La coiffure féminine à travers l’histoire





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La coiffure féminine à travers l’histoire


  1. Le Moyen Age de 476 à 1108

La déposition du dernier empereur romain d'Occident : Romulus Augustule marque dans l’esprit de nombreux historiens la fin de l’antiquité et le début du moyen-âge.
La dynastie mérovingienne (481-751) :
Clovis et ses successeurs assimilèrent la culture gallo-romaine à celle des Francs. Ainsi, les Rois et les Reines mérovingiens portaient les cheveux longs libres, signe germanique de la royauté, et la tunique pourpre comme les Empereurs romains.




Clotilde (Sainte Clotilde) (475 à 545) 2ème Epouse de Clovis


Chilpéric 1er, (539-584) marié à Frédégonde


Les cheveux des dames étaient souvent divisés en deux tresses cordées avec des rubans qui tombaient de chaque côté du visage atteignant parfois les genoux.

La dynastie des carolingiens (751-987)


Bertrade de Laon dite

Berthe aux grands pieds, épouse de Pépin le bref (en l’an 750)
La noblesse portait les cheveux longs à proportion de son rang et de sa naissance.

Le peuple portait le cheveu plus ou moins court. L'homme serf était régulièrement rasé.

Les moines adoptaient la tonsure lors de leur ordination pour signifier qu'ils étaient les serviteurs de Dieu.
A une époque où la longueur du cheveu marquait le rang social, il est facile de comprendre que la calvitie était vécue comme une infamie.
Les jeunes filles allaient tête nue et se couvraient les cheveux en prenant de l’âge en accord avec les usages francs et ceux de l'Église (« Toute femme qui prie sans avoir la tête voilée déshonore sa tête » Saint Paul, Première Épître aux Corinthiens, XI, 5).

La paysanne devait savoir tenir sa maison, être bonne mère et bonne travailleuse. Sa coiffe devait être avant tout pratique. Le cheveu ne se montrait que très peu car il fallait se protéger de la vermine, du soleil et autres intempéries. La bourgeoise et la Dame noble devait apprendre à diriger les domestiques, acquérir des notions de chant et de danse, se bien tenir en société mais aussi coudre, filer, tisser, broder, ainsi que gérer ses domaines surtout en l'absence de l'époux. L’évolution de la mode en matière de coiffure semble se greffer sur l’évolution du statu de la femme dans la société. Les changements s’opéraient lentement mais surement.


Dynastie des capétiens (987-1328)



Berthe de Hollande (1058-1093) épouse de Philippe 1er

D’après une enluminure des

Grandes Chroniques de France


Blanche de bourgogne épouse de

Charles IV (1296-1326)

La période capétienne apporte des changements notoires sur la coiffure. Le cheveu est plus souvent confiné dans des coiffures qui prennent parfois de la hauteur.

Mais paradoxalement, la mode autour de la beauté de la femme est de plus en plus influencée par l’église.


  1. Le Moyen Age de 1108 à 1453


Cette période se distingue de la période précédente par une conviction religieuse grandissante instillée sans relâche par l’église dans une période instable où le royaume de France doit sans cesse redéfinir ses frontières. On voit alors débuter les premières grandes croisades et la guerre de cent ans.
Jusqu’au XIIe siècle on trouve encore, selon la mode byzantine, les longues tresses (tresses à trois brins ou rouleaux de cheveux entourés d'un ruban, tresses à 2 brins plus un ruban)...

On retrouve aussi les cheveux libres simplement couvert par un voile léger d’influence romaine.
Dynastie de Capétiens



Adélaïde de Savoie (1100-1154) épouse de Louis VI le gros



Isabelle de Hainaut
(1170 - 1190)épouse de Philippe Auguste



Le "béguin" (aussi appelé bonnet ou calotte) est alors très répandu. Il faisait office de coiffe ou de sous-coiffe pour les dames et aussi pour les enfants glissant parfois sur les yeux. C'est d'ailleurs de là que naîtra l'expression "être coiffé de quelqu'un", signifiant "être aveuglé par quelqu'un". Par extension, l'expression est devenue "avoir le béguin ». Cette coiffe fut adoptée par l'ordre religieux des Béguines qui leur donnèrent leur nom (XIIIème siècle). C’est sans doute la coiffe la plus répandue au moyen-âge car elle est utilisée à tout âge, par toutes les classes sociales, hommes et femmes confondus.


Béguin (XIIème siècle)
Dès le XIIIe siècle la mode devient plus austère, il est rare, à part les jeunes filles, de voir des femmes aux cheveux libres dans les enluminures... elles portent souvent des voiles ronds ou semi-circulaires tenus par un cerclet ou un touret.

Gisant d'Aliénor D'Aquitaine Reine de France, épouse de Louis VII

puis reine d’Angleterre, mère de Marie et Alixe de France et de Richard cœur de lion (1122-1204).
La guimpe et le voile sont fixés sur le touret ou la couronne. La couronne ou le cerclet remplissent aussi cet office.



Le touret Cathédrale de Reims XIII La barbette fixée sur le touret

(codex manesse 1305-1340, XIVème siècle)




A la même époque le cerclet est très répandu Blanche de Castille

(1188-1252)

Ce type de coiffure perdure jusqu’au XIVème.
Parfois le dessus est fermé, c'est le mortier qui, plus tard sera la coiffe emblématique des hommes de loi.


Premier Président au Parlement de Paris au 16ème siècle
(règne de Henri III) - Gravure aquarellée du 19ème siècle



Les femmes du peuple portent des coiffes de travail faites d'un voile/linge diversement replié sur les cheveux. La coiffe est parfois maintenue par plusieurs tours de cordelette ou galon évoquant des pratiques mérovingiennes.


Bible de Maciojewski (1245-1250)

Il existe des discussions sur le fait que les femmes aux cheveux libres de cette époque seraient des prostituées... mais deux scènes présentant des courtisanes au XIIIe siècle dans la bible de Maciejowski et sur les vitraux de la cathédrale de Chartres, vont à l'encontre de cette opinion. Plus tard en effet la coiffure, ou la couleur du vêtement, sont des signes distinctifs de cette condition.


Bible de Maciejowski

L’austérité perçue dans de nombreuses toilettes de l’époque, perdure jusqu’à la fin du 13ème siècle.

Sous la dynastie des Vallois, la coiffure connaîtra en revanche une inventivité plus audacieuse. On voit alors de plus en plus de coiffures dites « en cheveux » les postiches sont dès l’ors un commerce florissant.



Marguerite de Bourgogne (1290-1315) Jeanne de Bourbon (1337-1378)

Épouse de Louis X le hutin Reine de France, épouse de Charles V

Dynastie des Capétiens Dynastie des Vallois
Sous la dynastie des Vallois (1328-1589):
Cette période voit la fin du moyen-âge et le début de la renaissance. Elle est déterminée par :

- La prise de Constantinople ancienne Byzance, capitale de l'
Empire Romain d'Orient, par les Ottomans en 1453.

- La fin de la guerre de Cent Ans, avec la victoire française sur l'Angleterre (bataille de Castillon).

- L’invention de l’imprimerie par Gutenberg vers 1450

- La découverte d’un autre continent en 1492 par Christophe Colomb
Au XIVème siècle, on voit s’imposer la coiffure à templettes (sur les tempes) ou templières. Elle est formée de tresses tombantes ou enroulées sur les cotés du visage, cachant les oreilles. Cette coiffure, dont la mode se prolonge jusqu'au milieu de XV° est souvent accompagnée d'une couronne ou bandeau appelé frontal ou chapel d'orfevrerie.


Jeanne de Bourgogne (12931349), et Philippe VI

Templettes et couronne














Chapel d'orfèvrerie et templettes Palais de justice de Poitiers XIV°


Cheveux nattés en deux tresses enveloppées sur les oreilles dans une résille dites « crépines »

Le cheveu est longtemps confiné dans des structures parfois compliquées qui prennent de plus en plus de hauteur. Le haut du front est parfois dégagé voir rasé et donne un aspect plus autoritaire ou « savant » au visage féminin.


« 
Isabelle de Portugal » (1397-1471)
Coiffure à corne

Depuis Aliénor d’Aquitaine, les reines sont plus présentes au niveau politique. Dès lors, la mode des coiffures élevées s'accentue vers la fin du XIV jusqu’au XVème siècle. Agnès Sorel en devient la figure de proue. Les cheveux étaient enveloppés dans une résille et des bourrelets d'étoffe rembourrés d'étoupes ou de coton. On voit aussi l’étonnante coiffure à deux lobes que l’on nome « coiffure à corne ». Un voile était parfois fixé au sommet et retombait sur les épaules.



Agnes Sorel (1422-1450) favorite du roi Charles VII

Coiffure "à bourrelets



Comtesse de Hollande XV ème siècle Isabeau de Bavière (1371-1435)

De 1380 à 1410, la coiffure dite 'Escoffion" reçoit tous les suffrages. Sur cette coiffe, on fixait une armature de fil de métal qui soutenait des voiles appelés "huves". Ces voiles encadraient parfois le visage.



L'escoffion

Portrait de la femme du peintre Jean Van Eyck.

Musée de Bruges.


Le balzo (ou balso), très répandu à la fin du
XIVe siècle, est un bourrelet de brocart ou de velours. Il est fixé avec les cheveux peignés en arrière, par des fils d’or ou des rubans sur une légère armature ou une résille.




Le balzo, (XIVème siiècle)


La coiffure dite en turban apparaît au XV° (large boudin rembourré d'étoupe et qui emprisonne presque toute la chevelure. Le couvre-chef est un fichu de tissus fins qui enveloppe la tête et forme un bandeau sous le menton.



Le turban Hopital de Tonnerre XV° La Madeleine

La "touaille" ou "barbette" est une pièce de toile qui passe horizontalement sous le menton et est fixée au col. La réunion du couvre-chef et de la touaille se nomme la guimpe qui avait fait son apparition au XIIIème siècle.

On remarquera les deux saillies de chaque cotés, sous la guimpe, ce sont les "truffeaux", paquets de cheveux parfois postiches, garnissant les tempes.

La guimpe d'une seule pièce, est le propre des veuves et des religieuses. Elle apparaît dès le XII°. Cependant, elle n'est alors qu'un voile flottant bien au dessous du menton et ne devient d'un usage courant qu'au XIII° et XIV° siècle.



Isabeau de Bavière Epouse de Charles VI dit « le bien aimé » ou « Le fol » Cathédrale de St Denis XVème


Au XVème on observe aussi une grande variété de coiffures dont le hennin (le fameux "chapeau de fée" en forme de cône), le hennin à cornes, le hennin tronqué,


C'est dans la deuxième moitié du XV°, qu'une dame de Hennin imagina la coiffure qui porte ce nom. D'inspiration orientale dont la vogue durera près d'un siècle, le hennin consiste en un cornet très élevé que l'on portait incliné en arrière.


Le hennin

La hauteur de ce cornet variait avec le rang social. Le hennin des bourgeoises ne pouvait dépasser 60 cm.
De l'extrémité pendait un voile qui descendait jusqu'aux épaules et même jusqu'aux reins. Une voilette recouvrait parfois le visage, ou abritait le front.


Hennin tronqué à voilette
Un ruban d’étoffe sombre pouvait cacher le passage circulaire du voile.

Cette coiffure déjà de forme bizarre ne tarda pas à devenir extravagante. On imagina d'adjoindre au cornet une armature de fil de laiton ou d'archal pour soutenir tout un échafaudage de voiles empesés et même brodés.



Hennins à grands voiles.


« Portrait de femme » coiffée d’un hennin tronqué

Rogier van der Weyden XVème siècle

La gonelle est un dérivé du chaperon, avec un long prolongement : le lirlipon.




La gonelle et son lirlipon (ou liripe)


La renaissance




Claude de France (1499-1524)

Epouse de François 1er
Le XVIème siècle met les perruquiers à l’honneur. On découvre le cheveu. On l’ornemente. On ose la coiffure en cheveux toute en hauteur, sans voile ni tissus.

Leur extravagance est travaillée sur le cheveu lui-même, qu’il soit naturel ou en postiche.

Durant toute cette période, les coiffures en cheveux connaissent une véritable apothéose.

On verra naître la puissante corporation des coiffeurs barbiers perruquiers qui feront reconnaitre leur savoir comme une véritable expression artistique.


Armoiries de la corporation des métiers regroupant : Barbiers, perruquiers, étuvistes,




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