Avant-propos





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Luca de Paris

Le Microbe Bouc-Émissaire


De Pasteur au sida : un siècle et demi de dérive médico-scientifique sous l’ère industrielle




Aaron posera les deux mains sur la tête et confessera à sa charge toutes les fautes des enfants d'Israël, toutes leurs transgressions et tous leurs péchés. Après en avoir ainsi chargé la tête du bouc, il l'enverra au désert sous la conduite d'un homme qui se tiendra prêt, et le bouc emportera sur lui toutes les fautes dans un lieu aride (Lévitique, 16, 5-10).

 

«Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux.» (Guy Debord, La Société du spectacle, 1967).

Avant-propos


Vous pourrez trouver les liens des pages internet mentionnées sur la page : http://lucadeparis.free.fr/mbe.htm, ce qui permettra une navigation facilitée sans avoir à les recopier depuis le texte/livre, et permettra une réactualisation.

Dans toutes les citations, c’est moi qui souligne. Je peux indiquer (sinon conseiller), une lecture paresseuse, mais édifiante, en se contentant de ces passages soulignés qui sont en soi édifiants, avant de lire leurs entours.

Introduction


Le concept de microbe bouc-émissaire m’est apparu le 26 novembre 2001 lorsque j’ai lu ces deux passages du livre collectif Faut-il avoir peur des vaccinations?, sous la direction de Sylvie Simon :

«Se prendre en charge et se découvrir partie prenante n'est pas aussi commode, évidemment, que de faire porter sur un agent extérieur la cause de tous nos déboires, qu'ils soient physiologiques, psychologiques ou simplement logiques. C'est ce qui explique - en partie - le succès de la thèse pasteurienne par rapport à celle d'Antoine Béchamp, par exemple. C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles le premier a connu la gloire, tandis que le second demeure pratiquement inconnu. Pour Louis Pasteur, en effet, des entités autonomes infiniment petites et pathogènes viennent assaillir et perturber un pauvre patient, qui, en apparence, n'est aucunement responsable de l'agression. Antoine Béchamp, lui, affirme que la présence observable de micro-organismes chez un sujet résulte de l'affaiblissement d'un état biologique. Ils apparaissent non pas comme la cause, mais comme le résultat d'un métabolisme rendu déficient.» (Marie Nonclercq; p. 18).

«Pour revenir à la vaccinologie, une approche épistémologique, incluant les facteurs politiques et socio-économiques du siècle dernier, peut nous aider à comprendre le succès immédiat de la théorie vaccinale, malgré son empirisme et ses dangers, et sa pérennité malgré l'évidence de ses échecs. Elle nous permet de saisir pourquoi il était tellement important que Pasteur ait raison, malgré ses très nombreux détracteurs, des hommes moins impliqués sur le plan politique et économique, tel le Professeur Antoine Béchamp qui propose à la même époque une interprétation radicalement différente de la nature et des fonctions microbiennes. Béchamp fut écarté, et bien d'autres après lui, car Pasteur était s médiatique et bien mieux placé pour redresser la situation d'une nation particulièrement éprouvée par les guerres civiles et militaires, sommée de trouver des boucs émissaires pour expliquer la misère du prolétariat, né de l'industrialisation.» (p. 36-37, Éric Ancelet).

J’écrivais alors : « Leur explication du succès de Pasteur est très intéressante et plausible: il a indiqué un bouc émissaire des maladies: le petit microbe muet, et détourné l'attention de divers éléments nouveaux et néfastes de l'écosystème contemporain: l'alimentation, le travail, l'industrie et ses nouveaux produits, la pollution, etc. »

J’étais préparé à réagir à ces passages par un intérêt de plus douze ans à l’œuvre de René Girard, lui-même précédé par ma certitude en la négligence des causes imitatives de nos comportements, ce que j’appelais le « socioculturel ». Malgré un certain succès, celui-ci n’est toujours pas à la mesure de l’importance de l’œuvre du plus grand anthropologue culturel, car la constitution de nos sociétés sur l’imitation et le mécanisme du bouc-émissaire sont des vérités qui dérangent les personnes qui veulent rêver et les élites qui veulent les manipuler.

Ensuite, en ayant été cobaye pharmaceutique, j’ai constaté que les protocoles « scientifiques » étaient parfois peu rigoureux. J’ai par la suite découvert l’affaire Beljanski, dont les traitements étaient pris par le président de la France François Mitterrand contre son cancer alors qu’ils n’étaient pas autorisés à la population. En suivant un procès de protagonistes de ces traitements, j’ai découvert d’autres affaires et ai compris que la négligence de découvertes scientifiques était d’une généralité de notre époque comme avant, avec des noms comme Loïc Le Ribault, Jean Solomidès, Royal Raymond Rife, George Lakhovski, Antoine Prioré, etc.1.

Sur la causalité virale du sida, j’ai d’abord lu en 2001 Le Temps du sida de Michel Bounan, qui insiste sur les cofacteurs sans nier l’existence d’un VIH, et le relisant dans sa seconde édition, j’ai l’idée d’écrire Le Virus bouc-émissaire le samedi 26 mas 2005. Entretemps, j’avais parcouru le site www.sidasante.com de Mark Griffith, qui niait la causalité virale. J’ai achevé d’être convaincu en lisant en 2008 Les Dix plus gros mensonges sur le sida d’Etienne de Harven.

Il y a ensuite eu en 2009 cette massive campagne publicitaire pour culpabiliser les parents qui ne vaccinaient pas leur fille contre le papillomavirus, ceci juste après le prix Nobel 2008 de médecine qui couronnait son promoteur conjointement aux deux découvreurs reconnus du « VIH », Françoise Barré-Sinoussi et son patron Luc Montagnier.

« découverte a été essentielle à la compréhension actuelle de la biologie de cette maladie et à son traitement antirétroviral » selon le Prix Nobel (Wikipedia Luc Montagnier). Pourquoi avoir parlé du traitement anti rétroviral qui ne sera qu’ultérieur?

Puis, ce qui fut le déclencheur de ma motivation, c’est ma traversée de l’Afrique en 2010, avec cette publicité omniprésente sur le sida, les véhicules tout terrain rutilants des organisations de « lutte contre le sida », qui me semblaient s’aider qu’aider autrui.

Avec tous ces éléments, il m’a enfin semblé utile et nécessaire de faire un livre plus global, qui rendrait compte de tout le système à l’œuvre, et nécessaire aussi d’être plus convainquant en expliquant comment ce système s’est mis en place.

Surtout, j’ai voulu faire un livre accessible à tous. La plupart des livres étant écrits par des spécialistes, ils n’expliquent pas assez de quoi ils parlent pour être compris. J’ai donc introduit des définitions et un historique pour être bien compris.
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