1ère partie : La définition critique de la science





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2ème PARTIE : La situation des sciences



Les classifications : On peut les lier à la société. Auguste Comte : ordre positif non pas fondé sur la tradition ou sur des idées métaphysiques car XIXe siècle, poussée scientifique qui nous fait penser qu’il sera possible de penser le monde TOTALEMENT (vérité scientifique à politique) à partir de ce que nous connaissons de sa composition. On est allé vers le plus petit du millimètre au nanomètre 10-9 => on a gagné 10-6 puis 10-15 femtomètre. 1913, découverte de l’atome et du noyau, en 1950 on atteint 10-16 soit l’échelle subquantique. Max PLANCK, père fondateur de la physique subquantique.
Les représentations de la science : liées à la société, à la conception du monde du moment. La motivation de la science serait désir humain particulier : la domination et la connaissance. Le désir de savoir c’est une manière de s’approprier ce qu’on voit et donc permet de dominer. Le rapport entre le désir de dominer et le désir sexuel ont lien, donc la science a tenté de maîtriser le désir sexuel. ( c.f. Sacrée médecine, de Liogier). La caractéristique du désir de savoir est l’hybris (tension vers le débordement, vers l’ailleurs). On veut sortir de sa condition pour connaître plus, pour déborder. Donc l’hybris est à l’origine de la science. 2 phases :
1ère phase : Sortir des limites imposées par le sens commun => Hybris nous permet de connaître l’ordre du monde. L’objet de la science est limité donc vrai. Il est ordonné, l’objet de la science est une harmonie, une réalité équilibrée par rapport à l’anarchie de notre vie quotidienne. On recherche derrière l’irrégularité de notre vie, des régularités plus profondes pour comprendre l’ordre et les limites (cosmos). La science sert à trouver ses limites, on trouve sa finalité (fin signifie 2 choses : terminé et but).

  • Nous sommes dans une mythologie cosmique jusqu’à la Renaissance. Nicolas DE CUES (N.B : penseur allemand de la fin du Moyen Âge, cosmologie de la nature qui a inspiré Descartes) est le 1er à vouloir sortir de cela. Le cosmos est un monde clos dont on cherche la fin. Mythologie égyptienne, tout au long du Moyen âge dans les discours de la chimie. La construction des cathédrales s’effectue sur les dimensions supposées d’un homme allongé, dimensions cosmiques. L’urbs (ville) des Romains est par excellence le lieu qui a des limites, qui est un temple => on traçait sur le sol ce que sera la ville. On lui donnait sa limite. Pendant ces temps, une entreprise de transformation du monde en un monde humain qui doit être l’image du cosmos.


Donc à ces époques et jusqu’au XIXe siècle, femme non mariée ou non religieuse est vue comme l’expression du mal. Ce sont des sorcières car pouvoir particulier, qui n’est pas ordonné, peut avoir des rapports sexuels illimités par sa morphologie physique (lien avec l’hystérie qui a un rapport avec utérus). Leur corps est pathogène par nature car elle est livrée à son hybris tandis que l’homme limité (c.f. peur de l’impuissance) dans le rapport sexuel, la LIMITE. Si elle n’a pas l’homme ou Dieu alors elle n’a pas ses limites, ne peut être contrôlée. Donc c’est pathologique (désordre), elles ne peuvent être contraintes à être saines ! La pudeur féminine fut vitalement construite dans cette optique.
D’un côté on a une science qui vise à connaître la vérité qui ne peut être que la vérité des limites du cosmos, et d’un point de vue moral et politique, nous devons le construire = Rapport au bien, à la morale, à l’organisation de sa vie car ce qui est mal en l’homme, c’est ce qui n’a pas de limites (animal donc non contrôlé et non moral !). Dans le monde chrétien, les images du mal sont les images en rapport avec le non apprivoisé (non cosmique). Ex : Diable aux oreilles de renard et queue de serpent.

Prisonnier d’une époque ? Le scientifique a un a priori fondamental car constitue ses discours (FOUCAULT, Archéologie du Savoir et Histoire de la Sexualité). Les discours peuvent être des images. L’ensemble de ces discours constitue ce que Foucault appelle l'épistémè = a priori fondamental d'une époque, le moule intellectuel et moral à l'intérieur duquel se forment toutes les discours explicites. C’est une grille de perception de la réalité (formée par l’épistémè). Souvent, on croit réfléchir à toutes les facettes du problème mais il y a certaines facettes auxquelles on ne réfléchit pas. Le scientifique s’inscrit dans ce discours et dans l’épistémè. Sa méthodologie est directement déterminée par la structure mythique d'une époque ou d'une société. On se situe sur le plan de l’adhérence mythique, non de la simple adhésion (qui signifierait un recul sur la situation). Ex : avec l’adhérence mythique, même des gens qui sont objectivement plus à droite vont quand même voter à gauche parce que voter à droite, c’est mal dans leur esprit. Le mythe se caractérise par le fait d’être mythomane (se raconter dans ses comportements) et se concrétise par des rites.

Le débat bioéthique est lui fondé sur l’adhésion rationnelle (effets du clonage thérapeutiques mais marchandisation de l’humain). Engendre le « schizohumanisme » (voir plus bas). On fait comme si on croyait à quelque chose, même si on n’y croit pas => l’humanisme finit par devenir une forme de stratégie. Echec de la bioéthique car problème quand on veut l’appliquer. Lois éthiques contradiction dans les termes. Il existe un manque d’assises mythiques de la bioéthique. L’adhésion rationnelle peut aboutir au transhumanisme (voir plus bas).
Mythe/Fiction : Les scientifiques analysent la dignité humaine dans des articles => dans la loi et les différentes évolutions puis on finit avec des lois religieuses (l’homme est à l’image de Dieu). L’homme est un vrai mythomane. => La société est caractérisée par cette mythomanie et le fait de se raconter (de génération en génération). Ecriture sert à cela, bouleversement avec l’imprimerie. La 1ère grande mythomanie c’est construire l’histoire avec des symboles et des dates. Les scientifiques construisent le mythe de la rationalité à travers cela. Pb de la dignité humaine => le mythe c’est ce qu’on vit mais si transformation en fiction alors on projette le mythe sur nos vies mais il reste extérieur à notre être car on n’y croit pas. Ex : quand les enfants jouent et qu’ils disent « On dirait que … je serais un espion ». Ils savent que ce n’est pas vrai. Avec le mythe, on ne fait pas que jouer. Avec la fiction, on cherche le mythe qui nous correspond le mieux.
La science projette un objectif : l’apriori mythique impensé. Sa 1ère visée est d’obtenir un monde ordonné, une réalité finie et finalisée. Ils utilisent une méthode spécifique pour appréhender un monde qu’ils ont déjà en tête. Appréhender le monde comme Pythagore, c'est appréhender une essence mythique. Le théorème est une loi qui décèle la réalité parfaite (pureté mathématique). Parmi les sciences : physique mathématique, physique de l’ordre/du stable (qui cherche la stabilité derrière le mouvement), physique corpusculaire (le monde est fini dans chacune de ses parties, limites à chaque corpuscule). Vision métaphysique d’un monde supralunaire avec Aristote (Terre en dessous de la Lune donc considérée comme une réalité inférieure). Le monde est l’expression directe de ce que la science essaie de trouver dans un monde sublunaire (mythe du monde sans temporalité et qui ne change pas). La science recherche cet espace pur = lié à l’adhérence mythique de l’époque. Il faut trouver du stable. Contrainte mythique : trouver du régulier dans l’irrégulier. => on est dans le paradigme.


Thomas Kuhn : si on ne rentre pas dans le paradigme en question, le réel scientifique est seulement considéré comme hasard. Si on a quelque chose de vraiment nouveau à dire, on ne sera pas publié dans journaux. = Débilité du système d’évaluation à l’américaine, c’est le poids qui détermine le niveau de scientificité à l’échelle planétaire. => Les revues scientifiques les plus prestigieuses refusent de publier des articles et des nouveautés car elles jouent sur le taux de refus (considération positive de la revue, plus le taux est élevé). Il faut qu'il y ait des critères de refus en vigueur.

Ces revues prônent la science dure mais même des scientifiques comme Newton ou Einstein fonctionnaient à 80% par l’intuition (puis démonstration). La revue a intérêt de refuser le max, mais a intérêt d'accepter que les articles dont elle est la plus sûre. Les Nobels reconnus bien après leurs travaux…
La différence entre la science et d’autres domaines de la culture est que la science se sait imparfaite. Elle suppose une perfection, mais se pense comme imparfaite. Mais comme elle est ancrée dans une structure mythique, elle doit renouveler ses outils et justifier cette structure mythique pour maintenir sa plausibilité. Elle renouvelle son objet mais met en danger sa structure et le mythe par se constant renouveau.

: par deux plans qui se rejoignent : le premier = l'intensification des relations à l'échelle du monde connu des Européens, et la découverte de nouveau monde, autre monde, considéré comme radicalement non-européen, et ont abouti à la considération non seulement de ces autres cultures et espaces, mais à la considération du monde comme globe. Comment cette intensification ou ces nouvelles découvertes qui permettent de considérer que Terre pas plate mais un globe, sur 3 niveaux. Du fait d'être dans d'autres espaces, réaliser que Terre = globe. Comment peut agir à proprement parler sur les paradigmes scientifiques. Recherche de l'espace fini, de l'ordre, cosmos.
- 2ème phase : L’ordre illimité. Apparaît à la fin de luttes de paradigmes (avant d’être des étapes scientifiques, ce sont des luttes sociales et théologiques) => Emergence à partir du XVe siècle et lien avec la Renaissance (où on revient au monde hellénique classique, idées romaine et grecque). En réalité, on ne revenait pas vraiment à l’idée grecque = création d’un nouveau mythe néoclassique. Début du processus de globalisation, caractérisée par 2 plans :

1. L’intensification des relations internationales : commerciales (nouvelle économie monde) /artistiques (les artistes parcourent l’Europe, matérielle et symbolique. Première économie monde en Méditerranée au sens de Braudel).

2. Découverte d’un nouveau monde non européen et considération d’autres cultures et la Terre est un globe => nouveau rapport à soi.
L’objet visé par les scientifiques limité, ordonné est devenu un objet ayant de plus en plus de caractéristiques. On est passé à un ordre de l’illimitation. L’univers est perçu comme un espace infini alors qu’il y a eu d’énormes résistances jusqu’à Newton (Galilée, Copernic) à considérer l’univers comme infini. Ces époques étaient immergées dans une épistémè particulière.

La théologie catholique reprend une structure imaginaire qui remonte à ce qu’on trouvait déjà chez Aristote et St Thomas d’Aquin. Conflit entre des figures scientifiques qui commencent à faire émerger une image positive de l'infini, et une résistance très forte de l'ancien paradigme. Les théologiens sont porteurs de l'ancien paradigme et résistent. A partir de la Renaissance, cette conjoncture sociale, à travers un certain nombre d'événements, va jouer pour le nouveau paradigme qui était progressivement émergent, le paradigme de l'Univers infini (globalisation). Evolution car découvertes radicales et nouvelles réflexions sur la nature humaine. Ex : pas de remise en cause de l’âme des chinois qui sont civilisés mais discussion autour de l’âme des indigènes + confusion Est/Ouest et Nord/Sud. Vision planétarisée, globalisée, mondialisée (développement d’une cartographie globale).

Au début du XIXe, toujours des résistances mais double évolution du regard :

  • vision terrestre globalisée (globe fini)

  • vision de l’Univers comme infini.

À partir de ce double-regard, changement du rapport à la nature. Dans l'antiquité, l'image que nous avons de la nature : physique. Peut être l’expression du chaos, de l'incertitude, l'expression de l'infini au sens de ce qui n'est pas bien fini, ce qui peut arriver sans qu'on s'y attende, ≠ la cité, l'ordre. Nature = infini, effrayant car sans fin.

Michel SERRES : sorte de « contrat social » => les hommes s'unissent entre eux, même si abandon de souveraineté individuelle, pour lutter contre la nature. Les hommes produisent de la science pour lutter contre la nature, qui est la puissance infinie de la maladie. Ex : image du loup-garou, du vampire comme nature non contrôlée. Ils violent l’ordre. Rapport à l’animalité négatif d’un point de vue religieux.

Changement sur l’idée de nature = les effets sociaux se font sentir que très récemment. Siècles de transformation de l’imaginaire. On considère ce qui est brut comme authentique. Ex : architecture doit se faire avec certains matériaux plus proches de la nature. L’homme industriel/civilisé est brutal. Donc espaces verts symboles de l’urbanité brutale. Dans l’imaginaire ultra contemporain, une atmosphère trop ordonnée/limitée/fermée empêche de respirer => considérée négativement.

  • Nouvelle valorisation de la nature alors que c’était un ennemi fondamental. Admiration de la tradition première et de la proximité avec la nature. La sophistication devient négative, et on ne peut pas comprendre notre rapport actuel critique vis à vis de la science. Discours moralisateurs, contre l'homme. La science, dans sa nouvelle vocation, doit forcément préserver la diversité. Mais pas de raison pour que la diversité en tant que telle soit plus saine, physiquement plus souhaitable a priori que l'unité.


Peur de la science ?

La science fondamentale bâtie au XXe siècle, se base sur des découvertes fondamentales, on trouve de nouvelles choses sans savoir ce qui se passe = auj patinage des sciences. Donne naissance à une idéologie produite par les scientifiques qui disent qu’il faut arrêter (autrement on va faire un malheur). Argument peut être considéré comme vrai avec la bombe atomique. Mais en médecine : Liogier est pas convaincu. Quand les scientifiques veulent qu’on les retiennent => légitimité prophétique. On aboutit à la légende de Samarcande. On veut éviter la mort et du coup on fuit car elle est supposée arriver. On va se réfugier à Samarcande, sauf que c'est là que la mort nous attendait.

Peur d’un monde dirigé par les scientifiques, qui ne serait plus naturel mais on continue de leur donner le pouvoir aux scientifiques. => c.f dernière partie JONAS et le principe de responsabilité/précaution qui dépasse l’éthique kantienne. Pour Jonas, une action ne fait pas qu'empêcher un futur, mais tous les futurs possibles en détruisant le futur lui-même. C'est le destin lui-même, le destin tout court qui est annihilé par la technologie. Ex : décision bombe A, ou décision particulière sur le génome. Une vision effrayée de l'avenir protège le principe même de l'avenir. Parce qu'on raisonne comme si futur toujours mieux qu'aujourd'hui, alors qu'Hans Jonas dit qu'il faut apprendre à suspecter le futur, à renverser la machine, il ne faut pas espérer mais craindre le futur.

On redonne le pouvoir à la science sous prétexte de la contrôler. Volonté corrélative de percevoir la nature, et la nature comme environnement, comme une valeur positive à préserver. Vision d'un monde comme globe fini, et un globe fini, aussi un globe qui peut finir, qui peut être terminé. Entraîne la « claustrophobie globale ». Un sentiment de finitude globale survient, celui de la fragilité de ce globe, corrélative de notre relation avec lui, fragilité de la nature, et c'est pour ça que l'infini devient valeur positive. En réalité, démontré très partiellement.
Notre imaginaire : fondé sur un désir d'exorciser la finitude du globe et de notre situation dans ce globe fini, de notre péril, par un nouveau rapport à l'Univers infini. XIXe : c’est le romantisme et l’infinitisation qui nous sauve, continuité avec les Lumières. Pour se populariser, la science ne peut rester théorie => va devenir sentiment. Romantisme : le roman, identification à cet infini, qui va nous émouvoir (c.f CHATEAUBRIAND). On est tellement angoissé par la finitude globale qu'on cherche une transcendance dans l'infinitude. Même si Terre finie : tout ne finira pas. Le mot ne prêtait pas à ça, normalement péjoratif en Grec. On va construire une ontologie de l'infini. Alors que l’infini est ce qui n’est pas fini => mais peur du fini donc on compense par l’infini.

=> Pour Michel Serres, on ne peut plus se contenter du « contrat naturel », du contrat social car la nature n’est plus l’ennemi mais un tiers, plus fondamental que l’autre car sur lequel repose notre essence/notre existence. La nature est fragile, il faut s’allier à elle.

Le débordement est positif auj => mais quand on déborde trop, on se met en péril et mise en cause de l’humain. Idée de catastrophisme. La nature devient surnaturelle. En réalité, nous protégeons religieusement notre identité humaine. Sanctuarisation de la nature : le lieu où la règle ne s'applique pas, sanctuarisée.


  • La répercussion de la vision scientifique dans la sphère culturelle : le cas de notre rapport à la nature


Les objets visés par la science ne se présente pas passivement à l’œil du scientifique = ils sont construits comme cibles. Le scientifique choisit de percevoir certaines caractéristiques du réel par des réglages (comme le photographe). L’objet n’est pas plus vrai, il reflète la perspective choisie (+ valeurs des scientifiques ? recherches de Bruno Latour). 3 grands réglages :

  • Le Fini

  • La distinction

  • L’ordre

=> Quand KANT parle des catégories de l’entendement, il explique que nous croyons voir le réel comme se donnant passivement à nous. Mais les catégories que nous dressons sont intrinsèques à notre sensibilité. Il pensait que ces catégories étaient transcendantales car universelles.

=> Les catégories de l’individuel sont aussi culturelles. Les objectifs de la science se naturalisent dans différents domaines de la culture => Dialectique entre ce qui est découvert par les scientifiques et les pratiques sociales qui se développent dans le même temps. La science doit projeter des objets finis et changent le rapport qu’on a aux choses, c’est une vision corpusculaire où on cherche des objets finis avec frontières. Ex : la nature est considérée en négatif car vue comme non finie. Idée aujourd’hui écolo d’être « plus proche de la nature ». C’est une vision positiviste, ce qui est sale c’est l’urbain. Les discours sur la technique changent par les scientifiques et influencent la société => société moins entourée de béton bonne car plus proche de la nature, forme d’harmonie (avoir une relation intime et privilégiée, terme religieux). La nature est activée par notre regard, besoin de la préserver. Transcendantalisme américain avec EMERSON.


  • Mythe de l’indien écologiste, ou de « hyperzoulou », « hyperchaman » : Mythe construit pour qu’on s’autoflagelle. L’indien ne pouvait pas être écologiste. C’est une projection positive de ce rapport à la nature qui produit ce mythe. L’amérindien a une vision traditionnelle et infinie de la nature (dans le sens où elle est imprévisible). La nature est, pour eux une insécurité, l’accident. Il n’y a donc pas de raison de la préserver, on doit s’en défendre. Processus qui consiste à valoriser des cultures sur ce qu’elles ne sont pas pour dévaloriser et culpabiliser sa propre culture.

    Différentes réactions :

    • au départ, les descendants de Sioux en ont profité pour obtenir des subventions

    • d’autres se sont soulevés contre l’idée écologiste et cette sacralisation + refus de l’uniformisation faite à l’échelle planétaire et de la mise en spectacle (tourisme humanitaire/culturel pour faire « l’expérience de l’autre », avec des processus de stagiarisation. On fonctionne par communautés puis par « communautalité »)
    L’idée scientifique du « champ » développe aussi tout un imaginaire à notre époque. Avec l’idée de champ on passe à une vision ondulatoire, on sacralise non plus ce qui distingue, non plus la frontière mais on valorise le flou => Principe d’incertitude. Ex : la nature est liée aussi à notre vision du beau (on considère comme beau ce qui est brut et NON RÉGULÉ donc créatif. => les arts premiers considérés comme « authentiques » (euphémisation d’un terme religieux). Imaginaire quasi-religieux de la science => postulation métaempirique (univers fini ou infini) mais on ne peut rien prouver.

Influence des expériences : Cette idée de « faire des expériences », venue du monde scientifique est reprise aujourd’hui avec l’idée qu’il faut être mobile : plus je fais des expériences, plus je voyage, plus je suis mobile, plus je me connais et suis authentique. On a même fait des théories de la mobilisation, c.f. en sciences politiques, mobilité participative qui vise une cause.


  • L’infinitisation et le passage de la vision corpusculaire à ondulatoire

L’homme préfère l’image du monde infini ? Le fini signifie notre anéantissement. L’homme a besoin de se raconter. Si le mythe qu’il utilise pour cela se dégrade en fiction => graves risques. On ne sait plus qu’on fait semblant. Quand on sait qu’on fait semblant, on a besoin d’être forcé ou d’être forcé. Ex : lois bioéthiques = non sens dans le terme, on devrait pourtant distinguer éthique et lois et les lois devraient être motivées par l’éthique. Or, on fait des lois d’éthique donc l’éthique ne va plus de soi.
Phénomène d’infinitisation : passage cosmique à océanique. Il est infini aussi microscopique => on pense l’infini immédiatement dans le mythe romantique avec des espaces infinis. Même du point de vue microphysique, l’infini se caractérise par la non finalisation des frontières qui caractérisent les objets physiques les plus petits.


Exemple de la physique classique, hypothèse non fingo (« Je n’avance pas d’hypothèse ») : évolution. Elle commence au début du XVIIe avec Isaac Newton et culmine avec lui. Etablissement des lois (de la gravitation selon laquelle la force varie à l’inverse du carré de la distance). Cette loi est une caractéristique mais n’explique RIEN, c’est la formalisation d’une constatation. Les corps entretiennent une relation sans que l’on sache pourquoi. Newton l’explique par Dieu. Il y a une réalité mathématique (prévisibilité) mais impossible à comprendre. Newton appelle cela l’hypothèse non fingo (I feign no hypotheses).
L’image du monde devient l’image d’un monde infini mais ça ne veut pas dire que ça se fait dans tous les domaines de la culture ou que ça se fait en même temps dans le domaine de la science et dans toutes les disciplines de la science. Autrement dit, construction d’une image de l’univers infini s’effectue, d’un point de vue scientifique, d’abord dans la physique des grands ensembles (astrophysique, univers sans frontières) mais après cela processus d’infinitisation de la microphysique (image de l’univers dans ce qu’il a de plus petit). Cet aspect minuscule est important dans l’imaginaire de la science car on pense que plus c’est petit plus c’est fondamental.

Donc, il se passe quelque chose entre les corps pour que la loi tienne (interaction). Cela fait émerger une notion d’onde ou de champ. La notion s’établit à partir de mouvements empiriques pour rendre compte de mouvements spécifiques, observables dans la nature et certains milieux (vagues sur l’eau, sons dans l’air). On décrit la réalité à travers les ondulations.
Evolution des représentations => on parlait de mouvements/déplacements concernant des corps finis. On assiste à une évolution des représentations. Nouvelle nature des interactions : ondulatoire (qui ne fonctionne pas par mouvements mais pas propagation). Pour ne pas rester dans l’hypothèse non fingo, on invente le concept d’éther (comment expliquer les propriétés de cet éther ?) Ex : L’air est une métaphore car lui même composé d’atomes. Il existe de façon ondulatoire. Mais pose un pb : cet éther est extrêmement souple et fin pour pouvoir occuper tous les interstices de l’espace. Il permet la propagation de la lumière (transfert d’informations rapide !) donc il doit aussi fonctionner de façon rigide (un tube qui permet de faire passer d’autres éléments) = contradiction avec l’idée de souplesse.
La théorie résout la contradiction de l’infini, du non fini par l’électromagnétisme avec deux noms à retenir FARADAY et MAXWELL. Ils donnent un début de réponse à comment la Terre agit par rapport au Soleil et à comment fonctionnent les relations. Nouveau dualisme :
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