre catholique qui répond aux exigences d’un mécène catholique : les conceptions de la monarchie à l’ère baroque, l’iconographie, la maîtrise de la peinture et les compositions tout comme la description de l’espace et du mouvement.

Il réalise entre 1622 et 1625 la décoration de la Galerie Médicis au Palais du Luxembourg, cycle décoratif sur la vie de la reine de France, et veuve d'Henri IV, Marie de Médicis.

1616-1617 : La Descente de croix, 4,25 x 2,95 m, Lille, Musée des Beaux Arts., est peinte pour la chapelle des Capucins de Lille. Cette version est proche de celle réalisée pour la cathédrale d’Anvers

1609-1610 Samson et Dalila, huile sur toile, 185 x 205, National Galery

Le martyre de St Georges, vers 1615, 195 x 159 cm musée des Beaux Arts Bordeaux.

De Caravaggio à Cortona, il y a différentes ramifications dans l’école italienne baroque, tous deux approchant la dynamique émotionnelle dans des styles différents.

Prenons l’exemple du tableau du Caravage, Le Martyre de saint Mathieu (1599/1600), huile sur toile, 323 x 343 cm, Rome, chapelle Contarelli, San Luigi dei Francesi.

La lumière du soleil traverse le tableau pour se déverser à flot en son centre, sur le corps blanc de l’assassin et les tenues claires du saint martyr et du jeune garçon terrifié, contrastant avec les vêtements sombres des témoins disposés dans l’obscurité de ce qui semble être le chœur d’une église. Le saint écarte les bras comme pour accueillir la lumière et le martyre ; ainsi l’exécuteur, ne portant qu’un voile blanc et pur autour de la taille, semble un ange descendu du ciel dans la lumière divine pour accomplir le dessein de Dieu – plutôt qu’un assassin guidé par la main du démon. Il se pourrait même que le bourreau ne soit pas celui que l'on croit voir au premier coup d'œil. En effet, saint Matthieu est déjà blessé et un groupe de figures prend la fuite vers la gauche. Le bourreau serait alors parmi ceux-là. L'homme porterait alors secours au saint et aurait pris l'épée de la main encore ouverte de l'un des fuyards. L'homme du centre est également vêtu d'un drap comme le sont les deux figures du premier plan. Ces figures sont des fidèles venus se faire baptiser et l'un d'eux essaie de porter secours au saint.

Cependant le tableau du Caravage qui cause le plus grand scandale aux yeux de l’Église est la Mort de la Vierge, 1605-1606, huile sur toile, 369 x 245 cm, Paris, Musée du Louvre, pour la représentation très réaliste du corps de la Vierge Marie avec un ventre gonflé – accompagné de rumeurs sulfureuses selon lesquelles le modèle était le cadavre d’une prostituée enceinte retrouvée noyée dans le Tibre.

Ainsi, la considération de l’Église catholique envers Le Caravage et ses tableaux oscille d’un bout à l’autre de sa carrière entre l’accueil enthousiaste et le rejet absolu. Le peintre y trouve ses plus grands protecteurs – comme le cardinal del Monte – ainsi que ses plus grands ennemis.

Mais la condamnation ne vient pas seulement de l'Église : les choix du Caravage, associés à sa mauvaise réputation, lui valent de nombreuses critiques parfois très véhémentes à travers les âges. Nicolas Poussin – bien qu'il s'en soit largement inspiré – dit de lui qu'« il était venu pour détruire la peinture ». D'autres le qualifient de peintre de la laideur, comme dans l'article que lui consacre une encyclopédie prestigieuse à la fin du 19ème siècle :

« Considéré comme peintre, Caravage est un exécutant de premier ordre : sa peinture est ferme et d'une belle pâte, mais son naturalisme l'a entraîné vers les confins de la laideur, et l'on peut concevoir des doutes sur la légitimité du système de clair-obscur qu'il a mis à la mode et qui fait jouer au noir un rôle abusif. »

La peinture du 17ème siècle au musée des Beaux arts Bordeaux

La collection hollandaise du 17e de Bordeaux est considérée comme l'une des plus complètes de France. Elle est pour une grande part consacrée au paysage avec des noms prestigieux comme Van Goyen, les Ruysdael, Swanevelt, récemment complétée par les dépôts de deux grands paysages de Van Haagen et de Looten. Un panneau composé de natures mortes met en valeur la qualité exceptionnelle de la peinture de Davidsz de Heem tandis qu'un autre est dédié au portrait avec "Homme à la main sur le coeur" de Frans Hals.

Pour l'école flamande, de grands formats évoquent la peinture baroque, avec Rubens et son "Martyre de saint Georges" et Van Dyck, dont le "Portrait de Marie de Médicis" provient de l'ancienne collection de Mazarin. La nature morte et la peinture animalière, avec les deux études de Pieter Boel, sont également représentées.

Voici quelques œuvres les plus remarquables.

1) Jan van GOYEN (peintre)
  1   2   3   4

similaire:

Est un style qui naît en Italie à iconBrésil / Italie
«doctrine Mitterrand», les activistes qui renoncent à la lutte armée en Italie pourront rester en France sans être inquiétés

Est un style qui naît en Italie à iconLa fin de la deuxième guerre mondiale ouvre un bal de revendications...

Est un style qui naît en Italie à icon95 thèses de Luther à Wittenberg
«Prince des Humanistes». L’Humanisme est un courant culturel, scientifique et philosophique qui naît en

Est un style qui naît en Italie à iconI. 1861-1870 : L’achèvement de l’unité territoriale
«Roi d’Italie par la grâce de Dieu et la volonté de la nation». Le royaume d’Italie est fondé mais Rome et la Vénétie n’en font pas...

Est un style qui naît en Italie à iconS’oppose au Pape sur la question des indulgences
«Prince des Humanistes». L’Humanisme est un courant culturel, scientifique et philosophique qui naît en

Est un style qui naît en Italie à iconFiche apprenant Au fil du manuscrit
«littéraire» ou de «style écrit» à son synonyme d'un style plus «standard»

Est un style qui naît en Italie à iconLe prince, protecteur des arts au xviie siècle, France-Italie
«Charlemagne», I e celui qui lui est remis à l’occasion du sacre, le collier du Saint-Esprit [

Est un style qui naît en Italie à iconMot italien signifiant «renaissance» ou «résurrection» est la période...
«Giovine Italia» et rencontre Mazzini. C’est un rapport de subordination et de confiance qui lie le nouveau conspirateur au chef...

Est un style qui naît en Italie à iconChapitre 2, L’Europe des Nations (1848 – 1914)
«Giovine Italia». Leur seul point de désaccord porte sur l’aspect religieux : Mazzini dit «Dieu est l’Italie» alors que Garibaldi...

Est un style qui naît en Italie à iconLes chapitres ont été écrits à partir des enregistrements de la retraite,...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com