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SOCAQ

La Société des Collectionneurs d’Armes du Québec
(1979)


Journal des Armes
Vol. 1, no 3


Un document produit en version numérique par Jean-Marie Tremblay, bénévole,

professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi

Courriel: jean-marie_tremblay@uqac.ca

Site web pédagogique : http://www.uqac.ca/jmt-sociologue/
Dans le cadre de: "Les classiques des sciences sociales"

Une bibliothèque numérique fondée et dirigée par Jean-Marie Tremblay,

professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi
Site web: http://classiques.uqac.ca/
Une collection développée en collaboration avec la Bibliothèque

Paul-Émile-Boulet de l'Université du Québec à Chicoutimi

Site web: http://bibliotheque.uqac.ca/



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L'accès à notre travail est libre et gratuit à tous les utilisateurs. C'est notre mission.
Jean-Marie Tremblay, sociologue

Fondateur et Président-directeur général,

LES CLASSIQUES DES SCIENCES SOCIALES.

Cette édition électronique a été réalisée par Jean-Marie Tremblay, bénévole, professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi à partir de :

La Société des Collectionneurs d’Armes du Québec [SOCAQ]
JOURNAL DES ARMES.

Vol. 1, no 3, 1979.
Chicoutimi-Nord : La Société des Collectionneurs d’Armes du Québec, 1er trimestre 1979, 24 pp.

[Autorisation formelle accordée par Russel Aurore Bouchard, historienne et armurière, le 22 septembre 2005 de diffuser cette revue dans Les Classiques des sciences sociales.]
Courriel : Russel-Aurore Bouchard : rbouchard9@videotron.ca

Polices de caractères utilisée :
Pour le texte: Times New Roman, 14 points.

Pour les notes de bas de page : Times New Roman, 12 points.
Édition électronique réalisée avec le traitement de textes Microsoft Word 2008 pour Macintosh.
Mise en page sur papier format : LETTRE US, 8.5’’ x 11’’.
Édition numérique réalisée le 9 février 2014 à Chicoutimi, Ville de Saguenay, Québec.

SOCAQ

La Société des Collectionneurs d’Armes du Québec
JOURNAL DES ARMES.

Vol. 1, no 3, 1979.

Chicoutimi-Nord : La Société des Collectionneurs d’Armes du Québec, 1er trimestre 1979, 24 pp.



Vous trouverez toutes les illustrations du livre, en haute définition, sur le site Les Classiques des sciences sociales.
http://classiques.uqac.ca/contemporains/SOCAQ/SOCAQ.html



Jean-Marie Tremblay, sociologue

Fondateur Les Classiques des sciences sociales

10 février 2014.




ISSN 0706-7615
Membres directeurs de SOCAQ :
Rogers Demers, président

Jacques Rainville, secrétaire

Jacques Roy, directeur

Renald Poulin, directeur

André Frazer, directeur
Comité de l'édition :

Russel Bouchard, directeur de l'édition
Comité de lecture :

Russel Bouchard, (historien)

Robert Simard, (président de la Société d'Archéologie du Saguenay)

Madeleine Bouchard, (conseillère littéraire)

Maquette de la Page couverture et mise en page :

Russel Bouchard
Troisième trimestre 1979


Notre page couverture
- Sioux dakota surnommé Many Homs. Photo réalisée en 1872 par Alexander Gardner.

- Fusil de traite de la Compagnie du Nord-Ouest, fabriqué en 1835. Col. Musée d'Armes de Liège.


Table des matières

Éditorial. Le Musée du Québec est-il vraiment l’endroit idéal pour léguer nos collections ?, par Russel Bouchard, historien militaire. [1]
Le canon à répétition de Siméon Larochelle, par Russel Bouchard. [3]
Anciens fusils de Liège pour les Indiens d’Amérique du Nord, par Claude Gaier. [9]
L’ancienne servit à la moderne, par Jacques Boucher. [20]
Chronique du lecteur. [22]
Quatrième de couverture
[1]

ÉDITORIAL
Russel Bouchard,
Historien militaire.

Retour à la table des matières

Le Musée du Québec est-il vraiment l'endroit idéal pour léguer nos collections ?

Cette question a sans nul doute été envisagée par bien des collectionneurs d'armes au Québec. Après avoir passé de nombreuses années à trouver et acquérir péniblement, bien souvent à prix d'or, des armes et des accessoires afférents, les collectionneurs privés tentent normalement d'envisager les meilleures possibilités pour que survivent leurs collections. Cette idée est légitime et peut devenir très enrichissante pour les musées populaires du Québec. D'ailleurs c'est dans cet esprit que se sont formés bien des musées en Europe. Par contre, avant de poser ce geste ultime, il serait recommandable que chacun d'entre nous se prémunisse de toutes les garanties qui assurent une telle conservation.

Jeudi matin le 14 juin 1979, je me rendais dans les réserves du Musée du Québec, situées au 476 Desrochers à Ville-Vanier, pour y vérifier une pièce précise devant faire l'objet d'un article du JOURNAL DES ARMES. Que de belles choses, toutes rangées précieusement dans une atmosphère idéale à la conservation. Les armes qui s'y trouvent, même si elles ne sont pas cataloguées, ni restaurées, ni entretenues et encore moins connues par les professionnels qui y travaillent, profitent toutefois de ce bel espace.

En passant dans un local préposé à la réception des artefacts, j'aperçus dans une boîte à ordures, une baïonnette à douille que je reconnus immédiatement. Ce sont des pièces de ce genre qui ont forgé notre histoire militaire et notre pays. Je demandai alors au conservateur en ethnologie chargé de la "CONSERVATION" de nos collections et de notre patrimoine, si la baïonnette en question était vraiment destinée au dépotoir. Ce dernier me répondit tout simplement par un "OUI" énergique.

Prenant l'objet en question avec un air scandalisé, je me limitai à lui fournir toutes les indications techniques et pertinentes dans l'espoir que ces argumentations le fassent changer d'idée. Je l'informai donc que cette baïonnette en était une française, modèle 1728-1754, contemporaine à la Guerre de Sept Ans et à la prise de Québec en 1759. C'est ce type de baïonnettes qui armaient les canons des fusils "grenadiers" et "ordinaires" des soldats des troupes de terre et des Compagnies Franches de la Marine, au cours du second et du troisième quart du XVIIIe siècle. Aujourd'hui ces pièces sont très difficiles à trouver et le prix peut se situer entre $50.00 et $150.00, dépendamment de la condition.

Peu soucieux de corriger une évidente erreur, le conservateur m'offrit tout simplement l'OBJET EN CADEAU.

Suite à cet état de fait, j'acceptai la baïonnette dans le but de la restaurer, travail qui fut très facile à exécuter, et aussi dans l'idée de démontrer à [2] nos collectionneurs pourquoi si peu de musées au Québec possèdent des artefacts militaires de qualité. On a peut-être, dans ces quelques lignes, une partie de la réponse. Si le musée d'État n'est pas capable de distinguer un éléphant d'un chameau, comment voulez-vous que la population le sache.

Comment se fait-il que des fonctionnaires attachés à une institution nationale aussi responsable que le Musée du Québec se permettent de tels comportements ? La logique elle-même dicte nos propos. Aucun individu ne doit détenir seul le droit de vie et de mort sur les collections et l'acceptation ou non des artefacts et leur conservation est le fruit de l'étude d'un comité de sélection. Par surcroît, tous "cadeaux" de cette nature est, à ma connaissance, interdit : les biens de l'État sont inaliénables et seul le Comité mandaté par le Ministre peut prendre une telle décision.

Pour ma part, l'honnêteté me pousse à offrir de nouveau cette baïonnette à son propriétaire légitime, et je le ferai lorsque je serai assuré de sa conservation.

Russel Bouchard, Historien militaire.

[3]

LE CANON À RÉPÉTITION
DE SIMÉON LAROCHELLE

par Russel Bouchard

Il est connu que le Québec a peu privilégié sur son territoire, la création et la fabrication des armes à feu. Malgré un besoin constant d'armes de chasse et de guerre qui nous rendit extrêmement dépendant des métropoles, les armuriers québécois n'ont jamais su faire valoir leurs compétences en ce domaine. Il en eut bien quelques-uns, animés d'un ardent désir de démontrer leur savoir faire, réussirent au XIXème siècle, à breveter d'ingénieux mécanismes de fusil ou de carabine, mais règle générale ces fabrications ne dépassèrent pas le stade des prototypes.

Même si Siméon Larochelle, ce mécanicien doué d'un remarquable esprit inventif, ne fait pas exception à cette règle, il réussit dès le commencement de sa carrière, à créer un véritable chef-d'oeuvre de mécanique. Il suffit de consulter les journaux de l'époque pour percevoir le génie et la qualité de son invention.

Précisons que Siméon Gautron dit Larochelle était né à St-Vallier, dans le comté de Bellechasse, le 24 avril 1808. N'ayant pas encore atteint l'âge de vingt ans, il quitta la maison paternelle et s'établit d'abord à Ste-Marie de Beauce où il fit ses premières armes en mécanique. A l'automne de 1829, il arrivait à St-Anselme pour y jeter les bases d'un moulin à carder la laine.

Régulièrement, au cours de l'été et automne 1846, ces mêmes journaux commentent les énormes possibilités d'un canon au mécanisme compliqué et efficace permettant de tirer de dix à douze coups à la minute. Placée dans le contexte de la décennie 1840, cette arme meurtrière aurait pu réellement, révolutionner le cours de l'histoire militaire de l'Amérique entière.

En 1836, un premier modèle en bois était déjà connu de toute la population de Québec. Cette année-là, Larochelle demandait à la législature de lui fournir les moyens favorisant la réalisation d'un essai. La requête fut rejetée "par la voix prépondérante de l'exortateur Papineau qui donna pour raison de son vote, que cette invention, approuvée par un comité spécial, sur la recommandation d'hommes compétents, était une machine à tuer" 1

Pendant dix ans, suite à cette première défaite, Larochelle dut survivre en exerçant son talent sur des inventions plus rentables : moulins à moudre, à carder, à scier, à faire des draps, etc.

Ce besoin de survivre ne l'empêcha pas de toujours travailler à son invention et en 1845, il se rendit à Washington pour y étudier les modèles de mécanismes déposés annuellement au musée national. En automne de cette même année, le gouverneur-général, Lors Catchart, lui promis son appui auprès de la législature coloniale, allant même jusqu'à laisser espérer une ouverture en Angleterre.

Le Journal de Québec, du 8 août 1846, nous décrit avec force détail le mécanisme.

"Le canon-Larochelle, en cuivre, a peut-être 12 pouces de longueur, et est placé sur son banc [4] d'affût, précisément comme les canons de la grande batterie, sur nos remparts, son banc tourne comme les leurs sur un pivot, afin que l'on puisse diriger l'ouverture du canon sur un point donne. Le corps de ce pivot représente la force motrice, qui peut être une pesée, une force de cheval, la vapeur ou la main de l'homme, suivant les circonstances ou la volonté des autorités militaires. Ce que l'on peut appeler la MACHINE est liée au canon et subit tous ses mouvements. Latéralement au canon, et parallèlement à son axe est placé le traîneau, dont le point de départ est immédiatement au-dessus de la botte à cartouches et à balles, et dont la terminaison, dans l'état de repos, se rencontre un peu en deça de l'embouchure du canon, mais à quelque distance latéralement ; la boîte à cartouche dont l'axe est parallèle à celui du canon et qui est placé latéralement à la culasse de ce dernier, est un tambour en forme de cylindre assez semblable au tambour d'un chronomètre ; cette boîte tourne quand la machine est en mouvement, pour présenter successivement les cartouches à la baguette s'introduit dans une des cavités de la boîte, un petit mécanisme pousse la cartouche dans la cavité de la baguette, et celle-ci va la porter au fond du canon. Rien ne s'aperçoit à l'extérieur du mécanisme de la botte quand elle est fermée. Le traîneau qui, comme nous l'avons déjà dit, origine immédiatement au dessus de la boite, sans la toucher, forme d'une pièce longitudinale, se divise au-dessous en deux crémaillères dont les dents s'engrainent dans les dents des roues qui servent ainsi à porter le traîneau parallèlement à l'axe du canon vers son embouchure. Le traîneau, est pour ainsi dire le corps de toute la machine, dont la force motrice est l'âme, car il traîne avec lui, inférieurement, l'égouvillon (sic) et la baquette ; il s’allonge en tirette pour permettre à l'égouvillon (sic) et à la baguette d'entrer alternativement dans le canon, quand il aura subi un autre mouvement que nous allons décrire. Le traîneau ainsi allonge à ses dernières limites, subit un mouvement de va-et-vient latéral, au moyen de petites roues dentelées qui s'engrènent dans les cavités de deux petites crémaillères horizontales placées perpendiculairement au traîneau et à l'axe du canon. A cette phase du mouvement, l'égouvillon (sic) 2 s'introduit dans le canon en tournant rapidement sur son axe, et en sort de même, pour se ranger de l'autre côté, par un petit mouvement de va-et-vient, et faire place à la baguette, qui s'introduit à son tour dans le canon pour déposer la cartouche. Après en être sorti elle vient se placer à côté de l'égouvillon (sic) et ensemble subissant les mêmes mouvements que ceux qui les ont portés Id, ils retournent promptement vers la botte à cartouches, pour se charger de nouveau, Comme la lumière du canon doit-être fermée lorsque la cartouche est introduite, un petit mécanisme presse la lumière placée en dessous, durant tout le temps que la baguette introduit la cartouche ; ce mécanisme se baisse aussitôt pour laisser passer l'aiguillon qui va percer la cartouche, et se ranger un peu, pour laisser s'avancer d'un pas le porte-capsules ; alors la capsule fulminante est frappée et l'explosion a lieu. Tous ces mouvements, toutes ces opérations se font avec une rapidité qui étonne. Le canon est ainsi fait que dans le cas où il se briserait quelque chose dans le mécanisme, on peut la travailler comme un canon ordinaire. 3

Cette invention prodigieuse se composait en tout et partout, de 19 mouvements successifs. 4

[5]

Le chroniqueur qui avait déjà décrit substantiellement le fonctionnement du canon, enchaîna par la suite avec deux nouvelles précisions. Dans le but d'apporter à nos lecteurs tous les éléments explicatifs leur permettant de s'y retrouver dans le processus actionnant cette oeuvre complexe, nous en reproduisons ici les lignes complémentaires.

1 : "La baguette, rendue à la gueule du canon, y appuie la cavité qui porte le boulet et la cartouche, et passe à travers cette cavité pour pousser la charge jusqu'au fond du canon, puis vient répandre cette cavité pour aller chercher une nouvelle charge. Cette disposition était essentielle pour que le diamètre de la cartouche ne fut pas plus petit que celui de l'intérieur du canon".

2 : "Le canon, reculant sur son banc d'affût par le choc du coup, est ramené à sa place par un mécanisme à cet effet." 5

Au début de septembre 1846, Larochelle se produisit avec son "canon-machine", dans la cour du Séminaire de Québec, en présence de Monseigneur de Sydime, les prêtres du Séminaire, ainsi qu'un bon nombre de citoyens. Le succès fut concluant et on prévoyait "une dernière sanction, celle des officiers militaires". Aux dires des témoins oculaires, tous furent convaincus que la description détaillée donnée par les journaux était très réaliste. 6

Deux jours plus tard, le 7 septembre, cette "MACHINE INGÉNIEUSE' fut exhibée à l'hôtel de Québec, en présence du gouverneur-général. Certains journaux avancèrent l'idée que si ce mécanisme avait vu le jour un peu plus au sud, il aurait fait connaître son auteur et lui aurait apporter la fortune. "Si M. Larochelle eût vécue dans un pays industrieux, comme les États-Unis, il eût été encouragé de ses premiers essais, et son beau talent serait peut-être aujourd'hui connu du monde entier." 7

Après la manoeuvre à Québec, Larochelle se rendit à Montréal pour s'exécuter dans la capitale devant "SON EXCELLENCE" et le gouvernement militaire. 8 Cette démonstration devait être ultime. Malgré un succès éclatant, le colonel Campbell, de l'artillerie royale, un des officiers choisis par le gouverneur pour examiner cette invention, lui adressa une lettre flatteuse et décisive. Le canon n'était pas accepté.

A.R. Quarters Office
Montreal, 10 september 1846.


Monsieur, ayant été requis d'examiner le modèle de canon auquel est attaché un appareil dont vous êtes l'inventeur, pour charger, tirer, et en un mot pour l'exécution des devoirs de l'artillerie, j'ai beaucoup de plaisir à exprimer la satisfaction que j'ai éprouvé, conjointement avec plusieurs autres officiers de l'état-major et de l'artillerie royale, à considérer une pièce de mécanisme si belle et si ingénieuse, la facilité avec laquelle elle fonctionne, l'exactitude de ses mouvements, et l'effet qu'elle produit.

En même temps je suis forcé d'exprimer ma ferme conviction que, pour toutes fins pratiques une machine d'un caractère si compliqué, ne pourrait jamais être introduite avec avantage dans le service de l'artillerie.

Je demeure, monsieur

Votre très-obéissant serviteur

J. Campbell, Col. 9

Le canon de Larochelle avait donc été refusé en dépit de ses grandes qualités. Il est bon de repréciser que le coût seul de ce mécanisme, a servi à justifier la décision des officiers de l'artillerie. 10

Devant cette décision irrévocable, M. Larochelle se contenta d'exposer

[6]



Canon Larochelle, vue de face, montrant le système d'engrenage et le pivot.



Canon Larochelle, vue latérale de gauche, montrant le banc d'affût.

[7]



Canon Larochelle, vue arrière, montrant le cylindre ou le magasin à cartouches.



Canon Larochelle, vue latérale de droite, montrant le mécanisme de rechargement.

[8]

dans ce même voyage, sa pièce pour les membres de l'Institut Canadien à Montréal, puis à l'hôtel Donegani, pour revenir finalement à St-Anselme et se remettre à ses travaux habituels.

Le 2 juillet 1847, l'inventeur présentait à la chambre d'assemblée une pétition dans laquelle il demandait une indemnité pour le temps qu'il avait consacré à ce travail, mais l'assemblée ne répondit pas à cette requête. 11

Siméon Larochelle ne continua pas à perfectionner son mécanisme. Il devint un homme d'affaire très actif et mourut à St-Anselme, le 24 juin 1859, à l'âge de 51 ans.

Le canon de Larochelle est présentement conservé à la Direction Générale du Patrimoine de la province de Québec. Originellement il appartenait aux Archives Nationales du Québec qui

l'ont donné au Musée du Québec en 1971. Par la suite et curieusement vers 1973 il se promena de bureau en bureau pour aboutir à 6 rue de l'Université, édifice complètement indépendant du Musée du Québec, et décore actuellement la tablette d'un fonctionnaire. Signalons en passant qu'il est difficilement acceptable que des pièces de cette qualité ne soient même pas cataloguées et risquent de disparaître curieusement un jour. La population qui rémunère richement ses fonctionnaires est en droit de profiter elle aussi de ces objets. Ne serait-il pas intéressant de visiter un jour le Musée du Québec et d'y admirer ces oeuvres de mécanique qui témoignent justement du génie, de la persistance et du sens pratique de nos ancêtres. Décidément, la démocratisation de nos collections, c'est pas pour aujourd'hui.

[9]

Anciens fusils de Liège
pour les Indiens d'Amérique du Nord
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