Bibliographie Introduction





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UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR
UCAD

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FACULTE DES SCIENCES ET TECHNOLOGIE DE L’EDUCATION ET DE LA FORMATION


Sous la direction de Mme WILANE
DEPARTEMENT : HISTOIRE ET GEOGRAPHIE


Thème : L’Afrique au Sud du Sahara :

Les rapports entre l’Afrique blanche et l’Afrique noire, organisation de l’Etat et la société



Groupe 2 et 3



Malick KONATE

Alassane Thiam

Aliou Coly

Moustapha Ndiaye (Kaolack)

Ndéye Mane SENE

Amadou Tidiane DIEYE

Abdou Karim DIEDHIOU

Cheikh Massar PENE

Maleyni DIEDHIOU

Ousmane DIATTA

Mamadou Fodé Sarr

Maimouna FAYE

Mariame KEITA

Oumou Hamady DAFF

Sokhna NDIAYE



ANNEE ACADEMIQUE : 2012 - 2013


Thème : L’Afrique au Sud du Sahara : les rapports entre l’Afrique blanche et l’Afrique noire ; organisation- Etats et Sociétés

Plan :

Introduction

  1. Les rapports entre l’Afrique blanche et l’Afrique noire

  1. Islamisation

  2. Le Commerce

  1. organisation du commerce transsaharien

  2. les produits échangés

  3. l’impact du commerce transsaharien

  1. organisation : Etats et Sociétés

  1. l’Empire du Ghana

  2. l’Empire du Mali

  3. L’empire Songhaï

  4. Le Royaume du Tékrour

  5. Le Kanem Bornou

Conclusion

Bibliographie



Introduction :

Le Sahara est un vaste désert, il s’étend du nord de l’Afrique, de l’océan Atlantique à la mer Rouge et couvre une superficie de 8 000 000 km2. Il constitue une gigantesque barrière entre les africains du Nord (Afrique blanche) et ceux du Sud (Afrique noire).

Après la pénétration de l’Islam en Afrique du nord, les arabes entreprirent, dans leur relation avec les populations soudanaises, à travers la conquête des almoravides, de l’introduire en Afrique du Nord. Facilité par ailleurs par le commerce transsaharien, l’islam a fait preuve d’adaptation et d’assimilation pour revêtir plusieurs formes selon les structures sociales et politiques et traditionnelles.

Les relations Afrique noire et Afrique blanche s’inscrivent sur deux rapports qui sont d’ordre religieux et commercial. A la suite de ce commerce, l’Afrique subsaharienne a hérité d’une grande prospérité qui a favorisé la formation de grands empires comme le Ghana, le Mali, le Songhaï, le royaume du Tékrour et le Kanem Bornou. Ces empires ont connu une organisation politique, économique et culturelle particulière.

  1. Les rapports entre l’Afrique blanche et l’Afrique noire

Les Almoravides envahirent la population subsaharienne et conquirent leurs territoires, imposèrent leur tribu et forcèrent beaucoup à adopter la religion de Mahomet. Cette zone, à cause de son ouverture au monde méditerranéen, de son commerce prospère et de son rayonnement culturel était devenu la proie des conquérants Almoravides qui voulant les monopoles détenues par le Ghana (or, sel, etc.) et propager l’Islam, l’attaquèrent et la pillèrent et l’affaiblirent.

  1. Islamisation

Dès le début du VIIe, les arabes vinrent en Nubie. Des traités de non-agression furent signés entre chrétiens nubiens et arabes musulmans d’Egypte.

Entre 697 et 707, le roi Mercure de Makourie1 parvint à unifier son royaume à celui de Nobatie2. Cette unification devient redoutable pour l'Égypte musulmane.

Vers la fin du IXe siècle Les musulmans prirent le contrôle des régions minières du désert oriental et commencèrent à arabiser progressivement les Bedjas. L'islam prenait pied en Nubie et n'allait cesser d'y accroître son influence, pacifiquement ou par le fait des armes.

En 1251 l’Egypte passe aux mains des Mamelouks3. Les rapports entre la Nubie et l'Égypte s'en trouvèrent plus tendus encore. Une première expédition contre la Nubie fut entreprise en 1265. Quelque dix ans plus tard, en mars 1276, Chekanda devint le souverain fantoche d'un royaume officiellement inféodé au sultan par un traité extrêmement rigoureux. Les Nubiens étaient notamment contraints de payer la capitation, la djiziya4, comme les autres chrétiens sous domination musulmane. La Nubie n’étant plus en mesure de s’opposer durablement à la puissance de l’Egypte mamelouke, devint une proie facile pour l’islamisation. Les mariages mixtes avec les tribus arabes établies en Nubie depuis le Xe siècle, accélèrent le processus qui toucha même bientôt la famille royale.

Selon la tradition orale Soninké, l’Islam aurait été introduite au Ghana en 666 par les émissaires d’Ogba Ben Nafi. Quelques décades plus tard en 735, les Omeyyades tentaient, mais en vain, d’imposer l’Islam par la force des armes. C’est au milieu du VIII siècle que l’Islam s’était réellement implanté pour devenir alors la religion des marchands Soninké. Mais c’est surtout suite à l’invasion almoravide de 1054 puis de 1087 que l’empire était islamisé.

Mais à partir du XIIIe siècle le royaume de Dongola5 ou royaume chrétien de Nubie, sera conquis, dominé puis islamisé par les arabes d’Egypte.

Le Tékrour étant l’un, des cibles des colonies arabo-musulmanes, vue sa position stratégique contribuait à l’islamisation du Soudan Occidental. Ce processus coïncide avec l’accession de War Diabi au pouvoir qui fut le premier à se convertir à l’islam vers 1040. Il contribua à la propagande de l’islam dans sa principauté et adopta le djihad dans la vallée du fleuve sénégal. A sa mort en 1041 son fils Labi s’enthousiasma au projet almoravide et fit lui aussi le djihad aux cotés de Yahya Ibn Omar. Le Tékrour participa ainsi à la bataille de Zallaca6 en 1086 en Espagne. La vallée devient depuis lors un fief de l’islam. La conséquence de l’islamisation fut le reflux des populations animistes et l’exode des sérère vers le Djolof puis vers le Sine. Le Tékrour fut le premier pays du soudan occidental à être islamisé mais cette conversion ne fut ni irréversible ni totale.

Askia Mohamed va mener une vaste conquête des territoires. Il favorise le commerce et l’enseignement Islamique tout en accordant un grand respect aux savants musulmans.

Malgré les puissantes conquêtes menées par-ci et par-là, l’islam peine toujours à s’imposer pleinement dans cette zone subsaharienne. Les religions traditionnelles résistent à l’implantation de l’islam. Ainsi le commerce transsaharien a joué un rôle majeur dans la fixation de l’islam.

  1. Le commerce

Au Moyen Age, surtout à partir de l’expansion musulmane, voit se créer un grand commerce international des esclaves noirs, de l’Atlantique à la mer Rouge, suivant durant près de 13 siècles les mêmes routes transsahariennes et maritimes. Un commerce d’une stabilité et d’une durabilité exceptionnelle, donc, rendu possible par l’importance du «réservoir de main d’œuvre » que constitue l’Afrique Subsaharienne, mais aussi par des facteurs moraux et économiques.

Facteur moral : La Charia interdit de réduire un musulman à la condition servile, a contrario tout infidèle est un esclave potentiel. Dans le monde musulman, les captifs noirs razziés au sud du Sahara étaient donc les plus nombreux. Facteur économique : La guerre et le commerce sont les deux moyens d’enrichissement privilégiés des souverains des royaumes subsahariens, ce qui est également valable pour leurs guerriers et leurs marchands : la traite est donc à l’intersection de ces deux activités fondamentales, même si Pétré-Grenouillot souligne que le plus souvent, les esclaves sont plutôt un « sous-produit » qu’un but de guerre.

Outre les conflits, la traite peut être alimentée par l’esclavage tributaire, les dettes ou des condamnations, par exemple pour sorcellerie. La « production » d’esclaves est donc intensive, soit pour le marché domestique, soit pour l’exportation vers les pays musulmans. Dans les royaumes sahéliens, les captifs deviennent domestiques, soldats, mineurs, cultivateurs ou fonctionnaires. Leur carrière peut parfois être brillante : pour contrebalancer l’influence de l’aristocratie héréditaire, les rois aiment en effet s’entourer de hauts dignitaires esclaves qui leurs sont tout dévoués. Pour l’exportation, d’après Ibn Battuta, on les convoie dans des caravanes de 600 esclaves qui traversent le Sahara en deux mois et demi, au prix d’une forte mortalité (de 6 à 20%). Les femmes de certaines ethnies sont particulièrement appréciées à la cour des Fatimides ainsi que les eunuques7 noirs, mais plus nombreux sont ceux qui travaillent dans l’agriculture (notamment l’entretien des structures d’irrigation) ou deviennent artisans, mineurs (sel, or) ou soldats. D’autres esclaves font le trajet inverse : des Mamluks turcs forment ainsi la garde personnelle du roi Songhay, dont le harem est en partie composé d’esclaves venant d’Egypte.

Les estimations du nombre d’esclaves vendus en Afrique occidentale sont sujettes à des polémiques : selon les auteurs, les chiffres varient de 10 000 à 20 000 par an durant toute la période médiévale (20 millions entre 650 et 1920, dont 9 millions pour la traite transsaharienne et 3 millions pour l’esclavage interne.)

  1. Organisation du commerce transsaharien

Le commerce transsaharien a occasionné l’émergence économique de cette zone. Il était géré par des communautés souvent familiales. La traversée se faisait en caravane parfois gigantesques, plusieurs milliers de dromadaires, afin de se prémunir des accidents ou des attaques des pillards « razzias ». Les familles devaient s'organiser en réseau d'information pour connaître les fluctuations de prix d'un bout à l'autre du Sahara.
Le trajet que suivent certaines marchandises est jalonné par différentes routes pour des villes étapes ou par des ports de transit. La route transsaharienne la plus ancienne de l'Ouest appelée route des chars du Sahara occidental est celle qui relie la ville Sidjlmassa à Tombouctou en passant par Taghazza et Taoudéni. En effet, Sidjlmassa était le point de passage obligé pour les caravanes allant vers le sud ou en revenant. Plaque tourmente et plus fréquentée par des commerçants venus de Fès, de Tlemcen et de toutes les villes littorales ou intérieures du Maghreb. Hormis cette grande route nous avons la route de tripoli à Gao en passant par la ville de Chademes, de Chat et de Tekadda. La route de Tripoli à celle d’Oyo du Benin en passant par la ville de Mourzouk, de Bilma, de Kano et de Zaria.

Les routes de commerce maritime au travers du golfe Persique trouvèrent leur premier centre de dépôt sur l'île de Dilmun. Dès l'époque de l'Empire romain, les routes maritimes au sein de la Mer Méditerranée et de la mer Rouge peuvent être tracées en détail grâce aux descriptions d'époque, les « périples »).

A partir de Siljimasa il faut trois mois de marche. Les marchands n'arrivent qu'au prix de fatigues épuisantes. Leurs marchandises se composent de l’or, les esclaves, le sel, le cuivre, les chevaux et d’autres produits divers.
carte - le commerce transsaharien

Document 18 : le commerce transsaharien : routes et produits



  1. Les produits échangés

  • L’or

Très tôt, le Soudan a été l'objet de mythes concernant son or, c'était le Bilal Al Tibar, c'est-à- dire, le pays de l'or. Dès la deuxième partie du VIIIe siècle l'exploitation en est entourée de toute une série de récits extraordinaires. L’or provenait du pays Lobi, de la Côte-d'Or, la vallée du moyen Niger notamment, avec les mines de Boure et celles de la haute vallée du Sénégal : mines de Bondau, or des placiers Aurifère de Bamkauk. Il est porté ensuite à la ville de Sijilmassa. D’autres cités remplissaient ces fonctions d’entrepôt ; ce fut le cas de Tombouctou. L’or constituait un revenu royal et à ce titre fit l'objet d'un véritable monopole par les souverains comme le montre cette représentation de l’empereur du Mali, Mans Mousa tenant une pépite à la main en 1375.

  • Les esclaves

L'homme fut aussi un objet important de commerce. L'esclavage fut le fait surtout d'un commerce interne de l'Afrique Noire pourtant ; nous ne pouvons ignorer l'existence de caravanes d'esclaves en partance pour le Maghreb ou l'Égypte, où les esclaves étaient destinés aux travaux domestiques et autres travaux publics tels que le curage des canaux d’irrigation.

  • Le sel

Le sel provenait non seulement des salines d’Awwil, mais surtout des mines de sel Gemme de Taghazâ ou des efflorescences salines de l'Erebeb. Ce produit était de première nécessité et a pu constituer un produit stratégique utile au prestige des formations étatiques qui ont contrôlé les routes : « tous les autres rois lui font des présents car ils ont un besoin indispensable du sel qui est exporté des régions de l'Islam chez eux. Il n'y a en effet, de subsistance pour eux que grâce à ce sel. Son commerce fait l’objet d’un contrôle étroit des souverains, on sait que le sel était taxé dans le royaume de Ghana, Dans le Bilad-al-Sudan le roi prélève un dinar d’or sur chaque âne chargé de sel qui entre dans le pays et deux dinars en cas d’exportation.

Parfois, il échange contre le double de son poids ou même davantage, le cours dépend du fait que les marchands sont plus ou moins nombreux ». Des entrepôts contrôlés par les souverains africains étaient construits pour conserver ce bien précieux. Le contrôle des mines de Teghaza9 a fait l'objet de luttes et se trouve être un des éléments expliquant l'invasion marocaine de l'empire de Gao en 1591.

  • Le cuivre

Le cuivre est un produit très apprécié pour la conception de bijoux, or ce métal manque à l'Afrique occidentale. Il faisait l’objet de taxes particulières toujours dans le royaume de Ghana, ainsi le roi percevait pour chaque charge de cuivre un impôt à l’importation. Localement on ne connaît qu'une mine qui se situait dans la région de Nioro.

  • Les chevaux

Le commerce des chevaux faisait également l’objet d’un contrôle de la part des souverains africains. Animal de prestige, élément important des armées ; les chevaux ont fait l’objet de l’attention toute particulière des empereurs, ainsi les empereurs de Gao avaient mis au point un système non pas d’imposition mais de préemption qui leur permettait de s’approprier les plus beaux spécimens importés du Maghreb.

  • Autres produits

De l’ambre grise était exportée d’Awdaghost grâce à la proximité de l'océan. Egalement des peaux, de l'ivoire, de la noix de Kola et de la poudre d'or. En échange de ces produits l'Afrique Noire recevait les produits les plus divers.

Egalement des tribus berbères se rendent au pays des Soudans en grandes caravanes de dromadaires chargés d'énormes quantités de marchandises : cuivre rouge et colorié, manteaux, vêtements de laine, turbans, caleçons, (mazir), toutes sortes de colliers de verre, de coquillages et de pierres, diverses espèces de drogue et de parfums, des instruments en fer.

Ainsi l’échange était organisé par troc : les africains amènent les produits qui intéressent les soudanais et eux les donnent des produits qui sont rares chez eux. L’échange aussi s’est fait avec la monnaie frappée à Sijilmassa, comme la méthode dont on effectue nos achats aujourd’hui. Dans les grands on retrouve une autre manière de transaction le propriétaire de la marchandise la dépose et s’éloigne ; celui à qui intéresse la marchandise propose un prix ou un produit qu’il dépose à côté de la marchandise et si le propriétaire est satisfait du prix, il le prend et laisse la marchandise ; ainsi la transaction est effectuée.

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Document 210 : L’empire du Mali à travers le commerce transsaharien

Le déclin du commerce transsaharien a été précipité par l’expédition et l’arrivée des Européens. En 1591, le sultan du Maroc el-Mansour lance une expédition à travers le Sahara, mais les envahisseurs se désolent de ne pas trouver les merveilles escomptées lorsqu’ils s’emparent du palais du sultan de Tombouctou. L’installation de comptoirs commerciaux par les Européens depuis la fin du XVe siècle a effectivement porté ombrage au commerce transsaharien, lequel subsiste néanmoins jusqu’au XIXe siècle. C’est ainsi, dans la seconde moitié du XVème, l'arrivée des Portugais sur les côtes occidentales de l'Afrique ouvre une ère nouvelle. Elle provoque un détournement partiel de l'or vers les comptoirs côtiers.

  1. l’impact du commerce transsaharien

Le commerce transsaharien en particulier dans sa géographie des itinéraires et dans la fiscalité qu’il draine joue un rôle géopolitique important dans la genèse et la consolidation des hégémonies politiques, au nord, au cœur, et au sud du Sahara pour ne citer que les fatimides, le mouvement almoravide, le Ghana, le mali et le sonrhaï. En retour, la sécurité du commerce assurée et garantie par les pouvoirs politiques en place dans certaines régions traversées par les axes du commerce transsaharien, voire l’aménagement et l’entretien des points d’eaux aux points névralgiques sont, de facto, des facteurs non négligeables du dynamisme et de la pérennité de ce dit trafic.

Mais c’est à la conquête almoravide que certains pensent que l’islam était implanté en Awdaghost par ces derniers. Quant aux arabes, leur contact avec le Sahara occidental remonte au milieu du VIIème siècle. La communauté de Kanem était formée au VIIIème siècle par des arabes qui fuyaient le régime des abbassides et qui une fois installées dans les pays soudanais développaient des relations avec les peuples noirs du soudan. Les deux communautés arabes sur lesquelles on est le plus renseigné sont celles du Kanem et du royaume du Ghana. Au Kanem l’islam était considéré comme la religion d’état bien que les abbassides conservèrent quelques signes extérieurs de leur identité. D’autres arabes, envoyés comme soldats par les Umayyades contre le royaume du Ghana s’installèrent aussi eux aussi dans cette localité comme un groupe replié sur lui-même en particulier par le biais d’une très stricte endogamie. Quoiqu’il adopta assez rapidement les mœurs païennes des populations environnantes. Mais jusqu’au VIX siècle ils étaient un petit nombre comme voyageurs et lettrés musulmans. Les nouveaux convertis les rois noirs et leurs sujets seront permis une fois convertis de continuer à pratiquer leurs croyances animistes de l’époque. C’est cette progression ralentie de l’islam qui nous mène vers une expansion éminente de la religion musulmane. En effet l’islam est une religion de paix et de fraternité. Il ne force personne, mais ceci n’empêche qu’il a ses propres normes. Ce qui a facilité son expansion en cette zone est dû au fait que les noirs étaient déjà préparés à accepter cette religion la circoncision et la polygamie en sont les parfaites illustrations. En effet après conversion des populations et implantation avancée de la religion l’islam va montrer ses obligations juridiques, morales, sociales ou économiques celles-ci sont imposées à toutes les populations berbères et touarègues qui dominaient les routes du commerce transsaharien jusque vers 1150.

Le commerce transsaharien était pendant longtemps une institution importante dans la vie de l’état soudanais du moyen âge. C’est de la situation de celui-ci qu’apparemment à décompter de génération à génération la bonne santé politique et institutionnelle de l’état impérial .C’est ce qui explique qu’au 13e siècle lorsque les axes caravaniers transsahariens ont migré à l’Est, la conséquence était immédiate d’une déstabilisation de l’empire du Ghana et de la rapide émergence du Mali. De même ce qui explique au 14e siècle avec de nouvelles migrations les sites transsahariens résultent le déclin de l’empire du Mali au profit d’une nouvelle puissance régionale le Songhaï. D’où la nécessité de dire ce qui était le commerce transsaharien. Le soudan entre le 8e et le 16e siècle a été une zone de contact, un accélérateur de puissance pour l’état soudanais auquel il procurait les moyens économiques de sa puissance.

Le commerce transsaharien a occupé une grande place dans la prospérité de l’état soudanais médiéval. Mais encore la naissance et le développement de plusieurs villes d’Afrique du nord et beaucoup dépendent de la bonne santé de ce commerce transsaharien notamment entre le 8e et le 9e siècle. A travers le Sahara il s’est agi dans le commerce avec le soudan de drainer d’immenses richesses qui ont ensuite fait la prospérité de sociétés commerciales axées en Afrique du nord. C’est la une manière de dire que le soudan a été jusqu’au 16e siècle la banlieue de l’Afrique du nord. Et à ce titre le soudan a été une mine d’or, d’esclave assez ouvert justement la convoitise Européenne des richesses de l’or africain explique en grande partie l’expansion d’Outre-mer à la recherche du surplus économique base indispensable du décollage économique. C’est dans ce contexte qu’il faut noter que le commerce transsaharien a été le moteur de l’économie de l’empire du soudan.

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