Fin et compléments du cours, chapitre 6, avril 2006





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L’ETAT DES RELIGIONS A LA FIN DU 20e SIECLE /DEBUT 21e.

(fin et compléments du cours, chapitre 6, avril 2006)

Entre crochets et en rouge : la partie que nous avons vue en cours le 11 avril 2006 (pour ceux qui auraient dormi pendant le cours…ou chez eux !) et bien sûr en NOIR ce qui est apporté en complément

Introduction


 souligner tout d’abord qu’il n’y a pas de mondialisation religieuse, dans le sens où il n’y a pas d’œcuménisme religieux.

 depuis la fin du XVIIIe siècle (Lumières) on assiste à une sécularisation des sociétés (occidentales avant tout) mais le religieux ne disparaît pas pour autant. Parfois même, on peut parler à son égard de renouveau.

 notamment lorsqu’on évoque d’une part le renouveau de l’Islam (déjà vu, cours précédent) et l’émergence de nouveaux mouvements religieux, notamment aux Etats-Unis

 donc déjà dire que la sécularisation du monde est très limitée :
I - Une sécularisation limitée :
a = d’abord préciser ce que l’on entend par sécularisation :

  1. Faire passer de l’état régulier à l’état séculier.

  2. Faire passer du domaine ecclésiastique au domaine laïc.

= mais on peut distinguer 3 formes de sécularisations :

  • laïcisation de certains biens, institutions ou personnes d’Eglise

  • comme mutation religieuse de la société moderne (on peut aussi parler de sécularité)

  • comme processus de rationalisation conduisant à l’athéisme (on peut aussi parler de sécularisme)

En ce qui concerne les dernières significations : on l’a vu, la mutation opérée dans la société moderne sur le plan spirituel a été qualifiée par le sociologue Max Weber de véritable « désenchantement du monde », qui accompagne l’entrée des sociétés dans la modernité, politique et économique]

RAPPELS sur processus de désenchantement

  • dans la modernité, l’analyse sociologique produit inévitablement un effet de désenchantement (Entzauberung) : l’explication sociologique est en effet une explication des pratiques qui faire disparaître les effets d’enchantement. La posture scientifique, qui a une démarche explicative, produit, ou du moins, cherche à produire de l’intelligibilité # d’un rapport enchanté aux objets et aux signes culturels, qui relève d’une pratique de « dégustation », d’une démarche inscrite dans l’instant.

  • la magie n’est plus une technique de salut, la religion n’est plus un système d’explication du monde et ne donne plus son sens à la vie.

 Dans le nouvel environnement sécularisé, l’homme accède à une maîtrise instrumentale du monde, grâce à la science et à l’évolution technologique

 les croyances religieuses relèvent désormais non de la sphère publique, mais de la sphère privée, dans laquelle l’individu conquiert une certaine autonomie vis à vis des coutumes et des traditions, des pratiques : l’individu accepte de moins en moins qu’une autorité religieuse lui dicte son comportement et organise sa vie

la religion se trouve confinée dans un espace bien délimité

MAIS lorsqu’on parle de sécularisation, on se place au niveau du groupe, de la communauté, en particulier de la Cité :

= ainsi dans les pays développés : il n’y a plus d’Etat religieux, de théocratie ; les liens entre Eglise et Etat se distendent lorsqu’ils ne sont pas encore rompus :

  • France et Etats-Unis : depuis respectivement 1789 et 1787 : comme l’analyse la sociologue D. Schnapper (La Communauté des citoyens, 1994) : laïcité : point central dans les nations démocratiques : c’est elle qui permet à tous les individus de participer en citoyens à la vie publique (p. 122), ce qui n’empêche d’ailleurs qu’il puisse subsister une religiosité ambiante (cf. Etats-Unis, La Communauté…pp. 123-124), par un certain nombre de gestes.


b) Qu’est-ce que la laïcité, quelle est son histoire ?

= au sens où l’on entend aujourd'hui le terme, celui-ci est apparu à la fin du XIXe s, en particulier en France, mais plus largement en Europe : il désigne alors une modalité particulière de relations, d’organisation entre l’Etat et les religions

= plus précisément, on peut le définir par deux aspects :

  • c’est un principe d’organisation sociale avec mise à distance des Eglises (et non des religions) et donc une séparation entre l’espace public et l’ordre des convictions individuelles

  • c’est une éthique de la tolérance mutuelle, c'est-à-dire qui ne fait pas apparaître de hiérarchie entre les religions, aucune ne devant s’imposer aux autres


= l’étymologie fait remonter le terme de laïcité à deux sources possibles :

  • laicus : en latin : désigne celui qui n’appartient pas à l’Eglise

  • laios : du grec désignant le peuple (pas dans sa dimension politique, mais en tant qu’ensemble uni et indivisible) ce qui est sans doute l’étymologie la plus probable

= si l’étymologie remonte d’une manière ou d’une autre à l’Antiquité, c’est parce que effectivement, la notion trouve des racines en particulier dans le monde grec : chez les présocratiques, notamment (Parménide, Héraclite) puis chez ARISTOTE, qui fait de l’homme avant tout un « animal politique »

 dans tous ces cas, émerge l’opposition entre deux visions du monde :

  • ceux qui s’appuient dans leur conception du monde sur des croyances métaphysiques et des convictions religieuses

  • ceux qui estiment que l’homme, en tant qu’individu, dispose d’une pensée autonome : c’est le sens de la démarche de Socrate, qui propose non pas une explication totale du monde, mais une manière de l’appréhender, de le comprendre, de l’approcher.

Il s’agit pour ceux-ci de remettre en cause les idées reçues, les croyances, en faisant appel et en développant chez les individus leur sens critique.
MAIS une fois que le christianisme s’impose dans le monde romain et grec, la vérité indiscutable est celle énoncée par l’Eglise et les liens entre religion et pouvoir sont indissociables : la vérité religieuse correspond à la vérité organisationnelle de l’Etat. Le politique est entièrement légitimé par le religieux.

En Europe, c’est seulement pendant la période de domination de l’islam sur l’Espagne que le patrimoine philosophique grec notamment est retrouvé et qu’il est de nouveau possible de concilier religion et sciences, philosophie et foi.

Des penseurs tels que Maimonide, Averroès ou Avicenne jouent un rôle important : ils redécouvrent la pensée aristotélicienne ]
Ainsi Averroès affirme-t-il en permanence qu’il est à la fois croyant (pas de débat possible) et penseur (tout peut être soumis à l’esprit critique de l’Homme).

A cette époque se développe la réflexion et l’analyse des textes religieux : Coran et Bible

 cette découverte de la pluralité des lectures d’un corpus religieux trouve son prolongement dans l’entreprise de la Réforme.
= Rôle de la Réforme, des humanistes et de la Renaissance dans son ensemble :

  • on assiste aux débuts d’une laïcisation de la pensée, qui devient indépendante des croyances religieuses, même si cette pensée émane d’individus eux-mêmes profondément religieux : meilleur exemple sans doute :

ERASME (Didier), (Rotterdam, v. 1469­Bâle, 1536), moine humaniste hollandais. Erudit, très bon connaisseur des penseurs de l’Antiquité et aussi de l’Évangile, il défend la tolérance et le libre arbitre (l’homme peut choisir entre le Bien et le Mal), et mêle dans un même idéal la raison et la foi. L’Éloge de la folie (1511). Comme de nombreux humanistes, il s’intéresse à la politique, défend un idéal de paix en Europe, et notamment de bonnes relations entre les princes.
La réflexion sur le politique se développe aussi autour de personnalités et d’œuvres comme celle du florentin MACHIAVEL (1469-1527) qui dans Le Prince (1513) défend la théorie, selon laquelle la fin justifie les moyens.

L’idée d’un pouvoir CIVIL, qui se différencierait totalement du pouvoir pontifical, déjà évoquée par DANTE, est approfondie par Machiavel, puis par Jean Bodin (Les Six Livres de la République (1576), de Jean Bodin (1530-1596)) ou par Hobbes

 dans leurs écrits, l’Etat apparaît comme l’incarnation de ce pouvoir civil.

 le politique n’est pas le lieu de réalisation d’un projet divin

Bien entendu, il faut ajouter comme facteur de la laïcisation des esprits les découvertes et progrès scientifiques :

  • en astronomie, le chanoine polonais Nicolas Copernic (1473-1543) démontre que la Terre n'est pas immobile au centre de l'univers, mais qu'elle tourne sur elle-même et autour du soleil

  • progrès de la médecine grâce à la pratique de plus en plus fréquente de la dissection de cadavres 

Ces progrès ne sont pas acceptés par une grande partie du monde religieux, précisément parce qu’ils bouleversent la conception du monde imposée jusqu’alors :

ex. : Les découvertes de Copernic ne sont pas acceptées de son vivant par Luther ni par les catholiques

ex : Michel Servet (1511-1553), médecin espagnol, découvre vers 1550 la circulation pulmonaire du sang; discuter le dogme de la Trinité lui vaut d'être brûlé vif pour hérésie

ex. : même Galilée, un siècle plus tard, doit se rétracter devant l’Inquisition (1633)

= Pourtant, le processus de laïcisation des esprits se poursuit (autour de Spinoza, par exemple, puis des philosophes des Lumières) et il a des retombées dans différents domaines au moment de la Révolution française :

=> sur le terrain du droit : DDHC du 26 août 1789 stipule que ce n’est plus le droit divin qui légitime le pouvoir et que de plus il y a un transfert de souveraineté du roi à la nation, la nation n’étant plus incarnée dans la personne du roi + liberté religieuse est énoncée (art 10) ; les opinions « même religieuses » relèvent du domaine privé, tant qu’elles ne troublent pas l’ordre public  toutes religions reconnues comme égales (on parle désormais des Eglises et non de l’Eglise)
=> une laïcisation de l’état civil, en ce qui concerne la France : pendant toute la période de l’Ancien régime, tout ce qui concerne le mariage (un sacrement ), les naissances (=> baptêmes), les décès (extrême onction) relève de l’Eglise (registres imposés notamment par François 1e). OR à partir de 1791, la mariage devient un acte civil (=> divorce reconnu en 1792) + à partir de 1792, ce sont les communes et non plus les paroisses qui tiennent les registres d’état civil
=> début de réflexion à une laïcisation de l’enseignement, autour de CODORCET, notamment, qui avait évoqué l’idée de « libérer » l’enseignement de l’influence religieuse
=> réflexion sur la place de l’Eglise (=> Constitution civile du clergé en 1791)
Ainsi se construit une réalité positive. Cependant, pas évolution linéaire puisque celle-ci est remise en cause en France à différentes période (1816 : divorce interdit, loi Falloux de 1850 : facilite l’ouverture d’établissements religieux d’enseignement…). Les phases où la laïcité progresse en France :

  • Révolution et Empire (avec le Concordat, 1801 : les nouveaux évêques sont désignés par Bonaparte puis investis par le pape, le clergé séculier est payé par l’Etat +++ organisation, en parallèle des 3 autres cultes sur le modèle du Concordat : luthériens, calvinistes et Juifs) : la tutelle de l’Etat constitue une mise à distance de l’Eglise et de l’Etat + l’Eglise accepte certains acquis de la Révolution française : le Code civil avalise la laïcisation du mariage et l’existence du divorce

  • IIe République (1848-52)

  • 1870-1875

  • depuis 1946 : laïcité affirmée par la Constitution et reprise dans celle de 1958

Les périodes de « régression » de la laïcité sont l’occasion pour ses défenseurs de radicaliser leur discours. Ainsi se développe une laïcité militante qui va s’épanouir sous la IIIe République, et même donner naissance à l’anticléricalisme :

  • idéal d’Auguste Comte : dépasser l’état théologique et l’état métaphysique pour l’état positif (c'est-à-dire rationnel)

  • anticléricalisme de l’historien Jules Michelet et Edgar Quinet

Michelet (Jules) (1798­1874), historien et écrivain français. Protégé par Guizot, il est nommé en 1838 professeur de morale et d’histoire au Collège de France (1838), ses cours sont des manifestations en faveur du libéralisme et contre le cléricalisme. Suspendu à plusieurs reprises, il perd définitivement sa chaire (1851), puis sa fonction aux Archives (1852). Histoire de France (6 vol., 1833-1846, et 12 vol., 1855-1867) et son Histoire de la Révolution française (7 vol., 1847-1853)

Quinet (Edgar) (1803­1875), historien français. Ses travaux portèrent notam. sur l’Allemagne et sur le christianisme, qu’il aborda en anticlérical; aussi Guizot suspendit-il son cours au Collège de France (1846). Il souhaite créer une école totalement laïque ; sDéputé en 1848, proscrit en déc. 1851, il rentra en France en 1870 et fut élu député en 1871.

= concrètement, les mesures de laïcisation prises alors sont les suivantes :

  • lois Ferry sur l’école : 1880 : loi qui empêche les établissements privés de prendre le titre d’université ; laïcisation des programmes (suppression de l’enseignement du catéchisme) ; 1886 : le personnel des écoles publiques doit être entièrement laïque

  • divorce rétabli en 1884 ; liberté des obsèques à partir de 1887 ; les séminaristes doivent faire leur service militaire à partir de 1889

  • loi de 1901 sur les associations : elle pèse sur les congrégations qui l’acceptent mal, surtout lorsque c’est COMBES, radical, président du Conseil de 1902 à 1905, le petit père Combes, bouffeur de curés, qui est chargé de l’appliquer

LOI DE 1901 :

les associations ont toute liberté de se constituer, et ne doivent produire une déclaration que si elles souhaitent la capacité civile*. En revanche, les congrégations religieuses ne peuvent se former sans autorisation législative, et les membres des congrégations non autorisées n'ont pas le droit d'enseigner.

* celles qui ont la capacité juridique peuvent acquérir ou posséder un patrimoine immobilier (tout apport à une association non déclarée est radicalement frappée de nullité), devenir régulièrement locataires, ester en justice

il ne s'agit pas de défense républicaine, mais d'offensive menée par la République ]
- Emile Combes, Président du Conseil radical de 1902 à 1905, mène une politique violemment anticléricale : il dissout la plupart des congrégations religieuses (celles qui continuaient exister illégalement / loi de 1901), leur interdit d'enseigner et rompt les relations diplomatiques entre la France et le Vatican en 1904

- séparation de l'Eglise et de l'Etat par la loi du 9 décembre 1905 (Emile Combes a laissé sa place à Aristide Briand), qui abolit le Concordat de 1801 (sauf en Alsace et en Lorraine occupées), supprime le budget des cultes et confie les biens religieux à des associations de la même religion

PRECISIONS sur la LOI du 9 décembre 1905 :

= respect de la liberté de conscience, du libre exercice des cultes et de l’organisation interne des religions = mise à la disposition gratuite des différents cultes, d’édifices religieux publics

= la République ne reconnaît plus aucun culte,

= les cultes ne bénéficient plus de fonds publics, sauf pour certains services d’aumôneries dans des lieux clos.

 refus d’une religion civile (religion ou athéisme relève d’un choix perso) + religion privatisée et services publics de l’État ne doivent porter aucune marque de caractère religieux.


  • approbation protestante et juive; rejet temporaire par les catholiques

SUITES :

= accord finalement intervient en 1923. En 1945, la hiérarchie catholique accepte la laïcité.

= 1946 : Constitution de la 4e République qualifie régime de "République laïque"et précise que "l'organisation de l'enseignement public, gratuit et laïque à tous les degrés, est un devoir de l'Etat"

= 1958 : la République "respecte toutes les croyances"

Avec la IIIe République s’est achevée la réalisation de ce qu’on désigne souvent comme le modèle français de laïcité. Mais qu’en est-il ailleurs, dans le monde contemporain ?
c) La laïcité dans le monde contemporain : exemples en Europe et cas israélien
1) Des exemples en Europe et en Amérique :

 d’abord un cas intéressant parce que à la fois proche et éloigné du modèle français : le cas américain

= en France, la séparation de l’Eglise et de l’Etat est légale tandis qu’elle est constitutionnelle aux États-Unis. La Constitution dit  : « Aucune déclaration religieuse spéciale ne sera jamais requise comme condition d’aptitude aux fonctions ou charges publiques » (1787) et « Le Congrès ne pourra faire aucune loi concernant l’établissement d’une religion ou interdisant son libre exercice » (premier amendement, 1791).

  • il existe un véritable mur (wall) entre l’Église et l’État.

  • aucune aide de l’Etat aux cultes

  • cela s’explique sans doute en partie parce que les colons britanniques ou européens avaient fui leur pays pour trouver en Amérique la liberté religieuse et une fois sur place, ils veulent défendre cette liberté.

= toujours en se référant au cas français : En Amérique latine, on trouve dans diverses constitutions, des règles proches de celles qui sont formulées par le Concordat : interdiction aux clercs de remplir des charges publiques ; en Argentine, en Bolivie, au Costa Rica, au Pérou, exigence d’un exequatur du gouvernement pour les actes des autorités ecclésiastiques; au Guatemala, au Costa Rica, au Salvador, interdiction des activités politiques sous couvert de culte ou pour motif religieux, sanction de la critique des lois, du gouvernement ou des fonctionnaires publics par les ministres du culte; restrictions à la liberté de congrégation en Argentine et au Salvador.


  • en Europe, une modification importante est apparue avec chute des régimes franquiste et salazariste (1974-75) : il s’agissait de dictatures très liées avec monde religieux et qui s’en voulaient les fidèles défenseurs (souligner par exemple les liens du régime de Franco avec l’Opus Dei : structure pastorale appartenant à l’organisation hiérarchique de l’Église catholique fondée en 1928 par un prêtre espagnol, José María Escrivá de Balaguer y Albas, pour favoriser dans toutes les couches de la société la pratique des principes de l’Évangile notamment dans l’exercice du travail professionnel.)

MAIS ATTENTION la Constitution espagnole de 1978 déclare, en son article 16, qu’il n’y a pas de religion d’État, ajoutant que les pouvoirs publics tiendront compte des croyances religieuses de la société espagnole + si le Portugal de Salazar, dans la Constitution de 1933, déclare que la religion catholique est celle de la nation portugaise, il décide aussitôt après que l’État maintient envers cette religion le régime de séparation.

  • dans les pays anciennement communistes, idéologie officielle était : athéisme. Laïcité militante et imposée, même si en théorie les Eglises étaient indépendantes du pouvoir, en réalité elles étaient contrôlées, voire muselées.

Liberté de conscience rétablie en 1989-91 avec éclatement du bloc soviétique


  • reste le cas de la Grande-Bretagne, par exemple, où Couronne britannique est toujours à la tête de l’Eglise anglicane, mais ne paraît pas hostile à une reconnaissance de la complète égalité des religions représentées en Angleterre (=> statut de chef de Eglise anglicane serait alors remis en question)

Remarque : L’Église en Angleterre possède certains droits reconnus. Les ministres anglicans ne sont pas seulement les ministres d’un culte = ils sont aussi des magistrats

  • Les évêques siègent à la Chambre des lords. Les assemblées de l’Église font partie des organismes législatifs du pays.

  • Les nominations sont contrôlées et ratifiées par la Couronne. Le Prayer Book (livre liturgique qui comportent prières, calendriers, bref catéchisme…élaboré en 1562) et les articles de foi ne peuvent être modifiés sans l’assentiment du Parlement.

 aujourd’hui noter une tendance au disestablishment de l’Eglise (c'est-à-dire rupture ou du moins éloignement d’avec Etat)

Ainsi, de plus en plus d’Anglais trouvent anormal que des décisions doctrinales, comme celle concernant le Prayer Book, qui relèvent uniquement de l’Eglise, doivent être ratifiées par le Parlement.

 mais ce disestablishment = une entreprise de longue haleine et souvent difficile
Globalement : lien entre Eglise et pouvoir s’est distendu, voire coupé, sans qu’il y ait pourtant absolue séparation entre les deux (cf. la question des écoles religieuses, qui reçoivent très souvent des fonds publics). Les partis politiques connaissent une régression considérable (même en Italie, domaine d’élection de la démocratie chrétienne, qui disparaît en 1994 des coalitions gouvernementales auxquelles elle avait participé depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale). Cette évolution est en train de se faire, pour nombre de pays (janvier 2000 : l’Eglise luthérienne perd en Suède son statut de religion d’Etat ; l’Irlande introduit le divorce en 1995…)]
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