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ETUDIER UNE ŒUVRE D’ART

PRESENTATION DE L’OEUVRE

TITRE DE L’ŒUVRE : La ferme des animaux

AUTEUR (nom et éléments biographiques) :
George Orwell, né en 1903 à Motihari (Inde britannique), est un écrivain anglais et journaliste du XXe siècle. Son vrai nom est Eric Arthur Blair.

A dix-neuf ans, George Orwell entre dans la police impériale birmane. Il y restera jusqu’en 1927. Cette période l’a inspiré pour écrire Une histoire birmane (1934), récit cynique critiquant le colonialisme anglais. Il exerce ensuite plusieurs métiers (maître d’école, employé de librairie...) pour pouvoir vivre.

En 1936, après sa participation à la guerre civile espagnole dans les rangs du P.O.U.M (Parti Ouvrier D’Unification Marxiste), Orwell se dresse contre le totalitarisme nazi et soviétique. Après avoir observé et partagé les conditions d'existence des classes ouvrières à Londres et à Paris, il décide de se battre pour plus de justice sociale et adhère au socialisme.

George Orwell publie La ferme des animaux en 1945 où il se moque de la politique stalinienne. En 1949, il publie son plus célèbre roman, 1984. Ce dernier est un roman de science-fiction dans lequel Orwell décrit une contre-utopie (l’inverse de l’utopie) totalitaire en Grande-Bretagne. Big Brother, un personnage de fiction dans le roman, est devenu une figure métaphorique du régime policier et totalitaire et de la réduction des libertés.

George Orwell meurt en 1950 d’une tuberculose.

[Source : fiche auteur de Salma Shalaby, 3eA]

DOMAINE ARTISTIQUE (arts de l’espace, arts du langage, etc.) : Arts du langage

NATURE (peinture, sculpture, œuvre littéraire, œuvre musicale, etc.)  : Œuvre littéraire-roman

DATE : 1945

THEMATIQUE : Arts, Etats et pouvoir- La critique du totalitarisme et des régimes autoritaires

PROBLEMATIQUE : De quelle manière ce conte philosophique dénonce-t-il le régime stalinien ?

CONTEXTE HISTORIQUE (situation politique, société, etc.) :
L'auteur, qui a participé aux Brigades Internationales aux côtés des courants les plus radicaux de la gauche, lors de la guerre civile espagnole de 1936-1937, a vécu douloureusement la faillite de la révolution russe. C'est cette dégénérescence de la première révolution communiste qu'il décrit allégoriquement dans La ferme des animaux.

Vous trouverez le contexte historique du régime stalinien largement développé dans le tableau d’analyse du sens de l’apologue, qui se trouve à la fin de cette fiche.

[Source : http://www.matisse.lettres.free.fr/rubriquecursives/contreutopies/fermetableaucorrection.htm]


FORMES1

Les catégories, les types, les genres, les styles artistiques ; la structure, la composition

Ce roman évoque l’histoire de la prise de pouvoir de Staline en Russie.

Alors que les animaux d’une ferme anglaise, la ferme du Manoir, subissent les mauvais traitements et le manque de nourriture propres à leur condition d’animaux de la ferme, Sage l’Ancien, un cochon âgé et sage, sur le point de mourir, leur tient un discours pour qu’ils se rebellent contre le propriétaire de la ferme, Mr Jones, et prennent le contrôle de la ferme. C’est ce que ne tardent pas à faire les animaux, dirigés par les cochons, supérieurs intellectuellement. La ferme du Manoir est alors renommée la ferme des Animaux. Deux cochons prennent alors la direction de la ferme : Napoléon et Boule de Neige, mais s’ensuivent vite des disputes face à la meilleure manière de mener à bien des projets constructifs pour la ferme. Boule de Neige est évincé. Commence alors une véritable dictature. Napoléon instaure un culte de sa personnalité, use de propagande par le biais d’un cochon manipulateur, Brille-Babil, pour justifier ses actes, de censure et de violence lorsque cette propagande ne fonctionne pas. Le roman se termine par la réconciliation des cochons avec les propriétaires humains des fermes avoisinantes, et le fait que les cochons ont appris à marcher sur deux pattes. La ferme des Animaux redevient la ferme du Manoir, et la situation des animaux s’avère pire que ce qu’elle n’était au temps de Mr Jones.
Le ton est très souvent satirique (Orwell critique violemment les méthodes utilisées par Staline, personnifié par Napoléon), sarcastique et ironique envers les cochons manipulateurs et dirigistes, et envers les autres animaux, stupides et faibles. Le ton est aussi tragique lorsque Malabar, animal stupide mais au bon fond, meurt et que son cadavre est vendu à un équarisseur, et à la fin du roman, lorsque le lecteur se rend compte que la situation des animaux a empiré depuis le temps de Jones.
Afin de mieux se rendre compte du décalage entre les utopies des animaux au début du roman et la situation qui va réellement être la leur, il est intéressant de procéder à un schéma actanciel.

A la fin du premier chapitre, le schéma actanciel est celui-ci :

SUJET : Les animaux de la ferme du Manoir

QUÊTE : S’approprier la ferme pour que règne la liberté, l’égalité et la camaraderie entre les animaux.

ADJUVANTS : Les animaux de la ferme et les rats

OPPOSANTS : L’homme, plus précisément M. et Mme Jones et leurs employés

DESTINATEUR : Sage L’Ancien

DESTINATAIRES : Les animaux d’Angleterre

Une fois que les cochons se sont appropriés le pouvoir, il se modifie, ce qui montre bien l’échec du projet socialiste à cause de la trahison idéologique des cochons, et la critique qu’en fait Orwell :

SUJET : Les animaux de la ferme du Manoir

QUÊTE : Répondre aux principes de l’animalisme pour que règne entre les animaux  la liberté, l’égalité et la camaraderie.

ADJUVANTS : Malabar, Douce, Edmée, Benjamin, vaches, poules

OPPOSANTS : cochons, chiens, moutons, hommes

DESTINATEUR : Sage L’Ancien

DESTINATAIRES : Les animaux d’Angleterre
Un parallèle est sans cesse à effectuer entre les événements qui se sont déroulés en Russie entre 1917, prise de pouvoir par les Bolcheviks, et 1945, date de l’écriture de ce roman (voir le tableau d’analyse du sens de l’apologue, qui se trouve à la fin de cette fiche).

TECHNIQUES2

Les matériaux, les outils, les supports, les instruments ; les méthodes et les techniques corporelles, gestuelles, instrumentales

Nous étudierons plus particulièrement les techniques employées dans quelques extraits. Les textes se trouvent à la fin de cette fiche d’analyse.
Premier extrait : discours de Sage l’Ancien (chapitre 1)
La forme de discours employée dans cet extrait est argumentative.

Tout d’abord, Sage l’Ancien se présente à l'auditoire en tant que personnage vieux et sage ; il évoque également ses rêves (intimité et prophétie) : « Camarades, vous avez déjà entendu parler du rêve étrange qui m’est venu la nuit dernière. Mais j’y reviendrai tout à l’heure J’ai d’abord quelque chose d’autre à vous dire. Je ne compte pas, camarades, passer encore de longs mois parmi vous Mais avant de mourir, je voudrais m’acquitter d’un devoir, car je désire vous faire profiter de la sagesse qu’il m’a été donné d’acquérir. Au cours de ma longue existence, j’ai eu, dans le calme de la porcherie, tout loisir de méditer. Je crois être en mesure de l’affirmer : j’ai, sur la nature de la vie en ce monde, autant de lumières que tout autre animal. C’est de quoi je désire vous parler. »

Le discours descriptif valorisant employé dans ce passage vise à capter l'attention de l'auditoire, à donner aux paroles qui vont suivre une origine bonne et cautionnée par le temps. Le public est disposé à recevoir favorablement les paroles émanant d'un être moralement bon, vieux, sage...  
C’est alors que le thème de l’argumentation qui va suivre est évoqué : la condition animale (les animaux sont maltraités. C'est un fait) : « Regardons les choses en face nous avons une vie de labeur, une vie de misère, une vie trop brève. Une fois au monde, il nous est tout juste donné de quoi survivre, et ceux d’entre nous qui ont la force voulue sont astreints au travail jusqu’à ce qu’ils rendent l’âme. Et dans l’instant que nous cessons d’être utiles, voici qu’on nous égorge avec une cruauté inqualifiable. Passée notre première année sur cette terre, il n’y a pas un seul animal qui entrevoie ce que signifient des mots comme loisir ou bonheur. Et quand le malheur l’accable, ou la servitude, pas un animal qui soit libre. Telle est la simple vérité. »

La thèse est que l'origine de ce malheur est l'homme, qui exploite l'animal pour son seul bénéfice. Le raisonnement est le suivant :

  • Proposition A : Les animaux vivent une vie misérable.

Texte : « nous avons une vie de labeur, une vie de misère, une vie trop brève. »

  • Proposition B : Car l'homme les exploite à son seul profit.

Texte : « Parce que tout le produit de notre travail, ou presque, est volé par les humains. »
La progression des arguments, dans le discours de Sage l’Ancien, est la suivante :

- on donne aux animaux juste de quoi « survivre » : Une fois au monde, il nous est tout juste donné de quoi survivre, et ceux d’entre nous qui ont la force voulue sont astreints au travail jusqu’à ce qu’ils rendent l’âme. » ;

- on les égorge cruellement quand ils ne sont plus aptes au travail : « Et dans l’instant que nous cessons d’être utiles, voici qu’on nous égorge avec une cruauté inqualifiable. » ;

- l’animal n’est jamais libre : « Passée notre première année sur cette terre, il n’y a pas un seul animal qui entrevoie ce que signifient des mots comme loisir ou bonheur. Et quand le malheur l’accable, ou la servitude, pas un animal qui soit libre. » ;

- la ferme permettrait aux animaux d’avoir une vie décente et pourrait accueillir de nombreux autres « camarades » : « Fertile est le sol de l’Angleterre et propice son climat. Il est possible de nourrir dans l’abondance un nombre d’animaux bien plus considérable que ceux qui vivent ici. Cette ferme à elle seule pourra pourvoir aux besoins d’une douzaine de chevaux, d’une vingtaine de vaches, de centaine de moutons – tous vivant dans l’aisance une vie honorable. » ;

- l’homme vole le produit du travail des animaux car il est « la seule créature qui consomme sans produire ». La domination de l'homme est déclinée dans ses différentes facettes :

  • Il vole la production de la terre : « Qui laboure le sol : Nous ! Qui le féconde ? Notre fumier ! Et pourtant pas un parmi nous qui n’ait que sa peau pour tout bien. » ;

  • il vole la production des animaux domestiques : « Vous, les vaches là devant moi, combien de centaines d’hectolitres de lait n’avez-vous pas produit l’année dernière ? Et qu’est-il advenu de ce lait qui vous aurait permis d’élever vos petits, de leur donner force et vigueur ? De chaque goutte l’ennemi s’est délecté et rassasié. » ;

  • non seulement l’homme s’empare de ce que produisent les animaux, mais il sépare ceux-ci de leurs enfants et donc vole les animaux eux-mêmes : « Et vous les poules, combien d’œufs n’avez-vous pas pondus cette année-ci ? Et combien de ces œufs avez-vous couvés ? Tous les autres ont été vendus au marché, pour enrichir Jones et ses gens ! Et toi, Douce, où sont les quatre poulains que tu as portés, qui auraient été la consolation de tes vieux jours ? Chacun d’eux fut vendu à l’âge d’un an, et plus jamais tu ne les reverras ! En échange de tes quatre maternités et du travail aux champs, que t’a-t-on donné ? De strictes rations de foin plus un box dans l’étable ! ».



Pour captiver son auditoire au moment où il énonce ces arguments, Sage l’Ancien utilise plusieurs moyens rhétoriques (ou procédés oratoires) :

  • les fausses interrogations (ou questions rhétoriques, oratoires), qui sont des questions auxquelles l’orateur fournit tout de suite la réponse. On n'attend pas de réponse. Elles reposent sur un acquiescement sous-entendu : « Et toi, Douce, où sont les quatre poulains que tu as portés, qui auraient été la consolation de tes vieux jours ? Chacun d’eux fut vendu à l’âge d’un an, et plus jamais tu ne les reverras ! »

  • les interrogations laissées sans réponses : « Et vous les poules, combien d’œufs n’avez-vous pas pondus cette année-ci ? Et combien de ces œufs avez-vous couvés ? »

Ces interrogations permettent à l’auditeur de participer en quelque sorte au discours. Il a l’impression d’être interpellé personnellement, et d’élaborer le raisonnement en même temps que l’orateur. Dans ces conditions les propos tenus s’imposent comme vrais.

  • l’usage de l’apostrophe, procédé par lequel l’orateur interpelle tout à coup un personnage : « Camarades, vous avez déjà entendu parler… », « Camarades, là se trouve la réponse à nos problèmes », « Et vous les poules… », « Et toi, Douce… », « Toi, Malabar […], Jones te vendra à l’équarrisseur ».

Sage l’Ancien répète fréquemment l’apostrophe « camarades » afin que l’auditoire soit uni et que chacun se sente concerné. Cette volonté est encore accentuée par les adresses personnelles : « Et toi, Malabar ». Le cochon sait captiver l’ensemble de son public tout en donnant une place particulière à chacun.

  • l’usage de l’impératif est une véritable exhortation à la rébellion : « Soulevons-nous », « Et souvenez- vous-en », « Ne perdez pas de vue […] ».


Sage l’Ancien utilise aussi des formes de phrases dévalorisant les conditions de vie des animaux : « Une fois au monde, il nous est tout juste donné de quoi survivre, et ceux d’entre nous qui ont la force voulue sont astreints au travail jusqu’à ce qu’ils rendent l’âme. »
Afin de valoriser l’injuste puissance humaine, Sage l’Ancien utilise des phrases qui définissent l’homme comme l’être mauvais par nature : « Car l’Homme est notre seul véritable ennemi », « L’Homme est la seule créature qui consomme sans produire », « Tous les hommes sont des ennemis », « Toutes les mœurs de l’homme sont de mauvaises mœurs ».

Ces phrases ont des allures de proverbes car elles sont brèves et constituées par la même structure simple : un sujet, le verbe être, un attribut du sujet. Elles sont toutes à la forme active. On note également l’emploi de la majuscule au mot « Homme » et l’usage du pluriel : « tous les hommes », « toutes les mœurs ». Ceci donne un caractère d’universalité à ces sentences, elles ont valeur de vérité générale.
On remarquera aussi l’emploi de figures de style de l'exagération tout au long du discours :

  • litote : « combien d’œufs n’avez-vous pas pondus cette année-ci ? »

  • l'amplification :

  • gradation : « Cette ferme à elle seule pourra pourvoir aux besoins d’une douzaine de chevaux, d’une vingtaine de vaches, de centaine de moutons – tous vivant dans l’aisance une vie honorable. »

  • répétitions : « Non, camarades, mille fois non ! » « Plus à trimer sans relâche ! Plus de meurt-la-faim ! » 

  • l'hyperbole : « Qu’on le supprime, et voici extirpée la racine du mal. », « l’équarrisseur te tranchera la gorge ; il fera bouillir tes restes à petit feu, et il en nourrira la meute de ses chiens. », « l’Homme, notre tyran ».

Elles donnent plus de force au discours, assènent de manière plus convaincante les arguments déployés par Sage l’Ancien.
Tous les effets convergent vers une séduction de l'auditoire, dont les émotions sont suscitées : sensibilité (sens de la famille, "instinct maternel", instinct vital), sentiment d'appartenance à un groupe commun, uni dans ses souffrances (la condition animale), sentiment partagé d'opposition à un autre groupe (Jones = les hommes), juste révolte.

La conclusion de ce discours est donc qu’en se débarrassant de l’homme, les animaux pourraient être libres et riches : « Débarrassons-nous de l’Homme, et nôtre sera le produit de notre travail. C’est presque du jour au lendemain que nous pourrions devenir libres et riches. » C’est à la fin du monologue que le véritable but du discours apparaît : pousser les animaux à se révolter, à se défaire de la servitude à l'égard de l'homme (« Soulevons-nous ! »).
Ce discours montre à quel point des paroles peuvent être convaincantes. Lorsque la cause semble juste, que l’argumentation est bien organisée et que les outils rhétoriques sont utilisés à bon escient, il est facile de se laisser persuader. Même le lecteur est convaincu.
Extrait 2 : l’utopie (début du chapitre 3)
Ce passage décrit la ferme des animaux comme une société idéale, une véritable utopie (société imaginaire dans laquelle s'incarnent des idéaux politiques, économiques et sociaux, où tout est organisé, codifié pour le bonheur de l'homme).
D’une part, la ferme des animaux est une société bien organisée.

En effet, le bilan de la gestion de la ferme est positif : « leurs efforts furent récompensés car la récolte fut plus abondante encore qu’ils ne l’auraient cru. » ; « Et ainsi la fenaison fut achevée deux jours plus tôt qu’aux temps de Jones. Qui plus est, ce fut la plus belle récolte de foin que la ferme ait jamais connue. »

L’organisation du travail est aussi bien gérée puisque les compétences intellectuelles des cochons sont bien exploitées (« les cochons étaient si malins qu’ils trouvèrent le moyen de tourner chaque difficulté. » ; « Les cochons, à vrai dire, ne travaillaient pas : ils distribuaient le travail et veillaient à sa bonne exécution. Avec leurs connaissances supérieures, il était naturel qu’ils prennent le commandement. »), tout autant que les compétences physiques de chacun (« Malabar et Douce s’attelaient tout seuls au râteau ou à la faucheuse » ; « Et chaque animal jusqu’au plus modeste besognait à faner et ramasser le foin. Même les canards et les poules, sans relâche, allaient et venaient sous le soleil, portant dans leurs becs des filaments minuscules. »).
D’autre part, la ferme des animaux semble vivre dans un bonheur parfait.

L’ambiance de travail est idéale : « Et chaque animal jusqu’au plus modeste besognait à faner et ramasser le foin. » ; « ni mors ni rênes n’étant plus nécessaires, bien entendu » ; « Il avait passé accord avec l’un des jeunes coqs ».

Les conditions de vie se sont améliorées : « ils eurent aussi des loisirs accrus. » ; « ce fut la plus belle récolte de foin que la ferme ait jamais connue. »

Les modalisations évaluative et affective sont d’ailleurs largement positives : « les cochons étaient si malins qu'ils trouvèrent le moyen de tourner chaque difficulté » ; « ce fut la plus belle récolte » ; « Les animaux étaient heureux d'un bonheur qui passait leurs espérances. »

Mais ce bonheur sera de courte durée : très vite les premières inégalités vont se manifester et Napoléon va transformer ce bonheur idéal en cauchemar.
Comme le dit Nicolas Berdiaeff (1874-1948), philosophe russe : « Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu'on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante : comment éviter leur réalisation définitive? Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d'éviter les utopies et de retourner à une société non utopique, moins "parfaite" et plus libre. »

En illustrant de manière très explicite l’utopie socialiste, et en la détruisant presque immédiatement, comme cela a effectivement été le cas dans la Russie stalinienne, Orwell montre ici qu’il adhère à l’opinion de Berdiaeff.
Extrait 3 : le début de la propagande (fin du chapitre 3)
Dans ce discours, Brille-Babil, maître de la propagande, emploie de nombreux modalisateurs et procédés de mise en relief. Leur relevé (voir le tableau ci-dessous) nous apprend que Brille-Babil essaie de convaincre les animaux de la ferme, par tous les moyens, d’accepter comme une nécessité la confiscation du lait et des pommes.

Modalisation portant sur la connaissance des faits (doute assurance)

Modalisation évaluative (jugement : bien mal)

Modalisation affective (j’aime je n’aime pas).

Vous n'allez … pas croire (l.1)

adviendrait (l.7)

reviendrait (l.8)

Assurément (l.8)

Assurément… assurément (répétition l.8-9)

presque (l.9)

pas un seul (l.10)

c’était bien… (l.11)

en effet (l.11)

à l'évidence (l.13)

sans plus de discussion (l.13)

seraient (l.14)

tout de même (l.1)

égoïsme (l.1)

privilèges (l.2)

le souci de notre santé (l.3)

indispensables (l.4)

votre bien (x2, l.6)

faillir à notre devoir (l.8)

l’importance de… (l.12)

s'imposait (l.13)

prérogative (l.15)

détestent (l.2)

! (x2, l.8)

? (l.10)

à aucun prix (l.11)
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