Les régimes politiques de la France au 19ème





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Mgr Dupanloup : «Les écoles normales si puissantes pour le mal sont supprimées, l’instituteur remis sous surveillance immédiate et spéciale du curé... La funeste indépendance de l'instituteur vis-à-vis du curé disparaît donc. »

Victor Hugo : «Votre loi est une loi qui a un masque. C'est une pensée d'asservissement qui prend les allures de la liberté.»

Discours de Jules Ferry (1870) :

« Qu'est ce que d'abord l'égalité ? Est ce un mot vide de sens ? Est-ce une chimère ? L'égalité Messieurs, c'est la loi même du progrès humain ! Le siècle dernier a anéanti les privilèges, l’œuvre de notre temps n'est pas assurément plus difficile : faire disparaître la dernière, la plus redoutable des inégalités qui viennent de la naissance, l'inégalité d'éducation.

L'inégalité d'éducation est le plus grand obstacle que puisse rencontrer la création de mœurs vraiment démocratiques. Pour que la réforme démocratique se propage dans le monde, quelle est la première condition ? C'est qu'une certaine éducation soit donnée à celui qu'on appelait autrefois un inférieur, à celui qu'on appelle encore un ouvrier. »
Discours de Jules Ferry (vers 1882)

Il importe à une société comme la nôtre, à la France d'aujourd'hui, de mêler sur les bancs de l'école les enfants qui se trouveront un peu plus tard mêlés sous le drapeau de la Patrie. Il y a là pour la conservation et le développement de notre unité sociale des moyens d'autant plus puissants qu'ils s'appliquent à des esprits plus malléables et à des âmes plus sensibles.
Discours de Jules Ferry :

Dans les écoles confessionnelles, les jeunes reçoivent un enseignement dirigé tout entier contre les institutions modernes. On y exalte l’Ancien Régime et les anciennes structures sociales. Si cet état de choses se perpétue, il est à craindre que d’autres écoles se constituent, ouvertes aux fils des ouvriers et de paysans, où l’ont enseignera des principes diamétralement opposés, inspirés peut-être d’un idéal socialiste ou communiste emprunté à des temps plus récents, par exemple à cette époque violente et sinistre comprise entre le 18 mars et le 24 mai 1871. 
Loi Ferry du 28 mars 1882

Art. Premier - Un enseignement primaire comprend: l'instruction morale et civique; la lecture et l'écriture; la langue et les éléments de la littérature française; la géographie, particulièrement de la France; l'histoire, particulièrement celle de la France jusqu'à nos jours; quelques notions usuelles de droit et d'économie politique; les éléments de sciences naturelles, physiques et mathématiques, leurs applications à l'agriculture, à l'hygiène, aux arts industriels, travaux manuels et usage des outils des principaux métiers; les éléments du dessin, du modelage et de la musique; la gymnastique; pour les garçons les exercices militaires; pour les filles, les travaux à l'aiguille.

Art. 2 – Les écoles primaires publiques vaqueront un jour par semaine, en outre du dimanche, afin de permettre aux parents de leur donner, s’ils le désirent, à leurs enfants, l’instruction religieuse hors des édifices scolaires.

Art. 4 – L’instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes de six ans révolus à treize ans révolus. Elle peut être donnée soit dans des établissements d’instruction primaire ou secondaire, soit dans des écoles publiques ou libres, soit dans les familles…
Intervention de Mgr Freppel à la Chambre des députés, 21 décembre 1880

On se figure que le silence de l'instituteur sur la religion équivaut de sa part à un acte de neutralité : C’est là une pure chimère. Ne pas parler à Dieu de l'enfant pendant sept ans, alors qu'on l'instruit six heures par jour, c'est lui faire accroire positivement que Dieu n'existe pas, ou qu'on n'a nul besoin de s'occuper de lui.

L'instituteur se renfermera dans une abstention complète à l'égard des matières religieuses ! Mais, messieurs, sur ce point capital, l'abstention est impossible; car, suivant que l'on croit ou que l'on ne croit pas à l'existence de Dieu et à l'immortalité de l'âme, la pensée et la vie humaine prennent un tout autre cours. En pareil cas, et de la part d'un instituteur, le silence équivaut à la négation.
Article de L'Univers, 2 octobre 1882.

Dans l'école laïque, le crucifix et l'image de la Sainte Vierge ont été enlevés, les pieuses sentences, les préceptes de la morale chrétienne inscrits sur les murs ont été enlevés. Le maître a commencé sa classe sans invoquer le nom de Dieu: et si quelque écolier a fait, par habitude, le signe de la croix, il a été repris aussitôt et peut-être puni comme d'une faute. Pour le début, un commentaire sur la Déclaration des droits de l'homme, un éloge du régime républicain, a replacé la leçon de catéchisme et d'histoire sainte.
Le Monde, 25 mars 1882.

Les parents chrétiens peuvent-ils en conscience obéir à la loi sur l'enseignement obligatoire et laïque, et envoyer leurs enfants dans l'école où cette loi est appliquée ?
L'Univers du 11/09/1882. Ce journal catholique met en scène un paysan :

Puisque nous sommes en république, et que l'on dit que nous sommes en liberté, il n'est pas possible qu'on nous impose une loi qui nous rendrait esclaves… Dire qu'on n'est plus maître de ses enfants ! Voilà moi qui vas avoir besoin de mon garçon et de ma fillette tout le temps des foins. Ensuite, c'est la moisson et la vendange. Croyez-vous que je vas me priver de mes enfants quand j'ai tant besoin d'eux ? C'est moi qui enverrai promener le maître d'école s'il disait quelque chose.
Le Gaulois, 25 novembre 1880.

Des lycées de jeunes filles ? Pourquoi pas des casernes de jeunes filles ! La jeune fille française, élevée dans la protection vigilante de la famille, avait été préservée avec soin de l'éducation garçonnière et des brutalités de la science. Elle grandissait parmi les sourires et les joies, comme une fleur dans le soleil, dans une poétique ignorance des mystères des choses. Tout cela va disparaître. On va supprimer la jeune fille.
Intervention d’un sénateur, le comte Desbassayens de Richemont lors du débat sur les lycées de filles, 20/11/1880.

Eh bien ! Messieurs, c'est précisément dans cette voie qu'on se trouvera face à face avec un danger social impossible à méconnaître. Quelles sont en effet les nouvelles classes qu'on va solliciter ? Ce sont évidemment celles où les jeunes filles sont obligées de gagner leur vie par le travail de leurs mains. Ce sera un très triste service que vous leur rendez à elles-mêmes et un service au moins aussi détestable que vous rendrez à la société. Savez-vous ce que vous en ferez ? Vous en ferez une immense catégorie de déclassées, d'existences incomprises et incomplètes.
Une école républicaine et patriotique :
Discours de Paul Bert, Le Havre, 21 mars 1880 (Ministre de l’Instruction publique en 1881).

Oui, il faut que l'enfant connaisse l'organisation politique de son pays, et qu'en même temps il reçoive quelques notions sur son organisation sociale. L'enfant devra non seulement connaître l'état de la société mais aussi l'aimer, afin de se dévouer s'il est nécessaire, lorsqu'il sera devenu homme, pour la défendre. Que l'instituteur lui dise : « Personne ne te commande, excepté la Loi ! Ici nul n'est maître, sauf la Nation. Toi, tu fais partie de la Nation et, s'il y a dix millions d'électeurs, tu participes, pour ton dix-millionième, aux mêmes droits que tes concitoyens. »

L'instituteur devra faire remarquer à l'enfant la supériorité du régime démocratique sur le régime monarchique ; lui faire comprendre comment le premier est le règne de l'égalité et le second, le règne du privilège, l'un le régime du droit, l'autre le régime de l'arbitraire ; qu'à force de travail, il est le maître de sa destinée.
Extrait du Journal d'éducation pratique pour les instituteurs (1883) :

« Servir son pays est un devoir et un honneur. Les maîtres n'oublieront pas que c'est surtout par l'étude de l'histoire nationale, où se rencontrent si souvent les mots de patrie et de patriotisme, qu'ils arriveront à faire l'éducation de ce patriotisme. Montrer que les enfants, et les exemples de Bara et de Viala sont là pour le prouver, peuvent se dévouer pour la Patrie. Nous devons nous sacrifier pour la Patrie, nous ne sommes pas nés pour nous, mais pour elle.»
Ernest Lavisse, L’Enseignement de l'histoire à l'école primaire, 1912

Pour tout dire, si l'écolier n'emporte pas avec lui, le vivant souvenir de nos gloires nationales, s'il ne sait pas que ses ancêtres ont combattu sur mille champs de bataille pour de nobles causes, s'il n'a point appris ce qu'il a coûté de sang et d'efforts pour faire l'unité de notre patrie et dégager ensuite du chaos de nos institutions vieillies les lois qui nous ont fait libres; s'il ne devient pas un citoyen pénétré de ses devoirs et un soldat qui aime son fusil, l'instituteur aura perdu son temps.

La dernière classe, Conte du Lundi, Alphonse Daudet (1873) :

Ce matin-là, j'étais très en retard pour aller à l'école, et j'avais grand'peur d'être grondé, d'autant que M. Hamel nous avait dit qu'il nous interrogerait sur les participes, et je n'en savais pas le premier mot. (...) Par la fenêtre ouverte, je voyais mes camarades déjà rangés à leurs places, et M. Hamel qui passait et repassait avec la terrible règle en fer sous le bras. Il fallut ouvrir la porte et entrer au milieu de ce grand calme. Vous pensiez si j'étais rouge et si j'avais peur !

Eh bien, non. M.Hamel me regarda sans colère et me dit très doucement : " Va vite à ta place, mon petit Frantz; nous allions commencer sans toi." J'enjambais le banc et je m'assis tout de suite à mon pupitre. Alors seulement, un peu remis de ma frayeur, je remarquai que notre maître avait sa belle redingote verte qu'il ne mettait que les jours d'inspection ou de distribution des prix. (...) M. Hamel nous dit " Mes enfants, c'est la dernière fois que je vous fais la classe. L'ordre est venu de Berlin de ne plus enseigner que l'allemand dans les écoles d'Alsace et de la Lorraine. Le nouveau maître arrive demain. Aujourd'hui c'est votre dernière leçon de français. Je vous prie d'être bien attentifs."

Ces quelques paroles me bouleversèrent... Ma dernière leçon de français ! Et moi qui savais à peine écrire... Comme je m'en voulais maintenant du temps perdu, des classes manquées. C'est comme M. Hamel. L'idée qu'il allait partir, que je ne le verrais plus me faisait oublier les punitions, les coups de règle. C'est en l'honneur de cette dernière classe qu'il avait mis ses beaux habits du dimanche...

J'en étais là de mes réflexions, quand j'entendis appeler mon nom. C'était à mon tour de réciter. Je restai debout, le cœur gros, sans oser lever la tête. J'entendais M. Hamel qui me parlait: " Je ne te gronderais pas, mon petit Frantz, tu dois être assez puni... Voilà ce que c'est. Tous les jours on se dit : Bah ! J’ai bien le temps. J'apprendrais demain. Et puis tu vois ce qui arrive... Alors, M. Hamel se mit à nous parler de la langue française, disant que c'était la plus belle langue du monde... Puis, il prit une grammaire et nous lut notre leçon. J'étais étonné de voir comme je comprenais. Tout ce qu'il disait me semblait facile, facile... Tout à coup l'horloge de l'église sonna midi... M. Hamel se leva tout pâle. " Mes amis dit il, mes amis, je ... je ..." Il ne pouvait pas achever sa phrase. Alors il se tourna vers le tableau, prit un morceau de craie et, il écrivit aussi gros qu'il put : « Vive la France ! »




Les opposants à la République triomphante :
La République selon Jean Jaurès : Introduction à l'histoire socialiste, 1902.

" En fait la Révolution française a abouti. Ce qu'il y avait en elle de plus hardi et de plus généreux a triomphé. Maintenant sous la forme républicaine, c'est bien le peuple qui gouverne par le suffrage universel. Mais il ne sait pas l'employer ( ... ). Nous considérons la Révolution française comme un fait immense, mais elle n'est pas à nos yeux un fait définitif. (...) La Révolution française a proclamé les Droits de l'homme, mais les classes possédantes ont compris sous ce mot les droits de la bourgeoisie et du capital."-
Affiche reproduite dans le journal l’Action française, n°3, 23 mars 1908.

L’Action française est le journal des bons citoyens désabusés de la République, ralliés à la Monarchie…

Ils savent ce qu’ils veulent, ils le veulent sérieusement. On a fait tant de révolutions pour le mal ! Une révolution pour le bien ne leur fait pas peur…

La République c’est le Mal.

La République est le gouvernement des juifs, des juifs traites comme Dreyfus, des juifs corrupteurs du peuple et persécuteurs de la religion catholique, comme l’inventeur de la loi du divorce et le juif inventeur de la loi de Séparation.

La République est le gouvernement des pédagogues protestants qui importent d’Allemagne et de Suisse un système d’éducation qui abrutit et dépayse le cerveau des jeunes français.

La République est le gouvernement des francs-maçons, qui n’ont qu’une haine, l’Église.

La République est le gouvernement de ces étrangers plus ou moins naturalisés, ou métèques, qui ces jours-ci souilleront du cadavre de leur Zola, le Panthéon désaffecté. Ils accaparent le sol de la France, ils disputent aux travailleurs de sang français leur juste salaire. […]

Vous lirez tous l’Action française qui dira chaque jour, non seulement les maux publics, mais le moyen le plus sûr, le moyen radical, l’unique moyen de terminer les misères de la patrie.

Jeter à bas la République ! Proclamer le Duc d’Orléans.
« Qu’elle était belle la république sous l’Empire ! »

En 1832, une révolte éclate à Paris. Ces insurgés veulent instaurer la République. Enjolras, le chef des révolutionnaires monte sur la barricade et s’adresse à ses compagnons.

Enjolras était debout sur l'escalier de pavés, un de ses coudes sur le canon de sa carabine. Il songeait. Tout à coup, il dressa la tête, ses cheveux blonds se renversèrent en arrière, ce fut comme une crinière de lion, et Enjolras s'écria :

  • Citoyens, vous représentez-vous l'avenir ? Plus de haines, pour tous le droit, sur tous la paix, plus de sang versé, plus de guerres, les mères heureuses !

Courage, et en avant ! Citoyens, quoi qu'il arrive aujourd'hui, par notre défaite aussi bien que par notre victoire, c'est une révolution que nous allons faire.

L’instruction gratuite et obligatoire, le droit à l'alphabet, c'est par là qu'il faut commencer. L'école primaire imposée à tous, l'école secondaire offerte à tous. De l'école identique sort la société égale.

Citoyens, le dix-neuvième siècle est grand, mais le vingtième siècle sera heureux. On n'aura plus à craindre, comme aujourd'hui la famine, l'exploitation, la prostitution par détresse, la misère par chômage. On sera heureux.

Amis, l'heure où nous sommes et où je vous parle est une heure sombre. Une révolution est un péage.
Les révolutionnaires manquent de munitions et Gavroche sort pour en chercher, mais il est repéré par les soldats du roi.
Il rampait à plat ventre, galopait à quatre pattes, prenait son panier aux dents, se tordait, glissait, ondulait, serpentait d’un mort à l’autre et vidait la cartouchière comme un singe ouvre une noix.

De la barricade dont il était encore près, on n’osait lui crier de revenir, de peur d’appeler l’attention sur lui. Au moment où Gavroche débarrassait de ses cartouches un sergent gisant au sol, une balle frappa le cadavre.

  • Fichtre ! Fit Gavroche. Voilà qu’on me tue mes morts.

Une deuxième balle fit étinceler le pavé à coté de lui, une troisième renversa son panier. Gavroche regarda, et vit d’où venait le tir. Il se dressa tout droit, debout, les cheveux au vent, les mains sur les hanches, l’œil fixé sur les soldats qui tiraient, et il chanta :

On est laid à Nanterre, c’est la faute à Voltaire

Et bête à Palaiseau, c’est la faute à Rousseau.

Puis il ramassa son panier, y remit sans en perdre une seule, les cartouches qui en étaient tombées, et avançant vers les soldats, alla dépouiller une cartouchière. Là, une quatrième balle le manqua encore. Gavroche chanta :

Je ne suis pas notaire, c’est la faute à Voltaire,

Je suis petit oiseau, c’est la faute à Rousseau.

Une cinquième balle ne réussit qu'à tirer de lui un troisième couplet :

Joie est mon caractère, misère est mon trousseau,

C'est la faute à Voltaire, c'est la faute à Rousseau.

Cela continua ainsi quelque temps. Le spectacle était épouvantable et charmant. Gavroche fusillé, taquinait la fusillade. Il avait l'air de s'amuser beaucoup. Il répondait à chaque décharge par un couplet. On le visait sans cesse, on le manquait toujours. Les soldats riaient en l'ajustant.

Il se couchait, puis se redressait, s'effaçait dans un coin de porte, puis bondissait, disparaissait, reparaissait, se sauvait, revenait, ripostait à la mitraille par des pieds de nez, et cependant pillait les cartouches, vidait les cartouchières et remplissait son panier.

La barricade tremblait; lui, il chantait. Une balle pourtant, mieux ajustée ou plus traître que les autres, finit par atteindre l'enfant. On vit Gavroche chanceler, puis il s'affaissa. Un long filet de sang rayait son visage, il éleva ses deux bras en l'air, regarda du côté d'où était venu le coup, et se mit à chanter :

Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire,

Le nez dans le ruisseau, c'est la faute à...

Il n'acheva point. Une seconde balle du même tireur l'arrêta court. Cette fois il s'abattit la face contre le pavé, et ne remua plus. Cette petite grande âme venait de s'envoler.

Extrait des Misérables de Victor Hugo, 1862

Le statut de la femme :

Extraits de " l' Histoire du féminisme français du Moyen âge à nos jours " de Maîte Albistur ( 1977 ) :

Le Code civil consacre le principe d'infériorité de la femme. L'homme lui est supérieur jusque dans la mort. Pour la femme mariée et la veuve mère de famille, le code instaure l'absolutisme marital. Nul n'ignore l'article 213 : " la femme doit obéissance à son mari." C'est lui qui fixe la résidence du couple...

Le mari exerce un droit de contrôle sur sa correspondance. L'autorisation du mari est obligatoire pour accepter une succession ou bien exercer un métier. L'époux peut disposer librement du salaire de sa femme. Même mort, le mari continue d'exercer sa puissance d'outre tombe. Le mari, avant de décéder, peut imposer un " conseil spécial " à la veuve. Est-elle enceinte ? Un " curateur au ventre " est nommé.

En cas de remariage, la veuve est soumise à la décision du conseil de famille (art 395). Assimilée aux fous et aux mineurs par l'article 1124, la femme n'a pas d'existence propre sur le plan juridique. Elle ne se définit que par rapport à son mari. Elle perd son patronyme en se mariant.
Extrait d'un discours d'un député français vers 1860 :

« Au point de vue physique, moral et social, le travail des femmes doit être énergiquement condamné comme principe de dégénérescence de la race. La femme a reçu de la nature des fonctions déterminées; sa place est dans la famille. A elle d'élever l'enfant pendant son premier âge. La mère seule est capable de remplir cette tache. D’autre part, la femme est le lien, l'attrait qui retient l'homme à la maison, lui donne l'habitude de l'ordre et adoucit ses mœurs. Telles sont ses fonctions, tel est son travail. »
La place de la femme selon le syndicat CGT, fédération des industries chimiques, 1920 :

Dans une société qui devrait être bien faite, la femme compagne d’un homme, est faite d’abord pour faire des enfants, ensuite pour les débarbouiller, tenir son ménage en état de propreté, éduquer son petit, s’instruire en l’instruisant et rendre l’existence de son compagnon la plus heureuse possible de façon à lui faire oublier l’exploitation monstrueuse dont il est victime. Pour nous voilà son rôle social.
Les grandes dates de l’histoire des femmes


1909

Loi sur un congé maternité de 8 semaines

1967

Loi autorisant la contraception (Pilule)

1938

L’épouse n’est plus tenue au devoir d’obéissance à son mari

1970

L’autorité parentale remplace l’autorité paternelle

1944

Droit de vote et d’éligibilité pour les femmes

1975

Loi autorisant l’avortement (IVG)

1946

La Constitution affirme l’égalité sexuelle dans tous les domaines

1983

Loi sur l’égalité professionnelle entre les sexes

1966

L’épouse peut exercer une profession sans l’autorisation maritale

1999

Loi sur la parité en politique 


Instruction pour les filles :

1867 : école primaire de filles dans les communes de plus de 500 hab. et enseignement secondaire féminin (Cours publics payants)

1880 : Lycée de jeunes filles (1802 pour les garçons)

1924 : enseignement identique à celui des garçons (accès normal au Bac)
Portrait de la famille bourgeoise au 19ème : La famille Stamaly, tableau de Dominique Ingres de 1818







8970.doc 04/10/2017
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