Littérature québécoise





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Chapitre II



Prise d’Oswégo et de William-Henry

1756-1757


Durant l’été de 1756, le gouverneur Vaudreuil porta son attention sur l’affaire très importante des alliances avec les indigènes, surtout de l’alliance avec les Cinq-Nations, qui cherchaient à conserver la neutralité et à faire respecter l’intégrité de leur territoire. Il reçut à Montréal avec beaucoup d’égards une ambassade nombreuse que ces nations lui envoyèrent, et leur donna l’assurance que son plus grand désir était de rester en bonne intelligence avec elles. Les ambassadeurs iroquois renouvelèrent leurs protestations pacifiques (28 juillet-20 août 1756). Ce fut en partie pour ne pas indisposer ces peuples qu’on rasa ensuite les fortifications d’Oswégo, lorsqu’on s’en fut rendu maître.

Le temps des opérations allait commencer mais l’ennemi, plus circonspect, ne mettait pas à paraître en campagne le même empressement que l’année précédente. Au reste, la levée avait éprouvé des délais inévitables. Une difficulté d’étiquette vint les accroître. Suivant les règles de discipline adoptée à Londres, les officiers de l’armée régulière devaient avoir la préséance sur ceux de la milice coloniale. Cette distinction causa un mécontentement universel parmi la libre et fière population américaine. Elle repoussa avec dédain l’infériorité qui lui était imposée, et lord Loudoun fut obligé de laisser subsister l’ancien état de choses. Il ne changea rien à l’organisation militaire que les colonies s’étaient attribuée au commencement de la guerre. En Canada, les mêmes difficultés se présentèrent ; la sagesse du gouvernement les fit cesser aussitôt. Vaudreuil, qui était l’ami et le protecteur des Canadiens, repoussa toute atteinte à leurs droits et à l’usage établi.

L’inaction prolongée des Anglais permit de mettre à exécution un projet conçu dès le temps de la construction du fort Oswégo, qu’on avait regardée comme une menace. La prise de ce fort avait été seulement ajournée l’année précédente. On se prépara pour l’entreprendre à la première occasion favorable. Tout l’hiver des partis avaient été tenus en campagne afin de couper les communications de la place. Au mois de mars 1756, Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry, fils de l’ingénieur de ce nom et lieutenant des troupes de la marine, à la tête de trois cent soixante-deux hommes, alla par les bois et les montagnes enlever un magasin considérable, connu sous le nom de fort Bull, Situé entre Schenectady et Oswégo. Il y détruisit une très grande quantité de munitions de guerre, dont la perte retarda beaucoup les mouvements de l’ennemi. Le fort Bull était haut palissadé et percé de meurtrières. Sa prise offrit ceci de singulier, que les meurtrières, au lieu d’être une protection pour la garnison, servirent aux assaillants, qui s’en emparèrent avant qu’elle pût s’y placer, et tirèrent par ces ouvertures de dehors dans l’enceinte. Les palissades ayant été coupées à coups de hache, le fort fut emporté de vive force, et tous ceux qui le défendaient furent passés par les armes (27 mars 1756 – Journal de Léry. Shirley to Henry Fox, May 1756).

Au printemps (19 mai) Louis Coulon de Villiers fut envoyé avec [huit cents Canadiens et trois cents sauvages], vers Oswégo pour inquiéter les Anglais. Ce détachement eut plusieurs escarmouches. Le 3 juillet, il attaqua, [sur la petite rivière Chouagen ou Oswégo, un convoi de miliciens conduit par le lieutenant colonel John Bradstreet qui revenait de ravitailler la place ;] il le dispersa, tua beaucoup de monde, leva des chevelures et fit quarante prisonniers. [Les pertes anglaises furent de soixante à soixante-dix tués, blessés et pris].

Après ce nouveau succès, l’attaque contre Oswégo fut définitivement résolue, et les troupes se mirent en marche. Ce fut alors que le public crut apercevoir quelque refroidissement entre Montcalm et le gouverneur. Ces deux chefs, qui s’étaient plu d’abord, avaient fini par s’éloigner l’un de l’autre. La différence de tempérament et quelques personnes intéressées à les désunir, confirmèrent en eux la plus malheureuse des dispositions.

[L’auteur reproche ici à Montcalm son manque de confiance dans le succès de la guerre, son pessimisme, et ce qu’il appelle « une apathie qui lui aurait fait négliger tout mouvement offensif, sans Vaudreuil ». Par contre il loue le gouverneur de n’avoir jamais désespéré, et lui attribue tout le mérite « des entreprises les plus glorieuses qui aient signalé les armes françaises » en Amérique. L’historien, croyons-nous, faute d’une information plus complète, s’est montré excessif dans les jugements qu’il portait à l’égard de Montcalm à la fois et de Vaudreuil. Il paraît bien établi maintenant que, loin de manifester de l’apathie ou de l’indolence dans la conduite de la guerre, le général en chef fut admirable d’énergie, d’activité, d’ardeur au travail, appuyés d’une discipline sévère et minutieuse. On en jugera bientôt. Au surplus, les lettres que Montcalm écrivait à la Cour et aux siens, et de même son Journal, attestent non moins que sa perspicacité toujours en éveil, sa constance et sa force morale au milieu de conjonctures singulièrement difficiles, et à de certains moments des plus douloureuses].

[Le 3 juillet Montcalm s’était rendu à Carillon où il s’employa, pendant douze jours, à faire exécuter les ouvrages de défense. Suivant ses instructions on effectua « beaucoup de petites découvertes pour connaître la position et les mouvements de l’ennemi ». En même temps il voyait à l’administration militaire, attentif à tout ce qui concernait le ravitaillement et la protection de la place, les besoins de la garnison, la bonne tenue de l’hôpital, « dont la propreté et la régularité jusque-là avaient fait tristement défaut ». Sir Thomas Chapais, en soulignant ces faits, observe justement : « Durant tout ce temps Montcalm ne s’épargna point, faisant des journées de vingt heures, se couchant à minuit, se levant à quatre heures, s’occupant de mille détails, tenant des conseils de guerre avec les sauvages, et n’ayant pas le temps de respirer » (Lettre à Bourlamaque, 11 juillet 1756)].

D’autre part, Montcalm était effrayé par les obstacles naturels qu’offrait le pays. « On n’a, disait-il, d’autres chemins (par la route de Frontenac) que des rivières remplies de sauts et de rapides, et des lacs que la violence des vagues rend souvent impraticables aux bateaux. » (Montcalm au ministre, 28 août 1756). [D’autres officiers français, et non des moindres, Lévis, Bougainville, Desandrouins, partageaient cette opinion. Vaudreuil lui-même était bien obligé d’admettre que les chances de succès s’annonçaient mal].

Le fort Oswégo (ou Chouagen), bâti par les Anglais sur la rive droite du lac Ontario pour protéger leur commerce et les établissements qu’ils formaient entre la rivière Hudson et ce lac, acquérait dans cette guerre une double importance par sa situation ; il servait à contenir les tribus iroquoises, et menaçait les communications entre l’extrémité inférieure et l’extrémité supérieure du Canada, car de là les Anglais pouvaient agir contre le fort Frontenac et s’emparer du commandement du lac Ontario. Il était donc important de se rendre maître de cette position et de les rejeter dans la vallée de l’Hudson.

Tandis que les Anglais croyaient encore au lac Champlain le général qu’ils redoutaient, Montcalm était revenu le 16 juillet à Montréal. Cinq jours après, il repartait avec Bougainville pour aller se mettre à la tête d’un corps expéditionnaire que Bourlamaque avait assemblé à Frontenac. Un camp volant avait été dressé par Villiers à la baie de Niaouré (aujourd’hui Sackett’s-Harbour), à quinze lieues en deçà d’Oswégo ; le commandement en fut donné à François-Pierre de Rigaud, comte de Vaudreuil, frère du gouverneur général et gouverneur des Trois-Rivières, avec l’ordre de protéger d’abord l’armée pendant le débarquement sur la rive méridionale du lac, et ensuite d’en former l’avant-garde. Afin d’avoir des otages qui répondissent de la neutralité des Iroquois, leurs principaux guerriers avaient été attirés à Montréal et à Niagara. On avait, en outre, placé en croisière devant Oswégo deux barques armées de [vingt-huit canons avec trois cents hommes,] et établi plusieurs petits piquets d’éclaireurs entre ce fort et Albany pour intercepter les courriers.

Le marquis de Montcalm parvint à Frontenac le 29 juillet. Le 4 août, il s’embarqua avec la première partie de l’expédition et atteignit Niaouré le 6. La seconde division s’y rendit le 8. Ces troupes faisaient en tout [trois mille deux cents hommes, dont quatorze cent quatre-vingt-six réguliers, quatorze cent soixante-quatre Canadiens et voyageurs des Pays d’en Haut] et deux cent cinquante sauvages. Pour dérober leur marche, elles cheminaient de nuit seulement, et se retiraient le jour dans les bois du rivage, en camouflant de feuillages épais les bateaux servant à les transporter. Elles arrivèrent ainsi le 10, sans être découvertes, dans l’Anse-aux-Cabanes, à une demi-lieue de la place, et, le lendemain, l’avant-garde investit un premier fort.

Oswégo était situé à l’embouchure de la petite rivière dont il avait le nom. Ses ouvrages défensifs consistaient en trois forts détachés ; le fort Oswégo proprement dit, à la gauche de la rivière ; le fort George, sur une éminence à trois cents toises de celui-là, qu’il dominait et le fort Ontario, construit tout récemment au milieu d’un très haut plateau, sur la rive droite, dans l’angle formé par le lac et la rivière. Le fort George n’était qu’un mauvais retranchement de terre entouré de pieux. Ces diverses fortifications étaient garnies de canons et défendues par [quatorze cents hommes] des régiments de Shirley, Pepperell et Schuyler, noms populaires depuis l’expédition de Louisbourg. Le colonel Mercer y commandait.

Les Français, ayant établi leur camp dans l’anse où ils avaient débarqué, employèrent deux jours à percer à travers un bois marécageux un chemin pour les troupes et l’artillerie jusqu’au fort Ontario. Bourlamaque, [secondé par Desandrouins et Pouchot,] fut chargé de diriger le siège. La tranchée, ouverte à quatre-vingt-dix toises du fossé, malgré un feu d’artillerie et de mousqueterie très vif, reçut six pièces de canon. Mercer, qui s’était transporté dans le fort, n’attendit pas l’assaut sur ses remparts ; lorsqu’il n’eut plus de poudre, il fit enclouer ses pièces et l’évacua à la nuit. Les Français y entrèrent aussitôt. Alors Mercer détacha trois cent soixante-dix hommes pour tenir la communication libre entre le fort George et Oswégo, où il se retira. Mais, le 14 août, vers neuf heures du matin, Rigaud passa la rivière à la nage, avec un corps de Canadiens et de sauvages, et chassa ces troupes, jetant par ce mouvement hardi l’effroi chez les assiégés. Montcalm fit promptement établir sur le bord escarpé de la rivière, à la droite, en face du fort Oswégo, une batterie dont les feux plongeants couvrirent la place de projectiles, qui frappaient les soldats, découverts jusqu’aux genoux. Le colonel Mercer fut tué ; à dix heures, les assiégés, découragés par la rapidité des travaux du siège, le passage audacieux de la rivière, qui leur ôtait tout moyen de retraite, et par la mort de leur commandant, demandèrent à capituler. Pendant ce temps, un corps de deux mille hommes, aux ordres du colonel Daniel Webb, se trouvait à quelque distance, et Montcalm, s’attendant à tout instant à le voir paraître, s’était préparé à le bien recevoir. Le colonel Mercer avait écrit à Webb, le 12, pour l’appeler à son secours ; la lettre avait été interceptée et remise au général français. Webb apprit en route que le drapeau blanc avait été arboré sur Oswégo. Il rebroussa chemin avec une précipitation qui tenait presque de l’épouvante.

La capitulation fut signée à onze heures du matin par le lieutenant-colonel John Littlehales. [Soixante-douze officiers et seize soldats, matelots, ouvriers, marchands, domestiques,] se rendirent prisonniers. On prit sept brigantins de quatre à vingt canons, deux cents bateaux de transport, cent vingt-deux bouches à feu, une immense quantité d’armes, de munitions et de vivres, cinq drapeaux et la caisse militaire, renfermant [18 594 livres st.] Cette défaite avait coûté aux Anglais la somme totale de quinze millions de livres sterling. Cette belle victoire causa aux Français la perte seulement de six hommes ; ils eurent au plus vingt-quatre blessés. Les assiégés, outre trente blessés, avaient perdu cent cinquante-deux hommes, y compris plusieurs soldats qui avaient voulu se sauver dans les bois pendant la capitulation, et qui étaient tombés sous la hache des sauvages.

Ces barbares, se voyant frustrés du pillage qu’un assaut leur aurait livré, se jetèrent sur les prisonniers isolés, les dépouillèrent et les massacrèrent. Ils envahirent les hôpitaux et enlevèrent la chevelure à une partie des malades et des blessés. Une trentaine de personnes devinrent leurs victimes. Au premier bruit, Montcalm avait pris des mesures énergiques pour faire cesser ces sanglants désordres ; il n’y réussit qu’avec beaucoup de difficulté, et encore, pour satisfaire les sauvages, excités par la vue du sang qu’ils venaient de verser, fut-il obligé de leur promettre de riches présents. « Il en coûtera au roi de huit à dix mille livres, écrivit-il au ministre, qui nous conserveront plus que jamais l’affection des nations sauvages. Il n’y a rien que je n’eusse accordé plutôt que de faire une démarche contraire à la bonne foi française » (Montcalm à d’Argenson, 28 août 1756).

Toutes les fortifications d’Oswégo furent rasées en présence de chefs iroquois ; ils virent tomber avec une vive satisfaction ces forts élevés dans leur propre territoire, qui offusquaient leur amour-propre national. Cette résolution était d’une sage politique. Au surplus, les Français n’avaient pas assez de troupes pour laisser là une garnison capable de s’y maintenir, avec le lac Ontario à dos.

La moisson appelait le retour des Canadiens dans leurs foyers. L’armée s’en revint dans la colonie, où la victoire remportée par Montcalm causa une joie universelle et fut l’occasion de réjouissances publiques. Suivant l’usage, un Te Deum fut chanté solennellement dans les églises [de Montréal, de Québec et des Trois-Rivières,] pendant qu’on suspendait à leurs voûtes les drapeaux pris sur l’ennemi, comme des trophées propres à encourager les Canadiens. Le regret des Anglais, qui regardèrent la perte d’Oswégo comme l’événement le plus désastreux qui pût leur arriver, prouva qu’on n’avait pas exagéré la valeur de cette conquête. Ils suspendirent aussitôt toutes leurs opérations offensives. Lord Loudoun envoya l’ordre au général Winslow, qui commandait trois mille miliciens rassemblés pour l’expédition contre Carillon, de ne point pousser jusque-là, mais de se retrancher de manière à surveiller les routes du lac Champlain et d’Oswégo. Webb fut placé avec quatorze cents hommes au lac Saint-Sacrement, et sir William Johnson, avec mille miliciens, à German-Flatts, sur la rivière Hudson. L’expédition par la Chaudière fut abandonnée, ou changée en course de maraudeurs, et celle que les Anglais avaient projetée contre le fort Duquesne, fut remise à un temps plus propice. Ces mesures occupèrent les ennemis le reste de la campagne.

[La prise d’Oswégo, réalisée sous la direction et le commandement de Montcalm, fit le plus grand honneur au général français. Pourtant, avec une franchise poussée à l’extrême et qui n’était point pour diminuer la part principale qu’il avait eue dans cette affaire, il crut devoir mander à d’Argenson] « C’est peut-être la première fois qu’avec trois mille hommes et moins d’artillerie que l’ennemi, on en a assiégé dix-huit cents, qui pouvaient être promptement secourus par deux mille, et qui pouvaient s’opposer à notre débarquement, ayant une supériorité de marine sur le lac Ontario. Le succès a été au delà de toute attente... Toute la conduite que j’ai tenue en cette occasion, et les dispositions que j’avais arrêtées, sont si fort contre les règles ordinaires, que l’audace qui a été mise dans cette entreprise doit passer pour de la témérité en Europe. Aussi je vous supplie, Monseigneur, pour toute grâce, d’assurer Sa Majesté que si jamais elle veut, comme je l’espère, m’employer dans ses armées, je me conduirai par des principes différents » (28 août 1756). Il se plaignit peu après (7 novembre) de légers désagréments que Vaudreuil lui avait fait éprouver. Il disait aussi, [et les faits lui donnent raison], qu’il recevait, ainsi que le chevalier de Lévis, des lettres et des ordres écrits avec duplicité pour faire retomber le blâme sur eux en cas d’échec ; que les Canadiens manquaient de discipline et de subordination. Du reste, les louanges que Vaudreuil donnait à ces derniers (dans ses dépêches des 1er septembre et 23 octobre 1756 notamment) avaient excité, à ce qu’il paraît, la jalousie des troupes régulières. [Le gouverneur, on le voit par la correspondance officielle, ne laissait pas de mettre ses propres services à très haut prix. Aussi bien il s’en prenait volontiers aux régiments de France qui venaient combattre aux côtés des milices canadiennes].

Les Anglais n’avaient plus rien osé entreprendre, ni vers le lac Ontario ni au delà de l’Acadie. Sur le lac Saint-Sacrement, les hostilités se bornèrent à des escarmouches. À la fin de l’automne, les troupes françaises revinrent prendre leurs quartiers d’hiver ; il resta trois cents cinquante hommes en garnison à Carillon et à Saint-Frédéric sous les ordres de M. de Lusignan et du capitaine Aubert de Gaspé.

Vers l’Ohio, il ne s’était passé rien de remarquable, sinon que le colonel Washington avait été battu à Astigué, grosse bourgade des Loups, du parti des Français, par M. de Rocquetaillade. Toutefois les sauvages continuaient de courir dans la Pennsylvanie, dans le Maryland, dans la Virginie. Louis Coulon de Villiers et cinquante-cinq hommes, envoyés par Dumas, commandant au fort Duquesne, eurent l’audace d’aller enlever le fort Granville, [sur la rivière Juniata, à vingt lieues de Philadelphie. Le fort, défendu par soixante-quatre hommes, fut brûlé (2 août 1756). Quelques semaines après (16 septembre), un corps de vingt officiers ou cadets de la colonie, cent Canadiens et six cents sauvages, sous le commandement de M. de la Perrière, se dirigea vers le lac Saint-Sacrement. Bougainville l’accompagnait. Rendu à douze milles du fort William-Henry, le lieutenant Marin prit les devants avec trente Canadiens et cent dix sauvages et tomba sur un détachement de cinquante-cinq Anglais. Tous furent tués ou pris, moins un qui put s’échapper (Montcalm à d’Argenson, 22 septembre 1756.
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