Dimanche 15 juillet 2012





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Dimanche 15 juillet 2012
« La volonté de Dieu se décline dans le verbe SERVIR. »
Ma chère sœur Anny, Chères sœurs de la Sainte Famille, Frères et sœurs bien aimé !
A l’occasion de la journée mondiale de prière pour les vocations, le Pape Benoît XVI écrivait : « Une vocation se réalise quand une personne sort de sa volonté fermée sur elle-même, de l’idée d’une réalisation de soi, pour se plonger dans une Vonlonté, celle de Dieu, et se laisser guider par elle. »

Se plonger dans une autre volonté, celle de Dieu, chère sœur Anny, c’est le choix que vous avez fait, il y a 50 ans. Quand vous êtes rentrée dans la Congrégation de la Sainte Famille et que vous avez prononcé vos vœux, vous êtes sortie de votre volonté propre pour vous plonger et vous laisser séduire par une autre volonté, celle de Dieu.

Dieu à qui, chaque jour dans la prière du notre Père, nous disons : « Fiat Voluntas Tua » que ta volonté soit faite. « Que cherchez-vous ? » Sr Jn 1, 38. Ils répondent « Maître où demeures-tu ? »

Vous, mes sœurs, depuis 50-60 ans et plus parfois, à la suite de Ste Emilie, vous avez découvert où vivait le Maître, et vous êtes depuis ce jour, restées fidèlement près de Lui. « La vie consacrée naît de l’écoute de la Parole de Dieu, et accueille l’Evangile comme règle de vie. Vivre à la suite du Christ, chaste, pauvre et obéissant est aussi une exégèse vivante de la Parole de Dieu. »

Dans cette congrégation, mes sœurs, vous avez découvert et approfondi que la Volonté de Dieu se décline dans le verbe « servir » : servir le Seigneur et Le reconnaître présent dans le visage des malades et des blessés de la vie que vous côtoyez. Prendre la tenue du Bon Samaritain et la rendre actuelle et efficace dans le monde d’aujourd’hui comme nous le rappelle de Concile : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes et des femmes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ. Et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur, la communauté des chrétiens se reconnaît réellement et intimement solidaire du genre humain et de son histoire. »

Mère Térèsa de Calcutta le disait à sa façon : « Nous allons à Dieu en passant par l’être humain. En rencontrant celui-ci et lui prodiguant notre secours, nous rencontrons le Christ vivant ».

« Se plonger dans une autre volonté, celle de Dieu ». Dieu veut que nous tous prêtre, religieux, religieuses et baptisés, en un petit point de notre histoire personnelle, nous partagions son souci, sa compassion, son amour pour les hommes qu’il est venu sauver. « J’ai vu la misère de mon peuple », « J’ai entendu ses cris », « Je connais ses souffrances », « Je suis descendu pour le délivrer » Exode. Dieu veut qu’à travers nous, pauvres pécheurs, pauvres vases d’argile, les hommes avec lesquels nous vivons puissent réellement l’approcher et voir, goûter et sentir sa présence, sa bonté et sa proximité, comme le chante le Ps. 33.

« Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur ». 50 ans, chère sœur Anny que vous suivez le Maître, Jésus l’obéissant qui accomplit parfaitement la volonté du Père des cieux. Avec vos sœurs, vous avez découvert le chemin qui rejoint une vie et permet de dire sincèrement : « Oui, vivre avec un tel maître est une bonne chose ». Il n’y a rien de plus beau et de plus vrai que de se laisser rejoindre par le Christ et son Evangile. Certainement qu’en ce jour, en regardant vos 5 décennies passées près du Maître, vous vous souvenez de Dieu, de ceux et celles qui vous ont accompagnée : vos chers parents, vos éducateurs, vos amis, les religieuses des différentes communautés et aussi de certaines personnes près des quelles vous vous êtes penchée pour adoucir leur douleur.

Vous pouvez ce matin dire encore et toujours : « Chaque jour le Maître a été ma joie et ma raison de vivre. Je sais en qui j’ai mis ma confiance et sais que je ne serai pas déçue ».

Is. 50, 7

Découvrir Jésus comme le Trésor, l’Unique Nécessaire qui remplit la vie d’un bonheur profond et durable, la joie que Jésus nous offre, personne ne pourra nous la ravir. Que la très sainte Vierge, la Mère du Bel Amour, qui a accompagnée de sa prière les premiers pas de l’Eglise en marche vous accompagne maternellement, sœur Anny : Qu’elle vous soutienne dans vos fatigues et vous accorde du Ciel de nombreuses grâces pour vous, vos sœurs, votre famille et pour notre communauté de Carbonne Cazères.
Loués soient Jésus et Marie par la prière de Joseph.

Père Daniel
*****************************************
Les deux témoignages suivants, qui revêtent une couleur d’enfance et de jeunesse et qui « remontent » le temps ont été prononcés durant la célébration eucharistique, présidée par notre curé doyen le Père Daniel, dans l’église du Fousseret, à l’occasion de mon jubilé. Ma communauté et beaucoup d’amis et de connaissances, Laïque Ste Famille, Communauté religieuses, m’entouraient et me fêtaient. Le premier texte est écrit par ma nièce Dominique, l’aînée de la famille de mon frère, le deuxième par mon neveu Jean-Luc, venu avec son épouse et ses deux enfants et sa maman : ma belle-sœur.
Chère tante Anny,

Cinquante ans de vie religieuse…En quelque sorte, ce sont tes noces d’Or avec le Christ et la Ste Famille que nous sommes venus fêter avec toi aujourd’hui.

En faisant toute depuis la Suisse, depuis ton cher Valais natal, les souvenirs ont ressurgi dans mon esprit. Des souvenirs d’enfance emplis de bonheur et de joie. Car nous étions heureux d’avoir une religieuse, une sœur comme nous disions, dans la famille.

T

Sr Anny et sa belle-soeur
a décision de consacrer ta vie à Dieu, fut une joie non seulement pour tes parents, mais aussi pour ton frère François, mon père, décédé il y a bientôt deux ans, aussi pour ton frère Bernard, trop tôt parti rejoindre notre Seigneur, et qui devait t’observer depuis le ciel, heureux de ton choix.


Pour moi, enfant, c’était non seulement une fierté d’avoir une tante religieuse, mais aussi une sorte de mystère de te voir partir si loin, hors de nos frontières, sans les moyens de communication que nous connaissons aujourd’hui…

Et chaque été, c’était avec bonheur et excitation que nous nous préparions à quitter nos montagnes du Valais pour descendre en Aveyron rendre visite à tante Anny…A Rieupeyroux, les vacances d’été se transformaient en un monde imaginaire : les salles de classe vides dans lesquelles les sœurs nous autorisaient à jouer - les sœurs qui d’ailleurs nous chouchoutaient comme leurs propres enfants – la grande cour et le jardin du couvent étaient autant de terrains de jeu pour notre plus grand plaisir.

Lorsque nous retournions en Suisse, nous attendions avec impatience tes gentilles cartes, surtout celles de Noël qui nous réjouissaient tout particulièrement. Et bien sûr, lorsque tu pouvais venir séjourner à Martigny-Croix, le plaisir était tout aussi grand. C’était pour toi l’occasion de revoir tes amies d’enfance et d’école, la famille qui grandissait ou les cousins d’Espagne.
Chère tante Anny,
Tu t’en doutes bien que mes souvenirs ne remontent pas aussi loin dans le temps que ceux de Dominique, ma sœur aînée. Lorsque tu as prononcé tes vœux perpétuels, j’avais à peine plus de trois mois !...

Je me rappelle à peine de Rieupeyroux et de son école, un peu mieux d’une visite à Villefranche et du « petit musée » (perception d’enfant) consacré à Ste Emilie de Rodat ; il me semble qu’il y avait le couteau et la planche sur laquelle elle coupait le pain « pour les pauvres » (c’était encore ma perception), pain qui était par miracle toujours en suffisance, comme une source d’eau vive jamais tarie. Voilà ce qui s’est gravé dans la mémoire d’un jeune enfant. Est-ce de ce modèle de vie de Ste Emilie de Rodat que te viennent ta compassion et ton attirance pour les plus pauvres et les plus démunis ? Je ne sais.

Durant tes années passées au Conseil Général, tu as visité plusieurs pays lointains : Brésil, Bolivie, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Sénégal, Egypte, Liban. Ensuite, tu es partie en mission dans ton cher Brésil. Je dois dire que nous avons été impressionnés dans notre famille, surtout nous les enfants, les adolescents. Notre chère tante Anny va partir au Brésil, territoire aussi grand que l’Europe, au climat chaud où l’on parle une langue que tu n’avais pas apprise en classe.

Plus tard, moi-même j’ai eu la chance de te rendre visite au Brésil, dans ce pays aux mille visages, où les habitants se signaient en passant devant une église et où les enfants de Nexton Bello te demandaient sans cesse de les bénir (selon la coutume).

Et je dois relever combien j’ai été accueilli avec beaucoup de joie et de bienveillance tant par les sœurs de Casa-Forte à Récife que par ta petite communauté du Maranhao dans le Nord-Est.

Parfois, avec ton air calme et ta douceur, au milieu de ta mission parfois fatigante, tu me faisais penser à ta maman – ma grand-mère – qui a surmonté avec sérénité les difficultés de la vie.

L
Nova Mamoré 2006
’été lorsque tu revenais en congé en Valais, tu parlais à ta famille de ton amour et attachement pour le Brésil, aussi des conditions de vie et de transport dans les villages de l’intérieur, parfois un peu éprouvantes. Notre confort et nos petits soucis devaient te paraître bien éloignés de la réalité brésilienne.


Finalement, tu as quitté ce pays qui était devenu ta troisième patrie d’adoption après la France. Le retour a dû être rempli de nostalgie, mais le Seigneur t’a aidée à te réadapter à la vie européenne, et te voici maintenant dans une communauté fraternelle, au pied de ces belles Pyrénées, montagnes presque ! aussi belles que les Alpes Valaisannes de ton enfance. Et aujourd’hui, nous sommes heureux d’être avec toi, au Fousseret, pour fêter ton Jubilé.

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