La vie culturelle sous Vichy





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9 Ainsi, dans le Dernier Métro de Truffaut le le journaliste félon a été inspiré par Alain Laubreaux (alias Michel Daxiat) qui signait dans Je suis partout .Dans un film méconnu, très personnel que Sacha Guitry a réalisé en 1943, Donne Moi Tes Yeux, scénario original et non adaptation d’une de ses pièces, un sculpteur fait visiter à un de ses amis une salle de musée remplie, comme il le dit, « de chefs d’œuvres d’une espèce particulière ». De Rodin, Courbet, Daumier, Cézanne, Sisley, Renoir, Pissarro, Claude Monet. Ils ont tous une chose en commun, d’avoir été créés en 1871. « L’année de la défaite ? » dit l’ami du sculpteur qui répond : « Oui, et l’on peut considérer que ces œuvres tiennent lieu de victoire. »


10 Brièvement, l’action des Visiteurs du soir se passe au Moyen-Âge. Le film met en scène la jeune Marie Déa dans le rôle d’Anne, la fille du baron Hugues (Fernand Ledoux). Anne est sur le point de se marier avec Renaud (Marcel Herrand), un homme plus vieux qu’elle et qu’elle n’aime pas, ce dernier s’intéressant uniquement à l’art de la guerre et de la chasse. Le jour de ses fiançailles, Anne tombe amoureuse de Gilles (Alain Cuny), un ménestrel, qui est en réalité un damné envoyé sur terre par le diable pour compromettre le mariage d’Anne et de Renaud. Gilles, qui croyait son cœur à jamais déserté par l’amour, tombe aussi amoureux d’Anne, qui s’offre alors à lui. Cette passion n’étant pas du goût du Diable, ce dernier vient sur terre et fait enfermer Gilles dans les geôles du château, avant de proposer un pacte à Anne : si elle consent à lui appartenir, il rendra sa liberté à Gilles. Anne feint d’accepter le pacte pour sauver celui qu’elle aime mais une fois Gilles libéré, elle révèle au diable qu’elle lui a menti et part rejoindre son amant. Le Diable, ne supportant pas cet affront, transforme les deux jeunes gens en statues de pierre, croyant ainsi éradiquer à jamais leur amour, avant d’entendre leurs cœurs qui continuent de battre sous la pierre, le défiant ainsi jusque dans la mort.

11 L’exemple le plus frappant est la scène très forte, très caustique, très âpre de la visite aux pauvres dans Douce, scène qui se termine par un dialogue célèbre : « Je vous souhaite la patience et la résignation », dit Marguerite Moreno, reprenant à son compte deux des mots rabâchés par le Maréchal Pétain. Ce à quoi le métayer répond « Souhaitez-lui plutôt l’impatience et la révolte ». La séquence fut d’ailleurs coupée après quelques semaines d’exploitation par la Commission de Censure et rétablie à la Libération.

12 Greven produit une des œuvres marquantes de la période, Le Corbeau de Clouzot qui s’oppose tellement au genre de cinéma que souhaitait le ministre allemand que cela paraît presque de la provocation. Le Corbeau aborde en effet un nombre de thèmes incroyablement audacieux : la délation bien sûr et les lettres anonymes, allusions périlleuses à des pratiques fort en cours sous l’Occupation, mais aussi l’avortement, sujet tabou. Sans parler du désir sexuel traité avec une force et une maturité qu’on retrouve dans très peu de films de la décennie, tous pays confondus.


13 avec Sully Prudhomme, Saint-Pol-Roux, Anna de Noailles et certains aspects d’Apollinaire, de la lignée de la cérébralité et du travail formel mallarméen avec Paul Valéry (Charmes, 1929).

14 comme Blaise Cendrars (Les Pâques à New York, 1912 - La Prose du Transsibérien, 1913), Guillaume Apollinaire (Alcools, 1913 - Calligrammes, 1918), Victor Segalen (Stèles, 1912), Max Jacob (Le cornet à dés, 1917), Saint-John Perse (Eloges, 1911 – Anabase, 1924, avec une œuvre prolongée dans la durée par exemple Amers en 1957) ou Pierre Reverdy (Plupart du temps, 1945, regroupement des poèmes de 1915-1922) qui explorent " l'Esprit nouveau ".

15 Les poètes majeurs de cette mouvance surréaliste sont André Breton, le théoricien du mouvement avec le Manifeste du Surréalisme en 1924, Paul Éluard (Capitale de la douleur, 1926), Louis Aragon (Mouvement perpétuel, 1925), Robert Desnos (Corps et biens, 1930), Philippe Soupault (Les Champs magnétiques, 1920, en collaboration avec André Breton) ou Benjamin Péret (Le grand jeu, 1928), auxquels on peut associer des peintres comme Dali, Ernst, Magritte ou Miro.

16 Le roman d'approfondissement psychologique initié par Maurice Barrès ou Paul Bourget, va trouver deux maîtres avec Marcel Proust et son œuvre fondatrice sur la fonction du roman et le jeu de la mémoire (A la Recherche du temps perdu, 1913-1927), et André Gide, également poète (Les Nourritures terrestres, 1895) et autobiographe (Si le grain ne meurt, 1920-1924).

17 "[...] Laval ne lui demandait même pas de rentrer [...]. Il est parti par le même bateau que l'ambassade. On ne voulait pas de lui à Vichy et on lui a tenu rigueur de son abandon de poste. Il était victime des richesses de sa femme. Pour les récupérer, il s'est fait nommer ministre de Vichy à Bucarest. Puis, quand les troupes russes se sont approchées, il a chargé un train entier de tableaux et d'objets d'art et l'a envoyé en Suisse. il s'est fait ensuite nommer à Berne, pour s'occuper du déchargement."(Charles de Gaulle, 20 mai 1962, cité par Alain Peyrefitte in C'était de Gaulle, Fayard, tome I, 1994, p.148)

18 A ce recueil capital, il convient d'adjoindre les Billets à Francis Curel, datés des années 1941 à 1948 et recueillis dans Recherche de la base et du sommet. Compléments indispensables à la lecture des Feuillets d'Hypnos, ces documents éclairent de l'intérieur cette expérience fondatrice que fut pour Char celle de la Résistance : refus de publier durant l'Occupation, dénonciation du nazisme et de la collaboration française, interrogations aigües et douloureuses sur son action et ses missions, prise de distance sitôt la guerre terminée.


19 (président-fondateur de la fédération française et de la fédération internationale de Pelote Basque, député et membre du PSF) : ministre d'État en mai 1940 puis secrétaire d'État de juin à septembre 1940 (postes : Anciens combattants et Famille, Jeunesse et Famille).

20 (ancien tennisman international de renommée mondiale, membre du PSF ) : 1er Commissaire général au sport d'août 1940 à avril 1942.

21 (ancien joueur de rugby et champion de France avec Perpignan) : directeur des sports sous J. Borotra puis second commissaire général au Sport (avril 1942 - juillet 1944).



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