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Marc Bloch
(1886-1944)


La société féodale



(1939, 1940)


Un document produit en version numérique par Pierre Palpant, bénévole,

Courriel : ppalpant@uqac.ca
Dans le cadre de la collection : “ Les classiques des sciences sociales ”

fondée et dirigée par Jean-Marie Tremblay,

professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi

Site web : http : //www.uqac.ca/Classiques_des_sciences_sociales/
Une collection développée en collaboration avec la Bibliothèque

Paul -Émile Boulet de l’Université du Québec à Chicoutimi

Site web : http : //bibliotheque.uqac.ca/


Cette édition électronique a été réalisée par Pierre Palpant, bénévole, Paris.

Courriel : ppalpant@uqac.ca
à partir de :


Marc Bloch (1886-1944)
La société féodale
Collection ‘L’évolution de l’Humanité’, tomes XXXIV et XXXIVbis, Editions Albin Michel, Paris, 1982, 704 pages.

1e édition 1939, 1940.
Polices de caractères utilisée :

Pour le texte : Times New Roman, 12 points.

Pour les notes : Times New Roman, 10 points
Édition numérique complétée à Chicoutimi le 31 juillet 2005.

T A B L E D E S M A T I È R E S

NotesBibliographieIndex

INTRODUCTION. — Orientation générale de l’enquête.

TOME PREMIER : LA FORMATION DES LIENS DE DÉPENDANCE

PREMIÈRE PARTIE : LE MILIEU

Livre premier : Les dernières invasions

CHAPITRE PREMIER — Musulmans et Hongrois : I. L’Europe envahie et assiégée. — II. Les Musulmans. — III. L’assaut hongrois. — IV. Fin des invasions hongroises.

CHAPITRE II. — Les Normands : I. Caractères généraux des invasions scandinaves. — II. De la razzia à l’établissement. — III. Les établissements scandinaves. l’Angleterre. — IV. Les établissements scandinaves : la France. — V. La christianisation du Nord. — VI. A la recherche des causes.

CHAPITRE III. — Quelques conséquences et quelques enseignements des invasions : I. Le trouble. — II. L’apport humain : le témoignage de la langue et des noms. — III. L’apport humain : le témoignage du droit et de la structure sociale. — IV. L’apport humain : problèmes de provenance. — V. Les enseignements.

Livre deuxième : Les conditions de vie et l’atmosphère mentale

CHAPITRE PREMIER. — Conditions matérielles et tonalité économique : I. Les deux âges féodaux. — II. Le premier âge féodal le peuplement. — III. Le premier âge féodal ; la vie de relations. — IV. Le premier âge féodal : les échanges. — V. La révolution économique du second âge féodal.

CHAPITRE II. — Façons de sentir et de penser : I. L’homme devant la nature et la durée. — II. L’expression. — III. Culture et classes sociales. — IV. La mentalité religieuse.

CHAPITRE III. — La mémoire collective : I. L’historiographie. — II. L’épopée.

CHAPITRE IV. — La renaissance intellectuelle au deuxième âge féodal : I. Quelques caractères de la culture nouvelle. — II. La prise de conscience.

CHAPITRE V. — Les fondements du droit : I. L’empire de la coutume. — II. Les caractères du droit coutumier. — III. Le renouveau des droits écrits.

DEUXIÈME PARTIE  : LES LIENS D’HOMME À HOMME

Livre premier  : Les liens du sang.

CHAPITRE PREMIER — La solidarité du lignage : I. Les « amis charnels ». — II. La vendetta. — III. La solidarité économique.

CHAPITRE II. – Caractère et vicissitudes du lien de parenté : I. Les réalités de la vie familiale. – II. La structure du lignage. — III. Liens du sang et féodalité.

Livre deuxième  : La vassalité et le fief.

CHAPITRE PREMIER — L’hommage vassalique : I. L’homme d’un autre homme. — II. L’hommage à l’ère féodale. — III. La genèse des relations de dépendance personnelle. – IV. Les guerriers domestiques. — V. La vassalité carolingienne. — VI. L’élaboration de la vassalité classique.

CHAPITRE II. — Le fief : I. « Bienfait » et fief : la tenure-salaire. — II. Le « chasement » des vassaux.

CHAPITRE III. — Tour d’horizon européen : I. La diversité française — Sud-Ouest et Normandie. — II. L’Italie. — III. L’Allemagne. — IV. Hors de l’emprise carolingienne : l’Angleterre anglo-saxonne et l’Espagne des royaumes asturo-léonais. — V. Les féodalités d’importation.

CHAPITRE IV. — Comment le fief passa dans le patrimoine du vassal : I. Le problème de l’hérédité : « honneurs » et simples fiefs. — II. L’évolution : le cas français. — III. L’évolution : dans l’Empire. — IV. Les transformations du fief vues à travers son droit successoral. — V. La fidélité dans le commerce.

CHAPITRE V. — L’homme de plusieurs maîtres : I. La pluralité des hommages. — II. Grandeur et décadence de l’hommage lige.

CHAPITRE VI. — Vassal et seigneur : I. L’aide et la protection. — II. La vassalité à la place du lignage. — III. Réciprocité et ruptures.

CHAPITRE VII. — Le paradoxe de la vassalité : I. Les contradictions des témoignages. — II. Les liens de droit et le contact humain.

Livre troisième  : Les liens de dépendance dans les classes inférieures

CHAPITRE PREMIER. — La seigneurie : I. La terre seigneuriale. — II. Les conquêtes de la sei­gneurie. — III. Seigneur et tenanciers.

CHAPITRE II. — Servitude et liberté : I. Le point de départ : les conditions personnelles à l’époque franque. — II. Le servage français. — III. Le cas allemand. — IV. En Angleterre : les vicissitudes du vilai­nage.

CHAPITRE III. — Vers les nouvelles formes du régime seigneurial : I. La stabilisation des charges. — II. La transformation des rapports humains.

TOME II : LES CLASSES ET LE GOUVERNEMENT DES HOMMES.

Livre premier : Les classes.

CHAPITRE PREMIER. — Les nobles comme classe de fait : I. La disparition des anciennes aristocraties du sang. — II. Des divers sens du mot « noble », au premier âge féodal. — III. La classe des nobles, classe seigneuriale. — IV. La vocation guerrière.

CHAPITRE II. — La vie noble : I. La guerre. — II. Le noble chez lui. — III. Occupa­tions et distractions. — IV. Les règles de conduite.

CHAPITRE III. — La chevalerie : I. L’adoubement. — II. Le code chevaleresque.

CHAPITRE IV. — La transformation de la noblesse de fait en noblesse de droit : I. L’hérédité de l’adoubement et l’anoblissement. — II. Constitution des descendants de chevaliers en classe privilé­giée. — III. Le droit des nobles. — IV. L’exception anglaise.

CHAPITRE V. — Les distinctions de classes à l’intérieur de la noblesse : I. La hiérarchie du pouvoir et du rang. — II. Sergents et chevaliers serfs.

CHAPITRE VI. — Le clergé et les classes profession­nelles : I. La société ecclésiastique dans la féodalité. — II. Vi­lains et bourgeois.

Livre deuxième : Le gouvernement des hommes.

CHAPITRE PREMIER. — Les justices : I. Caractères généraux du régime judiciaire. — II. Le morcellement des justices. — III. Jugement par les pair, ou jugement par le maître ? — IV. En marge du morcelle­ment : survivances et facteurs nouveaux.

CHAPITRE II. — Les pouvoirs traditionnels : royautés et Empire : I. Géographie des royautés. — II. Traditions et nature du pouvoir royal. — III. La transmission du pouvoir royal ; problèmes dynastiques. — IV. L’Empire.

CHAPITRE III. — Des principautés territoriales aux châtellenies : I. Les principautés territoriales. — II. Comtés et châtel­lenies. — III. Les dominations ecclésiastiques.

CHAPITRE IV. — Le désordre et la lutte contre le désordre : I. Les limites des pouvoirs. — II. La violence et l’aspira­tion vers la paix. — III. Paix et trêve de Dieu.

CHAPITRE V. — Vers la reconstitution des États : les évolutions nationales : I. Raisons du regroupement des forces. — II. Une monarchie neuve : les Capétiens. — III. Une monarchie archaïsante : l’Allemagne. — IV. La monarchie anglo-normande faits de conquête et survivances germaniques. — V. Les nationalités.

Livre troisième : La féodalité comme type social et son action.

CHAPITRE PREMIER. — La féodalité comme type social : I. Féodalité ou féodalités : singulier ou pluriel ? — II. Les caractères fondamentaux de la féodalité européenne. — III. Une coupe à travers l’histoire comparée.

CHAPITRE II. — Les prolongements de la féodalité européenne : I. Survivances et réviviscences. — II. L’idée guerrière et l’idée de contrat.

A Ferdinand Lot,

Hommage de respectueuse

et reconnaissante affection.

I N T R O D U C T I O N

Orientation générale de l’enquête

p.11 Il n’y a guère plus de deux siècles qu’en s’intitulant La Société féodale, un livre peut espérer donner par avance une idée de son contenu. Non que l’adjectif, en lui-même, ne soit fort ancien. Sous son vêtement latin — feodalis —, il date du moyen âge. Plus récent, le substantif « féodalité » n’en remonte pas moins au XVIIe siècle, au plus tard. Mais l’un et l’autre mot conservèrent longtemps une valeur étroitement juridique. Le fief étant, comme on le verra, un mode de possession des biens réels, on entendait par féodal « ce qui concerne le fief » — ainsi s’exprimait l’Académie —, par féodalité tantôt « la qualité de fief », tantôt les charges propres à cette tenure. C’étaient, dit, en 1630, le lexicographe Richelet, des « termes de Palais ». Non d’histoire. Quand s’avisa-t-on d’en grandir le sens jusqu’à les employer à désigner un état de civilisation ? « Gouvernement féodal » et « féodalité » figurent, avec cette acception, dans les Lettres Historiques sur les Parlemens, qui parurent en 1727, cinq ans après la mort de leur auteur, le comte de Boulainvilliers (1). L’exemple est le plus ancien qu’une enquête assez poussée m’ait permis de découvrir. Peut-être un autre chercheur sera-t-il, un jour, plus heureux. Ce curieux homme de Boulainvilliers, pourtant, à la fois ami de Fénelon et traducteur de Spinoza, par-dessus tout virulent apologiste de la noblesse, qu’il s’imaginait issue des chefs germains, avec p.12 moins de verve et plus de science une sorte de Gobineau avant la lettre, — on se laisse volontiers tenter par l’idée de faire de lui, jusqu’à plus ample informé, l’inventeur d’une classification historique nouvelle. Car c’est bien de cela, en vérité, qu’il s’agit, et nos études ont connu peu d’étapes aussi décisives que le moment où « Empires », dynasties, grands siècles placés chacun sous l’invocation d’un héros éponyme, tous ces vieux découpages, en un mot, nés d’une tradition monarchique et oratoire, commencèrent ainsi de céder la place à un autre type de divisions, fondées sur l’observation des phénomènes sociaux.

Il était cependant réservé à un plus illustre écrivain de donner droit de cité à la notion et à son étiquette. Montesquieu avait lu Boulainvilliers. Le vocabulaire des juristes, par ailleurs, n’avait rien pour l’effrayer ; d’avoir passé par ses mains, la langue littéraire ne devait-elle pas sortir toute enrichie des dépouilles de la basoche ? S’il paraît avoir évité « féodalité », trop abstrait, sans doute, à son gré, ce fut lui, incontestablement, qui au public cultivé de son siècle imposa la conviction que les « lois féodales » caractérisèrent un moment de l’histoire. De chez nous, les mots, avec l’idée, rayonnèrent sur les autres langues de l’Europe, tantôt simplement calqués, tantôt, comme en allemand, traduits (Lehnwesen). Enfin la Révolution, en s’élevant contre ce qui subsistait encore des institutions naguère baptisées par Boulainvilliers, acheva de populariser le nom que, dans un sentiment tout opposé, il leur avait octroyé. « L’Assemblée Nationale », dit le fameux décret du 11 août 1789, « détruit entièrement le régime féodal ». Comment désormais mettre en doute la réalité d’un système social dont la ruine avait coûté tant de peines (2) ?

Ce mot, pourtant, promis à une si belle fortune, était, il faut l’avouer, un mot fort mal choisi. Sans doute les raisons qui, à l’origine, décidèrent de son adoption semblent assez claires. Contemporains de la monarchie absolue, Boulainvilliers et Montesquieu tenaient le morcellement de la souveraineté, entre une multitude de petits princes ou même de seigneurs de villages, pour la plus frappante singularité du moyen âge. C’était ce caractère qu’en prononçant le nom de p.13 féodalité ils croyaient exprimer. Car, lorsqu’ils parlaient de fiefs, ils pensaient tantôt principautés territoriales, tantôt seigneuries. Mais ni toutes les seigneuries, en fait, n’étaient des fiefs, ni tous les fiefs des principautés ou des seigneuries. Surtout il est permis de douter qu’un type d’organisation sociale très complexe puisse être heureusement qualifié, soit par son aspect exclusivement politique, soit, si l’on prend « fief » dans toute la rigueur de son acception juridique, par une forme de droit réel, entre beaucoup d’autres. Les mots cependant sont comme des monnaies très usées, à force de circuler de main en main ; ils perdent leur relief étymologique. Dans l’usage aujourd’hui courant, « féodalité » et « société féodale » recouvrent un ensemble intriqué d’images où le fief proprement dit a cessé de figurer au premier plan. A condition de traiter ces expressions simplement comme l’étiquette, désormais consacrée, d’un contenu qui reste à définir, l’historien peut s’en emparer sans plus de remords que le physicien n’en éprouve, lorsqu’au mépris du grec, il persiste à dénommer « atome » une réalité qu’il passe son temps à découper.

C’est une grave question que de savoir si d’autres sociétés, en d’autres temps ou sous d’autres cieux, n’ont pas présenté une structure assez semblable, dans ses traits fondamentaux, à celle de notre féodalité occidentale pour mériter, à leur tour, d’être dites « féodales ». Nous la retrouverons au terme de ce livre. Mais ce livre ne lui est pas consacré. La féodalité dont l’analyse va être tentée est celle qui, la première, reçut ce nom. Comme cadre chronologique, l’enquête, sous réserve de quelques problèmes d’origine ou de prolongement, se bornera donc à cette période de notre histoire qui s’étendit, à peu près, du milieu du IXe siècle aux premières décennies du XIIIe ; comme cadre géographique, à l’Europe de l’Ouest et du Centre. Or, si les dates n’ont à attendre leur justification que de l’étude même, les limites spatiales, par contre, semblent exiger un bref commentaire.
*
La civilisation antique était centrée autour de la Méditerranée. « De la Terre », écrivait Platon, « nous n’habitons que cette partie qui s’étend depuis le Phase jusqu’aux Colonnes d’Hercule, répandus autour de la mer comme des fourmis ou des grenouilles autour d’un étang. » (3) En dépit des conquêtes, ces mêmes eaux demeuraient, après bien des siècles écoulés, l’axe de la
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