1ère partie : La définition critique de la science





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L’agir communicationnel se change en agir stratégique (je parle à autrui pour obtenir quelque chose, attente d’une réaction). Dans l’espace public = communication sur les fins et puissance des techniciens et des scientifiques. Ex : les statisticiens sont les scientifiques du politique par excellence ou les spécialistes en marketing/images.
Pb quand HABERMAS cherche des solutions : Restaurer l’intersubjectivité, restaurer la conscience de l’autre comme sujet pour reconstruire un horizon de mutualité, restaurer l’intention sincère de communication. Ce n’est qu’une solution philosophique donc pas d’intérêt. La philo ne sert qu’à se poser des questions, pas de modèles d’action. Le discours d’HABERMAS censé restaurer la subjectivité, est justifié du point de vue de l’adhésion rationnelle (sans ça la société ne fonctionne plus) mais n’est pas susceptible massivement de justifier les comportements et les justifications mythiques des individus. Pour faire retrouver la dignité du sujet alors pas le droit de transgresser, manipuler.

  • Ça ressemble aux thèses droitistes de Maurras (où le christianisme donne des bases morales, on n’est pas forcément obligé de croire au dogme). L’objectivité doit rester scientifique, sans devenir idéologie (mais doit rester procédurale pour donner des règles). MAIS aboutit à un « schizohumanisme », structure imaginaire où on fait comme si on croyait en l’homme en étant persuadé qu’il n’existe pas. Mais, HABERMAS ne l’admet pas. Il veut faire le pari d’une transcendance : l’homme transcende la matière et le vivant tout en nous disant que ce n’est pas vrai. C’est différent du pari pascalien. PASCAL : moi je crois que c’est vrai et si c’est vrai, on a tout à gagner. HABERMAS : moi je crois que c’est faux mais si on y croit pas, fin de la société.

L’intention de sincérité d’HABERMAS devient un prérequis de tous les discours au sens large cad dans l’exhibition, tout ce qui permet d’exhiber l’intention de sincérité. Ex : le discours humanitaire est un discours de la pitié selon Alain BADIOU qui pousse la critique. Elle n’arrive plus à croire à l’existence même de son être (subjectivité pour HABERMAS. Aujourd’hui, subjectivité n’est qu’émotion, sur laquelle on agit, c’est un objectif, attachement, rejet. Ce n’est pas la subjectivité au sens des Lumières. Le schizohumaniste est quelqu’un qui exhibe ses sentiments subjectifs, permet de montrer l’intention de sincérité. Tout est permis dans la mesure où ça marche même le mensonge (tant qu’il n’est pas découvert).

Ce schizohumanisme est la dégradation du mythe en fiction. L’homme humaniste n’est plus un mythe auquel on croit, une véritable scène stable sur laquelle on joue un rôle. En terme d’adhérence, la scène mythique est stabilisée. L’homme habermasien est une fiction, et il faut que cela continue comme ça. Mais ça ne marche pas. La preuve, il faut des lois bioéthiques : ce sont des lois basées sur la fiction, mais comme c’est de la fiction, on a besoin de contraintes puisque personne n’y croit.



  • 2ème Habermas : se rend compte qu’il a été la victime de son succès. Ses thèses sont étudiées dans la sphère publicitaire et servent à dissoudre l’intersubjectivité au nom de cette intersubjectivité. La solution pour lui dans ses derniers écrits est de réhabiliter la religion pour que la nature humaine s’en sorte. La religion = seule force pouvant contraindre les idéologies de la science et de la technique. Incroyable dans la bouche d’Habermas. Il faut d’abord apprivoiser la religion pour qu’elle soit en adéquation avec les exigences procédurales de l’espace public.

Sur le déséquilibre entre mythe et fiction, construction du principe de précaution/responsabilitaire (Hans JONAS). Jonas aussi s’attaque à la science et à la technique. Mais va renforcer le pouvoir de ces idéologies comme Habermas (= le 1er Habermas avait tellement déconstruit la science et la technique que le 2e HABERMAS finit par la renforcer). La science permet une transformation totale du sens de nos actions. L’éthique, remplace la morale et s’impose de l’extérieur. Pour JONAS, toutes les formes d’éthique sont justifiées pour toujours permettre une meilleure cohésion sociale (permet de faire perdurer la société ensemble). HEIDEGGER : la raison arraisonne la terre. C’est déjà une critique de la technologie.


  • L’émergence du principe de précaution



Le rapport de BERGSON au futur : Le futur crée une possibilité et une réalité qui n’existaient pas dans le présent. Il ne se passe pas nécessairement aujourd’hui ce qu’on pouvait comprendre hier. On utilise la raison => qui crée des possibilités. Mais parfois, il se passe des choses différentes de ce qu’on avait prévu : discontinuité donc manque d’informations sur ce qui va se passer dans le futur. La temporalité suppose un discontinuité => une cause à un effet et cet effet, par son existence, sa singularité annihile tout ce qu’on pouvait imaginer dans le passé.
L’histoire de l’éthique selon JONAS: l’impératif catégorique kantien (fondé sur l’universalisation de ma maxime: passage de l’impératif hypothétique à l’impératif catégorique où je projette la société comme un tout donc intérêt universel) => la science et la technique ont changé la donne en conférant un pouvoir à une autre échelle. Mais, on ne peut laisser cela ainsi car il s’agit de l’anéantissement de l’être par l’anéantissement de la pensée, donc l’action devient immorale. ! Différence de nature dans une action, qui peut anéantir l’Être en tant que tel (et sans retour possible, pas de rédemption !) et pas seulement un être en particulier. Or c’est le pouvoir d’action qu’a aujourd’hui la science, armée de son bras technique. Ex : dans le nucléaire et le génétique, l’acte humain peut avoir des conséquences qui annihilent l’existence même, le devenir. Jonas parle d’une éthique du futur : c’est l’annihilation du devenir lui-même et du socle sur lequel tout se crée : la planète. Donc pour Jonas, la morale kantienne peut rester la morale de tous les jours à conditions que ce soit une éthique fondée sur la peur du futur. Jean-Pierre DUPUY (ingénieur, épistémologue et philosophe) a repris cela dans Pour un catastrophisme éclairé (2002) : seul l’impossible devient certain (N.B : il pose les bases théoriques de l’opposition au principe de précaution. Pour lui le problème n’est pas l’incertitude mais c’est la crédibilité de la catastrophe). Il se réfère à Bergson.

Pour Jonas, c’est d’après cela qu’on doit agir en fonction du futur en termes de prévention, on prévoit une éventualité. Or, prévoir les différentes possibilités qui vont advenir ne nous dit pas ce qui va se passer car le futur est incertain. Peut aboutir à la destruction totale de l’être. Seul l’impossible est certain mais on ne sait pas ce qu’est cet impossible => donc on ne doit pas fonctionner sur la prévention mais sur la précaution pour Jonas.
Jean-Pierre DUPUY et le principe de précaution : pour bien l’appliquer il faut passer des probabilités objectives aux probabilités subjectives.

  • Les probabilités objectives sont les probabilités simples comme piocher dans un bocal transparent, au hasard une boule de couleur en connaissant la probabilité de tomber sur telle ou telle couleur). = Système de prévention.

  • Le principe de précaution est une euristique (apprentissage) de la peur. C’est envisager une action avec des probabilités subjectives. Les probabilités subjectives sont des probabilités de probabilités (piocher dans un bocal opaque qui contient un certain nombre de boules de couleurs inconnues) et émettre une probabilité finale (donc besoin de probabilités préalables).


La bioéthique et le transhumanisme, on raisonne par rapport au futur : la bioéthique peut améliorer le présent mais quelles seront les conséquences sur le futur ? L’idée de génération future donne au scientifique la possibilité de définir ce que l’homme sera demain. Idée de crime contre le devenir ou contre l’espèce. Et seuls les scientifiques peuvent évaluer les précautions à prendre donc il a un pouvoir technique et moral !

On tente d’imposer un futur dès le présent => ouverture pour des thèses comme le transhumanisme qui vise à améliorer l’homme puisqu’il n’est actuellement pas dans une optimisation maximale. Réinterprétation du darwinisme (l’homme modifie la nature pour en contourner les difficultés). L’homme ne réussit pas à résister au-delà de la mort. => Biotechnologies (médecine augmentative) et rêve d’immortalité. La bioéthique fait du nazisme car défend la forme humaine qui serait la meilleure (eugénisme). Avenir incontrôlable = manipulation de la science par la science.
C’est à ce prix que l’on peut agir. Si l’action éventuelle n’a pas passé le premier cap de probabilités, alors il faut s’abstenir de toute action : c’est le principe de précaution. L’avenir est plus large que le présent et donc il trouvera forcément des solutions pour le présent. Ex : Débat sur les déchets nucléaires fondé sur ce rapport entre principes de prévention et précaution. Avec le nucléaire, c’est le rapport au temps qui change. On sait que ce qui sera radioactif peut être radioactif pendant des centaines de milliers d’années. Cela veut dire qu’on ne s’engage pas seulement sur le présent mais aussi sur le futur. 3 possibilités pour les déchets : retraitement, entreposage (problème pour les générations futures), stockage (placer les déchets à un endroit précis pour ne pas mettre en péril l’avenir).

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