Parcours d’éducation artistique et culturelle





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FICHE

Parcours d’éducation artistique et culturelle

Niveau 1ère

Compétences :

Objectifs pédagogiques :


  • Mettre en relation le document et son contexte.

  • Identifier un document, en dégager le sens ;

  • Exprimer ses goûts, exercer un regard critique.

- évoquer les moments clés ainsi que les concepts majeurs de la 1GM en montrant comment les peintres contemporains des deux côtés du front s’en sont emparés et les exprimés.






Durée : 02h00 Dispositif : Histoire de l’Art et 1ère Guerre mondiale

Matériel : Site du mémorial de Caen :

« La couleur des larmes ; les peintres devant la Première Guerre mondiale »


Déroulement :




Phase 1



Consigne :
- Aller sur le site du Mémorial de Caen qui propose un site pédagogique sur la Première Guerre mondiale à travers le regard des peintres qui l’ont faite : « la couleur des larmes »

http://www.memorial-caen.fr/10EVENT/EXPO1418/fr
- Choisir des œuvres d’art appartenant à au moins trois des catégories suivantes : arts de l’espace, art du

langage, arts visuels, arts sonores, arts du quotidien, se rapporte à cet événement et montre :

o La guerre de tranchées : une nouvelle expérience combattante.

o L’ampleur de la guerre : forces matérielles et humaines engagées, durée, pertes

o Le symbole d’une guerre totale : l’extrême violence faite aux individus.

pour se familiariser avec son arborescence et le parcours proposé.

Phase 2


Répondre aux questions le long du parcours des œuvres, pour chacun des aspects de la Première Guerre mondiale. Chaque élève relève des informations dans les textes d’accompagnement des œuvres qu’ils choisissent :
I. La déclaration de Guerre :
 Quels sont les sentiments des Européens face à la déclaration de guerre selon Max Beckmann (1) et Alfred Kubin  (2) ?

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Selon Max Beckmann, les passants agglutinés apprennent la nouvelle. Leurs visages trahissent la diversité des sentiments, de l'exaltation à l'angoisse devant la déclaration de guerre. Puis, changement de ton : dès décembre 1914, Alfred Kubin (1887-1959), artiste majeur du symbolisme, ne croit plus ni à la "guerre fraîche et joyeuse", ni à une victoire rapide. Au-dessus des maisons en flammes se dresse l'allégorie sinistre de la mort, dénonçant la cruauté humaine, mêlant le sarcastique au macabre.

II. Les guerriers :

 Quels sont les sentiments éprouvés par les peintres à propos de la guerre et de ses combattants? : Sélectionnez une œuvre qui représente pour vous l’image du guerrier de la Première guerre mondiale. Justifiez votre choix.
4-dix 4-dix
L'Autoportrait en soldat, éclairé par des rouges et la réserve blanche, célèbre la force, la violence poussée jusqu'à la sauvagerie. On en ferait volontiers la quintessence de l'image guerrière, qui proclame la nécessité de la lutte et l'ivresse de la destruction, sans remords ni regrets. Au dos, l'Autoportrait en artilleur oppose à cette interprétation trop simple l'omniprésence du noir, l'ombre autour de la tête casquée, le regard inquiet et le contraste dur des parements dorés, symboles martiaux sur fond de nuit ou de mort. Si jeune soit-il, si attiré par la guerre - comme par l'expérience de l'inconnu - Dix n'en soupçonne pas moins l'horreur, dont il dessinera et gravera plus tard l'abominable chronique quotidienne.





III. Le champs de bataille, le temps de l’artillerie & de la guerre totale :



 Quels sont les spécificités de cette guerre ? Précisez quels sont les nouveaux moyens utilisés dans les combats ? (au moins trois points)
Le sort de la guerre dépend désormais de la qualité des inventions des ingénieurs et des quantités de machines produites par l'industrie. Les belligérants multiplient les améliorations techniques et expérimentent des matériels sans cesse renouvelés, qui accélèrent les cadences de tir, la force des projectiles, la violence des destructions. Aux mitrailleuses s'ajoutent ces nouveautés de la Grande Guerre, les chars d'assaut et les gaz toxiques.

La guerre souterraine de positions enterrées se généralise dès que le front occidental est stabilisé de la mer du Nord au sud de l'Alsace. Dès lors, jusqu'à la reprise des campagnes fondées sur la rupture et le mouvement en 1918, par les troupes allemandes d'abord, par les Alliés ensuite, les travaux de terrassement, le creusement des abris et la destruction des lignes adverses grâce à des sapes et des mines deviennent l'une des activités majeures des belligérants.
La tranchée est à la fois cantonnement, défense, ligne de départ des assauts, abri - et cible de tous les bombardements. On y vit, on y attend. On y meurt, de façon presque quotidienne.
 Pourquoi peut-on vraiment parler de « guerre totale » ?
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Fernand Léger, La Cocarde, l'avion brisé, 1916, aquarelle sur papier, Musée national Fernand Léger, Biot.
http://www.memorial-caen.fr/10event/expo1418/fr/image/dotb.gif

Si l'essentiel de la lutte se concentre sur les théâtres des opérations terrestres à l'ouest, à l'est, dans les Alpes, les Balkans et les Dardanelles, la guerre mondiale des peuples se fait sur mer et - nouveauté absolue - dans les airs. Elle n'en est que plus dépendante de la technique et de l'industrie :
 Quel a été le rôle de l’industrie dans cette guerre ?
Cette guerre repose sur une donnée non plus militaire mais économique : la capacité d'un pays à convertir son industrie à la production presque exclusive de l'armement, à s'approvisionner en matières premières, à mobiliser la main-d'oeuvre, à produire pour détruire. On sait ce que furent les conséquences de la Grande Guerre : la généralisation du travail féminin ; le renforcement des industries lourdes métallurgiques, chimiques et mécaniques ; la victoire des Alliés quand la puissance matérielle américaine épaule la Grande-Bretagne et la France, alors que le blocus épuise peu à peu les capacités des usines allemandes. Elles fabriquent de moins en moins de munitions, elles peinent à renouveler les armes, elles échouent à concurrencer la production de chars d'assaut : ces faiblesses annoncent la défaite.


IV. Souffrances :



Comment qualifieriez-vous la vie des soldats durant cette longue guerre ? Sélectionnez une œuvre qui illustre pour vous la Première Guerre mondiale. Justifiez votre choix
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John Singer Sargent, Gassed (Gazés), 1918-19, huile sur toile, 2310 x 6111 cm, Imperial War Museum, Londres.
Pilonnages, mines, assauts inutiles, sous-marins, combats aériens : tout cela se réduit en une seule notion, la souffrance infligée aux combattants et aux civils, les privations pour ces derniers, la peur, les blessures, la mort pour les premiers. La souffrance affecte tous les peuples et la lutte revêt des aspects nouveaux et particulièrement effrayants. La guerre laisse sur son passage d'innombrables victimes, ceux qui tombent, ceux qui sont blessés, ceux qui sont faits prisonniers.



V. La mort :



Quels sont les différents aspects du bilan humain de cette guerre soulevés par les peintres suivants ?

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William Orpen, Thiepval, 1917, huile sur toile, 63,5 x 76,2 cm, Imperial War Museum, Londres.

Félix Vallotton, Le cimetière de Châlons-sur-Marne, 1917, huile sur toile,, Musée d'histoire contemporaine - BDIC, Paris

Otto Dix, Prager Straße (La rue de Prague), 1920, huile et collage sur toile, Galerie der Stadt, Stuttgart.

William Orpen (94) A Thiepval, dans la Somme, la bataille fut féroce entre Allemands et Britanniques durant l'été 1916. Quelques mois après, Orpen revient sur le terrain. Des crânes, des ossements et des lambeaux d'étoffes jonchent la pierraille. Fidèle à lui-même, Orpen se refuse à choisir : son regard et son tableau énumèrent, sans hiérarchie, les restes humains, les objets brisés. Le temps est clair, des touffes d'herbe et des fleurs rouges - des coquelicots sans doute - poussent dans la craie et autour des squelettes dispersés. L'oubli est pour bientôt…
Felix Valloton (95) Du voyage de Vallotton en Champagne, cette toile est la plus simple. Elle tient à la répétition d'un signe, la croix, dans la profondeur de l'espace. Le cimetière en devient infini, les croix innombrables, la mort omniprésente - comme elle peut l'être désormais dans les nécropoles qui demeurent de ce conflit. Nul nom ne peut se lire, selon une symbolique du "soldat inconnu" que Vallotton applique ici bien avant qu'elle ne devienne la symbolique officielle française sous l'Arc de Triomphe

Otto Dix (98) En 1920, Dix exposa cette frise de "gueules cassées" dans une rue, amputés, défigurés, aveugles. On y voit des hommes diminués, porteurs de prothèses mécaniques, des cicatrices hideuses, des greffes, un monde grotesque d'anciens combattants pour les uns réduits à mendier, les autres exhibant leurs blessures comme autant de preuves de leur bravoure guerrière.

Phase 3 : Décrire et construire une analyse de l’œuvre :  




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Félix Vallotton, Verdun, tableau de guerre interprété, projections colorées noires, bleues et rouges, terrains dévastés, nuées de gaz, 1917, huile sur toile, Musée de l'Armée, Paris.



De sa mission en Argonne et à Verdun, Vallotton rapporte la certitude que, s'il demeure possible de peindre les ruines et les paysages du front, la bataille elle-même oppose à l'artiste des difficultés peut-être insolubles. Quoique membre du groupe des nabis, il demande alors au cubo-futurisme des ressources, le temps d'un tableau absolument singulier dans son oeuvre. A propos de Verdun, il écrit : " Que représenter dans tout cela ? (...) Peut-être les théories encore embryonnaires du cubisme s'y pourront-elles appliquer avec fruit ? Dessiner ou peindre des 'forces' serait bien plus profondément vrai qu'en reproduire les effets matériels, mais ces 'forces' n'ont pas de forme, et de couleur encore moins. " Ce seront, conformément au cubo-futurisme dont Vallotton se fait l'adepte éphémère, les triangles et les cônes colorés des trajectoires, les obliques de la pluie, les fumées denses. Il reste les éléments d'un paysage, une perspective, des arbres sur les pentes, mais le centre de la toile est occupé par une composition symbolique, la géométrie des 'forces' antagonistes.

Phase 4



Prolongement : (évaluation formative ou/ et sommative)




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