Littérature québécoise





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Honoré Beaugrand

1848-1906


La chasse-galerie

Légendes canadiennes

La Bibliothèque électronique du Québec

Collection Littérature québécoise

Volume 2 : version 2.0

H
enri Julien (1852-1908)

Canot d'écorce qui vole, scène de la chasse-galerie

vers 1906. Musée du Québec.

« Henri Julien fait ses premières armes pendant l’expédition de la Rivière-Rouge, en 1871. Il n’a pas vingt ans, et déjà il est caricaturiste et animalier. De retour à Montréal, il est embauché par le directeur d’une revue illustrée, ensuite par le rédacteur d’un grand journal politique. De 1872 à 1908, date de sa mort, il fournit sans se lasser et avec une constante fécondité d’imagination, des dessins d’actualité, des aquarelles, des portraits, des caricatures, des satires politiques, des tableaux à l’huile. Dans cette œuvre considérable, qui rappelle celle de Raffet, il y a un déchet que l'artiste lui-même n’a pas voulu masquer. Il y a aussi des trouvailles. Telle de ses caricatures de Laurier en 1898, tel de ses tableaux comme la Chasse-galerie (1906), tel de ses dessins de légendes fantastiques comme le Loup-garou, offrent les caractères de crédibilité de certaines œuvres de Philippe Hébert : on ne peut concevoir la chasse-galerie ou le loup-garou sans que surgissent à la mémoire les crayonnages spirituels d’Henri Julien... »

Gérard Morisset, Coup d’œil sur les arts

en Nouvelle-France, Québec, 1941.

Honoré Beaugrand : sa vie


Tour à tour capitaine, batelier, journaliste, maire de Montréal, Honoré Beaugrand a publié un roman, Jeanne la fileuse, en 1878, des récits de voyage et un recueil de contes, La chasse-galerie. Légendes canadiennes, en 1900. Ces contes avaient d’abord paru dans les journaux de l’époque. Libéral, agnostique, Beaugrand est un personnage attachant du 19ème siècle québécois.

1848 – Naissance à Lanoraie (Québec). Études classiques au Collège de Joliette.

1865 – Il est expulsé du Collège de Joliette. Il fréquente pendant peu de temps le manège militaire de Montréal. Il a dix-sept ans, il part pour le Mexique afin de se joindre à l’armée française de l’empereur Maximilien. Blessé, il est emprisonné mais il réussit à s’échapper. Il gagne alors la France, en 1867, où il est bientôt chassé pour activités antigouvernementales.

1869 – Il arrive à la Nouvelle-Orléans, y demeure quelques mois, puis retourne au Mexique où il travaille comme comptable et interprète pour une compagnie de chemin de fer mexicaine.

1873 – Il s’installe à Fall River, dans le Massachusetts. Il y fonde le journal L’Écho du Canada. Il épouse une Américaine, Eliza Walker.

1875 – Il vend son journal L’Écho du Canada, puis voyage dans l’ouest des États-Unis. De retour à Fall River, il fonde un autre journal, La République. Son roman Jeanne la fileuse. Épisode de l’immigration franco-canadienne aux États-Unis paraît dans ce journal, en feuilleton, avant de paraître en volume en 1878 à Fall River. Le livre obtient des critiques acerbes, notamment parce que Beaugrand défend en partie l’émigration vers les États-Unis.

« ...chacun sait qu’il a été de mode, depuis quelques années, de crier à la misère, à l’asservissement et à la décadence morale de ceux qui ont été forcés par la famine, à prendre la route de l’exil.

Je sais que ces mêmes hommes diront que je favorise l’émigration et que je suis opposé au rapatriement de nos compatriotes émigrés ; et c’est pourquoi je m’empresse de protester d’avance contre cette imputation mensongère. Je suis et j’ai toujours été en faveur du retour au pays de mes compatriotes émigrés...

Les événements ont amplement prouvé, depuis, que j’avais raison : le rapatriement a été une affaire manquée. On avait pris pour point de départ des exagérations ridicules et des rapports fantaisistes fabriqués pour produire une commisération qui n’avait aucune raison d’être, et l’on a fait fausse route. »

Honoré Beaugrand,

dans la préface à Jeanne la fileuse.

1878 – Il affiche son adhésion à la franc-maçonnerie, ce qui lui vaut de dures critiques. La République cesse de paraître en février. Beaugrand revient s’installer au Canada, à Ottawa, à la suite de l’élection du Parti libéral. Il fonde à Ottawa le journal Le Fédéral, qui ne paraît que quelques mois. Il s’installe à Montréal plus tard dans la même année où il fonde un journal humoristique, Le Farceur.

1879 – Il fonde le journal La Patrie, quotidien libéral qui obtient un bon et long succès mais qui lui attire aussi les foudres des conservateurs et des ultramontains.

1885 – Il devient maire de Montréal (1885-87). La ville est alors affligée d’une épidémie de variole, qui fera plus de 3000 victimes dans la seule année 1885. Beaugrand implante un programme de vaccination, qui soulève beaucoup de protestations, et qui sera pourtant une réussite.

1886 – Il est réélu pour la deuxième fois à la mairie de Montréal.

1887 – De Montréal à Victoria par le transcontinental canadien (conférence).

« Je suis heureux de pouvoir commencer par dire que je reviens de l’Ouest, avec des idées nouvelles sur le pays que j’ai visité, avec une certitude absolue sur certaines possibilités commerciales dont j’avais jusque-là douté, et avec un regain de patriotisme qui me pousse à exprimer la confiance la plus absolue dans l’avenir politique et dans la prospérité nationale du Canada notre patrie commune. »

Honoré Beaugrand, De Montréal à Victoria.

1888 – Mélanges, Trois conférences : 1. De Montréal à Victoria, 2. Le Journal : son origine et son histoire, 3. Anita : souvenirs d'un contre-guérillas.

1889 – Lettres de voyage. Beaugrand écrit dans la préface à ce livre : « Ce sont donc de simples notes de voyage, rédigées à la hâte, que j’envoyais à La Patrie, et je désire que ces Lettres soient jugées comme telles. »

1890 – Six mois dans les Montagnes rocheuses, Colorado, Utah, Nouveau-Mexique.

1890-1900 – Nombreux voyages : Japon, Europe...

1897 – Il vend à Joseph-Israël Tarte son journal La Patrie, qu’il a dirigé depuis 1879.

1900 – Il publie La chasse-galerie. Légendes canadiennes, un recueil de contes, avec des illustrations originales d’Henri Julien. Le livre comptait initialement cinq légendes et récits, tous parus dans La Patrie en 1891 et 1892.

1906 – Il meurt à Montréal le 7 octobre 1906.
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