L’ "ancienne" église Saint-Nicolas-Sainte-Alexandra (1860)





télécharger 26.39 Kb.
titreL’ "ancienne" église Saint-Nicolas-Sainte-Alexandra (1860)
date de publication01.11.2017
taille26.39 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > droit > Documentos
chap 1 – L’ "ancienne" église Saint-Nicolas-Sainte-Alexandra (1860)
épigraphe : « Je vais à Ta maison, je me prosterne dans Ton saint temple avec crainte » (Ps 5,7)
Petite ville frontalière de taille modeste, Nice devient vers le milieu du XIXe siècle « salon en plein air », selon la définition de Marie Bashkirtseff, peintre russe. Aristocrates anglais et russes y élisent en effet domicile pendant la saison d’hiver et y passent parfois plusieurs mois. Bientôt, la Riviera sera baptisée Côte d’Azur.
Parmi ces hôtes il y a des malades - on croit alors que le climat méditerranéen est bénéfique pour les personnes atteintes de tuberculose. Hivernants et malades souhaitent pouvoir bénéficier du réconfort spirituel de l’Église. Lors de son premier séjour à Nice, l'Impératrice douairière, Alexandra Feodorovna, sollicitée par ses compatriotes, est la première à souscrire à une collecte pour la construction d'une église orthodoxe. Elle use de son influence afin que le gouvernement turinois accorde les autorisations nécessaires.
Par son architecture néo-classique, l'église, située au premier étage, correspond au goût de l'époque. Le rez-de-chaussée sera occupé par une bibliothèque et l'appartement du prêtre.
L’inauguration a lieu dans les premiers jours de l’année 1860. Six mois plus tard, Nice est rattachée à la France.
L'église accueille alors les orthodoxes russes, et de toutes origines, de la région.

______________________________________________________________________________

chap 2 – Le cimetière russe (1867)
épigraphe : « Le corps est semé méprisable, il ressuscite glorieux ; il est semé infirme, il ressuscite plein de force. » (1Co.15,42-43)
Jusqu'à la création du cimetière russe, les défunts étaient inhumés dans un carré du Cimetière du Château, au-dessus du vieux Nice, ou rapatriés dans leur pays. La paroisse Saint-Nicolas acquiert un terrain dans le quartier de Caucade, à proximité du cimetière de l'église anglicane, sur le flanc de la colline qui surplombe aujourd’hui l’aéroport. Elle y fait ériger une petite église.
Lieu d'éternité, univers de calme entre ciel et mer, dernière demeure de simples mortels, de serviteurs de l’État, de militaires, d'aristocrates, de membres du clergé qui reposent à l'ombre de la chapelle, des exilés chassés de leur pays par la révolution de 1917 et la guerre civile, cet endroit invite à réévaluer dans d’autres dimensions les valeurs de la vie présente et le poids des tribulations de notre existence d’ici-bas.
En flânant parmi les tombes on voit combien l’usure du temps est incomparablement plus puissante que toute la gloire humaine concentrée dans ce petit carré de terre. Ce sont de grands noms en effet, que l’on peut lire sur les monuments : la princesse Catherine Yourievsky, seconde épouse de l’Empereur Alexandre II, le Général Youdenitch, l’écrivain Jemtchoujnikov, le peintre Philippe Maliavine, Alexandre Raïevsky, ami de Pouchkine, les princes Gagarine, Volkonsky, Obolensky... Ces personnes illustres, elles qui ont fait l’histoire de leur pays aux XIXe et XXe s., se sont toutes présentées devant l’Éternité avec pour seul patrimoine… leur âme.
chap 2 – The Russian Cemetery (1867)
Before the creation of the Russian cemetery, the dead were either laid to rest in a portion of the cemetery of the Chateau, or repatriated in their country of origin. Then the Parish of Saint Nicholas acquired a piece of land, in the Caucade district near the Anglican cemetery, and built a small church there.
Eternal resting place, calm haven between the sky and the sea, last home of simple mortals, of servants of the State, of the militia, of the aristocracy, of members of the clergy who repose in the shade of the chapel, of exiles, finally forced to flee their country by the revolution of 1917 and the civil war.

______________________________________________________________________________

chap 3 – La chapelle du Tsarévitch (1868)
épigraphe : « Soit que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. Car c’est pour être Seigneur des morts et des vivants que Christ est mort et qu’il a repris vie. » (Rom. 14, 8-9)
Le 24 avril 1865, à l'âge de 21 ans, meurt à Nice le grand Duc Nicolas, fils aîné de l’empereur Alexandre II et prince héritier de la couronne, emporté par une méningite cérébro-spinale.
Les funérailles sont célébrées en l’église de la rue Longchamp et sa dépouille est inhumée à Saint-Pétersbourg, à l'église de la forteresse Saints-Pierre-et-Paul.
L'Empereur acquiert la villa où son fils est décédé ; la demeure sera rasée afin d'y ériger un oratoire en mémoire du défunt.
Cette chapelle commémorative, d'une grande sobriété, est construite par l’architecte Grimm dans un style néo-byzantin caractéristique de l'époque. L’intérieur est richement décoré de peintures murales à fonds d'or, dont la richesse contraste avec le chromatisme froid du décor de marbre. Les tableaux religieux ont été offerts par chacun des régiments de la garde impériale dont le prince héritier était le chef honoraire.

Ils ont été réalisés par l'académicien Neff, inspirés de l’art occidental.
Des offices des défunts sont à ce jour célébrés chaque année sous ces voûtes, en mémoire du défunt Tsarévitch et des membres de la famille impériale.

chap 3 – The Chapel of the Tsarevitch (1868)
Epigraphe à traduire.
On 24th April 1865, at the age of 21, the grand Duke Nicholas, oldest son of the emperor Alexander II and Tsarevitch, died at Nice, as a result of cerebro-spinal meningitis.
The funeral service was celebrated in the church in Longchamp Road and his remains were then interred at Saint Petersburg in the church of the Saint Peter and Paul Castle.
The Emperor purchased the villa in which his son had breathed his last; the dwelling was demolished in order that an oratory could be built in memory his departed son.
This memorial chapel, of impressive sobriety, was built by the architect Grimm in the neo-byzantine style, characteristic of the period. The interior is lavishly decorated with wall paintings on gold backgrounds whose richness contrasts with the cold colour of the marble decoration. The representations of religious scenes were given by each of the regiments of the imperial guard whose honorary commander-in-chief the Tsarevitch was. They were painted by the artist Neff, of the French academy, who was inspired by western art.
Offices for the departed are, to this day, celebrated each year within these walls, in memory of the Tsarevitch and other members of the royal family.

______________________________________________________________________________

chap 4 – La cathédrale Saint-Nicolas (1912)
épigraphe : « Que jour et nuit tes yeux soient ouverts sur ce temple, tes oreilles attentives à la prière de ceux qui, avec crainte et respect, y entreront pour invoquer ton nom vénérable et digne d’adoration » (office de la consécration d’une nouvelle église).
Le début du XXe s. est en Russie l’époque d’un retour au style national traditionnel. La cathédrale Saint-Nicolas est conçue dans cet esprit.
Les inspirations initiales en proviennent, naturellement, de l'architecture ecclésiastique byzantine. L’idée de celle-ci était de combiner à l'axe horizontal du bâtiment, orienté d'Ouest en Est, image du temps et signe de l’attente eschatologique, un cube coiffé d'une coupole. Ces deux formes supplémentaires sont un symbole cosmique. Le cube représente la terre tandis que la demi-sphère est l’image de l’univers tout entier et des cieux ouverts aux hommes depuis l’incarnation en Jésus-Christ du Verbe divin.
Fidèle aux principes anciens, cet édifice est pout autant une création originale. Les éléments décoratifs caractéristiques de toutes les régions de Russie s'y trouvent associés, dans une synthèse unique, avec l'art nouveau caractérisé par ses formes arrondies.
Les plans avaient été prévus initialement pour un terrain situé au croisement des rues Verdi et Rossini, d'où les deux porches. Celui-ci s’étant avéré trop humide, S.M. l’Empereur Nicolas II octroya le jardin où se trouve l’église aujourd’hui. Les architectes réussissent à y déplacer le projet à l'identique, dans une harmonie parfaite avec les données du nouveau site.
______________________________________________________________________________

chap 5 – Le jubilé des 150 ans (2010)
épigraphe : « Seigneur ami des hommes, abaisse ton regard sur nous pécheurs, qui célébrons la dédicace de ce vénérable temple comme un symbole de ton Église très sainte, à savoir notre propre corps » (office de la consécration d’une nouvelle église).
Le nom donné à la célébration essentielle des chrétiens est "eucharistie", ce qui signifie "remerciement". C'est par elle que la communauté locale orthodoxe niçoise, entourée de nombreux amis et notables chrétiens d’autres confessions, a fêté les cent cinquante ans de son histoire.
Le dimanche 10 janvier 2010, elle s’est ainsi réunie autour de son pasteur, Mgr. l'Archevêque Gabriel de Comane, exarque du Patriarche œcuménique de Constantinople pour les églises orthodoxes russe en Europe occidentale, dans une atmosphère de ferveur quasi palpable. La chorale était placée sous la direction d’Alexis Jankin, maître de chapelle, pour la partie slavonne et de Vladimir Rehbinder pour la partie française.
Le 12 janvier la divine liturgie a été présidée en l'ancienne église par le recteur de la paroisse, le Rev. Père Jean (Gueit), prélat de Sa Toute-Sainteté. Les membres de la famille impériale des Romanoff, les fondateurs et bienfaiteurs de ce saint temple, le clergé et les fidèles défunts ont été commémorés à nouveau en ce jour.
Sans cesse et en toute circonstance les chrétiens sont appelés à glorifier Dieu, à le remercier pour toute chose et, par-dessus tout, pour le don de Son Fils unique, pour Son sacrifice sur le Golgotha, pour la Résurrection et pour l'envoi de l'Esprit Saint à l'Église le jour de la Pentecôte.
______________________________________________________________________________

chap 6 – Moments liturgiques
épigraphe : "Là où deux ou trois se trouvent réunis en mon Nomje suis au milieu d'eux" (Mt 18, 20).
Être chrétien c'est vivre dans l'humanité du Christ : « vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ » (Gal.3,27), chante la liturgie orthodoxe aux nouveaux baptisés.
Bonté, charité, humilité, sont les mots qui, dans la Bible, caractérisent cette réalité nouvelle. Ces qualités d’âme, les vertus, sont, dans leur essence, un don du Seigneur, un fruit de l’Esprit Saint (Gal. 5,22).
Dans les célébrations des mystères, par l’intermédiaire de ses ministres, Dieu agit lui-même. Sa main toute puissante est à l'œuvre. Jésus-Christ est invisiblement présent, Lui qui a dit « Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt. 28,20).
Il opère pour transformer les fidèles, pour leur enlever le cœur de pierre et leur donner un cœur de chair (Ez.11,19). Cela est possible dès lors que ceux-ci s'ouvrent à son action et offrent leur part de labeur pour suivre ses commandements.
Le terrain d'action de l'Église est le cœur de l'homme. Depuis deux millénaires de tradition chrétienne, le vécu intérieur de la grâce déborde. Il s’exprime dans le monde sensible par la beauté de la liturgie, visuelle, auditive et olfactive.

similaire:

L’ \"ancienne\" église Saint-Nicolas-Sainte-Alexandra (1860) icon«Il était une fois l’abbaye saint nicolas de ribemont.»
«D’or échiqueté d’azur, surmonté de l’image de Saint Nicolas à mi-corps, crossé, mitré et bénissant.» C’est cette belle devise qui...

L’ \"ancienne\" église Saint-Nicolas-Sainte-Alexandra (1860) iconBibliographie indicative, Eglise médiévale (HE2 2016) blough neal,...
«Histoire du christianisme et de l’Eglise», Christophe Paya et Nicolas Farelly, La foi chrétienne et les défis du monde contemporain,...

L’ \"ancienne\" église Saint-Nicolas-Sainte-Alexandra (1860) iconLa plus ancienne église basilique

L’ \"ancienne\" église Saint-Nicolas-Sainte-Alexandra (1860) iconLa plus ancienne église basilique

L’ \"ancienne\" église Saint-Nicolas-Sainte-Alexandra (1860) iconNotice historique sur les orgues de l’Eglise Saint-Gervais et Saint-Protais de Gisors

L’ \"ancienne\" église Saint-Nicolas-Sainte-Alexandra (1860) iconŒuvre scolaire Saint-Nicolas

L’ \"ancienne\" église Saint-Nicolas-Sainte-Alexandra (1860) iconC'est Saint Nicolas qui a inspiré le Père Noël

L’ \"ancienne\" église Saint-Nicolas-Sainte-Alexandra (1860) iconLa Laïcité, c’est l’Europe
«Sainte Trinité», parfois même «consubstantielle et indivisible»; le peuple allemand se déclare «conscient de sa responsabilité devant...

L’ \"ancienne\" église Saint-Nicolas-Sainte-Alexandra (1860) iconL’Ordre National des Infirmiers Jean-Jacques scharff, Président de...
«Groupe Sainte Anne» lui a été donné par le médias et repris par le Ministère en raison du lieu des premières réunions l’Hôpital...

L’ \"ancienne\" église Saint-Nicolas-Sainte-Alexandra (1860) iconAlain Schneider, Steve Waring, Robinson, David Sire
«chaque année, au centre de Paris à l’Espace Cardin, à l’époque de la fête de Saint-Nicolas, la première semaine de décembre…». C’est...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com