Peu après sa naissance, son père décède, la famille regagne Paris et sa mère devient professeur de chant au conservatoire





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DANIELLE DARRIEUX :

Madame De…


Danielle Darrieux naît à Bordeaux le premier Mai 1917.

Peu après sa naissance, son père décède, la famille regagne Paris et sa mère devient professeur de chant au conservatoire.


Danielle y suivra les cours de chant, de violoncelle et de piano même si secrètement elle aurait préféré souffler dans un saxo.

La famille ne roule pas sur l’or, et la jeune adolescente n’hésite pas à se chercher de petits boulots pendant ses vacances pour aider sa mère à faire bouillir la marmite.

Danielle a un frère : Olivier.

C’est comme cela, en cherchant de petits jobs de vacances qu’elle poussera un jour la porte des studios d’Epinay en réponse à une annonce dans le journal pour ce qui ne s’appelle pas encore un casting.

Danielle a 14 ans, le film s’appelle « Le Bal », un bal qui d’ailleurs n’aura pas lieu, le film racontant uniquement les préparatifs du bal en question.

Pour la jeune Danielle, par contre, c’est la fête !


Elle obtient le rôle, gagne l’estime et l’amitié de toute l’équipe avant de gagner le cœur du public.

Pendant le tournage, elle fredonne entre les prises, et il et décidé d’ajouter une chanson, interprétée par Danielle, bien entendu, à l’intrigue (si j’ose dire) du film.


Danielle est fraîche, naturelle et spontanée, elle « passe » magnifiquement à l’image.

Le public est sous le charme, tout le monde fredonne sa chanson et la jeune fille est toute fière de ramener son cachet à sa mère.

Ce qui devait être un simple petit boulot occasionnel va durer près de 80 ans !

Et Danielle Darrieux vient de poser le premier jalon de la plus longue carrière féminine de toute l’histoire du cinéma si ce n’est celle de la bien moins célèbre Monique Melinand !

Mickey Rooney détenant le même record chez les messieurs.

En attendant, les bienheureux producteurs du « Bal » n’ont pas l’intention de laisser filer leur jeune découverte et lui offrent un contrat de cinq ans.


Danielle Darrieux se destinait comme sa mère à une carrière musicale, le violoncelle avait fini par avoir sa préférence et elle n’avait jamais pris le moindre cours de comédie.

Par contre, entre deux prises du film, pendant les longues heures d’attente, Danielle, sage et studieuse faisait ses gammes et ses vocalises.

Histoire d’être prête à entamer sa vraie carrière quand cette récréation cinématographique allait s’arrêter.

La jeune fille a une voix cristalline très particulière, un peu haut perchée mais menée avec maîtrise, ses notes ne sont pas tombées dans des oreilles de sourds !


Michèle, Micheline et Danielle
Danielle devient l’idole des foules, elle interprète des gamines délurées dans des comédies musico-sentimentales ou des pauvresses malmenées dans de sombres drames.


Mademoiselle Carven habille Danielle
« Danielle Darrieux, une petite fée que l’on sait capricieuse et gâtée mais que l’on aime précisément pour cela. Ce sont ses défauts qui lui donnent ses qualités »

Une petite figurante se souvient d’un de ces tournages :

 « Il faisait une chaleur de four, tout le monde transpirait à grosses gouttes, rien ne marchait comme il fallait, la tension montait.

Danielle Darrieux, la vedette du film était là, stoïque, coiffée, maquillée, attendant comme les autres.

Elle ne transpirait pas, ne donnait aucun signe d’impatience ou de nervosité.

Elle était la seule.

Il faisait au moins 40°

Elle semblait capter toute la lumière, comme si celle-ci était attirée par elle.

Soudain, elle se mit à chanter, comme ça, pour son plaisir, un air à la mode et toute la mauvaise humeur générale retomba d’un coup »
Hé oui, Michèle Morgan a bonne mémoire et elle aussi a été figurante.

En principe, dans un film, Danielle Darrieux DOIT chanter comme c’est d’ailleurs le cas pour Jean Gabin à l’époque !


Dans les années 60, une journaliste demandera à l’actrice pourquoi elle chante dans tous ses films.

« Chanter ? Quel mot ! Fredonner tout au plus, je ne sais pas pourquoi, une habitude que les producteurs ont prise, je présume ! ».

A un autre qui lui était moins sympathique et qui lui demandait si elle avait des envies de carrière de chanteuse elle fit une réponse bien dans son style : « Quand j’ai des envies, je ne les crie pas sur les toits ! »

Elle partage l’affiche avec les plus grands noms du cinéma Français et le jeune premier Albert Préjean devient son partenaire attitré pour six films.


Son frère Olivier va tenter de se tailler une place de jeune premier dans l’ombre de sa sœur, mais sans succès.

Elle est copiée par toutes les jeunes filles, elle fait courir les foules, Billy Wilder écrit pour elle, elle sera sa première interprète. Anatole Litvak la dirige, Hollywood lui fait un pont d’or (la bagatelle de 40.000 $, tous frais payés et impôts déduits pour un seul film !) Mais malheureusement la distribue dans un film que Katharine Hepburn ou Carole Lombard avaient dû refuser.


«  Rage of Paris » avec Douglas Fairbanks et l’excellente Helen Broderick qui lance des répliques d’anthologie pour sauver l’ensemble.

La Logeuse de Danielle Darrieux : «  Elle n’a pas payé son loyer, mais j’ai besoin de l’argent, il faut bien que je vive ! »

Helen Broderick : « Pourquoi ? »

Un convive dans un dîner chic : «  J’adore la chasse à courre, mais il faut se lever tôt ! »

Hélène : « Oui, il faut se lever tôt pour capturer le renard et se coucher tard pour choper un vison ! »

A la fin des années 30, les vingt plus gros succès du box office Français sont vingt films avec Danielle Darrieux en tête d’affiche.

Elle est parfois relativement limite dans ses interprétations comme dans « Mademoiselle ma Mère » mais est extraordinaire dans « Retour à l’Aube »


En 1935, Henri Decoin avait fait appel à Danielle Darrieux pour être le « Domino Vert ».

Le réalisateur va épouser son actrice et la diriger dans ses meilleurs films de cette période.

LA décision matrimoniale fut prise avec célérité car entre la première rencontre et le premier jour de tournage le couple se sera marié.

En 1936, déjà grande vedette elle est littéralement déifiée avec « Port Arthur » Le film du supplice pour la jeune actrice. Elle y joue une eurasienne et pour lui brider les yeux elle passe des heures au maquillage. On lui colle sur les tempes une gaze très fine dont on noue les bouts derrière sa tête sous la perruque brune du personnage. Ce stratagème étire presque exagérément ses yeux vers les tempes et forcément bride son regard à ravir. Dès la sortie du film toutes les petites françaises essaieront désespérément de se crayonner le regard à la « Port Arthur »

Elles ont loin d’imaginer le supplice subi par l’actrice durant des semaines.

Au bout de quelques jours de ce traitement, la peau des temps de l’actrice est à vif avant de s’arracher. Danielle Darrieux tournera son drame amoureux le maquillage directement posé sur ses chairs à vif. Non seulement elle tourna sans se plaindre comme si elle ne souffrait pas mais n’en parla jamais. Son calvaire sera dévoilé par son auteur le maquilleur. On le voit à cette anecdote elle n’était déjà plus cette « petite poupée gâtée et capricieuse » du cinéma français mais une grande une authentique professionnelle. Elle n’avait pas 20 ans.


Comme la plupart des acteurs Français de l’époque, Danielle Darrieux travaille régulièrement avec la « Continental » firme Allemande.

Elle vient de tourner « Premier Rendez-vous » sous la direction de son mari avec le très beau jeune premier Louis Jourdan.

Les choses se précipitent et le film sera la première charnière importante dans la carrière de Danielle Darrieux que toute la France appelle familièrement DD.

Elle divorce très amicalement avec Henri Decoin et tombe follement amoureuse du très beau Porfirio Rubirosa, fils de dictateur dominicain en 1942.



L’Allemagne envahit la France, la production cinématographique s’arrête, les films étrangers ne sont plus distribués, « Premier Rendez-vous » est un des premiers films à être sorti après l’invasion Allemande.

Le public Parisien le voit et le revoit une, deux, dix, vingt fois !

La chanson du film est sur toutes les lèvres.

Danielle l’idole de la France sous l’occupation.

Tous les acteurs sous contrat avec la Continental gagnent la zone libre avant de gagner l’Amérique.

Gabin, Morgan, Jourdan sont partis.

Danielle compte elle aussi s’embarquer, mais la Continental la rappelle à l’ordre !

Sous prétexte d’espionnage, son mari a été arrêté par la gestapo, il serait en camp de concentration.

Le chantage est clair : Si Danielle Darrieux gagne l’Amérique, elle sera veuve, si la vedette n’est pas docile et obéissante, Porfirio Rubirosa sera fusillé.

C’est ainsi que Danielle Darrieux effectue, le visage décomposé, un voyage à Berlin au nom de l’amitié Franco-allemande.

Ce voyage lui vaudra bien des déboires à la libération et ternira pour longtemps son image de marque aux yeux de toute une génération du public Français.

Arletty en particulier n’avait jamais cru un traitre mot à cette histoire de chantage !

Porfirio Rubirosa réussira à se libérer, Danielle Darrieux va se retrouver en résidence surveillée en Suisse et regagnera Paris sous une fausse identité.

Le couple ne résiste pas aux tumultes de la libération. Ils divorcent.


Les années guerre : plus de chauffage
Rubirosa gagnera la Californie et l’accueillante Hollywood où il aimera à titiller les stars les plus spectaculaires.

Zsa Zsa Gabor et Kim Novak en tête.

Cette petite manie tenait de famille, le père de ce don juan vivant lui aussi une liaison avec la diva Italienne exilée Doris Duranti.

Danielle pour sa part ne reviendra pas sur ces années noires lors de ses futures interviews.

Danielle est sur scène en 1945 avec « Tristan et Yseult », mais il faut attendre 1947 pour la retrouver vraiment au cinéma dans « Ruy Blas. » de Jean Cocteau avec Jean Marais.


Elle n’aime guère son personnage de reine d’Espagne : « C’est une emmerdeuse, qu’elle fiche le camp avec son Ruy Blas ! »

Danielle a travaillé son image et refuse de renouer avec les personnages ayant fait sa gloire, toutes ces jeunes écervelées larmoyantes.

Elle a bien essayé avec « Adieu Chérie » qui reprenait les bons vieux filons d’avant guerre mais le charme n’agit plus.

Essentiellement parce que Danielle elle-même n’y croit plus.

Comme pour Gabin la période de l’après guerre n’est guère florissante même si, heureusement pour elle, son purgatoire sera moins long !

« Darrieux s’ennuie et nous ennuie. Darrieux n’est plus une drôle de gosse aujourd’hui elle se cherche au risque de nous perdre. On nous avait promis qu’avec sa Marceline de « Jean de la Lune » nous retrouverions notre Danielle mais c’est hélas une promesse en l’air et le film une mesure pour rien »
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