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Gouvernement de la Guadeloupe et dépendances
(1935)

Quelques contes
créoles
Recueillis par Madame Schont

Professeur agrégé au Lycée Carnot
Avec un note au lecteur de M. Charles Moynac
ancien proviseur du lycée de Pointe-à-Pitre

Un document produit en version numérique par Jean-Marie Tremblay, bénévole,

professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi

Courriel: jean-marie_tremblay@uqac.ca

Site web pédagogique : http://www.uqac.ca/jmt-sociologue/
Dans le cadre de: "Les classiques des sciences sociales"

Une bibliothèque numérique fondée et dirigée par Jean-Marie Tremblay,

professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi
Site web: http://classiques.uqac.ca/
Une collection développée en collaboration avec la Bibliothèque

Paul-Émile-Boulet de l'Université du Québec à Chicoutimi

Site web: http://bibliotheque.uqac.ca/



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L'accès à notre travail est libre et gratuit à tous les utilisateurs. C'est notre mission.
Jean-Marie Tremblay, sociologue

Fondateur et Président-directeur général,

LES CLASSIQUES DES SCIENCES SOCIALES.

Cette édition électronique a été réalisée par Jean-Marie Tremblay, bénévole, professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi à partir de :


QUELQUES CONTES CRÉOLES
Recueillis par Mme Schont, avec un note au lecteur de M. Charles Moynac. Gouvernement de la Guadeloupe et dépendances, 1935, 111 pp.
Publié à l’occasion du tricentenaire des Antilles, 1935.


Polices de caractères utilisée :
Pour le texte: Times New Roman, 12 points.

Pour les citations : Times New Roman, 12 points.

Pour les notes de bas de page : Times New Roman, 12 points.
Édition électronique réalisée avec le traitement de textes Microsoft Word 2004 pour Macintosh.
Mise en page sur papier format : LETTRE (US letter), 8.5’’ x 11’’)
Édition numérique réalisée le 6 février 2009 à Chicoutimi, Ville de Saguenay, province de Québec, Canada.


QUELQUES CONTES CRÉOLES

Recueillis par Mme Schont, avec un note au lecteur de M. Charles Moynac. Gouvernement de la Guadeloupe et dépendances, 1935, 111 pp. Publié à l’occasion du tricentenaire des Antilles, 1935.

VEILLÉE
GUADELOUPÉENNES


Ouvrage publié
sous le patronage

de
M. le Sénateur Henry Béranger,
ambassadeur de France
M. le Député Gratien Candace,
ancien Sous-Secrétaire d’État aux Colonies
M. le Député Eugène Graeve

Sous la direction de M. L.J. Bouge

Gouverneur de la Guadeloupe et Dépendances.


Table des matières

Note au Lecteur de L. J. Bouge
I. CONTES
La Geste de Petit Jean
Petit Jean et le Géant

Petit Jean et Petite Marie

Pourquoi nous avons un canal dans le dos

Petit Jean et Monsieur Sans Fâcher

Jean Sot
Contes divers
Petit Chica

Barbe-Bleue

Cendrillon
II. FABLES
Le roman de Zamba et de Lapin
Lapin fait sa monture de Zamba

Zamba et Lapin vendent leur mère au marché

Zamba et Lapin tuent un bœuf du Roi

Zamba et les œufs de Canéfices

Lapin boit le sirop de Zamba

Zamba et Lapin défrichent un champ d'orties

Lapin vole la pêche de Zamba

Lapin et les ignames de Zamba

Pourquoi les Lapins marchent à quatre pattes

Ce que fit Lapin pour avoir une maison
Fables diverses
Pourquoi les Tortues ont leur carapace toute craquelée

Pourquoi les Araignées ont la taille si fine

Pourquoi Macaque et Chien ne parlent plus


Quelques contes créoles
Note au lecteur

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L'enfance créole a été bercée par les contes dont ce recueil a réuni les plus caractéristiques. Il ne faudrait pas, toutefois, que ce terme de caractéristique créât une confusion , on serait, en effet, déçu si on s'attendait à trouver, dans ces récits, des créations originales du génie créole. Ils ont été, en effet, empruntés à des sources étrangères : soit au fond inépuisable des légendes orientales, soit aux œuvres médiévales dont le roman de Renart est le prototype. Passés de la source écrite à la tradition orale, ils ont subi les déformations inévitables aux récits qui ne revêtent plus la forme concrète de l'écriture. Suivant les goûts de l'auditoire, la sélection a, retenu ceux qui s'adaptaient le mieux au tempérament créole. Si donc ils n'ont pas été imaginés primitivement par les conteurs autochtones, ils n'en sont pas moins représentatifs de l'esprit local et de ses aspirations.

Après avoir ainsi rendu à César ce qui est à César, il est possible de classer les contes de ce recueil en trois genres distincts qui répondent aux tendances communes à tous les peuples jeunes qui ont connu l'oppression et qui, désespérant d'y échapper par leurs propres forces, ont placé les seuls espoirs de leur délivrance dans les moyens surnaturels, ou dans l'emploi de la ruse qui vient à bout de la force. Il y a ainsi les récits fantastiques, les fables où les animaux représentent les hommes, et les petits romans d'origine plus récente.

La croyance au merveilleux, aux aventures extraordinaires, qui n'ont aucun souci de la vraisemblance, est la marque des contes d'origine orientale dont la plupart remontent à la fable indienne. Le fond en est invariablement le même ; seules, les circonstances varient. Le héros de l'histoire rencontre des personnages inconnus auxquels, par bonté naturelle, il rend, malgré sa faiblesse ou sa pauvreté, des services désintéressés, se dépouillant parfois, en leur faveur, de tout ce qu'il possède. Mais ces êtres, rencontrés par hasard, sont des génies ou des fées doués de pouvoirs surnaturels, qui, pour récompenser leur bienfaiteur, lui confèrent des dons grâce auxquels il triomphera de tous les obstacles. À un point de vue très général, c'est la vieille morale de nos mélodrames qui veut que, fatalement, au cinquième acte, le vice soit puni et la vertu récompensée. C'est la croyance à la juste répartition des biens et des maux, aux réparations de l'au-delà : seule consolation de ceux qui, au cours de leur terrestre existence, ont été les victimes des injustices sociales.

Le même besoin de justice immanente inspire les fables d'origine médiévale où, par la ruse, le plus faible l'emporte sur le plus fort. C'est le subtil Ulysse dans l’antre du cyclope Polyphème ; la victoire de l'esprit sur la matière ; de l'intelligence sur la force physique. Cette victoire est, le plus souvent, acquise par des moyens dont l'élément moral est absent ; mais les enfants n'y regardent pas de si près. L'astuce de Lapin, qui dupe à sa guise Zamba fort et glouton, les transporte et les comble de joie. Quand, à la fin de la fable, Zamba s'enfuit furieux et battu, leurs rires éclatent. Polichinelle a rossé le Commissaire et ses agents : tout est pour le mieux.

Enfin quelques contes : Cendrillon ou Barbe B1eue sont d'origine plus récente et dénotent une psychologie plus compliquée : indice d'une civilisation où l'homme est déjà plus éloigné de la nature, où les instincts primitifs sont refrénés par l'éducation, où les passions humaines deviennent les ressorts de l'action ; une autre humanité y apparaît.

Madame Schont a recueilli ces divers récits de la bouche même des conteurs. Avec une conscience et une patience admirables, elle leur a conservé, par le souci de l'exactitude, par la minutie du détail, toute la saveur dit terroir que la traduction aurait pu leur enlever. Tels qu'ils sont, ils forment de charmantes pièces d'anthologie : résultat d'un travail où l'art se dissimule à force de simplicité, et qui, en tout état de cause, méritait d'être fait.

Il s'en dégage une haute leçon morale ; dans cette suite de récits, il n'y a, rien qui se rapporte aux traditions ancestrales, rien qui révèle l'origine africaine. Tout a été importé, tout est venu du dehors, si bien que l’on se trouve en présence de groupements humains amenés à la Guadeloupe par la force et par la violence. Ces êtres malheureux n'ont pas été seulement arrachés ait sol natal, dépouillés de leurs biens, mais aussi de leurs idées, de leurs traditions, de leur passé. Il ne peut pas y avoir de spoliation plus complète, et celte absence de tradition explique, mieux que tout autre cause, comment les populations Antillaises ont pu s’assimiler, sans réserve et d'une manière totale, notre langue, nos mœurs, notre civilisation.

Ch. MOYNAC.

~ NOTE DE LA DIRECTION. - Tout en respectant le point de, vue développé par l'Auteur de cette préface, il est permis d'avancer qu'une étude comparative des contes guadeloupéens et du folklore africain dégagerait des survivances africaines dans les récits populaires antillais. L. J. B.
Quelques contes créoles

I. CONTES

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I. CONTES
La Geste de Petit Jean

Petit Jean et le Géant

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Petit Jean était le fils d'une pauvre femme. On l'appelait Petit Jean parce qu'il était faible et chétif ; mais il était rusé, savant et très courageux. Il avait un grand frère, Grand Jean, qui était fort, mais aussi bête que fort.

Un jour, un géant, on ne sait pourquoi, avait enlevé le père des deux pauvres enfants. C'était un bon bûcheron, et le Géant le garda chez lui pour qu'il abattit ses arbres.

L'aîné des fils, Grand Jean, dit à sa mère : « Maman, je vais aller combattre le Géant, et je ramènerai notre père. »

La mère savait qu'il était fort, et pensait que peut-être, par sa force, il pourrait vaincre le Géant ; elle le laissa donc partir.

Depuis ce jour-là, on ne revit plus Grand Jean.

*

Petit Jean, resté près de sa mère, lui dit : « C'est moi qui vais délivrer papa. » Mais sa mère ne voulut pas le laisser partir, parce qu'il était si petit et si faible. Mais Jean ne se laissa pas décourager et partit à la recherche de son père.

La route le conduisit a travers un grand bois. Là, il vit tout à coup devant lui un lion. Il eut très peur et monta dans un arbre. Du haut de l'arbre, il regarda l'animal et le vit se lécher une patte de derrière d'où coulait du sang. Alors il descendit de 1’arbre, et le lion lui laissa toucher sa patte, et Jean en retira une épine qui avait blessé la bête. Et le lion lui donna un de ses poils fauves, et lui dit : « Si tu as jamais besoin d'être bien fort, tu n'as qu'à dire : Par ce poil, que je devienne lion ! »

Petit Jean prit le poil de lion, remercia l'animal, et continua sa route. Il rencontra un chasseur qui s'apprêtait à tuer un aigle. Il toucha le bras du chasseur, et ce mouvement lui fit rater son coup. Et l'aigle qu'il avait sauvé suivit Petit Jean à travers la forêt.

Quand ils furent loin du chasseur, l'aigle descendit vers l'enfant, lui donna une de ses plumes, et lui dit : « Si jamais tu as besoin d'aller très vite, tu n'as qu'à dire : Par cette plume, que je devienne aigle ! »

Petit Jean remercia l'oiseau, et continua son chemin, et voilà qu'une fourmi passait sur le sentier, et Petit Jean allait l'écraser quand il l'aperçut. Il retint son pied et la laissa passer, puis, il repartit. Mais la fourmi l'appela d'une toute petite voix, lui donna une de ses pattes, et lui dit : « Si jamais tu as besoin d'être petit, tout petit, si petit qu'on ne te voie pas, tu n'auras qu'à dire : « Par cette .patte, que je devienne fourmi 1 »

Petit Jean remercia la fourmi, et continua son chemin.

*

Après avoir marché plusieurs jours, il vit le château du Géant. Lorsqu'il y entra, le Géant, qui était un mangeur d'hommes, n'était pas la. Il n'y avait (lue sa femme. Craignant que le Géant, en rentrant, n'eût envie de dévorer Petit Jean, elle lui défendit d'entrer dans la maison.

Petit Jean comprit et la remercia. Il sortit donc, puis il prit dans sa main, la petite patte de fourmi et dit : « Par cette patte, que je devienne fourmi ! » Immédiatement, il fut changé en fourmi.

Il put entrer dans le château sans que personne ne le vit. Il y prit un peu de vivres pour sa mère, puis, prenant la plume d'aigle dans sa main, il dit : « Par cette plume, que je devienne aigle ! » Il fut transformé en aigle, et, ainsi muni d'ailes rapides, alla porter du secours à sa pauvre mère.

Mais il en revint aussitôt, et, de nouveau changé en fourmi, retourna dans le château du Géant. Puis il reprit sa forme humaine et attendit.

*

Lorsque le Géant rentra, il s'assit à sa table et ne pensa qu’à manger. Alors, petit Jean sortit de sa cachette, se planta devant lui et dit : « Je suis venu pour délivrer mon père que vous avez enlevé, et mon frère que vous n'avez pas laissé repartir chez notre mère. »

Le Géant, étonné de ce discours, le regarda, et, voyant petit Jean si petit, il trouva bien fort qu'il osât lui parler sur ce ton-là. Il étendit la main pour le saisir et le manger, mais Petit Jean se transforma en lion. Alors, le Géant eut tellement peur qu'il tomba évanoui.

Dans une chaîne autour de son cou, il portait une petite pierre qui lui donnait toute sa force. Petit Jean savait cela. Il lui prit sa pierre magique, et le Géant devint faible, aussi faible qu'un homme ordinaire.

Puis, Petit Jean délivra son père et son frère qui vivaient encore, sans tuer le Géant.

*

Et le père reprit son travail, et tout le monde continua à vivre sa vie tranquille comme auparavant.

Petit Jean et Petite Marie

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Petit Jean avait une soeur qu'on appelait Petite Marie ; Petite Marie, un jour qu'elle se promenait toute seule, rencontra un beau monsieur bien habillé, tout couvert de bijoux, d'or et de diamants. Le beau monsieur fit la cour à Petite Marie, et, quand elle rentra à la maison, elle raconta, toute joyeuse, à sa maman qu'elle avait trouvé un amoureux, et elle parlait des beaux vêtements et des superbes bijoux.

La mère de Petite Marie, sachant bien quelles ruses le Diable emploie pour séduire les petites filles, la mit en garde : il fallait vérifier si le beau galant n'était pas le Diable en personne. Pour cela, il fallait, à la prochaine rencontre, avoir sur elle une épingle, et piquer le conteur de fleurettes. Si de la piqûre sortait du sang, c'était un homme ; mais si c'était du pus qui sortait de la piqûre, on avait affaire au Diable.

Petit Jean accompagna sa soeur au rendez-vous. Pendant la conversation, elle eut soin de piquer la main de son prétendant. Du pus sortit de la piqûre. Mais Petite Marie était déjà comme ensorcelée, et pour ne pas devoir dire la vérité à sa mère, elle se piqua elle-même et essuya le sang avec son mouchoir. En rentrant, elle montra à sa mère la trace de sang. Devant cette preuve, la mère consentit au mariage.
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