La Bande Dessinée dans la pratique culturelle des Français





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UNIVERSITE PARIS I PANTHEON-SORBONNE

La Bande Dessinée dans la pratique culturelle des Français
Maîtrise de conception et de mise en œuvre de projets culturels

TAREK BEN YAKHLEF

SOUS LA DIRECTION DE

MADAME LE PROFESSEUR

CHRISTINE MENGIN

1996-1997

Sommaire



Introduction 3

I. Les Français et la lecture 4

a. L’évolution de la population des lecteurs 4

b. Les gros lecteurs 5

c. Les amateurs de livres 6

II. La BD dans la pratique culturelle des Français 6

a. Les livres et la musique 7

b. La bande dessinée et sa place parmi le lectorat 7

c. Production et édition de BD en France 7

d. Le monde de l’écrit face à la BD 8

III. L’univers BD en France 8

a. La ville d’Angoulême : Capitale de la BD en France ! 9

b. De l’album au Film...du dessin à la réalisation 9

c. La situation de la France par rapport aux autres pays 10

Conclusion 10

Bibliographie 11

1. Bande Dessinée 11

2. Articles 11

3. Autres ouvrages 12



Introduction


En France la bande dessinée, genre livresque apparu il y a un siècle1 à New York, concerne tout un chacun, lecteur ou non, jeunes ou vieux. Cette petite case qui offre à la fois l’image et la parole (écrite dans une bulle) s’est évadée des rayons des librairies pour envahir notre quotidien : la rue, l’école, les loisirs… et les autres expressions artistiques.

Tintin ou Spirou sont, en effet, sortis de leur monde imaginaire pour se retrouver représentés en statues dans les squares, tels des hommes illustres ayant réellement vécu. Consacrée « neuvième art » par les institutions culturelles au même titre que le cinéma ou la musique, la BD possède ses hauts lieux : Bruxelles2 et Angoulême3 ; mais aussi, et surtout peut-être, une histoire propre avec ses héros et ses faits marquants.

Etudier, comprendre et cerner la population qui considère cette expression artistique comme essentielle dans ses loisirs n’est point chose aisée, parce que la BD a su pénétrer plusieurs arts très différents mais qui ont au moins deux points communs : l’image et le dialogue.

Observer la pratique culturelle des Français dans ce domaine est digne d’intérêt car la France est l’une des grandes nations de la BD4, concurrente de la Belgique et des Etats Unis, et parce que cette position implique forcément bien plus qu’une simple présence dans les divers points de vente ; la BD vit en France !

Tout d’abord, il serait important d’observer l’attitude des Français à l’égard de la lecture, ou du moins les grandes tendances qui se dégagent, ce qui nous permettra d’apprécier la place de la BD dans leur pratique culturelle. Enfin, nous insisterons sur une donnée fondamentale de la BD : son univers et ses différentes implications dans notre société.

I. Les Français et la lecture


La lecture, en France, en tant qu’activité culturelle, n’a cessé de préoccuper les autorités compétentes et les divers acteurs de ce milieu : du ministère de l’Education nationale au Syndicat national de l’Edition, des études et des sondages5 ont été menés afin de mieux cerner cette population difficilement quantifiable. Toutefois, un travail de prospection6 regroupant toutes les pratiques culturelles des Français a été publié par la Documentation française en 1989, dont une partie concerne la lecture et le rapport du lecteur au livre.

Il convient d’examiner la population des lecteurs et son évolution entre 1973 et 1989 pour ensuite dégager celle des gros lecteurs. Enfin, nous pourrons aborder, plus facilement, une catégorie de lecteurs, celle des amateurs, sur lesquels repose en grande partie le monde de l’édition.

a. L’évolution de la population des lecteurs


Entre 1973 et 1981, la population des lecteurs a augmenté, du moins la première catégorie : celle des « Faibles », mais en moyenne elle lit moins. Par conséquent, au lieu d’assister à une progression des ouvrages lus, l’on constate que cet accroissement a seulement évité que ne décline le nombre de ceux-ci. On observe aussi un fléchissement de la quantité de livres lus, dû à la baisse de la population « Fort » qui perd cinq points en quinze ans : celle qui permet à l’édition de vivre et de publier est en train de décliner7.

Type de lecteur

1973

1988

  1. Faible (1 à 9 livres par an)

24 %

32 %

  1. Moyen (10 à 24 livres par an)

23 %

25 %

  1. Fort (25 et plus par an)

22 %

17 %

Tableau 1 : L’évolution du lectorat entre 1973 et 1988

Il y a une féminisation du lectorat puisque les femmes arrivent en tête pour la plupart des pratiques culturelles liées au livre et à la lecture, sauf dans la catégorie BD qui reste encore un genre plutôt masculin pour les plus de 25 ans. Cependant, cet écart s’estompe si l’on ne considère que la population des 15-24 ans, dans laquelle le genre de livres et le sexe n’interviennent que très peu. Mais il est important de souligner un renversement de situation, entre 1973 et 1988, avec le recul de la lecture chez ces derniers. Les 15-19 ans comptent dans leurs rangs le moins de lecteurs : ils investissent plutôt dans la musique, la vidéo et les nouvelles technologies. En somme, c’est une génération qui est moins attachée au livre. Nous pouvons tirer quelques enseignements en ce qui concerne la population susceptible de lire des BD dans une dizaine d’années :

  1. L’augmentation des femmes grandes lectrices va obliger les éditeurs à s’adapter à leur goût8.

  2. Le lectorat ne se renouvelle pas à cause de la baisse des 15-24 ans mais le plus grave est le manque d’intérêt des plus jeunes pour la lecture.

  3. La BD doit reconquérir cette population en investissant les vecteurs culturels utilisés par les jeunes : la vidéo, Internet et les jeux pour ordinateurs9.

Enfin, le groupe des plus de 60 ans de 1988 (plus diplômé que ceux de 1973) augmente durant les années 80 en ce qui concerne la pratique de la lecture mais il est largement minoritaire concernant la lecture de BD.

Vieillissement général de l’âge des lecteurs, recul de la lecture dans les classes moyennes et dans les villes moyennes ne font que confirmer le danger qu’est susceptible de connaître le livre dans les années à venir. Toutefois, la pratique de la lecture a mieux résisté, notamment depuis 1981, chez ceux qui, du fait de leur formation, de leur activité professionnelle et de leur statut social, appartiennent aux catégories les plus cultivées et qui entretiennent les rapports les plus profonds avec le livre ou même, plus précisément, avec la littérature... et la BD.

b. Les gros lecteurs


Quelle que soit la pratique retenue, et encore plus pour la lecture, certaines catégories sont surreprésentées :

  1. les femmes,

  2. Paris et les grandes villes de province ou la banlieue parisienne,

  3. les diplômés de l’enseignement supérieur,

  4. les cadres et les professions intellectuelles supérieurs.

Ce sont, en effet, toujours les mêmes catégories de population10 (essentiellement les habitants d’une grande ville et les catégories socioprofessionnelles supérieures) et parfois les mêmes individus qui figurent parmi les lecteurs forts, les gros acheteurs, et les habitués des bibliothèques. Ces derniers représentent un potentiel de consommateurs encore très important puisque les éditeurs considèrent qu’un succès en librairie ne peut se produire que s’ils touchent un grand nombre de ces individus ; la population restante — un Français sur quatre n’a lu aucun livre lors de l’année écoulée — est l’inconnue qui peut, à l’occasion, transformer un petit succès en best-seller. Le rapport au livre de ce quart de Français est clair puisqu’il considère que cette activité culturelle est fondamentale dans le cadre de leurs loisirs mais aussi pour leur travail : 56 % des gros lecteurs ont un diplôme supérieur au baccalauréat. Toutefois les diplômés du 2ème et 3ème cycle sont majoritaires11 par rapport aux autres : il y a là une grande disparité.

Il faut néanmoins dégager un groupe, celui des amateurs, de cette catégorie de lecteurs parce que leur rôle est primordial en ce qui concerne, non pas la lecture stricto sensu, mais son environnement : salon, bibliothèque, foire et festival.

c. Les amateurs de livres


Le fait de lire des livres, et même de lire beaucoup n’est pas une pratique culturelle particulièrement discriminante. Cependant, la lecture, plus qu’un simple plaisir intellectuel, permet parfois d’accéder à d’autres sphères de la culture et très souvent au savoir. Par conséquent, sans elle il devient difficile, voire même impossible, de découvrir d’autres expressions artistiques dites « nobles ». Pour la BD, bien entendu, l’affaire est assez différente, mais pas autant que l’on peut l’imaginer. Aussi, ces amateurs considèrent-ils la BD comme un art de vivre12 avec toutes les conséquences que cela entraîne : le livre, en tant qu’histoire racontée et dessinée, n’est plus suffisant. Elle a, en effet, ses codes, son réseau et ses modes de diffusion13, son propre public, ses collectionneurs14, ses critiques spécialisés, ses clubs et même ses conservateurs !

II. La BD dans la pratique culturelle des Français


De nos jours, la BD, et singulièrement la BD francophone, est devenue une forme d’art reconnue, en même temps qu’une pratique culturelle touchant un plus large public qu’à ses débuts. D’abord réservée aux jeunes, elle concerne maintenant plusieurs générations depuis sa révolution, après les événements de mai 68, quand bon nombre de tabous ont sauté15: différents sujets ont pu être abordés et les problèmes des gens ont pu être évoqués, en particulier les problèmes de société (drogue, prostitution...).

Elle engendre toute une série de pratiques culturelles semblables quelque soit l’individu concerné, diplômé ou non, femme ou homme, adolescent ou adulte... Sa population est assez difficile à cerner parce qu’il y a des publics BD et non un public BD. C’est pourquoi le monde de l’édition et de l’écrit a de multiples réponses aux défis et problèmes que soulève cet art, depuis sa petite révolution et son adaptation au monde réel d’aujourd’hui.

a. Les livres et la musique


Nous pouvons dresser un corollaire entre les lectures et les types de musique écoutée. Le Rock et la BD peuvent ainsi être mis en parallèle. Nous avons constaté, à partir des diverses études sur la population qui lit des BD, que trois générations, bien distinctes, d’amateurs de ce genre de musique existaient, et que chaque génération avait reçu systématiquement un héritage de celle qui la précédait. La BD connaît à peu près cette même évolution et ce même rapport entre générations : la plus ancienne initie la plus jeune et cette dernière fait, à son tour, découvrir aux aînés les nouveautés. Mais aussi, chacune a son lot de personnages mythiques16.

b. La bande dessinée et sa place parmi le lectorat


C’est parmi les plus forts lecteurs de livres, en général, que l’on retrouve le plus de gros lecteurs de BD. Mais à peine un pour cent de la population étudiée17 ne lit exclusivement que des BD : ce pourcentage de lecteurs est sensiblement le même pour les titulaires d’un CAP et pour les diplômés de l’enseignement supérieur. Il n’y a pas de barrière sociale en ce qui concerne ce domaine de la lecture. Enfin, la majorité des lecteurs de BD n’en font pas leur genre de lecture préféré comme c’est le cas pour le roman ou les magazines.

c. Production et édition de BD en France


Entre 1975 et 1985, la BD connaît un âge d’or puis, jusqu’au début des années 90, le paysage va être profondément modifié : concentration et disparition de certaines maisons d’éditions, disparition des magazines (Tintin, Pilote, Circus et Métal hurlant), et en outre les ventes stagnent. Mais dès 1988, les choses changent puisque 14 millions d’albums ont été vendus en France, ce qui représente 360 millions de francs de chiffre d’affaires pour l’édition mais aussi une augmentation de 25 % des ventes par rapport à l’année précédente18. Cette année, cette tendance n’a pas été démentie puisqu’au mois de décembre 1996, sur les quarante plus grosses ventes de livres, neuf BD apparaissent dans le classement dont quatre parmi les dix meilleurs ventes et, surtout, à la première et à la seconde place nous retrouvons Gaston la Gaffe (de Franquin19) et Astérix (d’Uderzo20).

Cet engouement pour le genre BD a permis à quelques maisons d’édition de ne point disparaître et à d’autres de devenir de grands groupes puissants jouant dans la cour des grands. Par exemple, Dargaud a renoué avec les bénéfices21 grâce à XIII, une histoire d’agent secret qui recherche son passé, en vendant 2,8 millions d’albums depuis 1984. Mais aussi Casterman, qui réimprime 100 000 exemplaires de Tintin par titre chaque année en cinquante langues, a vendu dans le monde 150 millions d’albums dont 94 en France (chiffres de 1994). Les scénaristes et les dessinateurs qui connaissent un succès conséquent deviennent très souvent éditeurs : Tabary pour Iznogood, Albert René pour Astérix et les aventures de Blake et Mortimer qui viennent d’être publiées intégralement dans une maison d’édition qui porte le nom de ces héros.

d. Le monde de l’écrit face à la BD


Certains personnages BD sont passés dans le roman22 tout comme des expressions provenant d’histoires connues. Contrairement au polar ou au roman de gare, la BD n’est pas un genre livresque qui inspire la honte et le mépris. Par exemple, Hugo Pratt est passé au roman avec son personnage fétiche, Corto Maltese, en adaptant La dernière ballade de Corto en récit, sans pour autant être dénigré par les critiques. L’inverse existe aussi ; il est arrivé au roman d’être parfois illustré par un grand nom de la BD23.

Depuis bientôt une dizaine d’années, de nombreux articles sont publiés sur la BD (auteur, dessinateur, personnage...), des biographies sont éditées (Hergé, Pratt), mais aussi dictionnaires et autres essais sur cet art ne cessent de paraître. Enfin, quelque soit l’événement concernant la BD, les premières pages des quotidiens lui sont largement consacrées : la mort de Franquin ou de Pratt font la une du Monde et de Libération.

III. L’univers BD en France


En France, plus que partout ailleurs en Europe, la BD n’est pas seulement un livre qu’on lit quand on a 17 ans ! C’est aussi, sans aucun doute, un univers graphique et imaginaire. Tintin ou Astérix ne sont-ils pas nos familiers ?

Angoulême est la capitale de la BD dans l’Hexagone, rivalisant avec Bruxelles son aînée. La Belgique, patrie de Franquin et Hergé, serait-elle détrônée par la France ?

a. La ville d’Angoulême : Capitale de la BD en France !


La Délégation aux Arts Plastiques24 concentre tous ses efforts autour du centre national de la BD et de l’image et du salon d’Angoulême25. Ainsi, cette ville est devenue un haut lieu de la BD, une sorte de capitale française pour le 9ème Art, qui accueille plus de 200 000 visiteurs par an.

Angoulême a vocation à devenir un carrefour international, un passage obligé, d’autant plus que le salon s’est ouvert à d’autres pays, outre la Belgique, le Japon et l’Espagne ont participé ces deux dernières années en tant qu’invités. Par ailleurs, la création d’une université et d’un musée ne peut qu’augmenter le prestige et l’importance de cette ville auprès du public français et étrangers.

Les éditeurs sont, bien entendu, concernés car il ne faut pas oublier que les investissements privés restent les plus importants et qu’ils ont permis ce spectaculaire développement en France. Enfin, les différents artistes qui font de la Bd un art reconnu ont très souvent utilisé d’autres supports pour faire vivre leur monde et leurs personnages : d’Hergé à Enki Bilal la BD a su s’imposer.

b. De l’album au Film...du dessin à la réalisation


Une partie du monde des scénaristes et des dessinateurs26 a rejoint le cinéma ou bien s’y exprime de temps en temps. Toujours est-il que certains réalisateurs ne cachent pas l’influence de la BD sur certains films27. Par exemple, Moebius et Mézières, les inspirateurs officieux de la Guerre des étoiles, ont créé pour L. Besson l’univers graphique du Cinquième Elément. Enki Bilal est passé de la case à la galerie puis s’est retrouvé deux fois derrière la caméra28, en 1989 et en 1997, pour faire revivre le monde qu’il a créé dans ses différents albums. Tout cela est possible depuis que deux anciens de chez Pilote ont ouvert la voie aux futures générations de dessinateurs en filmant certaines de leurs BD : P. Leconte a mis en image les Bronzés et G. Lauzier tranches de vie.

Il y a aussi un autre type de support visuel qui fut et est encore exploité de nos jours tant en France qu’au Japon : l’image et le dessin animés. Toutes les histoires des personnages marquants de la BD ont été adaptées en dessin animé29. Enfin, les concepteurs de Cd-Rom et d’images numériques utilisent de plus en plus la BD si bien que la D.A.P. a décidé d’y consacrer une partie de son budget et en investissant à Angoulême dans les nouvelles technologies.

c. La situation de la France par rapport aux autres pays


En France, la BD est un livre à part entière dont le prix oscille entre 50 et 120 francs alors que dans les autres pays où elle tient une place non négligeable elle est considérée très différemment.

En effet, au Japon elle apparaît sous la forme du Manga30, dans les pays anglo-saxons, en particulier aux Etats Unis, elle est diffusée sous forme de magazine et en Belgique la revue BD tient encore une place prépondérante. Il est à noter qu’excepté la France son prix est inférieur à 40 francs par conséquent elle est plus accessible aux faibles revenus. En somme, la culture et les pratiques culturelles des Français ont hissé la BD au rang des livres que l’on lit et que l’on garde dans sa bibliothèque.

Conclusion


Plus qu’un art reconnu, la BD est devenu un art de vivre possédant son univers propre et toutes les normes qui permettent à un ensemble - composé d’individus - de partager les mêmes ambitions et parfois les mêmes déceptions. En moins d’un siècle, cette expression artistique a donc connu plusieurs moments forts : de la première case au musée, qui aurait pu imaginer cela ?

Nous entrons dans une ère où l’image, qu’on le veuille ou non, prendra de plus en plus de place dans la création et surtout dans la communication. Par exemple, l’UNESCO et l’O.M.S. et aussi de simples entreprises en France utilisent de plus en plus la BD pour faire passer des messages susceptibles d’être compris par tous : le SIDA, la contraception, les problèmes de la pédophilie. Enfin, parler de la place de la BD dans les pratiques culturelles des Français nous oblige à aborder, afin de bien la cerner, d’autres aspects de la culture. En effet, s’il y a un art qui ne connaît pas de frontières, le 9ème art est bien celui-là !

Bibliographie

1. Bande Dessinée


  • D. Dugay, S. Robin, « Les chevaux marins », in Les enfants du Nil, tome II, Bourges, Delcourt, 1991, p.27 à 32.

  • Eggo trip, Paris, n°0, 1990, p.18 à 19.

  • Ferrandez, Le cimetière des princesses, Paris, Casterman, 1995.

  • Golo, Gossery, Mendiants et orgueilleux, Paris, Casterman, 1990.

  • R. Goscinny, Tabary, Les aventures du grand vizir Iznogoud, Paris, Dargaud, 1966-1994.

  • R. Goscinny, A. Uderzo, L’Odyssée d’Astérix, Paris, Editions A. René, 1981.

  • Hergé, Les aventures de Tintin : les cigares du Pharaon, Tournai, Casterman, 1932.

  • E. P. Jacobs, Les aventures de Blake et Mortimer : Le secret de l’Espadon, Tome I, II et III, Bruxelles, Blake et Mortimer Ed., 1986.

  • H. Pratt, Les Ethiopiques, Tournai, Casterman, 1978.

2. Articles


  • Adrian, « Le XXIIe festival d’Angoulême. Voyage au pays de la Bande Dessinée », in Label France, Paris, octobre 1994, p. 38 à 39.

  • M. Alessandrini, « La mort dans un miroir », in Le nouvel Obs, Paris, nov 1995, p. 47.

  • R. de Ceccatty, « Cocktail à Moulinsart », in Le Monde, 04.08.95, p.13.

  • Collectif, « La Bande Dessinée », in Europe, Paris, avril 1989.

  • C. Derouet, « Willem », in Les Inrockuptibles, Paris, avril 1996, p.6.

  • C. Fleury, « Spiegelman, quel art ! », in Le nouvel Obs, Paris, mars 1997, p. 142.

  • J.-G. Fredet, « Le Gaulois est-il universel ? », in Le nouvel Obs,Paris, décembre 1996, p. 134.

  • P. Gaumer, « Les Mille et une Bulles », in Qantara, Paris, n°2, 1992, p.4 à 7.

  • L. Garcia, « L’Ile noire, la vraie », in Le nouvel Obs, Paris, nov 1996, p. 140.

  • L. Garcia, « BD : visites d’ateliers », in Le nouvel Obs, Paris, janvier 1997, p. 82 à 83.

  • M. Lambron, « Le siècle d’Hergé », in Le Point, Paris, mars 1996, p.66.

  • Libération consacré à Franquin (6 janvier 1997)

  • G. Médioni, « Tardi, arpenteur du passé », in L’Express, Paris, déc 1995, p.72.

  • P. Lardellier, « Ce que nous disent les mangas... », in Le Monde diplomatique, déc 1996, p.29.

  • O. Le Naire, « La dernière ballade de Corto », in L’Express, Paris, août 1996, p.80 à 81.

  • O. Le Naire, « la vérité sur Hergé », in L’Express, Paris, février 1996, p.46 à 54.

  • O. Le Naire, « Good Heavens, les revoilà ! », in L’Express, Paris, sept 1996, p.112 à 113.

  • J. -P. Morel, « Les aventures de Titien et Milou », in Beaux Arts, Paris, 1993, p.34 à 40.

  • J. P., « 100 ans de BD », in Atlas, Paris, mai 1996, p.48 à 54.

  • G. Petitjean, « Voyage en mangamania », in Le nouvel Obs, Paris, nov 1995, p. 50 à 51.

  • T. Philippon, « Dargaud : la loi des séries », in Le Nouvel Observateur, Paris, mai 1996, p.24.

  • G. Pudlowski, « Cent ans de bonne humeur. », in Le Point, Paris, mai 1996, p.41.

  • F. Rivière, « Le pays des milles et une cases », in Alliances, Paris, juin 1996, p.23 à 27.

  • S. Tisseron, « Les voyages de Tintin », in Label France, Paris, septembre-octobre 1993, p.40.

  • G. Verdiani, « 24 cases par secondes », in Première, Paris, mars 1997, p. 75 à 80.

  • P. Videlier, « Les héros de la guerre du papier », in Le Monde diplomatique, déc 1996, p.28.

3. Autres ouvrages


  • O. Donnat, D. Cogneau, Les pratiques culturelles des Français, Paris, La Découverte-La Documentation française, 1989.

  • Collectif, La Bande Dessinée, Paris, Larousse, 1976.

  • P. Gaumer et alii, Dictionnaire mondial de la Bande Dessinée, Paris, Larousse, 1994.

  • Le petit Haddock illustré, Tournai, Casterman, 1990.

  • S. Tisseron, Psychanalyse de la Bande Dessinée, Paris, P.U.F., 1987.

  • E. Fraisse, Les étudiants et la lecture, Paris, PUF, 1993.

  • M. Poulain, Lire en France aujourd’hui, Paris, Editions du cercle de la librairie, 1993.

1 P. Videlier, « Les héros de la guerre du papier », in Le Monde diplomatique, déc. 1996, p.28.

2 F. Rivière, « Le pays des milles et une cases », in Alliances, Paris, juin 1996, p.23 à 27.

3 B. Adrian, « Le XXIIe festival d’Angoulême. Voyage au pays de la Bande Dessinée », in Label France, Paris, octobre 1994, p. 38 à 39.

4 J.-G. Fredet, « Le Gaulois est-il universel ? », in Le nouvel Observateur, Paris, décembre 1996, p. 134.

5 E. Fraisse, Les étudiants et la lecture, Paris, PUF, 1993 et M. Poulain, Lire en France aujourd’hui, Paris, Editions du cercle de la librairie, 1993.

6 O. Donnat, D. Cogneau, Les pratiques culturelles des français, Paris, La Découverte-La Documentation française, 1989.

7 Idem, chap. sur le livre.

8 Cf. Ferrandez, Le cimetière des princesses, Paris, Casterman, 1995.

9 G. Petitjean, « Voyage en mangamania », in Le nouvel Obs, Paris, nov 1995, p. 50 à 51.

10 E. Fraisse, Les étudiants et la lecture, Paris, PUF, 1993 et M. Poulain, Lire en France aujourd’hui, Paris, Editions du cercle de la librairie, 1993.

11 E. Fraisse, Les étudiants et la lecture, Paris, PUF, 1993.

12 J. -P. Morel, « Les aventures de Titien et Milou », in Beaux Arts, Paris, 1993, p.34 à 40.

13 A Paris, rue Monsieur Le Prince, au niveau du Jardin du Luxembourg, vous pouvez visiter l’une des plus grandes librairies d’Europe dans laquelle il vous est possible de rencontrer des dessinateurs et des scénaristes.

14 L. Garcia, « BD : visites d’ateliers », in Le nouvel Obs, Paris, janvier 1997, p. 82 à 83.

15 Cf. Une émission le dimanche 22 septembre 1996 sur le sexe et la BD (émission de canal +).

16 S. Tisseron, Psychanalyse de la Bande Dessinée, Paris, P.U.F., 1987 et S. Tisseron, « Les voyages de Tintin », in Label France, Paris, septembre-octobre 1993, p.40.

17 O. Donnat, D. Cogneau, Les pratiques culturelles des français, Paris, La Découverte-La Documentation française, 1989.

18 Chiffres provenant du Syndicat national de l’Edition.

19 Cf. Libération consacré à Franquin (6 janvier 1997)

20 Classement des ventes de livres in Le point (janv. 97).

21 T. Philippon, « Dargaud : la loi des séries », in Le Nouvel Observateur, Paris, mai 1996, p.24.

22 O. Le Naire, « La dernière ballade de Corto », in L’Express, Paris, août 1996, p.80 à 81.

23 C. Fleury, « Spiegelman, quel art ! », in Le nouvel Obs, Paris, mars 1997, p. 142 et Cf. la collection Gallimard/Futuropolis qui a associé un auteur à un dessinateur.

24 Cf. Le rapport de la D.A.P. sur leur action entre 1980 et 1990.

25 B. Adrian, « Le XXIIe festival d’Angoulême. Voyage au pays de la Bande Dessinée », in Label France, Paris, octobre 1994, p. 38 à 39.

26 Bilal, Leconte, Lauzier, Franc, Veyron et Bouhnik sont passés de l’écrit à l’écran avec plus ou moins de succès mais à chaque fois ils ont apporté un regard différent dans la réalisation.

27 G. Verdiani, « 24 cases par secondes », in Première, Paris, mars 1997, p. 75 à 80.

28 Bunker Palace Hotel et Tykho Moon sont les deux seuls films de Bilal dans lesquelles on retrouve l’univers qu’il a imaginé et inventé : le passage de la case à l’écran n’est pas une réussite totale.

29 Il existe un seul exemple d’adaptation d’un dessin animé en BD : Tintin et le lac aux requins.

30 Une sorte de magazine de petit format dont la couverture est cartonnée.


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