Notes : M. Jacquemet





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Questions sur les possibilités autres que la RITALINE pour améliorer l’attention.

Quelques neuropsychologues font de la rééducation de l’attention, ce n’est pas remboursé. Certaines orthophonistes le font également.


  • Mon enfant est soupçonné d’hyperactivité. J’ai bien compris qu’un bilan neuropsychologique était à prévoir. En attendant, faut-il lui proposer un sport individuel plutôt qu’un sport collectif où il est rejeté et en souffrance ?

C’est important qu’il fasse un sport collectif pour apprendre les règles dans un contexte non scolaire. Il lui faut un sport qu’il aime et où il est assez compétent pour ne pas être exclus.


  • Est-ce que la RITALINE a un effet d’entraînement sur l’attention ?

Non. C’est comme l’aspirine : quand vous le prenez, vous n’avez plus mal à la tête. Avec la RITALINE, vous allez mieux mais quand vous arrêtez, il n’y a plus d’effet.

  • Alors pourquoi on arrête le traitement au bout d’un an ? Avant la RITALINE, il n’apprenait rien, maintenant il apprend. Si on me dit dans un an il faudra arrêter…

On estime que le fait d’avoir pris de la RITALINE le réconcilie avec l’école, avec les copains et avec lui-même. Cela lui laisse le temps de mettre en place toutes les stratégies pédagogiques, tous les trucs comme les check listes, la planification, l’organisation qu’il faudra bien qu’il apprenne un jour. Si l’année ne suffit pas, on peut continuer la RITALINE mais ce n’est pas satisfaisant sur le plan médical.

Les dyslexiques parmi nous, on sait qu’on l’est toujours. On ne poursuit pas l’orthophonie toute notre vie. On a, en dehors de l’orthophonie, trouvé des moyens, des stratégies.

Pour la RITALINE, c’est pareil. On évite de rester sur le bord de la route à cause de ce déficit de l’attention, mais rapidement on trouve une autre solution, parce que c’est quand même une amphétamine et un enfant n’est pas fait pour prendre un médicament.

Un enfant ou un adolescent ne râle jamais pour prendre la RITALINE comme ils le font pour leur DEPAKINE ou autre traitement.


  • Question sur la thérapie systémique et sur la thérapie analytique.

La thérapie systèmique considère la famille comme un système et apprend à modifier les comportements. Quand l’hyperactivité a complètement perverti les relations familiales, quand l’enfant est désigné comme le bouc émissaire, quand les parents se reprochent l’un à l’autre leur éducation, c’est une bonne chose… mais pas pour tous les enfants.

Le livre noir sur la psychanalyse a amené beaucoup de questions, de même que le rapport de l’INSERM ou l’histoire des psychotropes.

La psychanalyse est un outil extraordinaire. Son principe : à travers la compréhension de l‘inconscient, faire table rase des défenses de l’enfant ou de l’adulte, tout remettre à zéro et reconstruire. Certains ont vraiment besoin de ce système là.

Si vous avez un petit jardin avec dans un coin des mauvaises herbes, vous avez le choix entre faire venir une pelleteuse et tout casser pour refaire le jardin, il sera magnifique dans 6 mois, et, si les mauvaises herbes sont très localisées, prendre une petite pioche et préserver le reste du jardin.

La psychanalyse c’est un outil qui, dans certains cas va sauver le patient. Mais son utilisation n’a pas à être systématique. Ce serait une faute grave, comme dans l’exemple d’une personne agoraphobe qui ne peut plus sortir de chez elle : elle ne va pas attendre trois ans pour sortir de chez elle. De même l’enfant hyperactif ne va pas attendre trois ans pour comprendre, alors qu’il souffre.

Dans certains cas, une thérapie analytique sera indispensable, parce qu’au delà du déficit d’attention, il y a un problème psychoaffectif , dans d’autres cas la thérapie analytique sera un facteur d’aggravation.


  • Quand on habite à la campagne, vers qui on peut se tourner pour l’ensemble des suivis ?

Votre médecin peut assurer le renouvellement de l’ordonnance de RITALINE tous les trois mois et au bout d’un an il faut revoir le médecin qui a été à l’origine de la prescription.

Les enfants hyperactifs n’ont pas tous besoin d’un suivi psychologique. Mais si c’est le cas, les antennes de CMP existent.


  • Un bilan neuropsychologique de qualité peut se faire en ville ?

Bien sûr. Le problème, c’est le coût : 250ε. Et ce prix est justifié parce que c’est très long.

En ville, à LYON, CHAMBERY , ANNECY et surtout à GRENOBLE, qui est La MECQUE de la neuropsychologie, vous pouvez avoir demain un rendez-vous pour bilan neuropsychologique et vous savez si votre enfant a un déficit d’attention ou pas.
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