Bibliographie Introduction





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Organisation : Etats et Sociétés

L’Afrique au sud du Sahara a vu naitre de brillants empires qui ont marqué l’histoire de l’Afrique. Parmi ceux-ci il y avait le Ghana, le Mali, le songhaï, Tékrour, et le Kanem Bornou.



Document 311 : Frise chronologique des empires soudanais

  1. L’empire du Ghana

L’empire du Ghana est le plus ancien empire noir connu. Au milieu du Xe siècle, cet empire important s’étend des plateaux du Tagan à la vallée supérieure du Niger et du dhar Tichitt à la vallée du Haut Sénégal. Il est le plus florissant et le mieux organisé de tout l’Ouest africain à cette époque. La carte en indique l’emplacement et les limites approximatives.

Deux thèses existent sur les origines du royaume du Ghana qui deviendra plus tard un empire. Selon la tradition orale, le créateur du royaume serait un homme venu de l’Est nommé Dinga Cissé. Une autre source parle de la création du royaume par les Berbères venus du Sahara vers le Ve siècle. C’est en 990 que le Kaya Maghan Cissé vainquit le prince d’Aoudaghost et plaça cette ville sous sa dépendance et à partir de là son empire comprend les deux grands centres commerciaux du Sahel. Ainsi l’empire se serait étendu du Fouta Djallon à l’Adrar mauritanien, de l’Atlantique à la boucle du Niger.

Cet empire était gouverné par un Tounka. Il était représenté par un gouverneur dans les centres les plus importants du pays, pour y prélever les impôts. Cependant ce Tounka était plutôt un prince pacifique aimant les champs bien cultivés, le commerce et les savants. La puissance du Ghana ne provenait pas seulement de l'efficacité de l'administration, mais aussi de la possession d'une armée forte et hautement organisée. L'armée était efficace dans le maintien de la paix, en supprimant les révoltes internes, et par l'acquisition de territoires à travers les conquêtes. El-Bakri rapportait dans son livre " Kitab al Masulik Wa'l Mamalik " que le roi de l'ancien Ghana pouvait appeler et mettre dans un champ 200000 soldats et plus de 40000 archers sur un simple avis.

L’organisation sociale n’était pas moins précise. C’est ce dont témoignent les références de la tradition de Yerere des " fonctionnaires " avaient la charge des tractations commerciales ou autres, des adjoints aux responsables des rites religieux et familiaux (mariages, baptêmes, circoncisions et funérailles..). Diabé se fit construire un palais fait de pierres, comme d’ailleurs toutes les habitations des nobles de Koumbi12.

Le pays devait sa prospérité au commerce en particulier celui de l’or. En effet le Ghana est un important relais caravanier, un centre ou s’échange les produit venus d’Afrique du Nord : sel, dattes, argent, tissu etc. contre les trésors de l’empire : or, ivoire, plumes rares extraits de la vallée de la Falémé et du Haut Sénégal.

  1. L’empire du Mali

De tous les empires nés en Afrique occidentale, celui du Mali est le plus illustre. Il s’étendait entre le Sahara et la forêt équatoriale, de l’Océan Atlantique à la boucle du Niger (soit sur les actuels : Mali, Sénégal, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Mauritanie et une grande partie de la Cote d’Ivoire).

Il était un carrefour entre les peuples nomades du Sahara et les peuples d’Afrique noire équatoriale. C’est à partir de la victoire de Kirina13 qu’il prit une importance décisive. Il succéda au Ghana, mais alors que ce dernier était resté presque jusqu’au bout réfractaire à l’influence musulmane, le Mali sut tout de suite tirer parti de l’Islam dont il fit un instrument de centralisation politique. C’est le premier Etat Africain qui acquit une réputation internationale.

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Document 414 : l’empire du mali

On se rappelle que le peuple Manding, fixé au sud du cours supérieur du Niger, avait gardé une indépendance par rapport à l’Empire du Ghana et n’avait pas entièrement succombé sous l’occupation des guerriers de Sosso. Après Kirina, groupé derrière son souverain SOUNDIATA KEITA, il était prêt à prendre la relève du Grand Empire de l’Ouest africain.)

En 1211, le roi Moussa ALLAKOI prit la succession et régna sur cet Etat puissant. Il fit plusieurs pèlerinages à la Mecque. Mais la richesse du royaume avec les mines d’or du Bouré suscita les convoitises des puissances limitrophes. En 1224, profitant de la noblesse des successeurs de Moussa dit ALLAKOI, le roi de Sosso SOUMANGOUROU ou Soumaoro de la famille Kanté des forgerons réalisera brutalement la conquête du royaume Manding. Il annexa le royaume, mis à mort la famille royale et réduit à l’esclavage les sujets de son ancien suzerain. La légende rapporte qu’il assassinat les onze enfants du roi excepté un qui était Soundjata.

Ce dernier guéri par miracle et retrouva l’usage de ses jambes. Il entreprit de prendre l’indépendance de son pays. Après s’être procuré l’alliance des chefs mandings par la force si nécessaire, il attaqua Soumangourou « Roi sorcier » qui fut tué. Soundjata poursuivra sa marche victorieuse et entra en maître à Sosso. Il s’empara de Ghana et détruit la capitale en 1240. Soundjata, étant un grand guerrier, donna une place importante au développement de l’agriculture. Il introduit dans le royaume la culture et le tissage du coton, la sécurité régnant dans toute l’étendue de l’empire.

Après donc la célèbre bataille de Kirina en 1235, Soundjata s’empare du royaume de Sosso, puis du Ghana et des villes commerçantes. Grand conquérant, Soundjata prend la tête de nombreuses expéditions et étend son influence jusqu’aux rives du Sénégal et de la Gambie. Pour rehausser encore son prestige, il veut élever une nouvelle capitale dans son Empire, le mali, vraisemblablement près du confluent Niger-Sankarani, à l’emplacement de Niani. Désormais, l’empire du Mali remplace celui du Ghana dans le commerce avec les pays d’Afrique du nord, et Mali est le point d’arrivée des caravanes.

Le produit des mines d’Or au Bambouk et les avantages du commerce reviennent alors au roi du Mali. Soundjata divise son Empire en provinces dont il confie la surveillance à des gouverneurs appelés « Farba », choisis parmi les populations soumises et recruter des soldats pour l’armée qui devient ainsi la plus redoutable pour tout le Soudan. A la mort de Soundjata (1255), la paix règne partout dans son vaste Empire. Un captif de la famille de Soundjata, Sakoura aurait conquis le pays de Gao et poussé au nord et jusqu’au royaume de Tékrour qu’il soumit; mais c’est Mansa Kankan Moussa qui de 1307 à 1332 porta l’Empire à son apogée.

Bien qu’islamisé, l’Empire du Mali est un type même de ces royaumes négro-africains qui fonctionnaient à peu près selon les mêmes règles. C’est sous le règne de Kankan Moussa (1307 à 1332) que l’Empire va connaître son apogée. Ce dernier semble avoir été un musulman convaincu. Il fut un grand bâtisseur de Mosquées parmi lesquelles on peut citer la mosquée de Djenné, de Gao et de Tombouctou. Sous son règne, l’Islam reçue une vive impulsion. L’Etat Musulman du Ghana ne vivait plus replié sur lui-même. Il avait des contacts officiels avec les Etats Musulmans. L’Empereur était désormais en relation régulière avec les princes d’Afrique du nord et de l’Egypte. Il fit un pèlerinage spectaculaire à la Mecque : à son passage au Caire, il fit de telles distributions d’Or qu’il en fait baisser le cours pendant des années, dit-on.

Par ailleurs selon les écrits de Ibn Batouta « quiconque ne se rend pas de bonne heure à la Mosquée ne trouve pas une place pour prier, tant la foule est grande. Les noirs se couvrent de beaux habits blancs tous les vendredis ». Pour obliger les enfants à apprendre le Coran, on n’hésitait pas à les mettre aux fers. Néanmoins les maliens consommaient volontiers des viandes considérées comme impures par l’Islam comme la viande de porc. En fait, les groupes les plus profondément impies de la foi coranique étaient les commerçants Sarakolé et Dioula qui étaient depuis longtemps en contact avec l’Islam. La société malienne était bien organisée. La population est répartie en trente clans : seize clans d’hommes libres; quatre clans de Griots; cinq clans d’Artisans et cinq clans maraboutiques. Pour les rassembler, il instaure un système de parenté à plaisanterie. La musique de cours occupait une grande place autour de l’empereur. Tam-tam, kora, bala, guitares diverses, olifants, charmaient l’assistance. Et parfois, le roi et l’un de ses hauts dignitaires n’hésitaient pas à exécuter en public le pas de la danse à eux réservée: le Douga.

http://www.guide-pays-dogon.com/i/mosquee_djenne_b.jpg

Document 515 : Mosquée de Djenné

L’organisation de l’Empire garantissait la paix intérieure: il était divisé en trois grands gouvernements, eux-mêmes étaient répartis en cantons, puis en villages. Les gouvernements surveillaient sur place le loyalisme de leurs vassaux. Eux-mêmes étaient des zélés serviteurs du souverain, maître de la religion, de la justice, de l’armée. Les voyageurs arabes étaient frappés de la paix qui régnait partout, de l’allure nouvelle que prenaient les villes du Niger, embellies par les monuments ou les influences étrangères se combinaient harmonieusement avec les reformes autochtones. Etudiants et savants s’y pressaient, venus de toute l’Afrique vers ce nouveau foyer de culture.

Avec Kankan Moussa, le Mali devenait un Empire connu au-delà des mers. Les relations commerciales étaient plus limitées en Afrique du nord. Les fabuleuses richesses de l’Empire, autant de l’éclat de la civilisation malienne attiraient les négociants de la lointaine Egypte, et même de la tripolitaine. Avec le Mali, l’Afrique noire débouchait sur les courants d’échanges internationaux. Les revenus de l’Empire consistaient en impôts, en tributs, en réquisitions de pots d’or, en taxes douanières et dépouilles de guerres. Le commerce transsaharien ne pouvait que profiter de la puissance et de la sécurité de l’Empire. Malgré ce prestigieux héritage, ses successeurs Souleymane Kamba (1369-1374) et Moussa II (1374-1387) se montrèrent incapable de diriger cet immense Empire qui plus tard connaitra son déclin.

  1. L’empire Songhaï

Situé entre les deux rives du boucle du Niger, l’empire Songhaï se développe et connu une brillante civilisation entre le XIIème et le XIVème siècle. Cependant, les troubles internes et l’invasion marocaine mettront fin à cet empire.

Les textes de l’histoire du Songhaï montrent une parfaite méconnaissance sur les origines des Songhaï. Mais toute leur histoire est centrée à Koukya qui fait de ce dernier le berceau de la civilisation des peuples Songhaï.

  • La dynastie des Dia (Za)

Le premier roi fut Dia Al Ayamen, mais il faut attendre l’arrivée du quinzième Dia (Dia Kossoy) pour que l’islam s’introduit dans l’Empire Songhaï. A cette période le Songhaï était vassal du Mali et c’est Ali Kolon qui libéra son peuple de la dominance malienne et créa la dynastie des Sonni.

A la mort de Kankan Moussa, Ali Kolon réussit à se libérer et se proclama roi du Gao. C’est Sonni Ali Ber qui construira l’Empire au dépend des Touaregs, des Peuls, des Mossi et du Mali. Il fut ainsi le maître du Niger et du Macina, étendant sa domination vers le Nord. A sa mort, son fils Sonni Barro le remplace mais ce dernier sera vite écarté par le général Mamadou Touré qui prend le titre d’Askia.

  • Sous la dynastie des Askia

Askia Mohamed va mener une vaste conquête des territoires. Il favorise le commerce et l’enseignement Islamique tout en accordant un grand respect aux savants musulmans. Il fut un pieu et son règne est considéré comme étant la période de l’apogée de l’Empire. Ses successeurs conduiront l’empire vers la ruine. La brillante civilisation de l’empire fut marquée par une rigoureuse organisation politique, administrative, sociale et économique.

A la tête du gouvernement, il y avait des dignitaires choisis dans la parenté de l’empereur. Les ministres et les conseillés portaient le titre de Fari, Farma ou Koy. Les provinces conquises étaient dirigées par un Farma, Fari ou Farba qui dispose de tous les pouvoirs. L’armée était divisée en garde impériale et provinciale.

Sur le plan socio-économique, la société était hiérarchisée avec des nobles, des hommes castrés et des esclaves. L’économie reposait essentiellement sur l’agriculture et le commerce de l’or, du sel et des esclaves. Tombouctou et Djenné constituaient les pilliers de l’économie Songhaï.

Malgré la présence de pratiques païennes, l’Islam fut la principale religion des Songhaï. Tombouctou et Djenné sont les principales villes culturelles et religieuses. Elles sont le fief de l’intelligentsia musulmane.

  1. Le royaume du Tékrour

Le Tékrour, un ancien royaume qui s’est épanoui entre les VIIIe et XVIe siècle est situé dans la moyenne vallée du fleuve Sénégal qui correspond à l’actuel Matam. Différentes ethnies telles que les Berbères, les Peuls, Toucouleurs, les Sérères, les Soninkés vivant de l’agriculture et principalement du commerce y cohabitaient Le royaume a aussi joué un rôle déterminent dans l’islamisation du soudan occidental

La conséquence de l’islamisation fut le reflux des populations animistes et l’exode des sérère vers le Djolof puis vers le Sine. Le Tékrour fut le premier pays du soudan occidental à être islamisé mais cette conversion ne fut ni irréversible ni totale.

Sur le plan de l’organisation socio-politique, le Tékrour a connu une succession de dynastie qui a bien rythmé la vie politique et sociale du royaume. La société était hiérarchisée en nobles, hommes libres, artisans et captifs de guerre. La succession se faisait de père en fils. Le Tékrour aurait connu cinq dynasties dont celle des Dya Ogo16, des Manna17, des Tondyon, des Lam Termes et des Déniankobé.

  1. le Kanem Bornou

Le Kanem-Bornou situé au tour du Lac Tchad, fut un grand empire musulman qui dura du IXe au XIXe siècle. Sa position au centre du continent africain en faisait un carrefour stratégique. L’empire a été fondé par les Kanuris, un peuple d’origine mixte, négroïde et berbère, établi à l’Est du Lac Tchad. Il a été gouverné par la dynastie Saifawa18. Basé sur le commerce transsaharien, cet Etat a été soumis à l’influence de l’Islam qui est devenu la religion accepté au XIe siècle.

Cette nouvelle religion adoptée aura un impact majeur dans l’évolution de l’empire. L’organisation politico-sociale avait déjà trouvé au XIIe siècle son schéma définitif. L’empereur était choisi dans la ligné de Dougouwa, il été musulman et portait le titre de Maï.

Sur le plan économique, le commerce était la ressource principale dans la vie économique de la société. Cette commerce du Kanem-Bornou s’est développée grâce à la présence d’une classe supérieure et aux relations avec la l’Afrique du Nord et avec le Soudan Occidental et Central.

La justice était rendue en principe par les chefs des tribus. La loi était celle du coran, la justice confiée à des Cadis, était autonome, sévère et n’épargnait même pas l’empereur.

Le royaume Kanem-Bornou atteignit son apogée avec Dounama Dilibanna qui étendit la domination du Kanem sur tous les pays du Tchad et lia des relations avec des royaumes berbères, en particulier avec les Almohades. Le plus grand souverain du Bornou fut Idriss III Alaoma.

CONCLUSON

En définitive la pénétration de l’islam en Afrique au sud Sahara a été facilitée avant tout par sa proximité géographique avec l’Arabie et surtout avec le Sahara qui était un point d’encrage pour l’avancée de l’islam en Afrique noire. Facilité par le commerce transsaharien l’islam s’est imposé facilement comme une nouvelle religion qui va transformer profondément la vie politique sociale, économique et religieuse de ces états. Dés lors de nouveaux états calqués sous le modèle islamique, vont voir le jour. L’expansion religieuse va continuer mais sera portée par d’autres personnes non arabes, des autochtones noirs qui vont devenir des portes drapeaux de l’islam, même si les religions et les pratiques traditionnelles demeurent.


http://www.le-cartographe.net/dossiers-carto/afrique/52-le-commerce-transsaharien
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