* Programme du débat du 9 juin 2001





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la parole aux citoyens

Face au contexte de crises alimentaires, de santé publique et aux mutations de la société qu'il entraîne, la Cité des sciences entend répondre au besoin désormais fondamental des citoyens d'être entendus et de disposer des informations clés pour mieux comprendre et appréhender leur vie quotidienne.

Dans ce cadre elle inaugure un nouveau mode d’expression et d’éclairage entre les citoyens, les politiques, les scientifiques, et les médias.



Un débat "la vache folle en questions"
Une exposition et une publication

A la cité des sciences et de l'industrie le samedi 9 juin 2001
- DOSSIER DE PRESSE -

Contacts Presse : Doris Audoux -> Tel : 01 40 05 73 70

Mail : d.audoux@cite-sciences.fr

Alain Rollet Tel : 01 40 05 73 63

Mail : a.rollet@cite-sciences.fr

- SOMMAIRE -


* Le 9 juin 2001, un débat d'un genre nouveau autour du citoyen et un éclairage original sous forme d’une exposition pour compléter l’information

* Rôle des citoyens dans le cadre du débat "la vache folle en questions"

* La vache folle : illustration des changements de société

* La Cité médiatrice entre citoyens et experts : une démarche dans la durée

ANNEXES
* Programme du débat du 9 juin 2001

* Organisateurs du débat et comité scientifique

* Rappel des chiffres clés de la Cité des Sciences et de l'Industrie

* Rappel de la chronologie du dossier de la vache folle

Le samedi 9 juin 2001, un débat d'un genre nouveau autour du citoyen et un éclairage original sous forme d’une exposition pour compléter l’information

la Cité des sciences et de l'industrie organise un débat d'un genre nouveau qui place le citoyen au cœur des échanges sur la vache folle.

Face au contexte de crises alimentaires, de santé publique et aux mutations de la société qu'il entraîne, la Cité des sciences entend répondre au besoin désormais fondamental des citoyens d'être entendus et de disposer des informations clés pour mieux comprendre et appréhender leur vie quotidienne. Dans ce cadre elle inaugure un nouveau mode d’expression et d’éclairage entre les citoyens, les politiques, les journalistes, les scientifiques et les médias.
"La vache folle en questions", c'est le thème du débat ouvert au grand public qui réunit experts et citoyens à la Cité des Sciences, le samedi 9 juin.
Par temps calme et avec recul, donner la parole au citoyen, lui donner les repères nécessaires selon sa perception du sujet, partager avec lui les acquis et les incertitudes, activer une meilleure connaissance entre les acteurs, tel est le sens de cette journée.
De 9 heures à 18 heures, scientifiques français et britanniques, représentants des Ministères, membres de la filière agroalimentaire, journalistes, … vont répondre aux questions et réagir aux recommandations préparées en amont par deux groupes de citoyens.

Courant mai, ces groupes de citoyens ont affiné et confronté leur connaissance sur le sujet pour bâtir le fil conducteur du 9 juin.
Au programme de la journée, trois thématiques centrales :

- comment gérer les situations d'incertitude scientifique, comment mieux prendre en compte les alertes des experts ?

- quel est le rôle des différents acteurs, comment améliorer l'information du public ?

- quelles sont les perspectives de la médiation scientifique et de l'information citoyenne ?

Le contenu des échanges fera l'objet d'une synthèse, diffusée ensuite à l'ensemble des décideurs et organismes concernés au plan national et européen.
Parallèlement au débat, la Cité propose une exposition et un livret pédagogique sur l'ESB, validé par le Professeur Dominique Dormont, chef du service de neurovirologie du CEA, Président du comité interministériel sur l'ESB.

Dans une logique d'information démocratique resituée au cœur des préoccupations des citoyens, la Cité inaugure une communication d'un genre nouveau qu'elle entend inscrire dans la durée. D'autres débats citoyens sur des thèmes scientifiques sont d'ores et déjà programmés : la bio éthique et le clonage humain, le réchauffement de la planète, les déchets nucléaires …
Une exposition et un document pour aider à comprendre

Dans la logique du débat et de ses objectifs, la Cité propose deux moyens d'information : une exposition “ En période de vaches folles ” et un livret "Vache folle : la foire aux questions " sur l'ESB, validé par le Professeur Dominique Dormont.
Didactique, accessible à tous publics, l'exposition fait le point en balayant l'état des connaissances, ce qui est acquis, ce qui ne l'est pas. Reportages en France et dans les pays européens, panneaux, photos retracent les temps forts de l'histoire de l'ESB et en expliquent les mécanismes.

Une passerelle sera établie avec le contenu du débat du 9 juin.

Occupant 400 m2 dans Explora, lieu des expositions de la Cité, elle sera ouverte tout l'été à partir du 5 juin.
Quant au livret “ vache folle : la foire aux questions ”, il répond à toutes les questions que l'on peut se poser sur l'ESB : la maladie , l'ESB dans le monde, les tests de dépistage, les voies de transmission, les farines de viande, la nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, les mesures de protection de la santé publique, les prions, le mouton et autres espèces animales, les enseignements de la crise.

Ce livret disponible à l'exposition, sera diffusé le 9 juin lors du colloque.
Si le débat entre citoyens et experts est incontournable pour une meilleure adéquation des modes de gestion de l'ESB et, in fine, pour faire progresser le dossier, ces deux moyens d'informations - exposition et livret - constituent un premier matériau de réponse aux questionnements des citoyens du 9 juin et du public en général.


Les citoyens dans le débat "la vache folle en questions"
Dès Janvier 2001, l'idée est clairement formulée par la Cité des sciences.

Il ne s'agit pas de préparer le nième colloque entre experts. Il s'agit de bâtir un débat autour des questionnements et attentes des citoyens et de leur donner la parole au delà des modes d'expression habituels (sondages, vote, boycott des produits n'inspirant plus confiance, …).
A l'origine un constat : le citoyen est trop souvent oublié dans la gestion des dossiers sensibles qui le concernent pourtant directement. Or le citoyen peut aider les experts à progresser.


Dans le calme et hors des périodes de crises qui conduisent à une information immédiate, souvent confuse et difficile à interpréter, la Cité se donne les moyens d'une démarche rigoureuse susceptible d'apporter un regard nouveau : celui du citoyen.

L'intervention des citoyens pour préparer le débat
Finalité de la démarche : faire travailler des citoyens en amont pour fournir aux experts le cadre du débat du 9 juin et apporter le Jour J une contribution active.
Deux groupes de 10 personnes ont été sélectionnés : un groupe "averti" et un groupe "néophyte".

Les recrutements ont été effectués selon une double approche :

- pour les néophytes,

à partir du fichier des visiteurs de la Cité, et d'un échantillon de personnes questionnées dans le cadre d'une étude d'image,

- pour les avertis,

à partir d'associations de la filière agricole, alimentaire et de représentants d'organismes impliqués sur la question de la vache folle.

Les deux "panels" ont été par ailleurs constitués selon les critères représentatifs habituels : âges, catégories socioprofessionnelles, sexes, lieux de résidence à Paris et en régions, etc.
Durant le mois de mai, les groupes ont travaillé chacun 1 jour 1/2 suivant un déroulement en 5 phases :
- Mise à plat de leur vision générale sur la vache folle : par l'expression spontanée de toutes leurs questions, et remarques inspirées par le sujet.
- Travail sur le rôle des différents acteurs impliqués dans la problématique de la vache folle: identification, champs d'activité de chacun, mise en évidence des controverses et des difficultés de fonctionnement de la chaîne d'intervenants.
- Appropriation de nouvelles connaissances : par l'analyse d’une documentation sur l'ESB et par des rencontres avec plusieurs scientifiques (INRA,INSERM, IRESCO)
- Reformulation de leurs points de vue et de leurs questions au regard des 3 phases précédentes
- Définition des objectifs et des modalités d'intervention le Jour J.
La synthèse des travaux des 2 groupes de citoyens est envoyée aux experts intervenants avant le débat du 9 juin.

Aux experts de s'adapter à ce cadre.


En résumé, les points de vue des citoyens avant le débat
Le travail des groupes s'articule principalement autour de 3 axes :

les perceptions - les questions - les recommandations.
Les PERCEPTIONS des citoyens liées aux enseignements tirés ou aux constats faits à l'occasion de ces travaux :
- les intérêts économiques ont été privilégiés au détriment des impératifs de santé publique ;

- les préconisations des autorités passent par une liste de produits carnés considérés " à risque " mais jamais par une liste claire et positive, c'est-à-dire les parties de viande qu'on peut consommer sans risque ;

- les mesures prises par le gouvernement, qui se veut à chaque reprise rassurant, se sont avérées insuffisantes (promotion des produits "d'origine France en 97, alors que le cheptel français est touché lui aussi, contrôles insuffisants, …)

- complexité et interrelations entre les maillons d'une chaîne à plusieurs dimensions (production agricole, consommation, connaissance, décision publique et information, sanitaire)

- le monde agricole fondé sur un modèle productiviste paye cher (en termes économiques, d'image, ..) les erreurs d'orientation

- il existe un décalage persistant entre le constat sanitaire, l'identification d'un risque et les décisions politiques

- il existe aussi un grand décalage entre le savoir scientifique et l'information du public.

Il n'y a pas d'émetteur crédible, la vache folle révèle, en fait, une crise de confiance entre les citoyens et les différents acteurs impliqués dans le processus de décision et d'information.


Les QUESTIONS des citoyens :
- quelles sont les voies de contamination du prion ?

- quelle est la durée d'incubation de la maladie ?

- quelles sont les mesures de prévention ?

- comment traiter et stocker les farines de viande ?

- quels sont les liens entre l'ESB et la tremblante du mouton  ?

- quelle est l'évolution de la maladie chez l'homme et les traitements en perspective ?

- le lait est-il vraiment sans risque et le muscle ?

- comment améliorer la réactivité des pouvoirs publics (11 ans entre le début de l'épidémie en Grande Bretagne et l'interdiction totale des farines de viande) ?

- comment limiter l'effet négatif des "déferlantes" médiatiques (panique chez les consommateurs, incidences économiques graves chez les producteurs, …) ?

- comment éviter les cloisonnements des décisions et des mesures entre les pays européens ?

- pourquoi ne pas instaurer un traitement interministériel de l'ESB avec le Ministère de la Santé et pas seulement le Ministère de l'Agriculture ?

- comment resserrer les liens et favoriser la fluidité (et la pertinence) de l'information entre les pouvoirs publics, les scientifiques et les citoyens ?

- comment anticiper les crises à venir ?

- que faire pour informer les citoyens et laisser l'opinion publique s'exprimer ?

- quels sont les enseignements à tirer de cette crise, côté experts, et comment coordonner les propositions ?
Les groupes ont élargi leur réflexion à des thèmes voisins : les OGM, la qualité des produits alimentaires, les pesticides, …

Les RECOMMANDATIONS des citoyens :
les citoyens souhaitent :
- disposer des preuves de la traçabilité des filières,

- la publication des cahiers des charges attestant de la rigueur des procédés et de la fiabilité des produits,

- la création d'une agence sanitaire européenne indépendante ayant également un département chargé de la communication avec le consommateur (réflexion à mener par rapport à l'AFSSA),

  1. l'institution d'une conférence annuelle sur les risques alimentaires et sanitaires ouverte au public.


L'intervention des citoyens le Jour J
Des représentants des 2 groupes sont présents le Jour J aux côtés des experts intervenants.

Les tables rondes thématiques sont lancées par les questions élaborées par les deux groupes, questions auxquelles répondent les experts en fonction de leur champ de compétences.

Deux observateurs sociologues font le point à chaque temps fort du débat, d'une part sur les questions des publics présents dans la salle, d'autre part sur les réponses apportées par les experts.

La "synthèse" du débat du 9 juin sera éditée et diffusée aux instances politiques, administratives et aux organismes adéquats au plan national et européen.

La vache folle : illustration des changements de société
L'histoire de la vache folle, la gestion du risque de l'ESB, les modes d'information qui y sont liés constituent un excellent révélateur des évolutions et attentes nouvelles qui apparaissent.
Un citoyen plus méfiant et plus actif
Désormais les valeurs naturelles telles que se nourrir, se maintenir en bonne santé, se reproduire, vivre dans un environnement sain,… font partie des préoccupations majeures des citoyens.

La multiplication des crises alimentaires et de santé publique depuis le début des années 90 a fait émerger de nouveaux comportements.
D'après une récente étude du CREDOC (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) publiée en avril 2001, 90% des personnes interrogées placent en tête des motifs d'achat "les garanties d'hygiène et de sécurité".

Le langage d'actes des citoyens consommateurs qui accompagne les périodes de crise est encore plus révélateur : boycott des produits n'inspirant plus confiance (moins 30% de consommation de viande sur toute l'Europe), viande de bœuf momentanément supprimée des menus de cantines scolaires, fréquentation intensive des numéros verts ou services consommateurs mis à la disposition du public par les ministères ou les entreprises.

Des autorités et experts face à l'incertitude
Parallèlement ces crises mettent en scène une chaîne d'acteurs : pouvoirs publics français, autorités européennes, scientifiques, juristes, intervenants de la filière agroalimentaire, journalistes, … qui, chacun dans leur métier, tentent de faire face à ces situations sans précédent.

Parmi les différents sujets sensibles, l'ESB est certainement l'un des plus significatifs, dans la mesure où il est fondé sur une incertitude scientifique tout en ayant des répercussions directes sur la santé publique.
Désormais, l'expertise scientifique n'est plus incontestée, les décisions politiques pour gérer le risque collectif sont adoptées sur un terrain mouvant qui fluctue entre prévention et principe de précaution.

Même si progressivement les acteurs politiques et scientifiques s'organisent (mise en place du réseau de surveillance, création de l'AFSSA, développement des moyens de recherche, de contrôles…), la coordination et le fonctionnement transversal indispensable entre ces acteurs restent mal aisés et les réflexes de l'époque des certitudes demeurent.

Les périodes aiguës (printemps 1996 et automne 2000) ont laissé des "traces" dans l'opinion. Elles ont montré, en un temps limité, les décalages et inadéquations des relations entre les différents acteurs.

Activée par une pression médiatique focalisée dans une logique instantanée de l'information, les multiples prises de parole contradictoires, alarmistes, ou cherchant à rassurer à tout crin ont créé une confusion, source d'inquiétudes pour le citoyen.

L'émergence d'un citoyen nouveau
Au-delà, la répétition des situations de crise (dioxine, Erika, listéria, fièvre aphteuse, …) et des dysfonctionnements de la chaîne d'acteurs a contribué à "transformer" la vision du citoyen, concernant tant son approche de sa vie quotidienne que ses attentes vis-à-vis des autorités politiques et scientifiques.
Au fond, ces situations à risques ont fait émerger un citoyen nouveau qui a besoin de comprendre pour mieux effectuer ses choix quotidiens.

Certes, le citoyen n'évolue pas de façon linéaire, il lui faut du temps et il a lui aussi ses propres contradictions.

Toutefois, globalement, une tendance se dégage comme l'illustrent les citoyens réunis dans le cadre du débat du 9 juin 2001 à la Cité des sciences : un besoin clair de transparence, d'explication, de proximité avec les maillons de la chaîne et de prise en compte à part entière de l'opinion publique.

Plus responsable, de fait, le citoyen se positionne comme un interlocuteur clé de la gestion des dossiers de société.
Aux différents acteurs d'entendre le message …


La Cité médiatrice entre citoyens et experts : une démarche dans la durée
Dans la logique de ses missions11, la Cité des Sciences et de l'Industrie se fixe désormais comme priorité à moyen terme, pour l'ensemble de son offre, de donner au public les repères nécessaires pour comprendre les dossiers de société situés au carrefour des sciences et techniques.
Progressivement, l'ensemble de ses activités sera aménagé dans cette direction.

Les grands axes d'ores et déjà définis et déclinés : les sciences du vivant (génétique, bio éthique, questions de santé, …) et les sciences liées à l'environnement (développement durable, déchets nucléaires…)
Davantage positionnée à ses débuts comme une "vitrine animée" des sciences et des techniques, la Cité veut aujourd'hui s'adapter aux mutations des sciences, en particulier dans le contexte actuel d'incertitude et de controverse.
Elargir la connaissance, occuper plus systématiquement le terrain des dossiers proches des préoccupations actuelles, se positionner comme un médiateur entre le citoyen et les différents acteurs, tel est le défi qu'entendent relever aujourd'hui les responsables de la Cité.
Un espace qu'elle revendique pour deux raisons :
- il y a une attente réelle de la société et de l'univers scientifique ;

à ce jour, le créneau, tel que conçu par la Cité, reste vacant, même si des "expériences citoyennes" ponctuelles ont déjà eu lieu (“ conférence de citoyens ” en 98 sur les OGM, forums de consommateurs lors des Etats généraux de l'alimentation, en oct.2000, Etats généraux sur la santé…) ;

- outre une légitimité liée à l'adéquation de ses missions, la Cité dispose des atouts nécessaires : indépendance pour une information la plus complète et objective possible, rigueur et sérieux scientifique, moyens techniques et humains.
Le débat citoyen du 9 juin 2001 est une première pierre à l'édifice.

Véritable "prototype", il sera amélioré pour les prochaines expériences similaires prévues en février 2002 sur la bio éthique, à l'automne 2002 sur l’environnement.

Distinct des débats dits "d'actualité", et des débats scientifiques plus traditionnels organisés par la Cité, le débat du 9 juin constitue une forme de communication différente et complémentaire de l'information des médias ou des prises de parole des acteurs impliqués.

Plus en recul, elle se veut résolument pédagogique, complète, impartiale, en contact direct avec les préoccupations des citoyens.

A N N E X E S

* le programme du débat

* les organisateurs et le comité scientifique

* le rappel de quelques données sur la Cité

* le rappel de la chronologie de l'ESB
Page pour insertion du programme résumé
Organisation et comité scientifique du 9 juin 2001

* Conception, organisation et coordination globale -> Marie-Pierre Hermann et

Brigitte Pagès , département veille technologique de la Cité des Sciences


  1. Coordination technique : Denise Baudouin, IDEA Productions


* Préparation et suivi des travaux des citoyens -> Aymard de Mengin, département

Evaluation, chargé des études à la Cité des sciences et de l'industrie

Avec Walter Detomasi, société AREA

* Interventions scientifiques pendant les travaux des citoyens -> Marc Barbier, sociologue à l'INRA-Grignon, Didier Vilette, chargé de recherche à l’INRA-Jouy-en-Josas, Brigitte Chaamak, biologiste et historienne des sciences, IRESCO (Institut de recherche sur les sociétés contemporaines)
* Observateurs du débat : Marc Barbier et Claude Rochet, Université Paris XII


Rappel de quelques données clés sur la Cité




* Création de la Cité par le décret du 18 février 1985
* Inauguration de la Cité en 1986
* Statut : établissement public à caractère industriel et commercial
* Ministères de tutelle : Culture et Recherche
* Président : M. Michel Demazure
* Directrice Générale : Mme Nicole Pot
* Budget global 2001 : 690 millions de francs, dont 532 millions de subventions de l'Etat et 158 millions de ressources propres
* Effectifs : 930 emplois permanents



  1. La Cité est un centre de ressources

  2. Un lieu d’expositions

  3. Un lieu de débats


* Nombres de visiteurs : * depuis 86 -> 45 millions, * en 2000 ->3,3 millions de personnes dont une grande proportion de jeunes (48% ont moins de 35 ans)
* Provenance géographique des visiteurs : Paris et sa région = 43%, province = 31%, international = 26%
Rappel de la chronologie de la Vache folle
novembre 1986 : mise en évidence des premiers cas d'ESB en Grande Bretagne.

fin 1987 : identification des farines carnées comme vecteur probable de la maladie.

juillet 1988 : arrêt en Grande Bretagne de l'utilisation de farines carnées dans l'alimentation des ruminants.

1989 : la France interdit l'importation des bovins britanniques nés avant mi-juillet 1988, puis celles des farines britanniques.

1er juillet 1989 : la Communauté Européenne interdit l'importation de bovins britanniques vivants.

24 juillet 1990 : La France interdit les farines carnées dans l'alimentation des bovins.

février 1991 : premier bovin français atteint de la maladie de la vache folle officiellement identifié.

27 juin 1994 : l'Union européenne suit les recommandations françaises et interdit l'usage des farines carnées pour les ruminants.

décembre 1994 : les graisses animales sont interdites dans l'alimentation des chèvres et des moutons.

21 mars 1996 : crise aiguë : Londres révèle la possible transmission de l'ESB à l'homme. Embargo français puis européen sur le bœuf britannique. Elimination des abats à risque.

27 mars 1996 : l'Union Européenne décrète un embargo sur l'exportation par le Royaume-Uni de bovins vivants, de leur semence et de leurs embryons, de viande bovine et de produits dérivés, de farines, de viandes et d'os.

juillet 1996 : la France prend des mesures pour sécuriser les farines carnées encore données aux porcs et aux volailles (en mettant hors circuit les cadavres d'animaux et les tissus à risque.

juillet 1997 : révélation de l'exportation illégale de bœuf britannique vers la France, l'Espagne et les Pays-Bas.

fin 1997 : Le ministère de l'agriculture veut évaluer le fonctionnement de l'équarrissage et commande un audit qui détecte de nombreuses défaillances

août 1999 : l'Union Européenne lève, sous condition, l'embargo sur les viandes britanniques. Paris s'y refuse au nom du principe de précaution.

8 juin 2000 : lancement d'un programme de 48 000 tests de dépistage de l'ESB dans le Grand Ouest.

21 octobre 2000 : crise aigue : une vache malade serait entrée dans la chaîne alimentaire… Grande confusion.

25 octobre 2000 : les graisses animales sont retirées de l'alimentation des ruminants

14 novembre 2000 : suspension temporaire et générale de l'utilisation de farines carnées dans l'alimentation de TOUTES les espèces animales.

17 novembre 2000 : les familles de deux victimes de nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob portent plainte.

4 décembre 2000 : les Quinze suspendent l'utilisation des farines en Europe pour tous les animaux et la Commission demande aux Etats Membres de mettre en place dans un délai de six mois les tests systématiques sur les bovins de plus de 30 mois.

2 janvier 2001 : la France lance une campagne de test systématique.

Février 2001 : découverte d'un cas d'ESB chez un bovin né en août 1997.

Depuis le début du dossier (1989), nombre de cas recensés (à Mars 2001) :

* Pour la Grande Bretagne

-> nombre de cas de la nouvelle variante de la maladie de C. J. = 100

-> nombre de cas ESB chez les bovins =180 000
* Pour la France

-> nombre de cas de la nouvelle variante de la maladie de C. J. = 3

-> nombre de cas d'ESB chez les bovins = 240 (dont 60 repérés par test)

11 décret de février 1985 : rendre accessible à tous les publics le développement des sciences, des techniques et du savoir-faire industriel

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