Cours de kinesitherapie objectifs du cours





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2°) la spondylarthrite ankylosante

Définition

La spondylarthrite ankylosante (SA), synonyme de pelvispondylite ou spondylose rhizomélique rhumatismale est une maladie assez fréquente touchant l’homme jeune entre 15 et 30 ans. Il s’agit d’un rhumatisme inflammatoire qui tend vers l’ankylose et qui évolue par poussées entrecoupées de rémissions et affectant principalement le pelvis (bassin) puis le rachis.
3°) le rhumatisme articulaire aigu (RAA)

Définition :

Le RAA ou maladie de BOUILLAND ou fièvre rhumatismale est une maladie inflammatoire chronique atteignant surtout l’enfant et l’adolescent, généralement entrecoupée de rechutes aiguës. Elle traduit une réaction particulière de l’organisme à l’agression par un streptocoque du groupe A (angine, pharyngite), supportant un terrain prédisposé.
3.4.2.2. LES AFFECTIONS DEGENERATIVES OU ARTHROSES

1°) Définition :

Les arthroses sont des arthropathies non inflammatoires se caractérisant à la fois par des altérations du cartilage articulaire, une prolifération du tissu osseux sous chondral et des lésions de la synoviale.

2°) Nomenclature :

    1. Colonne Vertébrale : Spondylarthrite - Pouce : rhizarthrose

    2. Colonne Cervicale. : cervicarthrose - Epaule: omarthrose

    3. Collonne Dorsale : dorsarthrose - Genou : gonarthrose

    4. Collonne Lombaire : lombarthrose - Hanche : coxarthrose


Dans le traitement des arthroses, la kinésithérapie poursuivra les buts suivants :

  • Maintenir les amplitudes articulaires ;

  • Maintenir la force des muscles péri articulaires et surtout l’équilibre musculaire ;

  • Lutter contre les rétractions et les douleurs ;

  • Apprentissage d’une hygiène de vie d’économie articulaire (réduire le poids du corps, éviter les longues marches, les escaliers, les stations prolongées, déconseiller certains sports…)

Elle participera également au traitement prophylactique par une bonne rééducation des traumatismes et la correction des déformations et la statique générale.

Les techniques employées sont essentiellement :

  • Electro et thermothérapie antalgiques (O.C, OUC, US, IR, ionisation…)

  • Massage ;

  • Mobilisations articulaires en suspension et sans charge + traction ;

  • Musculation péri articulaire ;

  • Correction de la statique et de la marche ;

  • Ergothérapie ;

  • Hydro/kiné.


La plupart des personnes qui ont étonné leurs contemporains par une jeunesse prolongée ou de vitalité longue sont ceux qui se sont données à des exercices physiques durant leurs vies.


    1. Les AFFECTIONS CARDIO-RESPIRATOIRES :

La réadaptation cherche à recouvrer la fonction cardio-respiratoire, rééquilibrer par un traitement médical ou chirurgical et adapter les cardiaques à des activités compatibles avec les nouvelles possibilités de leur cœur. La kinésithérapie sera un complément indispensable pour prévenir le déconditionnement du système cardio-respiratoire en préparant le sevrage de la ventilation assistée.
3.5.1. LES BASES PRATIQUES DE LA REEDUCATION ET READAPTATION

RESPIRATOIRE

3.5.1.1. L’appareillage utilisé en rééducation respiratoire

La rééducation respiratoire se fait surtout par des exercices. Mais le Kinésithérapeute peut avoir recours à différents types d’appareillage.

  1. Les nébuleuses et aérosols

  2. L’oxygénothérapie

  3. Les petits appareils

  4. Les respirateurs artificiels :

  • Les appareils pour assistance ventilatoire externe (orthoses) 

  • Les appareils pour assistance ventilatoire interne (prothèses).


3.5.1.2. Les techniques de désencombrement

  1. La toux et l’expectoration dirigée

Ce sont en fait des expirations forcées, volontaires et rapides qui favorisent l’ascension et l’expulsion des mucosités.

Elles commencent par un effort expiratoire, glotte fermée, suivi de l’ouverture de la glotte et d’une élévation importante de la vitesse d’expulsion de gaz expirés.

  1. La toux provoquée

La stimulation des points reflexes trachéaux tussigènes provoque la toux et se termine par l’expulsion des secrétions accumulées dans les gros troncs bronchiques.

  1. Les percussions

Les percussions sont des chocs brefs, de puissance variable, appliquée sur le thorax avec la paume ou le bord cubital de la main pour favoriser l’expulsion des mucosités.

  1. Les vibrations

Les vibrations sont des pressions et dépressions manuelles ou mécaniques successives exécutées à base fréquente et à faible amplitude sur le thorax qui les transmet aux zones pulmonaires sous-jacentes. Les vibrations fluidifient les secrétions mucco-hydro-aériques.

  1. Les postures de drainage

Ce sont des positions thérapeutiques qui utilisent la pesanteur afin de favoriser l’écoulement et l’expulsion des mucosités bronchiques vers la trachée puis la bouche.
3.5.2. LA REEDUCATION RESPIRATOIRE

La rééducation respiratoire agit d’une manière élective ou plus globalement sur le système respiratoire. Elle permet ainsi de conserver ou d’améliorer le mécanisme ventilatoire et les échanges gazeux, d’éviter une majoration du travail respiratoire et d’automatiser certains dessins cinétiques nouveaux.

3.5.2.1. La mobilisation passive du thorax

Les mobilisations passives du thorax sont des pressions ou tractions manuelles exercées sur les côtes en suivant les mouvements respiratoires afin de conserver la mobilité et l’élasticité chondro-costo-vertébrale.
3.5.2.2. Les postures thoraciques plaçant une région pulmonaire en position inspiratoire ou expiratoire

Ce sont des positions thérapeutiques qui modifient localement le volume d’une région pulmonaire. En couché latéral, le diaphragme se déforme symétriquement sous l’action de pression plus importante en bas qu’en haut.
3.5.2.3. La rééducation diaphragmatique

La rééducation diaphragmatique est un ensemble d’exercices ventilatoires de grande amplitude, conscients et localisés visant à améliorer la course et l’activité di diaphragme.
3.5.2.4. La rééducation abdominale

Il s’agit de mouvements ventilatoires de grande amplitude réalisés avec un effort thoraco-abdominal intense et un débit expiratoire rapide (de type V.E.M.S) ou en hyperventilation (sup. à 50 litre/min).
3.5.2.5. La rééducation respiratoire costale

Les exercices de rééducation respiratoire costale sont des mouvements ventilatoires de grande amplitude et localisés servant à mobiliser la cage thoracique qui entraine les régions pulmonaires sous-jacentes.
3.5.2.6. Les positions de relâchement musculaire et relaxation

Les positions de relâchement et la relaxation en rééducation respiratoire sont des attitudes qui placent les muscles du thorax et des membres supérieures au repos afin de diminuer les tensions musculaires per thoraciques et de réduire la consommation d’oxygène du sujet.
3.5.2.7. L’éducation ventilatoire

L’éducation ventilatoire est un apprentissage volontaire d’exercices ventilatoires de faible amplitude, localisés au niveau de la région abdominale diaphragmatique associés ou non à des mouvements costaux inferieurs. On cherche ainsi à stabiliser ou à améliorer les possibilités respiratoires subjectives et/ou objectives des patients.
3.5.3. LA READAPTATION RESPIRATOIRE

L’amélioration de l’aptitude physique par l’entrainement à l’effort et l’assistance ventilatoire apportée par l’oxygénothérapie et les insufflateurs aident à la réadaptation sociale, familiale, psychologique et parfois professionnelle des patients.
3.5.3.1. L’entrainement à l’effort

L’entrainement à l’effort est un entrainement physique qui conduit progressivement le sujet aux efforts les plus comptables avec son nouvel etat fonctionnel cardio-respiratoire. Les exercices proposés peuvent lui permettre de se réadapter aux activités de la vie quotidienne voire même à une activité professionnelle.

Cet entrainement est plus spécialement adapté aux pulmonaires chroniques qui ont des troubles fonctionnels respiratoires permanents ou ceux susceptibles de le devenir.

  1. La marche en terrain plat

On demande au malade de marcher normalement et on lui impose les exercices de ventilation dirigée. Il contrôle manuellement les mouvements thoraciques abdominaux en vérifiant le bombement abdominal inspiratoire et la contraction abdominale expiratoire. La séance peut durer 30 minutes et répétée une à deux fois par jour.

En général la maitrise est acquise entre 4 à 5 jours et permet d’exécuter la montée de l’escabeau.

  1. La montée de l’escabeau

L’escabeau comprend 2 marches de 15 cm de hauteur chacune. La malade exécute une respiration lente et profonde en montant les marches. Il n’ya pas de rapport entre le nombre de marches montées et les temps de cycle ventilatoire.

  1. La montée d’escalier

L’entraînement consiste à monter deux étages de 25 marches chacun comprennent 4 paliers. La hauteur des marches est d’environ 15 cm.

Pendant la montée, le patient conserve une fréquence ventilatoire lente. Le Kinésithérapeute contrôle le pouls et la fréquence respiratoire au repos et à la fin de chaque étage.

  1. L’entraînement sur bicyclette ergonométrique

Le mode d’entraînement est fixé à partir de la ventilation maximale du patient.

Pour une ventilation maximale égale ou supérieure à 20 litres, le type d’entraînement est un exercice continu, à puissance constante et de longue durée.
3.5.3.2. L’oxygénothérapie

C’est une méthode de suppléance de la fonction respiratoire qui enrichit l’air inspiré en oxygène et permet aux malades d’améliorer leur condition de vie. L’oxygénothérapie est appliquée surtout en réadaptation des insuffisants respiratoires chroniques graves.
3.5.4. LA REEDUCATION RESPIRATOIRE DANS LA CHIRURGIE THORACIQUE ET ABDOMINALE

La chirurgie thoracique et abdominale est réalisée sur des sujets de tous les âges. Les conséquences et répercussions physiologiques et pathologiques sont donc différentes selon les étapes de la vie, mais aussi selon les pathologies, leurs pronostics vitaux, l’étendue de la résection et l’état de l’opéré au moment de l’intervention.
La rééducation préopératoire :

Comme à la chirurgie thoracique et abdominale, elle doit commencer précocement quelques jours ou semaines avant l’intervention.

  • L’examen kinésithérapique préopératoire :

On prend connaissance des éléments ci-après :

  • Les données essentielles du dossier : âge, sexe, diagnostic, traitement envisagé, examens radiologiques, exploration fonctionnelle respiratoire, gazométrie, antécédents connus.

  • L’état physique du malade : pondéral, trophique, circulaire, algique…

  • L’expectoration : nulle, passagère, permanente, facile ou difficile.

Son horaire, son aspect, sa couleur, son abondance. Un hyper-secrétant par exemple, justifie d’une kinésithérapie préopératoire plus longue.

  • Le mode respiratoire, en fonction de la morphologie du malade, son mode de vie, la pathologie en présence (constructive, restrictive, dyspnée, douleur…)




  • La rééducation

Les buts et techniques en préopératoire peuvent se résumer comme suit :

  1. L’éducation ventilatoire et ventilation dirigée. Les algies pouvant limiter l’amplitude de la respiration, une respiration courte, haletante évite l’apnée prolongée en cas de douleurs vives postopératoires.

  2. La rééducation diaphragmatique.

  3. Les exercices préparatoires à l’expectoration. On doit aussi apprendre au malade à contenir manuellement sa région opératoire, surtout pendant les efforts en distension pariétale (inspiration brusque).

  4. Les exercices correctifs préventifs (prévention ou limitation des attitudes antalgiques).

  5. Les notions élémentaires de relaxation (lutte contre l’anxiété et contrôle de la détente musculaire).

  6. L’utilisation d’aides techniques en vue de la préparation à la ventilation assistée.

Notons qu’un malade opéré bien préparé et informé réagit beaucoup plus efficacement que celui qui « ne sait pas ce qui l’attente ».

On connaît bien maintenant des étonnantes ressources de la kinésithérapie respiratoire dans les suites des poliomyélites comme dans tant de cas de broncho – pneumonies chroniques comme aussi dans la préparation des interventions de chirurgie thoracique et dans leurs suites proches ou lointaines.

La gymnastique chez les cardiaques, la rééducation après infarctus et le réentraînement à l’effort dans tant de circonstances pathologiques qui pourraient ressemblé à priori de formelle contre – indication de telles méthodes.


    1. LES RETARDS PSYCHO – MOTEURS ET LES DEBILES MENTAUX

      1. Les Retardés Psycho – moteurs

Ce sont des sujets qui n’arrivent pas à utiliser leurs membres normaux par manque de maturation de la fonction psycho – motrice qui est une action conjuguée de la motrice et du psychisme.

Il est à noter que non seulement chez ces enfants il y a un retard de développement de l’intelligence, il a aussi l’association des troubles de la mobilité et de la marche.

C’est ainsi que pour atteindre le psychisme la kinésithérapie utilise la rééducation motrice.


      1. Les débiles mentaux

Le but de la kinésithérapie consiste, comme pour les retardés psycho – moteurs à rééduquer ces débiles qui n’arrivent pas aussi à utiliser leurs organes moteurs normaux par manque de l’intelligence suffisamment développée. Le rôle du kinésithérapeute chez l’enfant débile sera d’apprendre à l’enfant à se mouvoir avec adresse dans son milieu habituel.
3.8. LES AFFECTIONS HEREDITAIRES ET CONGENITALES
CHAPITRE IV. QUELQUES EXAMENS EN KINESITHERAPIE
Avant de procéder à un examen clinique du patient qui conduit à la précision du traitement à instaurer, il est nécessaire que le Kinésithérapeute prenne connaissance du diagnostic et des indications médicales.
Comme dans tous les autres domaines de la santé, avant de s’adonner aux soins de kinésithérapie, le kinésithérapeute est tenu à faire une série d’examens lui permettront d’évaluer son action dans l’évolution de la maladie.
VI.2. L’EXAMEN CLINIQUE EN KINESITHERAPIE

L’examen clinique permettra au Kinésithérapeute :

  • d’établir les modalités exactes et bien adaptées au traitement.

  • de transmettre ses données au médecin traitant

  • de modifier, en accord avec le médecin, certaines modalités et options du traitement.

En outre, l’examen clinique permettra de préciser à travers le dossier du malade, les éléments suivants :

  1. la nature de l’affection (affection traumatique, rhumatismale, neurologique, etc).

  2. l’ancienneté du trouble et le mode du début

  3. l’état actuel (les symptômes et les difficultés que présente le patient au moment de l’examen)

  4. l’intensité, le moment d’apparition, le rythme et le siège de la douleur ;

  5. les mensurations biométriques (poids, taille, périmètre, goniométrie, …)

  6. le traitement déjà suivi.

  7. Les réactions du patient pendant le traitement :

    • Réaction de fatigue

    • Rythme respiratoire,

    • Pouls

    • Tension artérielle si possible.


Le Kinésithérapeute notera aussi diverses données pour la connaissance du patient :

  • l’âge et le sexe du patient,

  • sa profession,

  • ses loisirs et sport pratiqué, ses habitudes,

  • les renseignements sur l’état psychique.

L’examen clinique proprement dit comprendra :

  • un examen cutané

  • un bilan morpho – statique (comment il se présente)

  • un bilan articulaire (goniométrie)

  • un bilan musculaire (examen ou testing musculaire)

  • un bilan fonctionnel (est-ce qu’il sent utiliser son membre ou arrive-t-il à réaliser la fonction du membre concerné.)

  • un bilan de la sensibilité

  • un bilan circulatoire.
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