Cours de kinesitherapie objectifs du cours





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3.2 LES AFFECTIONS ORTHOPEDIQUES

Parmi ces affections, nous citons les différentes déformations physiques qui bénéficient des techniques variées de kinésithérapie ; il s’agit de :

  • Les pieds bots varus équins congénitaux

  • Les pieds plats

  • Les scolioses

  • Les cyphoses

  • Les flexum du genou, de la hanche

  • Les valgum et varum du genou, Etc.…

La Kinésithérapie et la réduction fonctionnelle sont très indiquées dans ces diverses affections orthopédiques.

Dans certains cas la kinésithérapie et la rééducation fonctionnelle peuvent se révéler inefficaces, ce qui permet de faire recours aux techniques chirurgicales pour obtenir une correction.
3.3. AFFECTIONS D’ORIGINE TRAUMATIQUES

Plus que toute autre discipline, la précocité de l’action sera le garant du succès.
3.3.1 Cas de fracture :

Le but de la kinésithérapie sera de combattre la raideur articulaire, l’œdème et l’atrophie musculaire qui découlent de l’inactivité du membre pendant et après l’immobilisation.

Dans tout le cas la kinésithérapie joue un rôle de premier ordre dans la prévision des malformations, dans la récupération fonctionnelle du membre lésé, autrement dit, dans la réhabilitation toute entière de l’individu.
Directives de traitement Kiné:

  • Immobilisation plâtrée

  • Rééducation Fonctionnelle du patient :

  • Pendant l’immobilisation plâtrée :

  • Mobilisation active ou passive des articulations libres ;

  • Mobilisation statique de l’articulation fixée ;

  • Après ablation de plâtre :

  • Massage du membre ;

  • Exercices de mobilisation des articulations ;

  • Rééducation de la fonction du membre ;




      1. Pour la brûlure

Le rôle de la kinésithérapie est fondamental dans le traitement des brûlés et cela à tous les stades. Cette intervention de la kinésithérapie dans le traitement des brûlés prouve le contraire de ce que la plupart de personnes continuent à considérer la kinésithérapie comme une phase finale de traitement.

Des expériences ont démontré que les brûlés envoyés tôt aux soins de kinésithérapie présentent moins de problèmes fonctionnels que ceux envoyés tardivement.

Directives de traitement Kiné:

  • Avant la cicatrisation :

  • Mobilisation des articulations malgré la présence de la plaie

  • Attelles de positionnement pour empêcher les rétractions.

  • Après la cicatrisation des plaies

  • Si adhérences : Appliquer le massage

  • Si rétractions : Faire des exercices de mobilisation

3.3.3 Pour les amputations :

Ici aussi la kinésithérapie est le moyen le plus efficace pour lutter contre les stases circulatoires et la libération des adhérences.

Quelque soit la nature de l’amputation le but de la rééducation est le reclassement de l’amputé dans son milieu familial, social et professionnel dans les délais le plus courts. C’est pourquoi la technique chirurgicale doit tenir compte des autres traitements (appareillage) en réalisant une bonne ostéomyoplastie.

Directives de traitement Kiné:

  • Travail de préparation du moignon pour le port de la prothèse :

  • Mobilisation

  • Posture

  • Rééducation à la marche : Entre barre parallèle;

  • Avec cadre de marche,

  • Avec cannes ou béquilles

      1. Pour les entorses :

3.3.4.1. Définition et cause

Les entorses sont des déchirures des ligaments ou de la capsule d’une articulation. Elles se produisent habituellement à la suite d’un mouvement maladroit au cours duquel les os d’une articulation se débâtent puis reprennent leur position normale. Le cas le plus fréquent est l’entorse de la cheville.

3.3.4.2. Signes de l’entorse

  • douleur violente

  • gonflement

  • impotence fonctionnelle

  • souvent ecchymose

3.3.4.3. Conduite à tenir

  • Mettre l’articulation au repos en Trendelenburg

  • Appliquer des compresses froides (premier jour)

  • Immobiliser l’articulation au moyen d’un bandage circulaire compressif

  • Après 2 4 heures appliquer les compresses chaudes + massage.

  • Surveiller la circulation sanguine !


3.3.5. Les déchirures musculaires

3.3.5.1. Définition et cause

Ce sont des lésions des muscles causées par un effort anormal et brusque d’un muscle.

3.3.5.2. Signes

  • Douleur violente dans le dos (tour de rein)

  • Crampes ou douleurs dans les jambes

3.3.5.3. Conduite à tenir

  • Mettre le muscle au repos dans une position confortable

  • Pratiquer des massages légers aux environs des parties douloureuses




    1. Les AFFECTIONS METABOLIQUES ET RHUMATISMALES

Selon la phase d’évolution, le traitement kinésithérapique consistera à la physiothérapie pendant la phase aigue et à la kinésithérapie durant la phase subaiguë.

L’intervention de la Kinésithérapie dans les maladies de la vieillesse n’implique pas nécessairement une thérapeutique à appliquer aux diverses affections qui atteignent les personnes du Troisième âge mais plutôt à la prévenir par un entrainement physique bien suivi.

3.4.1. AFFECTIONS METABOLIQUES

    1. L’obésité en tant que problème médical

Pour définir et classer la corpulence, on utilise l’index de masse corporelle (I.M.C.), aussi bien connu sous sa dénomination anglo-saxonne Body Mass Index (BMI). Le BMI, qui représente un paramètre pondéral corrigé pour la taille, se calcule en divisant la masse corporelle (exprimée en kg) par la taille (exprimée en m) élevée au carré (kg/m2). Un BMI jusqu’à 25 est considéré comme normal; pour des valeurs situées entre 25 et 30, on parle d’excès pondéral; les valeurs situées en-dessus de 30 correspondent à l’obésité. Selon ces critères, la prévalence de l’obésité se situe entre 10 et 20% dans la plupart des pays industrialisés.

Tandis qu’auparavant on considérait l’obésité surtout comme un problème cosmétique, on a depuis ces dernières années peu à peu accepté qu’il s’agit là également d’un problème médical.

Ce point de vue est avant tout basé sur des études épidémiologiques portant sur de grands collectifs, où l’on a découvert un rapport significatif entre le poids corporel et le risque de morbidité et de mortalité. On a alors pris conscience de la nécessité d’efforts de prévention et de traitement de l’embonpoint pour empêcher la survenue de maladies induites. Le développement des connaissances physiologiques et physiopathologiques du bilan énergétique a fourni de nombreux éléments nouveaux, dont nous présentons les plus importants dans cet aperçu.

Mécanismes physiopathologiques en tant que points d’ancrage thérapeutique

Les connaissances acquises au cours des dernières années ont considérablement modifié les représentations sur la régulation du bilan énergétique. La compréhension de la régulation à long terme des stocks de graisse de l’organisme et l’adaptation de la prise de nourriture aux réserves d’énergie. Il est vraisemblable que la régulation de l’appétit ne représente qu’une partie d’un plus grand cercle de régulation, lequel implique aussi l’adaptation d’autres fonctions de l’organisme à l’énergie disponible. C’est ainsi que l’activité physique contrôlée constitue un support important à la régulation du bilan énergétique. Le programme comprendra :

  • Le régime alimentaire

  • L’activité physique.




  1. DIABETE

INTRODUCTION

  • Une glycémie plasmatique chronique à jeun : égale ou supérieure à 126 mg/dL (7 mmol/L), ou

  • En présence de symptômes cliniques, la glycémie prélevée à un moment quelconque de la journée dépasse 200 mg/dL, ou

Une valeur pathologique observée devra toujours être confirmée, dans les jours suivants, par un de tests, sauf si la glycémie est supérieure à 200 mg/dL en présence des signes cliniques univoques.
La glycémie « normale » étant comprise entre 0,8 et 1 g/L de sang.

L’activité physique régulière est recommandée depuis longtemps aux patients diabétiques. Déjà, à la fin du 19ème siècle Apollinaire Bouchardat conseillait à ses diabétiques " ....la chasse, l’escrime, la rame, le patinage, le jeu de paume, le billard, ainsi que les travaux actifs de labourage et de jardinage ". Dans la population générale, une diminution de la morbidité vasculaire est observée chez les sujets présentant une capacité cardio-respiratoire élevée et/ou un haut niveau d’activité physique. Cet effet cardiovasculaire protecteur s’explique en partie par le fait que l’activité physique régulière améliore les anomalies du syndrome pluri-métabolique: augmentation de la sensibilité à l’insuline, diminution de la masse grasse, modification du profil lipidique dans un sens moins athérogène, augmentation de la fibrinolyse, diminution de la pression artérielle.... et diminution de l’incidence du diabète non insulinodépendant (DNID). Ces données montrent clairement que l’activité physique régulière doit faire partie de la prise en charge thérapeutique du DNID. Le diabète insulinodépendant (DID) pose un problème différent. Il s’agit le plus souvent d’un patient jeune, sans surpoids ni facteurs de risque cardiovasculaires associés, qui souhaite continuer ou reprendre une activité sportive en toute sécurité, c’est à dire sans risque d’hypoglycémie, ni de décompensation du diabète. Chez ces patients, les recommandations sont plus difficiles à codifier compte tenu du manque de données dans la littérature, et reposent en grande partie sur l’expérience acquise.

Chez l’homme sain, les principaux substrats énergétiques sont le glycogène musculaire, le glucose plasmatique (qui comprend le glucose produit par le foie), les acides gras libres plasmatiques et les triglycérides intramusculaires.

L’adaptation diététique repose essentiellement sur l’apport de glucides et sur l’hydratation. L’apport de glucides devra tenir compte de la durée et du type d’activité, les activités d’endurance forte (70-75% VO2max) étant les plus consommatrices, du " statut insulinique " (diminution ou non des doses), et de la condition de la pratique du sport (loisir, entraînement ou compétition.

ACTIVITE PHYSIQUE ET DIABETE INSULINO-DEPENDANT

L'un des objectifs majeurs du traitement du diabète insulinodépendant est de permettre aux patients d'avoir un mode de vie aussi proche que possible de la normale. Lors de la découverte du diabète, les patients sont jeunes souvent physiquement actifs et participent à des activités sportives ou récréatives. La poursuite de telles activités nécessite que le patient ait conscience des deux risques métaboliques de l'exercice musculaire: d'une part l'hypoglycémie qui nécessite d'adapter les doses d'insuline et d'ingérer des glucides avant, pendant et après l'activité physique, et d'autre part, l'aggravation de l'hyperglycémie, voire l'apparition d'une cétose lorsque le diabète est mal équilibré. Par ailleurs, l'exercice musculaire intense est hyperglycémiant. Dès lors le médecin est sollicité pour répondre de manière précise aux questions posées par les patients: de combien faut-il diminuer les doses d'insuline lorsqu'un exercice d'une intensité donnée est réalisé pendant un temps donné? Quelle doit être la quantité d'hydrates de carbone à ingérer et à quelle fréquence ?

Les règles capitales

  • Programmer l'activité sportive.

  • Diminuer le ou les insulines couvrant la période de l'activité à condition que la glycémie capillaire soit correcte (<8 mmol/l). Cette diminution peut être de l'ordre de 30 à 50%.

  • Etre bien équilibré.

  • La glycémie capillaire avant l'effort est indispensable : si elle est inférieure à 6-8 mmol/l prendre au moins 15 g de glucides avant de commencer l'activité sportive; si elle se situe entre 8 et 14 mmol/l, l'exercice peut être réalisé sans risque; si elle est supérieure à 15 mmol/l il faut s'assurer de l'absence de cétonurie qui nécessiterait de reporter l'activité sportive.

  • L'autosurveillance doit être poursuivie pendant (lors des pauses ou de la mi-temps) et après l'exercice.


3.4.2. AFFECTIONS RHUMATISMALES

Le rhumatisme est considéré comme étant un nom donné à des affections diverses, aigues ou chroniques, inflammatoires ou dégénératives, localisées surtout au niveau des jointures, des parties molles qui les entourent, mais pouvant aussi se manifester ailleurs.

Une affection rhumatismale est donc caractérisée par un ensemble de phénomènes : douleur, gêne fonctionnelle, inflammation, attitude vicieuses, … elle est différente d’une affection orthopédique qui affecte la forme du corps, tout en sachant qu’une affection rhumatismale peut entraîne une affection orthopédique et vice versa.

Il est important que les techniques rééducatrices de la Kinésithérapie soient appliquées de concert (de pair) avec les soins médicaux qu’elles complètent. Le rhumatologue et le kinésithérapeute (Kte) doivent posséder tous les éléments (techniques) pouvant permettre la restauration des fonctions compromises par la douleur (dlr), les raideurs, les déformations, bref être capable d’assurer, chacun en ce qui le concerne, la réhabilitation du rhumatisant.

Etant donné que les affections rhumatismales peuvent entraîner une invalidité par la douleur parfois sévère, l’impotence fonctionnelle, les attitudes vicieuses et les déformations chez le sujet, l’approche thérapeutique devra tenir compte, en dehors des indications antalgiques, des indications chirurgicales et du traitement rééducatif, de l’aspect psychologique et social.

Il faut améliorer l’autonomie fonctionnelle par l’activité physique ce qui retarde le temps de la dépendance physique. « Christian Mansat »

Classification selon ARA (Association américaine de rhumatologie)

Cette classification range les rhumatismes en 2 grands types :

Les rhumatismes inflammatoires qui comprennent :

  • Rhumatisme inflammatoire ;

  • Rhumatisme métabolique ;

  • Rhumatisme réactionnel ;

  • Rhumatisme infectieux.

Les rhumatismes dégénératifs liés au vieillissement et à l’usage excessif.

La kinésithérapie consistera à :

  • Combattre ou supprimer la douleur

  • Entretenir l’appareil musculo-ostéo-articulaire (articulation et muscles)

  • Entretenir la fonction

  • Prévenir le handicap


3.4.2.1. Les affections Rhumatismales inflammatoires

1°) l’arthrite rhumatoïde

Définition

Appelé d’abord rhumatisme chronique progressif infectieux puis polyarthrite chronique évolutive (PCE) et polyarthrite chronique rhumatismale (PCR), la polyarthrite rhumatoïde est aujourd’hui connue sous le terme d’arthrite rhumatoïde. Elle fut découverte en 1853 par le chercheur français CHARCOT.

Le rôle de la kinésithérapie est très important dans l’A.R. Elle aura pour objet d’éviter :

  • L’enraidissement articulaire ;

  • L’installation des déformations et attitudes vicieuses ;

  • L’atrophie musculaire (maintenir l’activité musculaire).

Toutefois, son emploi intempestif risque de réveiller le processus inflammatoire, d’aggraver les lésions ostéo-articulaires créées par l’affection.

Le traitement rééducatif distinguera les périodes suivantes :

  • Période inflammatoire aigüe ;

  • Période subaiguë ;

  • Période de rémission.

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