Notes : M. Jacquemet





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Encore faut-il que le diagnostic soit validé, on peut se tromper. Et dans les CMP, c’est un coup oui, deux coups non.

C’est à cela qu’il faut travailler ensemble : mettre en place des protocoles. Les cliniciens, orthophonistes, pédiatres, médecins généralistes qui avez des années d’expérience auprès d’enfants, êtes aussi à même que nous de poser le diagnostic et de traiter.

Prescrire, c’est presque un test thérapeutique.

  • A part le N., il n’y a aucun médicament qui marche comme ça en pédiatrie.

Effectivement, c’est vraiment un médicament magique. Le RISPERDAL aussi. Quand vous avez un doute, à partir de 5 ans, vous donnez de faibles doses de RISPERDAL et vous avez un résultat remarquable quelle que soit l’origine, chez un enfant dysharmonique, dépressif ou TDAH.


  • Ma fille hyperactive a eu différents traitements, dont le RISPERDAL qui l’a rendue dépressive. La RITALINE qu’elle prend maintenant la rend bien.

C’est quelle ne relevait pas du RISPERDAL.

  • Pourtant c’est un spécialiste comme vous qui avait décidé de changer. On a l’impression que nos enfants servent de cobaye. On est démuni. Le CMP de GRENOBLE nous a dirigé vers l’hôpital de jour. Par hasard on a consulté un de vos collègues qui a prescrit un médicament et noue a renvoyé au CMP pour une psychothérapie. Au CMP, on a refusé du fait de la RITALINE…On perd du temps. La scolarité devient impossible, on est traités de mauvais éducateurs. Comment faire pour que tous les médecins aient la bonne information ?

J’ai écrit un livre, il sort demain ! "Même pas grave, l’échec scolaire, ça se soigne". Il traite de la dyslexie, la dysphasie le déficit d’attention, la précocité, les TOCS, la dépression etc. A l’usage de tous avec des fiches pour les enseignants, les parents… et les adresses utiles.

C’est une des missions des centres de références que de diffuser ces notions, pas dans le conflit mais dans une démarche médicale honnête : on n’est pas tout puissant. Quand je dis "même pas grave", c’est une façon de dire que l’échec scolaire ne devrait pas être grave et ça devient abordable quand vous tombez sur des thérapeutes humbles, qui sont capables de dire "on ne sait pas, on n’a pas d’a priori théorique".

On ne dit pas d’emblée "ça c’est un petit dernier que sa maman ne veut pas laisser grandir" ou "celui-ci est mal élevé" ou encore "celui-ci est trop cocooné" : on ne sait pas.

Tant qu’on n’a pas déroulé au fil de la semaine le bilan, à l’issue duquel des gens m’ont dit "il y a, ou il n’y a pas de déficit de l’attention, il y a ou pas une dyslexie, il y a ou pas une dépression", je ne sais pas. On ne règle pas des comptes personnels, on est humble. Et pour être efficace, on part sans a priori théorique. C’est au bénéfice de l’enfant. On peut se tromper, on revient sur ce qu’on a dit, on a une flexibilité mentale qui nous permet de se remettre en question.


  • Mon fils est épileptique et hyperactif . Le pédopsychiatre nous permet de donner le CONCERTA le week-end parce qu’on était en rupture familiale. Qu’en pensez-vous ?

De plus en plus, il y a une mode : les américains, les parisiens et les parents de l’association "Hyper-Super" (qui m’en veulent et qui disent : "Est-ce que vous enlèveriez ses lunettes à un myope le week-end ?") voudraient qu’on donne le traitement en permanence.

La RITALINE c’est une amphétamine, si vous la prenez tous les jours, vous vous accoutumez, avec le retentissement sur la croissance et avec l’obligation d’augmenter les doses. J’en étais persuadé et cela m’a été confirmé. A LYON, depuis qu’il y a INTERPOLE, des américains ont été mutés là. Ils viennent chercher la RITALINE de leur enfant. Ils ne comprennent pas qu’on ne l’achète pas "chez le boulanger" et sont furieux que ce soit aussi compliqué. Ils ont déjà 3 RITALINE matin et midi, parce qu’à force de le donner tout le temps, ça marche moins bien. Je ne renouvelle jamais ces ordonnances.

Je suis persuadé que ces enfants ont un terrain, mais aussi un environnement. Si on l’a trop stimulé ou si on ne lui a pas mis de cadre, les choses s’aggravent. Tous les conseils psychopédagogiques sont fondamentaux. Si on donne le traitement aussi le weekend, (et je ne parle pas pour vous dont l’enfant est aussi épileptique), on risque de faire l’économie de notre remise en question. C’est pourtant fondamental qu’il y ait aussi un changement dans la façon d’appréhender l’enfant. Pendant les fenêtres du weekend, on retrouve l’enfant à l’état "pur" et on essaie de trouver ensemble des trucs pour s’adapter à lui.

  • J’en ai tellement bavé pendant 6 ans, que j’appréhende : le matin avant l’effet du CONCERTA, je suis déjà épuisée et je ne suis pas prête à le voir sans médicament le weekend.

Votre enfant prend aussi la DEPAKINE ? Vous savez que la DEPAKINE peut être un facteur qui aggrave l’hyperactivité. C’est fondamental qu’il ait la DEPAKINE parce que, en plus c’est ce qui lui évite l’effet nocif de la RITALINE sur son cerveau, mais c’est vraiment là un cas particulier.

Il m’arrive de le prescrire sans interruption, mais je demande quand même qu’il y ait une petite coupure, un des deux jours du week-end par exemple.


  • Est-ce que l’épilepsie est gênante pour faire le diagnostic de l’hyperactivité ?

Non.

Si l’enfant est un épileptique connu avec encore des signes sur l’électroencéphalogramme, je ne donne la RITALINE que s’il y a le traitement antiépileptique.


  • Est-ce qu’il y a un âge limite pour faire un dépistage correct ? Pour un adolescent de 15 ans ?

C’est toujours temps de le faire, à 18 ans, à 25 ans. Faire le diagnostic permet à l’enfant de comprendre pourquoi c’était si dur autrefois pour lui.


  • Dans les causes possibles, vous n’avez pas cité la précocité ? Ce sont pourtant des enfants très actifs.

Pour moi c’était inclus dans "les troubles de l’apprentissage".

C’est vrai, la précocité est une source d’hyperactivité. Cette hyperactivité disparaît quand l’enfant arrive à la maison. Elle est maîtresse-dépendante, c’est à dire qu’avec certains enseignants, ça se passe mieux qu’avec d’autres. L’enfant précoce a un QI supérieur à 130. Mais de plus en plus, on ne considère plus cela comme important. La précocité c’est surtout une sensibilité particulière, une intuition et une empathie, une capacité à comprendre ce que les autres ressentent, une capacité à prévoir ce qui va se passer, qui fait que ces enfants très intelligents ressentent très tôt, beaucoup trop tôt, toutes les émotions d’autrui, et en particulier quand les copains ne les aiment pas, quand les parents ne sont pas disponibles psychiquement, quand la maîtresse ne les supporte pas : c’est là qu’ils bougent. Le premier conseil à donner c’est d’expliquer à la maîtresse qu’il bouge parce qu’il s’ennuie, (enseigner c’est répéter, et l’enfant précoce est déjà ailleurs) et il faut donc lui donner des choses à faire, à préparer, en bibliothèque dans le fond de la classe. Il faut que la maîtresse soit attentive à ce qu’elle ne supporte pas chez lui et qu’elle puisse le dire.
Il existe en effet une comorbidité entre précocité et déficit d’attention. Ces enfants à la fois précoces et hyperactifs relèvent de la RITALINE.


  • Existe-t-il des degrés dans l’hyperactivité ?

Oui. Quand c’est un degré faible, on ne prescrit pas de RITALINE, ou à dose faible, et sûrement pas le week-end. On traite à partir du moment où il y a une souffrance : quand l’enfant se plaint d’être nul, de ne pas avoir de copains, de ne pas travailler en classe. Certaines formes sévères ne sont pas traitées à la RITALINE parce que l’enfant est précoce, a des capacités relationnelles qui lui permettent de contourner son problème, alors que le seront certaines formes en apparence plus légères mais pour lequel le retentissement psychique est plus important.



  • Est-ce qu’on aura le même point de vue que le votre si on s’adresse au CHU de GRENOBLE ?

Oui. Annie LAURENT a le même point de vue.


  • J’ai une enfant en CE1qui dégringole scolairement cette année, qui ne présente pas l’agitation que vous décrivez mais qui a un énorme trouble de concentration pour lequel l’école m’alerte depuis la maternelle.

Il faut demander un bilan neuropsychologique. Elle rentre sûrement dans cette catégorie des TDAH. A partir de la classification de TDAH, que j’ai bien appelé multidimensionnel, pour entrer dans le diagnostic de TDAH, il faut au moins 6 symptômes d’inattention ou au moins 6 symptômes d’hyperactivité et d’impulsivité. Vous entrez donc dans le cadre du TDAH si vous êtes une petite fille tranquille mais que vous présentez tous les signes d’inattention. C’est bien le problème des filles.


  • Ma fille a 6 ans et on commence à parler de déficit d’attention. A l’hôpital de GRENOBLE, on m’a dit qu’il fallait attendre l’âge de 7 ans. Qu’est-ce qui permet d’alerter les parents d’une fille qui présenterait un trouble de l’attention ?

On peut dépister très tôt le déficit d’attention.

L’échec scolaire injustifié chez une fille qui a un quotient intellectuel normal et qui travaille est un signe d’appel. Elle peut être en échec et ne pas en souffrir, mais on lui fait passer les tests, pour qu’elle comprenne de quoi il s’agit. C’est l’enfant qui va dire si elle en souffre.

Il y a trois formes de TDAH : inattentive pure, la forme hyperactive impulsive et la forme mixte. Les filles sont beaucoup plus dans la forme inattentive pure. Les filles ont plus de facilités à s’adapter au système scolaire (même en médecine on fait cours à des filles et des garçons en 1ère année mais les garçons ont disparu en 2ème année parce qu’ils n’arrivent pas à rédiger).


  • Je suis enseignant en lycée. J’ai un élève en Terminale qui se dévalorise, pense qu’il est nul. Il a 20 ans, un QI à 140. Les enseignants sont démunis. Il a fait deux Secondes, deux Premières, deux Terminales.

Les enseignants ne le savent pas, parce qu’on ne le leur a pas appris : on ne fait pas redoubler un enfant précoce. Il a déjà du mal à travailler. Quand il lit son texte, il le comprend de façon tellement fulgurante qu’il croit qu’il le sait. Il ne sait pas apprendre parce que cette façon de traiter l’information, ils l’a depuis tout petit. Ca marche en primaire, ça se gâte en 6ème et ça plonge en 5ème : plus on lui demande comment il a fait pour trouver le résultat, plus ça lui paraît idiot et moins il le fait. On finit par le faire redoubler, l’obligeant ainsi à réentendre les choses alors qu’il déteste la routine, il se braque, devient dépressif. Le risque suicidaire existe comme chez tous les adolescents désenchantés.

  • Quelle est la fiabilité du QI ?

Le QI, c’est un cliché de ce que l’enfant a bien voulu nous montrer à un moment donné. Il peut y avoir des faux négatifs. Un QI bas n’élimine pas une précocité ou une intelligence normale. Un QI haut faux c’est impossible. Comme dit Woody Allen, c’est plus facile pour un intelligent de faire le débile que l’inverse. Néanmoins il faut voir comment le QI a été fait. On fait confiance à 100% à la majorité des psychologues… mais j’en connais un qui surcôte les QI. Surcôter un QI c’est donner l’obligation morale à l’enfant de réussir. Un don c’est quelque chose qu’on a eu sans rien avoir à faire pour l’obtenir. Quand on vous avez l’obligation morale de réussir parce que vous êtes très intelligent ou qu’on vous a dit que vous êtes très intelligent, et que vous êtes en échec, c’est là que le risque dépressif est majeur.

  • Cet élève là, on lui dit qu’il est intelligent et il ne le croit pas…

Il faut peut-être refaire le QI. Il faut lui faire remarquer que redoubler, ce n’est pas dramatique : la vie ne se résume pas à la réussite scolaire. Chercher avec lui quels sont ses autres centres d’intérêt. S’il rate son bac, il déçoit tout le monde : il faut le revaloriser sur autre chose.


  • A partir du moment où on constate que quelque chose ne va pas et le moment où des bilans seront faits, comment gérer le quotidien ? Sur quelles pistes s’appuyer ?

Les médecins généralistes et les pédiatres font un énorme effort de formation. Conscient du caractère gravissime des délais d’attente dans le service, j’ai fait une permanence téléphonique le lundi matin : quiconque peut m’appeler de 10h à midi pour débrouiller les choses. A cette occasion , quand ce sont des parents qui appellent je leur demande s’ils en ont parlé à leur médecin. C’est rarement le cas.

Le médecin peut lui aussi, ensuite, trouver des interlocuteurs locaux pour l’aider au diagnostic… ou m’appeler et ensuite, prescrire.

  • Et quand on vous renvoie chez vous après deux ou trois questions en vous disant "il est turbulent, ça va passer" ?

Il n’est pas encore en CP ? Alors tout peut arriver ! Il sera peut-être très intéressé par le CP, alors que ce qui se fait en maternelle, ça le gonfle. C’est pour ça qu’on ne traite pas avant 6 ans. Il est suivi par une psychomotricienne ? C’est parfait !


  • Vous semblez dire qu’il y a une certaine homogénéité des prénoms chez les hyperactifs ?

Est-ce que vous même (le pédiatre) et les enseignants, constatez que les Kévin et Brian sont plus durs que les autres ?

L’hyperactivité, c’est la rencontre d’un terrain et d’un environnement. Et c’est d’ailleurs ce qu’on dit actuellement pour toutes les pathologies pédopsychiatriques : la dépression, les TOCS, la schizophrénie etc. Contrairement à ce que pensent encore certains psychologues, ce n’est pas uniquement la relation avec les parents qui est en cause. Contrairement à ce que pensent certains neurobiologistes, la dépression ou la schizophrénie, ce n’est pas purement génétique. On a un terrain neurobiologique qui nous prédispose à être déprimé ou schizophrène ou à avoir un cancer du poumon. Ensuite, l’environnement intervient : si on ne fume pas, on ne développera pas le cancer du poumon. Si on fume et qu’on a le terrain, on le développera. Si on fume et qu’on n’a pas le terrain, on ne le développera pas.

Si on a un terrain à être dépressif et que les évènements de la vie nous amènent à des pertes, des deuils, on aura de forts risques de plonger dans la dépression. On peut avoir un terrain avec un cortex préfrontal immature et moins bien établi que le reste du cortex, on a déjà cette vulnérabilité-là pour des raisons génétiques ou périnatales. Les pédiatres connaissent bien ces naissances acrobatiques avec une souffrance néonatale, ou les grands prématurés qui sont souvent plus hyperactifs que les autres. Ensuite l’enfant peut avoir des parents qui le cadrent avec un rythme de vie structuré, sans tolérance du moindre dérapage : l’enfant a beau tester le cadre…

Si par contre, l’enfant a tendance à bouger, parce que c’est génétique, et que ses parents ont toujours eu envie d’avoir un "petit dur", qu’ils lui ont donné le prénom de "l’île de la tentation", Brandon, ou de héros nord-américains, il y a de fortes chances que ce terrain rencontre des parents qui, consciemment ou pas vont encourager la tendance.

L’employée de mairie que j’interrogeais sur son acceptation du prénom choisi pour mon fils, Jim, m’a annoncé qu’elle venait d’enregistrer "Starky et Hutch" : ils ont intérêt à avoir un cortex préfrontal en béton !


  • Quel est l’avenir scolaire de ces enfants ? Faut-il les orienter très tôt dans la mesure où ils travaillent quand ils sont intéressés ?

C’est vrai pour les précoces, mais pas pour les hyperactifs.

L’école idéale pour les enfants hyperactifs, l’école idéale pour les enfants dyslexiques, celle pour les enfants précoces, c’est l’école de leur quartier pour qu’ils puissent avoir des copains de proximité. C’est à l’école de s’adapter à eux, avec des aménagements pédagogiques. Pour les enfants hyperactifs, c’est particulièrement difficile parce qu’ils sont facilement rejetés. Quand c’est trop difficile, il existe ce qui s’appelait les IR (Institut de rééducation) et maintenant les ITEP (Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique): des écoles spécialisées pour des enfants d’intelligence normale mais avec des problèmes de comportement.

Quand on fait la preuve qu’un enfant a un déficit d’attention, il bénéficie du tiers temps.

  • Question sur l’utilisation de la RITALINE pour les enfants dysphasiques.

Beaucoup de dysphasiques ont des troubles de l’attention. C’est un tel coût de compenser la dysphasie que l’enfant a des troubles attentionnels. Grâce à la RITALINE, en augmentant l’attention, on améliore les performances langagières. De même chez les dyslexiques, et surtout ceux qui ont un trouble visuoattentionnel, je prescris de la RITALINE pour augmenter l’attention, et ceci même s’ils n’ont aucun trouble du comportement. On met en évidence chez eux la présence ou pas de troubles de l’attention avec les épreuves du QI et les tests neuropsychologiques.


  • Sur le long cours ?

Pour les américains, les parisiens et quelques lyonnais, la prescription est pour plusieurs années. Je pense que ce n’est pas une bonne chose et je me bats contre ça. Ce traitement est un inducteur, mais pas un traitement de fond. Il est rare que je le donne plus d’une année. On fait une interruption par exemple pendant les vacances et on laisse passer quelques mois. Si c’est infernal, on se téléphone lors de la permanence téléphonique et on peut prescrire à nouveau.

Aucun enfant n’a gardé ce médicament plus de 2 ans, 3 ans maximum.

Le sevrage est hebdomadaire, tel que je le prescris : l’enfant l’arrête tous les week-ends, 15 jours à Noël, 15 jours à mardi gras, 15 jours à Pâques, l’enfant apprend à s’en passer.

Quand l’enfant a pu voir toute la semaine qu’il n’est pas si nul, il peut affronter le week-end différemment. Par contre que va penser un enfant et a fortiori un adolescent qui a vu que, quand ça n’allait pas, il y avait une seule solution : la solution chimique ? Au plein cours de l’adolescence, quand ça ira mal, il aura recours au chimique. C’est ouvrir la porte à d’autres addictions.

Ceux qui critiquent la RITALINE, et en particulier l’église de scientologie, disent qu’elle rend toxicomane. C’est faux. C’est la pathologie causale qui rend toxicomane. Le TDAH, avec son impulsivité et son manque de jugement, rend toxicomane. Il a été prouvé que la RITALINE ne rend pas toxicomane. Mais pour autant, ce n’est pas une bonne réponse de montrer à un enfant que la seule réponse est médicamenteuse. Dans les années à venir d’autres choses vont apparaître et exploser et en particulier, l’alimentation. Le fer : à PARIS, il a été dit que les enfants qui ont un déficit en fer sont hyperactifs. Je dose systématiquement le fer chez les enfants hyperactifs, beaucoup ont un déficit pour lequel on les traite, avec ou sans RITALINE. Les résultats ne sont pas flagrants. Les omégas 3 : une des hypothèses de Servan Schreider serait que les filles se nourrissent mieux et ont moins de déficit en omégas 3. Je vais lancer une étude sur les omégas 3 dans mon service.

Chez les suisses allemands, une énorme étude a porté sur une allergie aux phosphates et en particulier à la lécithine. Un livre, "La drogue cachée" propose une diète sans phosphate et sans lécithine. J’ai proposé à certains enfants cette diète. Rien de probant si ce n’est que les enfants ont pris en charge cette diète en vérifiant si les aliments bannis (ketchup, mac do, chocolat…) figuraient dans leurs aliments. L’enfant reprend alors le contrôle de son symptôme et de sa prise en charge et c’est bien.

Sans tomber dans la charlatanerie, il ne faut rien exclure. On ne propose pas aux parents d’essayer des choses coûteuses, comme ça a pu être le cas pour la dyslexie, par exemple.

On ne va pas découvrir que les troubles de l’alimentation sont la cause de l’hyperactivité, mais qu’il s’agit d’un facteur supplémentaire.


  • Comment faire le tri en tant que parent, entre toutes ces pistes ?

Il faut essayer ce qui ne vous coûte pas cher, qui n’est pas astreignant pour l’enfant et qui n’est pas dangereux, et ce à quoi vous croyez. Si vous croyez à l’ostéopathie crânienne, allez-y, j’ai vu des résultats et ce n’est pas dangereux. Si vous croyez qu’en lui mettant des prismes et des semelles, ça va aider votre enfant, allez-y parce que j’ai vu des résultats, ce n’est pas dangereux et le Dr QUERCIA n’en fait pas une affaire financière.

Je suis le seul, dans les centres du langage à donner aux enfants du NOOTROPIL aux enfants dyslexiques : tout le monde rit quand j’en parle. J’en donne à doses importantes. C’est un "oxydadeur cérébral". Ca leur apporte une rapidité d’expression, de compréhension, une fluidité, comme indiqué dans le VIDAL. Il n’a pas d’effets secondaires. Certains parents disent ne pas voir les effets et arrêtent de le donner… mais reprennent très vite ! Si vous avez un enfant dys, demander à votre pédiatre de le prescrire à votre enfant et vous verrez…


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