Le Concours national de la Résistance et de la Déportation





télécharger 38.14 Kb.
titreLe Concours national de la Résistance et de la Déportation
date de publication10.10.2017
taille38.14 Kb.
typeCours
h.20-bal.com > documents > Cours
Le Concours national de la Résistance
et de la Déportation



  • Objectifs et modalités

  • Comptes rendus d’expériences en lycée

  • Approches du sujet 2010-2011


Objectifs

  • Un concours scolaire depuis 50 ans initié par la Confédération Nationale des Combattants Volontaires de la Résistance ( CNVR).




  • Avec un double objectif :

    • Éduquer à la démarche et à la réflexion historiques à partir de documents et de témoignages en valorisant les recherches locales.




    • Former l’esprit civique en développant la connaissance et le respect des lieux de mémoire, en valorisant les liens intergénérationnels autour de valeurs humanistes essentielles


Modalités
BOEN n° 20, 20 mai 2010, www.education.gouv.fr


  • Chaque année, un thème national proposé aux élèves de Troisième et de lycées divisés en différentes catégories selon les réalisations choisies. Organisé par l’Inspection académique.




  • Trois réalisations possibles :

    • Le devoir individuel en classe sous surveillance durant 2 h en collège, 3 h en lycée sans documentation personnelle.

    • Un travail collectif sous forme de dossier papier ou/et numérique . Format maximum A3.

    • Un travail exclusivement audio-visuel ( 50 mn maximum)


Le devoir individuel

    • Il porte sur un sujet académique élaboré par une commission académique composée d’enseignants et de représentants d’associations de la Mémoire, présidée par un IPR d’Histoire-Géographie.




    • Les sujets sont en règle générale conformes aux épreuves d’Histoire et d’éducation civique du DNB pour les collèges et du Baccalauréat pour les lycées.




    • Le devoir est préparé soit collectivement au sein de la classe en recevant un témoin, en collectant de la documentation, soit personnellement ( questions essentielles, plans, chronologie, lieux, parcours de témoins locaux et nationaux… )


Le mémoire collectif

  • Il doit être réalisé au minimum par deux élèves.

  • Il peut porter sur tout ou sur une partie du sujet

  • Il peut prendre des formes variées : dossier avec ou sans autre support (cd…), diaporama, cahier, album, livre, nouvelle, recueil de lettres, bande dessinée, jeu de société… Mais le format ne doit pas dépasser le A3.

  • Il doit respecter les limites du sujet, présenter un contenu soigné, exact et structuré. Il est conseillé d’exploiter des sources locales.

La réalisation audiovisuelle

C’est un montage d’images et de sons qui ne doit pas excéder 50 minutes.

Il exige une documentation abondante en amont et la maîtrise d’un logiciel de montage.

Le son doit être soigné : commentaires prononcés avec une bonne diction, poèmes, musique, chants, bruitages…

Les droits d’auteurs doivent être respectés
Les modalités d’évaluation

  • Les réalisations sont évaluées par un jury départemental. Exemple de la Vienne :

  • Les devoirs individuels sont évalués par des enseignants puis les meilleurs sont soumis à l’appréciation du jury.

  • Les mémoires collectifs et réalisations audio-visuelles sont évaluées par deux membres du jury (un enseignant + un témoin ou responsable d’association) puis les meilleurs sont proposés au jury.

  • Le jury attribue en général deux ou trois prix par catégories. Dans la Vienne, ont été créés un prix du civisme attribué par l’ONAC et un prix récompensant le travail qui a exploité les sources les plus pertinentes et originales attribué par l’APHG.

  • La meilleure réalisation de chaque catégorie est envoyée au Jury national.

Les critères d’évaluation

  • Le respect du sujet et d’une problématique

  • La présentation, la rédaction et l’organisation de la réalisation

  • L’exactitude, la précision, la pertinence du contenu

  • Le choix des exemples, des documents (dans les mémoires), la richesse et l’originalité des sources utilisées, notamment des sources locales.

  • La personnalisation, la créativité


Expériences en lycée


  • Classe de Première privilégiée car dossier sur les totalitarismes et la Seconde guerre mondiale au programme. Intérêt de valoriser le travail des élèves par une intervention devant toute la classe.




  • Sur quel temps ? Pendant les temps de travail de groupes, soit en TPE, soit en ECJS, en aide personnalisée au projet.




  • Quelles étapes ? 1/Questionner le sujet et choisir des pistes. 2/ Réunir la documentation du CDI ( éventuellement compléter par des achats), inventorier les sites internet officiels et associatifs et en faire la sitographie.

  • 3/ Inventorier les sources locales: ouvrages, témoignages, auprès d’associations, d’anciens résistants et déportés et réceptionner si possible un témoignage direct ou enregistré avec un questionnaire d’entretien ou d’exploitation ( rencontre au domicile ou bien témoignage public au lycée), enquêtes sur les lieux de mémoire.




  • 4/ Elaborer le plan et se partager le travail au sein de l’équipe.




  • 5/ Exploiter les sources en fonction du plan




  • 6/ Rédiger et constituer le mémoire avec un traitement de texte ou/et un diaporama. Relecture avec l’enseignant.


Dans le cas d’une réalisation audiovisuelle, on privilégiera la documentation en images et sonore (extrait de films, enregistrement de témoins, chants, lectures de poémes… )

et on fera réaliser un sypnosis du film.
Attention à faire respecter la législation sur les droits d’auteur
La valorisation au lycée

  • Participation prise en compte dans l’évaluation du travail personnel de l’élève.

  • Présentation de la réalisation à l’ensemble de la classe et réponse à des questions.

  • Mention de sa participation lors du conseil de classe et sur le livret scolaire en ECJS.

  • Valorisation publique lors de la ½ journée : « Les lycéens ont du talent ».


Bilan des expériences

  • Un remarquable facteur de motivation chez l’élève, particulièrement l’élève en difficulté.

  • Une opportunité pour construire une somme de compétences : être autonome, travailler en équipe, planifier son temps, se documenter, travailler avec l’outil numérique, particulièrement internet de manière critique, créer, réaliser un dossier, un film, un diaporama…

  • Une occasion de comprendre comment se fait l’histoire, donc d’appréhender une démarche scientifique et de devenir acteur du savoir.

  • Un apprentissage exemplaire de citoyenneté à l’image de cette phrase de lycéennes à l’issue de leur travail sur les stèles de la ville : «  Derrière la pierre, il y a tous les non-dits, tout le poids du passé, du silence accumulé depuis tant d’années, et cela nous ne l’oublierons jamais. »



La répression de la Résistance en France

par les autorités d’occupation et le régime de Vichy

Quelles limites ?

Quelles problématiques ?

Quelles sources ?

Délimiter le sujet : la notion de répression


  • Définir la notion de répression et l’inscrire dans le contexte totalitaire des années 1930 puis de l’Occupation allemande et de la collaboration des autorités de Vichy.




  • Ne pas confondre répression et persécution sauf lorsque les deux se conjuguent. Les rafles de Juifs relèvent de la persécution pas de la répression. Les Juifs sont arrêtés pour ce qu’ils sont pas pour ce qu’ils font. Les Résistants sont pourchassés pour ce qu’ils font, pour avoir dit non.




  • Bien identifier où s’arrête la répression: la menace, la chasse à l’homme, l’arrestation, l’internement et l’envoi en déportation font partie du processus de répression. Ce qui se passe dans les camps de concentration et d’extermination ne relève plus de la répression mais de la persécution de masse. Donc bien délimiter les lieux de répression.


Délimiter le sujet : les victimes de la répression


  • Définir la Résistance : fait de dire non à l’Occupant et non à Vichy et d’agir en conséquence.




  • Limiter le sujet aux résistants et ne pas dévier sur les autres victimes de la répression : les communistes (cas de Guy Môquet), les francs-maçons, des trafiquants du marché noir.




  • Pb de la politique des otages qui ne s’adresse pas qu’à des résistants ( cf les 50 otages de Chateaubriant) mais qui fait partie du processus de répression.


Délimiter le sujet : la pluralité des acteurs de la répression


  • Ne pas envisager séparément les acteurs allemands et les acteurs de Vichy, mais bien de manière conjointe quel que soit le statut des zones.



  • Appréhender leur pluralité : les différents organes allemands de répression sans se limiter à la seule Gestapo, ainsi que les organes de Vichy sans se limiter aux miliciens qui n’apparaissent qu’en Janvier 1943. Ne pas se limiter aux polices mais prendre en compte aussi les organes judiciaires d’exception, les autorités préfectorales et autres fonctionnaires du régime, les maires (la circulaire préfectorale du 6 juillet 1943 demande aux maires de contrôler tous les inconnus considérés comme suspects et de sanctionner tout acte de dissidence


Problématique 1: le temps de la répression


  • Comment le processus de la répression de la Résistance évolue-t-il de 1940 à 1944 (ou 1945) ? Quelles sont les différentes étapes et les pointes de répression? Expliquer. Etablir une chronologie locale et la comparer avec la chronologie nationale. Etudier des faits locaux et nationaux significatifs pour chaque étape. Montrer l’importance des spécificités locales dans l’évolution de la répression.




  • Comment expliquer la radicalisation de la violence de l’été 1944 et la collusion de la répression de la Résistance avec les représailles contre les populations civiles, la persécution? Analyser ce phénomène à l’échelle d’une ou deux villes (villages) « martyrs ».

Problématique 1: le temps de la répression


  • Le temps de la répression dépasse le processus; il s’inscrit dans la mémoire collective ( noms de rues, stèles, rôle des familles de résistants fusillés, cérémonies d’hommages aux « martyrs »… )


Problématique 2 : La répression de la Résistance et la population



  • Les organes de répression allemands instrumentalisent l’opinion par la propagande : analyse d’affiches de propagande, d’avis à la population… et de leur impact sur la population locale

  • Le recours à la délation est un ingrédient de répression: analyse de textes de Vichy ( circulaire de R. Bousquet, 17/8/1942 exigeant des préfets « des exemples bien choisis »), action de la SAP de Poitiers pour démanteler les réseaux en alliant délation et torture,

  • Quelle est la réaction de la population ( témoignages) ? La politique de la Terreur fonctionne –t-elle ou bien la majorité de la population soutient-elle tacitement la Résistance ? Si oui, à partir de quand?


Problématique 3 : les résistantes et résistants face à leur destin, de l’arrestation aux lieux de répression


  • Partir de figures locales de résistantes et de résistants et de leurs témoignages sur l’arrestation, la prison, le camp d’internement ou de séjour surveillé, le camp de transit avant la déportation.

  • Suivre le parcours extrême de fusillés : le processus de la condamnation à mort, les lieux d’exécution, analyse de leur dernière lettre : les mots « d’hommes restés debout face à leur destin ».


Problématique 4 : la répression de la Résistance représentée


  • Analyse d’œuvres de l’époque et postérieures représentant la répression de la Résistance : photographies, dessins, poèmes, chants, livres, films…

  • Analyse de la perception des résistants

  • Représenter la répression, un acte supplémentaire de résistance ?


Quelques sites nationaux


Quelques sites locaux


Éléments de bibliographie

OUVRAGES GENERAUX

  • Laurent Douzou, La Résistance française: une histoire périlleuse, Le Seuil, 2005.

  • François Icher, Pierre Laborie, Ils ont su dire non, Paroles de résistants, éditions de la Martinière, 2008.

  • François Marcot (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffont, 2006.


LES ORGANES ALLEMANDS DE REPRESSION

Topography of Terror, Stiftung Topographie des Terror, Berlin, 2010.

Gaël Eismann, Hôtel Majestic. Ordre et sécurité en France occupée (1940-1944), Tallandier, 2010, 590 p.

Barbara Lambauer, Otto Abetz et les Français ou l’envers de la Collaboration , Fayard, 2001, 895 p.

Rita Thalmann, La mise au pas, idéologie et stratégie sécuritaire dans la France occupée, Fayard, 1991.
LES ORGANES DE REPRESSION DE VICHY
Jean-Marc Berlière, Histoire de la police sous Vichy, ed Perrin, 2000.

Pierre Giolitto, Histoire de la Milice, Perrin, 1997

Vincent Giraudier, Les Bastilles de Vichy. Répression politique et internement administratif, 1940-1944, Tallandier, 2009, 269 p.

Corinne Jaladieu, La prison politique sous Vichy. L’exemple des centrales d’Eysses et de Rennes, l’Harmattan, 2007.

Pierre Pedron, La prison sous Vichy, L’Atelier, 1993.

Denis Peschanski, La France des camps, l’internement 1938-1946, ed.Gallimard, 2002.

André Halimi, La délation sous l’Occupation, L’Harmattan, 2003
LES VICTIMES DE LA REPRESSION


  • La Vie à en mourir. Lettres de fusillés 1941-1944, éd. Tallandier, 2003 ou Seuil, points Histoire, 2006.

Adam Rayski, L’affiche rouge, Comité d’histoire de la ville de Paris, 2009, 77p.

Claudine Cardon-Hamet, Mille otages pour Auschwitz. Le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45 000 », Graphein, 2000.

  • Franck Liaigre, 22 octobre 1941, le drame des 50 otages en 30 questions, Geste éditions, 2001

Jean-Pierre Guéno, Paroles de l’ombre. Lettres, carnets et récits des français sous l’Occupation, Librio, 2009

Robert Belot (dir.), Les Résistants, l’Histoire de ceux qui refusèrent, Larousse, 2004.
Ouvrages régionaux

  • ADIRP de la Vienne, La répression dans la Vienne 1940-1944, 2004.

  • Marie-Claude Albert, Châtellerault sous l’Occupation, Geste éditions, 2005

  • Jean-Henri Calmon, Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, Geste éditions, 2000.

  • Michel Chaumet, Jean Marie Pouplain, La résistance dans les Deux-Sèvres, Geste éditions, réédition 2010

  • Paul Lévy, Un camp de concentration français: Poitiers 1939-1945, SEDES, 1995.

  • Roger Picard, Hommes et combats en Poitou, 1939-1945, Martelle éditions, 1994

  • Roger Picard, La Vienne dans la guerre 1939-1945, ed. de Borée, 2001.







similaire:

Le Concours national de la Résistance et de la Déportation iconConcours National Résistance et Déportation

Le Concours national de la Résistance et de la Déportation iconConcours national de la resistance et de la deportation 2008
«L’aide aux personnes persécutées et pourchassées en France pendant la Seconde Guerre mondiale : une forme de résistance» (bo n°17...

Le Concours national de la Résistance et de la Déportation iconLe programme d’action du cnr, adopté le 15 mars 1944, a posé les...
«Pour que jamais on n’oublie» : 50e anniversaire du concours national de la Résistance et de la déportation (1961-2011), 2011

Le Concours national de la Résistance et de la Déportation iconAmis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation
«Résistance et monde rural»; l’occasion d’évoquer cette résistance de la ruralité française sous Vichy et l’occupation nazie souvent...

Le Concours national de la Résistance et de la Déportation iconFaire l’histoire de la Résistance et de la déportation au local

Le Concours national de la Résistance et de la Déportation iconBibliographie non exhaustive sur la resistance, la repression et...

Le Concours national de la Résistance et de la Déportation iconConcours de la RÉsistance et de la

Le Concours national de la Résistance et de la Déportation iconConcours National de Jazz de la Défense

Le Concours national de la Résistance et de la Déportation iconConcours national des ehpad : les Olympiades d'été

Le Concours national de la Résistance et de la Déportation iconConcours national d’agrégation en droit privé et sciences criminelles






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com